Déclaration de Georges Abdallah – 23 juin 2018

À l’occasion d’une manif unitaire parisienne pour exiger sa libération immédiate, Georges I. Abdallah a fait cette Déclaration

 

Cher«e»s camarades, Cher«e»s ami«e»s,

Vous savez, quand on est dans ces sinistres lieux depuis une « petite éternité », on est submergé par une émotion considérable lors des initiatives solidaires…Ceci étant, à vous tous mes plus chaleureuses salutations au début de cette courte prise de parole…

Par ce temps de grandes luttes Camarades, vous savoir rassemblés aujourd’hui à Paris, me remplit de force et me réchauffe le cœur et surtout me conforte dans la conviction que c’est en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste / anti-impérialiste que l’on apporte le soutien le plus significatif à ceux et à celles qui résistent depuis des décennies derrière les abominables murs.

Certainement Camarades, ce n’est pas en cherchant des astuces judiciaires ici et là que l’on arrive à faire face à l’acharnement criminel « des fondés de pouvoir du capital » dont font l’objet les résistants en captivité, mais plutôt en affirmant la détermination inébranlable dans la lutte contre leur criminel système moribond. Nous savons tous camarades, qu’en dernière instance, c’est en fonction d’un certain rapport de forces que l’on arrive à arracher nos camarades aux griffes de l’ennemi. Ce dernier ne consent à lâcher prise que quand il se rend à l’évidence que le maintien en captivité de ces protagonistes révolutionnaires pèse plus lourd dans le processus de la lutte en cours que la menace inhérente à leur libération. Il ne s’agit pas de faire comme si nous ne savions pas, que la dite justice est toujours une justice de classe au service d’une politique de classe inscrite dans la dynamique globale d’une guerre de classe à l’échelle nationale et internationale. Certes, il y a les acquis sociaux qui nous permettent de mener des batailles sur le terrain judiciaire et inutile de rappeler qu’il faut les mener à bout ces batailles ; il n’en demeure pas moins Camarades, il arrive un moment où l’on doit se rendre compte, que la dite « raison d’État » fait toujours que la bourgeoisie s’assoit sur ses propres lois quand ses intérêts semblent l’exiger. Ceci dit toute démarche qui pourrait laisser supposer que l’on a intérêt à faire semblant est carrément contre-productive même si elle est animée de toutes les bonnes intentions.  Certainement, après tant d’années de captivité, il y a et il y aura toujours, dans nos rangs des ami«e»s et des camarades qui appellent à ce qu’on fasse encore quelque chose de judiciaire et que peut-être cette fois-ci etc. etc…

Bien entendu Camarades, ce ne sont pas les bonnes intentions qui manquent ; seulement en dépit de toute les souffrances de la longue captivité, il n’y a pas et il n’y aura pas de possibilité d’échapper à l’effort nécessaire au changement de rapport de forces, si l’on désire ardemment (comme le disent certains de mes proches) libérer nos camarades. Développons la solidarité en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste / anti-impérialiste et « notre vieille amie…» cette « vieille taupe qui sait si bien travailler sous terre » ne sera pas indifférente à nos efforts. C’est justement pourquoi Camarades, c’est d’une importance capitale de savoir et de pouvoir inscrire la démarche solidaire dans la dynamique globale de la lutte en cours.

La crise du capitalisme moribond dans sa phase de putréfaction avancée est déjà là devant nos yeux au niveau planétaire, aussi bien dans les centres du système que dans ses périphéries… Ce qui se passe ces jours-ci dans le monde arabe en général, et en Palestine en particulier (au Yémen au Bahreïn, en Syrie et en Libye aussi…), est plus qu’emblématique à ce propos. Les forces impérialistes de tous bords se livrent à une guerre pluridimensionnelle, reflétant d’un côté les contradictions inter-impérialistes et de l’autre côté une guerre impérialiste de pillage et de destruction. La bourgeoisie arabe dans sa plus grande majorité a choisi son camp sans fard… La Palestine au quotidien nous donne à nous tous des leçons d’abnégation et de courage d’une exceptionnelle portée. Plus que jamais les masses populaires palestiniennes, en dépit de toutes les traîtrises de la bourgeoisie, assument leur rôle de véritable garant de la défense des intérêts du peuple. Les martyrs jeunes et moins jeunes tombent par centaines, même les mains nues. Les impérialistes de tous poils ne s’offusquent même pas devant leur ami Bibi, l’hôte distingué de l’Élysée.

Il n’en demeure pas moins, traîtrise de la bourgeoisie ou pas, interventions impérialistes   directes ou indirectes, la Résistance continue et certainement elle continuera aussi longtemps que l’occupation durera. Tout naturellement les masses populaires palestiniennes ainsi que leurs avant-gardes combattantes en captivité, peuvent compter plus que jamais sur votre solidarité active.

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur de la Palestine et de sa prometteuse Résistance.

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité, toute la solidarité avec les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

La solidarité, toute la solidarité avec les cheminots et autres prolétaires en lutte !

Honneur aux Martyrs et aux masses populaires en lutte !

À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et autres réactionnaires arabes !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et toutes celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous Camarades et ami«e»s mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires.

Votre camarade Georges Abdallah

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/g/declaration-de-georges-abdallah-23-juin-2018/

Publicités

Planned AFP military offensives behind Duterte’s talk cancellation

The Communist Party of the Philippines (CPP) today said the unilateral cancellation by Duterte of scheduled resumption of peace negotiations was made primarily in consideration of the AFP’s ongoing campaign plan for all-out military offensive across the country until the end of 2018.

“By calling off the scheduled peace negotiations with the NDFP, Duterte aims to give the AFPmore time to complete its military campaign plan for 2018 of mounting bigger offensives under Oplan Kapayapaan in the hope of crippling the NPA and inducing the NDFP to negotiate a surrender,” said the CPP.

Last Friday, Duterte unilaterally cancelled the scheduled talks with the NDFP after being briefed on the status of Oplan Kapayapaan in a meeting with the top brass of the AFP and defense officials. Defense Sec. Delfin Lorenzana has publicly announced that the military wants 3-6 more months before Duterte resumes talks with the NDFP.

In cancelling the talks, Duterte said he first wants to hold public consultations. “This narrow pretext is a thin veil that fails to conceal his real aims.”

Duterte wants the AFP to rush its all-out offensives against the NPA. The AFP has recruited at least 5,000 troops last year and seeks to add 10,000 more troops until the end of the year. In doing so, Duterte is enabling the AFP to employ Marawi-style tactics of employing an overwhelming force to wage all-out war against civilian populations in order to claim and control their land.

“Even now, the AFP is mounting large-scale offensives nationwide, laying siege on several hundred rural barangays, targeting civilian populations, occupying schools and barangay halls, and unleashing its fascist brute force against unarmed people. The AFP carries out aerial bombings, artillery shelling, drone flying and other methods of intimidating the masses,” said the CPP.

“Extrajudicial killings and other grave abuses of human rights and international humanitarian law run rampant,” added the CPP. “Tens of thousands of peasants and national minority groups have been forced to leave their lands.”

The CPP added that in Talaingod, Davao del Norte, one of the AFP’s “focus areas,” three battalions of army troops swarm the town’s three barangays. Talaingod is nestled in the Pantaron mountain ranges where the Manobo Lumad are struggling to defend their ancestral land. With their overwhelming presence, fascist combat troops of the AFP aim to intimidate the people, force them to ‘surrender,’ force them to leave their communities in order to seize control of the people’s land and resources.” Other focus areas of the AFP are the Moro areas surrounding the Liguasan Marsh, Quezon town, Bukidnon; Bilar town, Bohol, General Nakar and several towns in Bondoc Peninsula in Quezon.

“Clearly, Duterte does not want the AFP’s military campaign plan disrupted by the peace talks,” said the CPP.

Formal peace negotiations were scheduled to resume on June 28-30 as agreed upon by the NDFP and GRP negotiating panels after close to four months of backchannel talks. A stand-down agreement was signed on June 8 and was supposed to take effect one week before the opening of formal talks. Agreements on a timetable and a guidelines for resuming talks and forging an interim peace agreement (IPA) were also signed by both parties and witnessed by the Royal Norwegian special envoy.

The IPA was expected to integrate three components: an agreement on Agrarian Reform and Rural Development (ARRD) and National Industrialization and Economic Development (NIED), an Amnesty Proclamation to be certified as urgent to effect the release of all political prisoners, and a Coordinated Unilateral Ceasefire.

Source: https://www.philippinerevolution.info/statements/20180617-planned-afp-military-offensives-behind-dutertes-talk-cancellationrn

Nuovo – Partito comunista italiano on ETA dissolution.

 

Basque Country

An army who learns from his own defeats is meant to win!

June 15, 2018

We circulate an article for our English-speaker correspondents by Comrade Ulisse, Secretary of the CC of the (n)PCI, published on the June issue of Resistenza, paper and online (www.carc.it) monthly of the CARC Party (Support Committees of the Resistance – for Communism) – Italy. We trust that this will be useful both to improve mutual knowledge between organizations working on the rebirth of the communist movement and to develop an analytic evaluation of the first wave of the proletarian revolution.

The Delegation of the CC of the (n)PCI

 

 

 

Basque Country

An army who learns from his own defeats is meant to win!

 

Between mid-April and early May of this year, ETA’s executives and militants (Euskadi Ta Askatasuna – Basque Country and Freedom) declared the organization dissolved and the struggle to make the Basque country (currently about 2.5 million of people in Spain and about half a million in France, over an area of about 20 thousand square kilometres) an independent and socialist country as ended. This was a struggle that ETA had begun in 1958, gathering the legacy of the centuries-old Basque resistance to the assimilation of their country imposed by the Spanish and French states.

In Italy and in other imperialist countries numerous exponents and groups of the bourgeois left took advantage of the declaration of dissolution to start making sermons on defeatism, liquidationism and wait-and-see attitude: « the world is bad but establishing socialism is an old-fashion idea and however impossible, or something of a distant and vague future in the best-case scenario; meanwhile, let’s see what happens and try to live as well as possible; we’ll adjust what we can. » To these words and to this dull, depressed spirited people, to this servile and resigned attitude, it is useless to oppose words. We must counteract their influence with action and not to trust their theses even in the fields where the bourgeoisie endorses them as experts: a dull person sees little and badly even when they try to see!

Actually, the declaration of dissolution of the organization propagated by ETA between April and May is the conclusion of a path that ETA undertook since 2009 with the cessation of the attacks, the relinquishment of guns and finally now with the dissolution of the organization. However, there are still many criminal proceedings ongoing in Spain and France, more than 600 prisoners (taking into account the population, the number is equivalent to 12,000 prisoners in Italy) in about 70 Spanish and French prisons and a large number of wanted, illegal immigrants or in exile: about 3 thousand people took part in the discussion of dissolution, and of the 1,335 (among active, prisoners and exiles) recognized as having the right to vote, 1,077 voted, of which 997 in favour. More important, the issue of class oppression and environmental destruction remains unsolved as well as the question of national self-determination: this is a problem that in the Basque Country (the country of Guernica) is still a concern, and today in a more serious way than it is in Catalonia, Corsica and Brittany. This issue is now combined with the growing intolerance in all European countries for the abolition of national sovereignty and the intolerance against bourgeois democracy itself, in order to subordinate the countries to the political institutions of the financial oligarchy: European Union, European Central Bank  and NATO. As for class oppression and the social and environmental chaos, they are well known in Italy as in the Basque Country.

The organs of the imperialist bourgeoisie and their parrots in the bourgeois left spread the rumour that, by dissolving the organization, the members of ETA apologized to all the victims of the attacks, including the torturers of state hit by ETA and the tyrants like Carrero Blanco, the designated successor of Franco whom ETA blew up in 1973. This is false. On May 19th, Sortu, the legal organization of the Basque left that in February 2013 took the place of Batasuna, outlawed by the Spanish government in 2003, held an assembly in the large stadium of Miribilla (Bilbao). More than four thousand people paid public tribute to the fallen and to the prisoners of ETA and indicated to the people their disdain for the torturers and oppressors, including those that ETA hit with the attacks carried out from the 60’s until 2009.

For the communist movement (intended as a movement of emancipation of the oppressed classes which wants to end the division of humanity into social classes) of European countries and of all the imperialist countries in general, the dissolution of ETA is the (perhaps definitive) end of a particular story within the movement’s general history. A general history marked by the difficulty encountered by the communists of the countries where the bourgeois society is older, to free themselves from the roots of the influence of the bourgeois society: trust in bourgeois democracy, economism (reduce the struggle of the oppressed classes to a struggle for economic demands), militarism (overvaluation of the role of weapons in class struggle). A question to which the Caravan of the (n)PCI, ((nuovo) Partito Comunista Italiano – new Italian Communist Party) and the P.CARC (Partito dei Comitati d’Appoggio alla Resistenza per il Comunismo – Party of the support committees of the resistance for communism) with it, has given an answer based on science and experience: obviously it is still missing definitive sanction, but we are with all our forces committed to give (and we must give) the definitive sanction of practical victory with the establishment of socialism. A question to which all those who want to put an end to the catastrophic course of things imposed on humanity by the imperialist bourgeoisie will have to answer: mobilizing and guiding humanity to make the epochal turn that is not only possible but indispensable for survival.

Which is the particularity in the history of ETA?

ETA formed and began its struggle when the first wave of the world proletarian revolution raised by the victory of Lenin and Stalin’s party in 1917 was at its peak. Khrushchev and the modern revisionists had only recently imposed the decisive turning-point towards the exhaustion of this wave with the XX Congress of the CPSU in 1956. The struggle begun by ETA was inserted in the struggle of the communist movement of all the peoples of Spain against the fascist regime that the Catholic Church and the armed forces headed by Francisco Franco and in various ways supported by all the imperialist, Nazi-fascist and democratic powers (France, Britain and the USA at the head) had imposed against the Popular Front. This had taken the head of the government of the Spanish Republic with the general elections of 1936. The civil war unleashed by the Church and by the coup leaders was ended in 1939 with the defeat of the communist movement. In 1945 in all Europe the fight against Nazi-fascism ended with the victory of the communist movement headed by the Soviet Union of Stalin, but this victory was not enough to revive the counter-offensive of the communist movement in Spain, confirming the limits of the Spanish communist movement for which it had lost the war in 1939. ETA was born in the Basque Country in the context of the lack of counter-offensive of the communist movement in Spain and the revolutionary impotence shown by the communist movement in France and Italy in the years after 1945.

ETA has been the most heroic and determined organization in Europe in pursuing national independence and the establishment of socialism, but it has not exceeded the above-mentioned limits of the European communist movement. It is no coincidence that today’s dissolution, like the turn of 2009, is not accompanied by an analytic evaluation of the first wave of the proletarian revolution and proposals for the history to come. Every militant is invited to return as he  sees fit between the people. Even among the 47 militants who voted against dissolution, it is not yet clear to us if someone has acted on the basis of an evaluation or a proposal for the future to come.

It’s valuable for us as an evaluation of the history of ETA what the comrade Giuseppe Maj wrote many years ago in the article La lotta per il diritto all’autodeterminazione nazionale nei paesi imperialisti (The struggle for the right to national self-determination in the imperialist countries) published in n. 34 (January 2004) of the magazine Rapporti Sociali: « The movements for national self-determination of small nations are facing a crossroads. One way is that of the leadership of the popular masses in the hands of the national bourgeoisie, the church and other local notables: these in their turn are linked by a thousand interests to the imperialist bourgeoisie of the dominant nation or of other countries. It is the path that leads the independence movement to submit to the manoeuvres and intrigues of the imperialist groups and states. The other way is that of the leadership of the working class that involves the rest of the proletariat and popular masses and also obliges the national bourgeoisie, the clergy and local notables to drag themselves along with the independence movement in order not to lose the support of the popular masses from which they draw their contractual strength whit the imperialist bourgeoisie. The leadership of the working class in the movement for the right to self-determination also implies a close relationship with the revolutionary movement of the popular masses of the dominant nation.

In the current situation of weakness of the communist movement, it also implies the help of the movements for independence to the development of the revolutionary movement of the popular masses of the dominant nation: a task that today almost all the independence movements of Western Europe do not yet pursue. In general, the development of the revolutionary movement of the popular masses of the dominant nation is also a necessary condition for the victory of the national movement. Indeed, it is difficult, though not impossible, that national movements such as those of the Basque, Breton, etc. peoples can win against the imperialist states of France, Spain, etc. if these are not also targets of the revolutionary movement of the French, Spanish, etc. » (1)

But the history of the communist movement has just begun (we celebrate this year the bicentenary of Marx’s birth) and the rebirth from the exhaustion of the first wave is underway. Humanity needs it and we Communists are at work.

 

Comrade Ulisse, General Secretary of the Central Committee of the (n)PCI

 

1. The full text (in Italian)

La lotta per il diritto all’autodeterminazione nazionale nei paesi imperialisti

by Giuseppe Maj is available at

http://www.nuovopci.it/scritti/RS/RS_34_01.2004/Supplemento/autodeterminazione_nazionale.html

 

Abattre le capitalisme

construire la solidarité

Source: http://nuovopci.it/eile/en/com2018/nPCI_statement_06.2018_ETA-dissolution.html

Sommet du G7: Un État policier au Québec ?

Y a-t-il un état policier au Québec ? En tout cas, c’est un sentiment légitime que l’on peut avoir avec le déploiement des forces de l’ordre auquel nous assistons à Québec pour le Sommet du G7. On peut également se poser légitimement la question si on a vraiment le droit  de manifester librement au Québec.

À peine quelques centaines de manifestanTEs ont osé défier l’important, imposant et intimidant dispositif policier antiémeute.

Selon le bilan officiel du Groupe intégré de la sécurité (GIS), trois personnes ont été arrêtées sur le terrain en lien avec cette manifestation.

Un homme de 32 ans a été appréhendé pour possession d’arme et bris de condition. Un suspect de 24 ans a pour sa part été arrêté pour possession de matière incendiaire et bris de condition.

Puis, un homme de 36 ans a été interpellé pour avoir proféré des menaces sur Internet. L’homme a rapidement été identifié par l’équipe de la cybercriminalité de la Sûreté du Québec (SQ).

« Les policiers du Service de Police de la Ville de Québec (SPVQ) ont ensuite été en mesure de cibler rapidement l’individu sur le terrain lors de la manifestation et ainsi procéder à son arrestation », a-t-on précisé.

Les trois hommes sont détenus et doivent comparaître aujourd’hui par voie de vidéo-comparution.

Aucun méfait sur la propriété n’a été rapporté et les manifestantEs ont suivi l’itinéraire prévu.

La marche anti-G7 était organisée par 45 groupes communautaires, dont le Regroupement en éducation populaire et action communautaire de Québec et Chaudière-Appalaches.

Les manifestantEs de tous âges, munis de pancartes et de porte-voix, ont scandé de nombreux slogans : « Le G7 ne nous représente pas », « Les groupes communautaires contre le G7 ».

Les participantEs s’étaient rassembléEs pour dénoncer ce qu’ils qualifient de caractère antidémocratique et de manque de transparence du Sommet, de même que les sommes qui y sont investies.

« On est contre cette rencontre. On croit que ces sommes exorbitantes, 600 millions, qui ont été investies auraient dû être investies ailleurs, notamment dans les services publics, les programmes sociaux, et les impacts auraient été bien meilleurs », dit Alice-Anne Simard, coorganisatrice de la manifestation.

La marche s’est tenue tout au long sous haute surveillance policière. L’escouade antiémeute accompagnait pas à pas les manifestants.

Sans préciser le nombre d’agents sur place, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a mentionné que le corps policier était constitué de 1000 personnes.

 

Abattre le capitalisme

construire la solidarité

60e anniversaire de NORAD: Démanteler le NORAD est plus urgent que jamais !

Un dossier du PCC (ml): Faire du Canada une zone de paix!

Cette année marque le 60e anniversaire de l’Accord sur la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) signé le 12 mai 1958. C’est par cet accord, avec l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) fondée en 1948, que les forces armées canadiennes sont intégrées à celles des États-Unis et placées sous commandement américain.

L’adhésion du Canada à l’OTAN et au NORAD a entraîné le Canada dans les guerres d’agression des États-Unis contre la volonté des Canadiens et l’exigence que le Canada accepte en sol canadien le déploiement et les essais de missiles américains, y compris des missiles nucléaires. Les Canadiens s’opposent largement à l’OTAN et au NORAD et exigent que le Canada se retire de ces pactes agressifs et leur démantèlement. Ces traités sont incompatibles avec les aspirations du peuple à une conception moderne et humaine de la sécurité fondée sur la défense des droits de tous, à une politique étrangère indépendante fondée sur faire du Canada une zone de paix et sur l’édification nationale moderne. L’intégration du Canada à la Forteresse Amérique du Nord au service des objectifs de guerre des oligopoles impliqués dans la production de guerre est plus grande aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été.

La lutte de ces oligopoles pour établir leur domination sur les ressources énergétiques et les autres ressources mondiales et les zones d’influence stratégiques augmente chaque jour la menace d’une guerre mondiale cataclysmique.

C’est cette question que le gouvernement du Canada a ignorée lors de ses célébrations du 60e anniversaire de la création du NORAD. Malgré le fait que, par l’entremise du NORAD, le commandant en chef des États-Unis soit effectivement le commandant des forces armées canadiennes, le premier ministre Trudeau a qualifié le NORAD de « commandement militaire binational unique ». Il a qualifié le NORAD de « symbole constant du partenariat important qui unit le Canada et les États-Unis, une relation essentielle à nos deux pays. Ils ont décidé de se confier la défense et la sécurité de leurs pays et de leurs citoyens », a-t-il déclaré. « La clé du succès du NORAD réside dans sa capacité à évoluer et à relever les nouveaux défis ainsi qu’à saisir les nouvelles opportunités. Nous pouvons être certains qu’il continuera de s’adapter aux besoins qui se présenteront à l’avenir. »

Ces besoins sont révélés par l’histoire de l’implication du Canada dans le NORAD, qui montre que tous les changements qui ont eu lieu au cours des 60 dernières années visaient à établir un contrôle plus complet des États-Unis sur les forces armées canadiennes, à déployer des armes de destruction massive en sol canadien et, plus récemment, à poster de forces spéciales américaines sur le territoire canadien et à militariser la culture pour déformer les objectifs de la guerre et ce qui constitue l’intérêt national.

Le contexte

Les premières mesures vers l’intégration des forces armées du Canada et des États-Unis sous le commandement des États-Unis ont été prises pendant la Deuxième Guerre mondiale avec la signature des accords d’Ogdensburg et de Hyde Park sur la défense et la coopération conjointes. Dans le cadre des mesures antisoviétiques, des militaires américains ont été déployés au Canada pour mettre en place un réseau de stations radar dans le nord. À peine la guerre terminée, les États-Unis ont déclenché la soi-disant guerre froide pour provoquer la contrerévolution en Union soviétique et endiguer le communisme dans le monde entier. En 1946, le Comité de coopération militaire a été formé pour formuler les « plans de défense conjoints » du Canada avec les États-Unis. La même année, les États-Unis et le Canada ont convenu d’établir une « défense aérienne conjointe ». En 1948, le Canada a adhéré à l’alliance militaire de l’OTAN dominée par l’impérialisme américain.

Dans les années qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale, et surtout dans les années 1950 et 1960, l’impérialisme américain, sorti de la guerre considérablement renforcé, a pris rapidement de l’expansion à l’échelle mondiale. Le capital financier américain a inondé le Canada et est parvenu à dominer les secteurs clés de l’économie canadienne et à exercer une domination multiforme sur les sphères politique, militaire, sociale et culturelle.

De 1958, année de la création du NORAD, à 2006, l’accord a été renouvelé tous les cinq ans. Lors de la visite de Ronald Reagan à Ottawa en 1981, le nom de « Commandement de la défense aérienne » a été changé pour « Commandement de la défense aérospatiale » afin de tenir compte des « responsabilités élargies de surveillance et d’alerte antimissile » de l’alliance. En 2006, sous l’ère Harper, l’accord du NORAD a été rendu permanent, sous réserve d’un examen tous les quatre ans ou « à la demande de l’une ou l’autre partie ». La mission du NORAD a également été étendue afin d’y inclure une fonction d’alerte maritime, mais il est affirmé que les forces navales des deux pays conservent des commandements distincts.

Les responsabilités déclarées du NORAD sont de donner l’alerte en cas d’attaque aérospatiale lancée contre l’Amérique du Nord et de diriger les opérations de défense aérienne du Canada et des États-Unis. En fait, comme pour l’OTAN, l’adhésion du Canada au NORAD a entraîné le Canada dans les guerres d’agression américaines et le Canada subit la pression des demandes répétées des États-Unis pour que le Canada accepte le déploiement des armes de destruction massive des États-Unis sur son territoire.

Le NORAD est également un instrument de la stratégie militaire nucléaire des États-Unis. C’est dans le cadre du NORAD que se déroulent les exercices militaires américains comme ceux de la série « Global Shield » au cours desquels des bombardiers B-52 équipés d’armes nucléaires survolent le Canada. Dans le cadre du NORAD, les militaires américains participent régulièrement à des exercices militaires au Canada dans des endroits comme les champs de tir aérien de Cold Lake en Alberta et dans l’Arctique.

Le traité NORAD prévoit un système de direction unifiée des opérations de « défense » de l’Amérique du Nord. Le NORAD a son quartier général à Colorado Springs, au Colorado, avec un commandant des États-Unis, un commandant suppléant canadien et un personnel provenant des forces armées des États-Unis et des forces armées du Canada. La direction unifiée relève des autorités supérieures de la défense du Pentagone et du quartier général de la Défense nationale et est sous le commandement d’un général américain.

La base des Forces canadiennes North Bay, en Ontario, est le centre des opérations du NORAD au Canada, sous le commandement de la Région canadienne du NORAD de Winnipeg. Des militaires américains appartenant au Detachment 2, First Air Force de la US Air Force (USAF) oeuvrent au centre des opérations aériennes de North Bay.

En vertu de l’accord du NORAD, les impérialistes américains ont construit le « réseau d’alerte avancée (réseau DEW) », une chaîne de stations radar dans le nord, ainsi que la ligne « Pine Tree », plus au sud, démantelée depuis.

La domination des États-Unis sur le Canada dans le domaine militaire par l’entremise du NORAD a été illustrée très concrètement à plusieurs reprises. Lorsque les États-Unis ont décrété illégalement le blocus de Cuba en octobre 1962, John F. Kennedy a exigé que les forces canadiennes soient mises en état d’alerte. Le premier ministre canadien, John Diefenbaker, a insisté pour consulter le Cabinet, mais le personnel canadien du NORAD a été mis en état d’alerte avant que l’autorisation du Cabinet ne soit donnée. Au cours de la guerre d’agression israélienne de 1973, le commandant américain du NORAD a mis les forces canadiennes en état d’alerte sans même avertir le ministre de la Défense du Canada.

L’opposition au déploiement des missiles Bomarc en sol canadien


Une manifestation sur la rue Sparks à Ottawa, vers 1963, pour s’opposer à l’accord du gouvernement libéral de Pearson visant à autoriser les missiles nucléaires américains
en sol canadien.

L’une des premières décisions découlant de l’accord du NORAD a été le déploiement des missiles antiaériens Bomarc à la base de North Bay, en Ontario, et à La Macaza, au Québec, sous la haute direction du commandant en chef américain. Le premier ministre John Diefenbaker a conclu l’entente sous la pression des États-Unis, mais il était contre l’armement des missiles avec des ogives nucléaires, car ce n’était pas conforme à la politique du Canada de ne pas participer directement à la course aux armements nucléaires. Les États-Unis ont exercé une grande pression sur le Canada, affirmant que les missiles Bomarc armés d’ogives nucléaires étaient essentiels au système de « défense » nord-américain. Il y avait une large opposition parmi les Canadiens aux armes nucléaires en sol canadien et des rassemblements et des manifestations ont eu lieu partout au pays. Le chef de l’opposition, Lester B. Pearson, a fait volte-face et a déclaré qu’il était maintenant en faveur du déploiement des armes nucléaires au Canada. Les États-Unis ont alors commencé à travailler ouvertement pour influencer l’élection et provoquer la défaite de Diefenbaker. En janvier 1963, le commandant suprême de l’OTAN, à la veille de sa retraite, a donné une conférence de presse à Ottawa au cours de laquelle il accusait le Canada de ne pas respecter ses engagements envers le NORAD. Le Département d’État américain a publié un communiqué de presse disant que le gouvernement canadien « n’a proposé aucune solution pratique pour contribuer efficacement à la défense nord-américaine ». L’ambassadeur des États-Unis a donné des notes à la presse, et Kennedy a envoyé des conseillers pour aider Pearson et les libéraux à gagner les élections. Les libéraux ont formé un gouvernement minoritaire et ont accepté rapidement le déploiement des ogives nucléaires.


Les manifestants tiennent un sit-in à l’entrée de la base de missiles Bomarc, à La Macaza, Québec, le 9 septembre 1964.

En 1969, le gouvernement libéral du premier ministre Pierre-Elliott Trudeau, annonce que le Canada retire à ses forces armées leur capacité nucléaire et dès 1971, les missiles Bomarc sont abandonnés.


Manifestation à Toronto contre le renouvellement de l’accord du NORAD par le Canada, 1968.

Les Canadiens disent Non ! aux essais de missiles de croisière


Manifestation à Toronto contre les essais de missiles de croisière au Canada, 1983

En 1982, les Canadiens ont découvert que le gouvernement négociait en catimini un accord avec les États-Unis pour des essais de missiles de croisière au Canada. Les missiles de croisière sont considérés comme une arme de première frappe et peuvent être armés d’ogives conventionnelles ou nucléaires et lancés du sol, de la mer ou de l’air. La raison pour laquelle les États-Unis ont choisi le Canada était qu’ils voulaient tenir les essais du missile dans des régions semblables aux régions septentrionales de l’Union soviétique, ce qui indique clairement que les États-Unis envisageaient d’utiliser le missile pour lancer des frappes « préventives ». Le gouvernement canadien a également soutenu que des essais étaient nécessaires pour permettre au NORAD d’acquérir une capacité antimissile. Les États-Unis ont par la suite utilisé des missiles de croisière pendant la première guerre du Golfe.


Manifestation contre les essais de missiles de croisière et l’adhésion du Canada à l’OTAN et
au NORAD, lors d’une conférence sur la sécurité à l’Université de Guelph, à laquelle le
premier ministre Trudeau a assisté le 28 octobre 1983

La participation du Canada à la guerre du Golfe et à la guerre en Irak


Manifestation à Halifax contre la première guerre du Golfe et la participation du Canada à cette guerre sous le gouvernement conservateur de Mulroney, en 1991.

La guerre du Golfe et la guerre en Irak ont brutalement mis en évidence que l’adhésion à l’OTAN et au NORAD porte atteinte à la souveraineté canadienne et au droit des Canadiens de décider de la politique étrangère et de la politique défense. Plus de 4 000 membres des Forces armées canadiennes ont servi dans la région du golfe en 1990-1991 dans le cadre de la « coalition des volontaires » des États-Unis. Le Canada a participé au blocus de l’Irak, qui a été responsable de la mort de plus de 500 000 enfants irakiens.

Les systèmes du NORAD ont fourni un soutien en matière de surveillance et de communication pendant la guerre de 1991 en Irak ainsi que pendant l’invasion de l’Irak en 2003. Anciens Combattants Canada indique sur son site Web que : « À partir des bases canadiennes ‘Canada Dry’, situées au Qatar, des escadrons de chasseurs à réaction CF-18, avec à leur bord environ 500 militaires, exécutaient des missions de surveillance aérienne, d’escorte et de reconnaissance au combat. Pour la première fois depuis la guerre de Corée, les Forces canadiennes se sont engagées dans des opérations de combat air-sol lors d’un conflit. »

Les Canadiens ont exprimé massivement leur opposition à la guerre en Irak de 2003 et, officiellement, le gouvernement Chrétien ne s’est pas joint à la « coalition des volontaires » parce qu’elle n’avait pas la sanction du Conseil de sécurité de l’ONU. Cela a ramené au premier plan la question que l’adhésion à l’OTAN et au NORAD signifiait que le Canada était entraîné dans des guerres d’agression américaines sans le consentement des Canadiens, sans même qu’ils en soient informés. Même le Parlement n’a pas un mot à dire sur les questions de guerre et de paix qui sont des questions de prérogative du pouvoir exécutif. En réalité, le Canada a participé à la guerre en Irak : des pilotes de la Force aérienne du Canada déployés par le NORAD ont effectué des missions de combat à bord des E-3 Sentry de l’US Air Force et des officiers d’échange ont combattu dans des unités américaines. Des pilotes canadiens ont également piloté des Boeing C-17 en Irak pour « former et entraîner » les équipages canadiens.


Manifestation contre la deuxième guerre en Irak, à Windsor, le 25 octobre 2003

L’intégration militaire après le 11 septembre

Après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, le 21 novembre 2001, le ministre de la Défense du Canada, Art Eggleton, a participé à une rencontre avec le secrétaire à la Défense des États-Unis, Donald Rumsfeld, au cours de laquelle le Canada a accepté d’entamer des pourparlers sur le « niveau d’intégration militaire le plus large possible » entre les États-Unis et le Canada. Les Canadiens n’ont pas été informés que le Canada participait à ces rencontres qui établissaient des précédents, alors que se produisaient des transformations fondamentales. Traditionnellement, l’armée américaine n’était pas utilisée à des fins de sécurité intérieure, mais cela a changé après le 11 septembre 2011. Le National Post a indiqué que l’examen entrepris portait sur « les plus de 80 accords ayant valeur de traité en matière de défense et plus de 250 protocoles d’entente qui régissent à l’heure actuelle les relations de sécurité entre le Canada et les États-Unis ». Le journal a également rapporté que « M. Eggleton avait laissé entendre que le Canada et les États-Unis envisageaient la pleine intégration de bataillons de l’armée ou de groupes opérationnels. »

L’année suivante, le département de la Défense des États-Unis a annoncé son plan de commandement unifié (PCU) de 2002. Le PCU a établi une zone militaire du Commandement Nord à qui était confié la responsabilité du commandement des forces interarmées pour la « défense du territoire ». Sa zone d’opérations est les États-Unis, le Canada, le Mexique, certaines parties des Caraïbes, y compris Cuba et Porto Rico, ainsi que les eaux périphériques dans les océans Atlantique et Pacifique.

Le NORTHCOM rassemble le NORAD et la Force opérationnelle interarmées pour le soutien civil qui relève actuellement du Commandement des forces interarmées, responsable devant les autorités civiles des événements chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et d’explosifs conventionnels majeurs.

Le fait que le NORTHCOM réunissait le NORAD et la sécurité intérieure des États-Unis a eu des conséquences immédiates pour les forces armées canadiennes. Le fait que le quartier général du NORTHCOM et celui du NORAD sont tous les deux à la base de Cheyenne Mountain, au Colorado, et qu’ils ont le même général américain a de profondes implications pour la souveraineté du Canada et le contrôle de ses forces armées. Malgré cela, le ministre de la Défense Eggleton a prétendu que NORTHCOM « n’est qu’une structure interne de l’armée américaine »

L’amendement à l’accord du NORAD de 2004

En 2004, le gouvernement canadien a annoncé qu’il avait amendé l’accord du NORAD avec les États-Unis. Cet amendement permet au NORAD de rendre sa fonction d’alerte antimissile disponible pour les commandements américains chargés de la défense antimissile balistique. Le gouvernement a déclaré que l’amendement « sauvegarde et soutient le NORAD indépendamment de la décision qui sera éventuellement prise par le gouvernement du Canada sur la défense antimissile balistique. » Dans son communiqué, le gouvernement a déclaré que : « Depuis près d’un demi-siècle, le NORAD a évolué et s’est adapté aux nouvelles menaces. »

Les Canadiens ont tenu des manifestations partout au Canada contre le bouclier antimissile américain, connu sous le nom de « guerre des étoiles ». Leurs actions ont montré une fois de plus le niveau d’inquiétude que suscitent les négociations tenues à huis clos qui ont des conséquences si graves pour la guerre et la paix. Des gens de tous les milieux, y compris des travailleurs et leurs syndicats, ainsi que des jeunes et des étudiants, ont exprimé leur opposition et la revendication des Canadiens d’exercer un contrôle souverain sur leur pays et sa politique étrangère. Les gens ont souligné que loin d’assurer la sécurité du Canada, le « bouclier antimissile » mènerait à une escalade de la course aux armements et menacerait donc la sécurité des Canadiens en intensifiant les préparatifs de guerre. « Nous avons dit non à la guerre de Bush contre l’Irak et nous voulons que vous disiez non à la guerre des étoiles de Bush », ont déclaré les Canadiens au gouvernement.

Dans la lutte contre le bouclier antimissile, les Canadiens ont appris l’existence d’initiatives comme le Plan d’action sur la frontière intelligente, les amendements à l’accord du NORAD et la réorganisation des forces armées canadiennes que le gouvernement mettait en oeuvre pour intégrer le Canada aux États-Unis sous prétexte que le Canada doit être un « digne partenaire ». La véritable nature de la « défense antimissile » en tant qu’outil d’agression et de frappe préventive est également devenue plus claire.

Une intégration plus poussée sous Stephen Harper


Manifestation à Calgary contre l’intégration du Canada aux États-Unis par l’entremise du Partenariat pour la sécurité et la prospérité, le 19 août 2007

Durant l’ère Harper, de 2006 à 2015, de nouvelles mesures ont été prises pour rendre permanent le déploiement de l’armée et des organismes de sécurité américains en sol canadien, ainsi que pour intégrer le commandement de l’armée canadienne à celui des États-Unis. Ces mesures comprenaient l’intégration de l’armée canadienne à de soi-disant agences civiles qui relèvent des structures de commandement conjointes. Ces mesures ont été et continuent d’être mises en place au nom de la « sécurité », y compris des mesures pour que l’armée assure la sécurité et l’économie de l’Amérique du Nord.

Un document intitulé « Cadre de coopération militaire renforcée entre le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, le Commandement du Nord des États-Unis et le Commandement Canada » a été publié le 25 novembre 2010. Le document traite des problèmes qui doivent être résolus pour mettre complètement les forces canadiennes sous le NORTHCOM par l’entremise du NORAD. Le document a été préparé par le général américain Victor Rencart, commandant du NORAD et du NORTHCOM, et le vice-amiral Bruce Donaldson, commandant du Commandement Canada.

Le document expose l’étendue de l’infiltration des forces armées canadiennes par l’armée américaine au plus haut niveau de commandement, non seulement en plaçant des officiers militaires américains au Canada, mais aussi en intégrant des commandants militaires canadiens dans l’appareil militaire américain.

Partant de la définition de la sécurité contenue dans ce document, il est expliqué comment les forces militaires canadiennes et américaines doivent travailler plus étroitement afin de « sécuriser » la « patrie nord-américaine ». La « sécurité » est définie comme « l’utilisation de l’armée à la demande des autorités civiles à l’appui de la sécurité publique, des urgences intérieures, de l’application de la loi et d’autres activités. »

Conformément à cette définition, le document-cadre décrit comment des événements comme le sommet du G8 de juin 2010, les Jeux olympiques de Vancouver et les sommets des dirigeants nord-américains étaient utilisés pour élaborer un commandement militaire unifié « homogène ». Cette « homogénéité » est assurée par les lois et des règlements principalement au Canada dans des domaines comme le partage d’information, la « surveillance civile » et la structure militaire que les États-Unis veulent modifier, supprimer ou introduire.

Dans le chapitre Opérations, le document-cadre explique les problèmes qui ont surgi lors de grands événements politiques au Canada. Il est proposé que l’option privilégiée à l’avenir soit un commandement unique, probablement du NORAD, c’est-à-dire un commandement américain, afin de surmonter les « différences dans les pouvoirs ».

Le document décrit les différences dans les structures de commandement des États-Unis et du Canada, avec l’implication que les forces armées canadiennes doivent être réorganisées pour s’aligner sur les États-Unis. Le rapport indique : « Les différences de concepts rendent difficile pour USNORTHCOM et Commandement Canada de maintenir leur rapport habituel au niveau tactique/opérationnel parce que les participants du côté américain varieront en fonction de la situation et que les participants du côté canadien varieront selon leur emplacement. »

La politique publique d’infiltration actuelle des forces militaires américaines au Canada et l’objectif de faire en sorte que le Canada se conforme aux exigences militaires américaines sont également abordés dans ce document. Il est indiqué : « Il y a actuellement deux officiers de liaison de l’USNORTHCOM affectés au Commandement Canada, ces officiers de liaison offrent des avantages significatifs à tous les commandements. » Le rapport préconise ensuite une plus grande « interaction » entre les responsables militaires.

En 2012, le Canada a annoncé qu’un partenariat à long terme avait été établi avec le Département de la Défense des États-Unis concernant le programme de surveillance de l’espace (SSA). En vertu de l’entente, les données du satellite Sapphire du ministère de la Défense nationale du Canada sont intégrées au réseau de surveillance de l’espace des États-Unis. Le gouvernement a affirmé que le but de cette intégration était « d’éviter les collisions entre satellites ou avec des débris spatiaux ». Ce partenariat fait suite à des ententes semblables dans le cadre desquelles le Canada est intégré aux dispositifs américains de militarisation de l’espace.

Par exemple, en novembre 2011, il a été annoncé que le Canada dépensait 477 millions $ pour se joindre au système mondial de communications par satellite à large bande (WGS) du Département de la Défense des États-Unis. Le système est conçu pour les « combattants américains, alliés et partenaires de la coalition à tous les niveaux de conflit, à part une guerre nucléaire ».

Le programme actuel du NORAD et la participation du Canada à la défense antimissile américaine

Le gouvernement de Justin Trudeau a pris un certain nombre d’initiatives en vue d’étendre le contrôle des États-Unis sur l’espace aérien et le territoire du Canada par l’entremise du NORAD et a accepté de céder le territoire canadien aux États-Unis pour qu’ils y installent leurs missiles et leurs capteurs au nom de la « protection du Canada ».

Le gouvernement a recruté Derek Burney, ancien chef de cabinet de Brian Mulroney, pour « ouvrir des portes » à Washington. Burney a affirmé que les actions du Canada le 11 septembre 2001 étaient « quelque chose de spontané et de volontaires » et que cela n’est pas suffisant.

Cependant, le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a précisé que ce n’était pas le cas lorsqu’il a répondu à plusieurs questions détaillées à la Chambre des communes. Le NORAD a en fait « pris le contrôle » de l’espace aérien canadien le 11 septembre, a-t-il dit. Les remarques de Burney indiquent donc que le Canada, qui est déjà à 100 % sous commandement américain, doit être utilisé d’une manière que les Canadiens désapprouvent. Burney a également déclaré que le Canada devrait envisager de se joindre au système continental américain de défense antimissile et que cela constituerait un « terrain d’entente » permettant au Canada d’être « plus présent à la table ».

Soulevant la fausse affirmation que la République populaire démocratique de Corée (RPDC) est une menace pour le Canada, Burney a déclaré : « La Corée du Nord possède la capacité de lancer un missile aussi loin qu’en Amérique du Nord, a-t-il dit. Pourquoi ne pas au moins nous asseoir à la table et au moins explorer la possibilité de nous joindre aux Américains ; pourquoi ne pas rénover le NORAD avec quelque chose qui va nous protéger contre les menaces du XXIe siècle de la même manière que le NORAD nous a aidés pour notre défense au XXe siècle ? »

En 2004 et en 2005, les Canadiens ont clairement fait savoir qu’ils s’opposaient à la participation du Canada au programme américain de défense antimissile balistique, tout comme au programme de « guerre des étoiles » de Ronald Reagan. Malgré cela, les libéraux ont préparé le terrain depuis plusieurs années pour relancer ce débat dangereux que les Canadiens considéraient comme clos en 2005. L’examen de la politique de défense du gouvernement publié en 2016 demandait si « étant donné l’évolution des technologies et des menaces changeantes », le Canada devrait revoir sa décision de ne pas participer au système de défense antimissile balistique des États-Unis. C’était un autre pas dans cette direction.

L’examen de la politique de défense a été effectué par un groupe consultatif ministériel composé de quatre personnes, dont Bill Graham, ministre de la Défense, sous le gouvernement libéral de Paul Martin. Graham était le plus grand défenseur de la défense antimissile à l’époque et a exprimé son regret que le gouvernement se soit retiré du programme de défense antimissile en 2005 sous la pression de l’opposition des Canadiens. M. Graham a déclaré à un comité sénatorial en 2014 que c’était l’opinion négative des Canadiens à l’égard de George W. Bush qui avait forcé le gouvernement à rester en dehors de ce programme.

Pendant les réunions du comité de la défense avant la publication de l’examen de la défense, les députés libéraux ont posé des questions aux militaires canadiens qui envisageaient des scénarios cauchemardesques de missiles d’origine inconnue se dirigeant vers des villes canadiennes et ont demandé ce que le Canada pouvait faire devant une telle situation. Selon les libéraux et ces experts militaires, une fois qu’un missile est identifié, la décision de l’intercepter au moyen du système de défense antimissile appartiendrait uniquement aux États-Unis.

C’est une propagande intéressée calculée pour présenter tout opposant aux préparatifs de guerre comme une menace à la sécurité nationale et aux intérêts nationaux.

Le gouvernement libéral de Trudeau a ensuite dévoilé sa nouvelle politique de défense en juin 2017. Le document intitulé « Protection, Sécurité, Engagement : La politique de défense du Canada » a laissé ouverte la décision de se joindre au système américain de défense antimissile balistique (BMD). Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a déclaré : « Notre politique ne change pas concernant le bouclier antimissile. Nous allons examiner toutes ces menaces, des airs, des mers et sous-marines. »

Au nom de la « modernisation », la politique affirmait que le Canada compte « accroître sa capacité à respecter ses engagements en vertu du NORAD en améliorant sa capacité de surveillance et de réaction dans les domaines aérospatial et maritime et en améliorant sa capacité de satellite. Nous allons également nous munir de chasseurs perfectionnés et nous assurer de demeurer interopérables avec nos alliés américains. »

Le NORAD et le programme de défense antimissile sont présentés comme étant purement destinés à la défense, niant la réalité du long passé de guerre agressive et de frappe préventive des États-Unis. Les doctrines de Bush et d’Obama affirmaient le « droit » de mener des frappes préventives et le bombardement des villes et la doctrine a été réaffirmée par Trump avec ses menaces contre la RPDC. Les frappes préventives et la destruction massive des villes ont été une caractéristique des guerres américaines depuis l’incendie de Tokyo la nuit du 9 au 10 mars 1945, qui a fait 100 000 morts parmi les civils et détruit 14 km carrés de la ville, laissant un million de personnes sans abri. Cet acte criminel a étés uivi cinq mois plus part par les bombardements nucléaires américains des villes d’Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945, qui ont fait 4 millions de morts et le massacre sans précédent de plus d’un million de Japonais puis, en 1950-53 de la destruction de 78 villes de la RPDC pendant la guerre de Corée et le massacre de quatre millions de personnes.

Sortons le Canada de toutes les alliances militaires impérialistes!
Faisons du Canada une zone pour la paix!

Le 60e anniversaire du NORAD est l’occasion de tirer les conclusions qui s’imposent sur la nature de l’alliance militaire. Le NORAD est toujours décrit comme ayant la responsabilité de la défense de l’Amérique du Nord. Le NORAD a été conçu et mis en place pendant la guerre froide, qui a pris fin depuis longtemps. Sa continuation est maintenant justifiée en prétendant que le danger vient des « États voyous ». Cependant, le NORAD, comme l’OTAN, est une alliance militaire agressive.

Depuis la création du NORAD, les Canadiens se sont opposés à toutes les étapes à l’annexion du Canada dans la Forteresse Amérique du Nord et à ce que les ressources et le territoire du Canada soient mis au service des préparatifs de guerre des impérialistes américains. L’adhésion à l’OTAN et au NORAD est incompatible avec la position des Canadiens de faire du Canada une zone de paix qui exige le retrait de toutes les alliances militaires agressives. Cette position est conforme au rôle de maintien de la paix que les Canadiens veulent que le Canada joue et ils l’ont défendue pendant les 60 années au cours desquelles le Canada a été mis sous commandement américain par l’entremise du NORAD.

Soixante ans plus tard, l’opposition entre la conception de la « sécurité » du gouvernement et celle des Canadiens est devenue très forte. Les mots d’ordre du gouvernement de « défense de l’Amérique du Nord » et « sécurité partagée » ont comme objectif d’accélérer les préparatifs de guerre et l’insécurité des peuples du monde. La prémisse qui soustend tous les appels à l’intégration complète des forces armées canadiennes à la machine de guerre américaine est que la sécurité signifie « sécuriser » la « patrie » nord-américaine pour la garder « libre et prospère », contre toute menace à la domination des oligopoles. Elle rejette toute conception de sécurité moderne et centrée sur l’humain.

Cette poussée belliciste se heurte à la conception moderne et centrée sur l’humain de la sécurité qui est intégralement liée à la défense des droits de tous, ici et à l’étranger. Les Canadiens doivent continuer de s’unir aux peuples du monde pour défendre leur indépendance, leur souveraineté et la paix.

(Archives du LML, Centre de ressources Hardial Bains, L’Encyclopédie canadienne, CBC, Globe and Mail)

Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2018/Q48022S.HTM

Tous unis contre le G7! Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la régression et à la guerre!

Unis contre le G7! Tous contre le G7!

Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la

régression et à la guerre! 

Actions contre le G7 à Québec
 


Cliquer pour agrandir

CALENDRIER D’ÉVÉNEMENTS

UNIS CONTRE LE G7!

 

Le Canada est l’hôte du Sommet du G7 qui aura lieu au luxueux Fairmount Manoir Richelieu à La Malbaie, dans la région de Charlevoix au Québec. Le sommet est précédé de rencontres ministérielles.

La Malbaie est une petite municipalité de 8000 habitants située à 150 kilomètres au nord-est de Québec. Les environs du sommet ont été entourés d’une clôture de 3,7 kilomètres de long et de 3,5 mètres de haut, ancrée dans des poteaux de ciment enfoncés 46 centimètres dans le sol. La clôture a coûté 3,8 millions $. Une prison temporaire sera établie près de l’aréna de Clermont, une municipalité voisine, au coût de 1 million $, selon la station de radio locale CIHO. Le budget pour les événements du G7 sera de 600 millions $, soit : 259 millions $ pour la sécurité, plus de 35 millions $ pour la Défense nationale, 2 millions $ pour le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et 1 million $ pour l’Agence des services frontaliers du Canada.

Ainsi, ce Sommet du G7, comme celui du G8 à Huntsville en 2010 et du Sommet du G20 de Toronto qui l’a suivi, les médias et la police essaient de créer de la peur et de l’incertitude par rapport aux manifestations afin de démobiliser le peuple et justifier la répression des droits au nom de la sécurité publique. Ils agissent ainsi en dépit du fait que ce sont les politiques néolibérales antisociales et antinationales des pays du G7 qui répandent la destruction dans le monde au moyen de l’agression économique et militaire.


Cliquer sur la carte pour agrandir

Le réseau cellulaire de Bell a aussi été amélioré dans la région pour satisfaire aux besoins de l’organisation des sommets. La fibre optique a aussi fait son apparition à La Malbaie qui possède maintenant une connexion internet plus rapide.


Carte montrant la distance entre la « zone de libre expression » et le site du sommet

La GRC a confirmé qu’une soi-disant « zone de libre expression » sera établie dans un « terrain vacant » derrière le Musée de Charlevoix qui est situé à près de deux kilomètres de l’hôtel où le sommet aura lieu. Pendant ce temps, pour détourner l’attention de ce qu’est le G7 et de l’opposition des Canadiens à l’offensive néolibérale antisociale que ces sommets mettent de l’avant, les médias parlent de possibles confrontations violentes. Les organisations qui se sont engagées dans l’organisation d’actions d’opposition ont bien fait savoir qu’elles vont s’exprimer contre le G7 et fournir de l’information sur les alternatives à son ordre du jour. [1]

L’exclusion du peuple de la prise de décision est partout présente dans le programme officiel du G7. La réalité contredit les prétentions du premier ministre Justin Trudeau qui afforme que le Sommet vise à « trouver des solutions concrètes en vue de promouvoir l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes, l’énergie propre et la croissance économique profitable à tous ». Selon Trudeau, « en tant que partenaires du G7, nous avons la responsabilité commune de nous assurer que tous les citoyens tirent avantage de notre économie mondiale, ainsi que de laisser un monde plus sain, pacifique et sûr à nos enfants et petits-enfants ».[2]

La réalité est que les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres à cause des stratagèmes néolibéraux supranationaux pour payer les riches, et le Canada et les autres pays du G7 essaient de détourner l’attention de cette réalité en parlant d’une « relance économique » prochaine et autres choses du genre. De plus,, les frasques du président américain Donald Trump, qui, à la veille du Sommet, a imposé des tarifs « pour des motifs de sécurité nationale » sur l’acier et sur l’aluminium importés par les États-Unis du Canada, du Mexique et de l’Union européenne, placent son ordre du jour à l’avant-scène et non celui de Trudeau.

« Les guerres commerciales sont en train d’usurper un sommet qui devait initialement être une occasion de vanter les succès de la reprise économique mondiale et elles testent sévèrement la résilience de l’alliance économique occidentale représentée par le G7, écrit l’agence Bloomberg News. Le FMI prévoit que l’économie mondiale va croître cette année et l’an prochain à son rythme le plus rapide depuis 2011. » Le président Trump vient détourner l’attention de tout cela en faveur des oligopoles de la sphère d’influence de l’impérialisme américain.

Quel que soit le thème central de la rencontre du G7, cela ne change rien au fait qu’il est inacceptable que le petit nombre de pays qui comprennent le G7 décident du sort des peuples du monde. Même un coup d’oeil rapide sur le site Web du sommet montre quels procédés régressifs suivent ces sommets internationaux pour priver de pouvoir les peuples du monde et faire en sorte que leurs préoccupations et revendications soient bloquées. À cet égard, la préoccupation première des peuples est que ces sommets se tiennent dans leur dos. Les décisions antisociales et antinationales qui seront prises au détriment des peuples vont être condamnées vigoureusement et les peuples du monde vont poursuivre leurs efforts pour changer la situation en leur faveur.

Tout en oeuvre pour dénoncer le G7 !
Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la régression et à la guerre !

Notes

1. Le Conseil des Canadiens soutient que « l’ensemble du Canada devrait être une ‘zone de libre d’expression’ et que c’est une violation des droits démocratiques que de garder les personnes qui veulent protester et s’exprimer sur les questions essentielles à l’ordre du jour hors de vue des dirigeants qui prennent des décisions touchant leur vie (à souligner que les décisions du G7 entourant les changements climatiques nous affectent tous et toutes) ».

Le Conseil informe qu’au 9 mai, 23 097 personnes avaient signé sa pétition contre la présence du président américain Donald Trump au Canada pour participer au sommet du G7.

Plusieurs groupes de la société civile appellent les organisations et le public à se mobiliser pour s’opposer aux politiques des dirigeants des sept pays les plus riches de la planète. Les activités organisées comprennent des rassemblements et des activités d’éducation populaire à Charlevoix. Une manifestation contre le G7 et pour l’ouverture des frontières aura lieu au Parc des Braves à Québec le jeudi 7 juin à 18 h ; il y aura d’autres actions le vendredi 8 juin à partir de 7 h 30 et le samedi 9 juin il y aura une marche, un forum alternatif et un spectacle, le tout dans la région de Québec. Le samedi 9 juin, le forum se déroulera de 10 h à 22 h, dans le parc de la fontaine de Tourny devant l’Assemblée nationale. Une manifestation est prévue à compter de 15 h à partir de ce point de ralliement.

« Nous lançons un appel à participer à cette mobilisation avec comme objectif d’exprimer une vision du développement économique et social respectueux des peuples et de la planète. Nous voulons présenter à la population une alternative au système que nous proposent les représentants des pays les mieux nantis », explique Christian Page, représentant de la Coalition pour un forum alternatif au G7.

« Le G7 fait partie du problème en favorisant la concentration du pouvoir et de la richesse entre les mains d’une élite économique de plus en plus restreinte. Pendant que les dirigeants se pavanent devant les caméras, les véritables problèmes que les États devraient régler sont mis de côté et c’est la population qui en souffre », affirme Marie-Ève Duchesne, porte-parole des groupes de Québec mobilisés contre le G7.

La coalition souligne les impacts négatifs des politiques néolibérales qui selon elle s’accentuent avec l’élection de Donald Trump à la présidence américaine. « Ce que propose Trump, c’est d’établir une nouvelle phase de l’offensive néolibérale. Sa poli tique est basée sur plus d’exploitation des énergies fossiles, plus de guerres commerciales et moins de réglementation pour les entreprises, et les positions du gouvernement Trudeau ne constituent pas une alternative valable à celles de Trump sur ce plan », dit Page.

« Nos revendications sont claires. Il faut s’attaquer à la crise climatique et à la perte de la biodiversité, lutter contre l’accaparement de la richesse et atteindre la justice sociale, interdire les paradis fiscaux et poursuivre les entreprises et les individus qui y ont recours, combattre l’exclusion des populations racisées et enrayer les courants racistes et d’extrême-droite, en plus de reconnaître le droit à l’autodétermination des peuples autochtones », déclare Duchesne.

2. Les thèmes principaux du gouvernement Trudeau pour le sommet du G7 sont :

– Investir dans la croissance économique qui profite à tout le monde
– Se préparer aux emplois de l’avenir
– Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
– Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre
– Construire un monde plus pacifique et plus sûr

 

Abattre le capitalisme

Construire la solidarité

 

Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2018/Q48022.HTM#1

Sommet du G7 : aménagement temporaire d’un centre opérationnel de détention provisoire à Québec

Les personnes arrêtées lors des manifestations organisées à Québec en marge du Sommet du G7 seront détenues dans la cour de la centrale de police du parc Victoria.

Des roulottes de chantier aménagées en espaces de détention provisoire ont été installées dans le stationnement de la centrale au cours des derniers jours.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) confirme qu’elles serviront à la détention des personnes qui pourraient être arrêtées lors du Sommet du G7. Le corps policier mentionne que le poste du parc Victoria accueillera un Centre opérationnel de traitement des contrevenants.

« Ça va être le lieu où des gens qui seraient arrêtés seraient détenus de façon temporaire jusqu’à leur comparution », explique le porte-parole David Poitras.

Un Centre opérationnel de traitement des contrevenants a également été aménagé à l’aréna de Clermont, dans la région de Charlevoix, afin d’accueillir les personnes arrêtées à La Malbaie, où se réuniront les dirigeants du G7 les 8 et 9 juin.


Vue sur une roulotte de chantier aménagée en espace de détention à l’intérieur de la cour de la centrale de police du parc Victoria. La photo a été prise derrière une clôture en grillage métallique.

Le SPVQ assure que les roulottes permettront de répondre « aux besoins de base » des détenus. Photo : Radio-Canada/Stéphane Lamontagne

Prêt à toute éventualité

Le SPVQ refuse de dévoiler le nombre exact de roulottes qui seront aménagées ainsi que leur capacité d’accueil. Lors du passage de Radio-Canada lundi après-midi, on en dénombrait une vingtaine.

Si le nombre de personnes arrêtées lors du G7 venait à dépasser la capacité d’accueil du centre de détention temporaire, le corps policier affirme qu’il ne serait pas pris au dépourvu.

«La planification du G7 est faite de façon à ce que toute éventualité soit envisagée. Donc, même s’il y avait plusieurs arrestations, plusieurs détentions, on a les ressources et l’équipement nécessaires.»

– David Poitras, porte-parole, Service de police de la Ville de Québec
Deux employés transfèrent du mobilier d’un camion cube à une roulotte.

Une vingtaine de roulottes ont été installées jusqu’ici. 

Séparés des autres détenus

David Poitras précise que les personnes arrêtées lors du Sommet du G7 seront détenues séparément de celles appréhendées pour tout autre délit. Les espaces de détention existants garderont leur usage habituel.

« La ville n’arrête pas de tourner pendant le Sommet du G7, soutient le porte-parole. Donc si, par exemple, une personne était arrêtée dans le secteur de Charlesbourg et qu’il n’y avait aucun lien avec le G7, bien cette personne-là passerait au niveau de la détention de Québec au même titre que les 360 autres jours de l’année. »

Les détenus du G7 auront également leur propre système de vidéo-comparution.

La police de Québec assure que les roulottes permettront de répondre « aux besoins de base » des détenus entre leur arrestation et leur comparution.

« Que ce soit au niveau des toilettes ou que ce soit au niveau de l’hébergement, oui, nos infrastructures permettent ça », indique David Poitras.

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1103642/manifestatns-sommet-g7-detenus-roulottes-chantier-centrale-police-parc-victoria-quebec