Palestine, Septembre Noir.

Un petit rappel historique qui n’est pas superflu compte tenu du peu de perspective historique qui est offerte tant dans les mass médias traditionnelles que des réseaux sociaux. De plus, comme disait l’autre, quand on connaît notre histoire, on connaît mieux le présent. Si on veut savoir où on s’en va, il est mieux de savoir d’où l’on vient.

« Alors que le conflit israélo-palestinien reprend de plus belle, un conflit qui a longtemps débordé sur le Proche-Orient, de l’Egypte à la Syrie en passant par le Liban, intéressons-nous à un épisode qui fut une conséquence indirecte de celui-ci.
Nous sommes en septembre 1970, un mois qu’on surnommera plus tard « Septembre noir ». »

Chroniques des études ordinaires

Alors que le conflit israélo-palestinien reprend de plus belle, un conflit qui a longtemps débordé sur le Proche-Orient, de l’Egypte à la Syrie en passant par le Liban, intéressons-nous à un épisode qui fut une conséquence indirecte de celui-ci.
Nous sommes en septembre 1970, un mois qu’on surnommera plus tard « Septembre noir ».
Trois ans auparavant, entre le 5 et le 10 juin 1967, Israël a, au cours d’une guerre préventive, rapide et victorieuse, conquis la Bande de Gaza, auparavant occupée par l’Egypte depuis 1948, la péninsule du Sinaï, territoire égyptien, le plateau du Golan, territoire Syrien, et la Cisjordanie ainsi que Jérusalem-Est, auparavant annexés par la Jordanie en 1950.
La guerre de 1948, qui avait déjà vu Israël conquérir de nombreux territoires attribués aux Palestiniens lors du plan de partage du 29 novembre 1947, avait déjà poussé nombre d’entre eux à fuir, notamment en Cisjordanie mais également sur…

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Une contre-manifestation antifa lors d’un rassemblement de suprémacistes blancs et néo-nazis aux USA: au moins trois (3) mortEs et 35 blesséeEs

Vous trouverez ci-après le reportage intégral  du mass média Radio-Canada, d’où vous pouvez y visionner au moins deux (2) vidéos.

 

Le gouverneur de la Virginie, Terry McAuliffe, a fait état de trois morts dans le cadre du rassemblement suprémaciste qui a fait sombrer la ville étudiante de Charlottesville dans le chaos, samedi.

Un véhicule de marque Dodge Challenger a d’abord foncé de manière apparemment délibérée dans une foule composée, selon des témoins, de contre-manifestants hostiles au rassemblement d’extrême droite.
Une femme de 32 ans a péri.

Le conducteur a été identifié comme étant James Alex Fields Jr., un homme de 20 ans originaire de l’Ohio. Il a été arrêté et devrait faire face à une accusation de meurtre au deuxième degré.

Puis, en début de soirée, un pilote et son passager ont été tués dans l’écrasement d’un hélicoptère de la police d’État dans un secteur boisé situé à quelques kilomètres de Charlottesville.

La police de l’État a lié l’accident au rassemblement sans l’expliquer. Une enquête a été ouverte par le Bureau national de la sécurité des transports.

« Nous avons des gens qui sont venus ici pour provoquer la confusion, le chaos et le trouble, lesquels ont provoqué trois décès », a déclaré Maurice Jones, directeur municipal de Charlottesville, au cours d’une conférence de presse.

Trump lance un appel au calme

En conférence de presse au New Jersey, le président Donald Trump a condamné cette « démonstration odieuse de haine, de sectarisme et de violence ». Il a cependant tenu à souligner que « plusieurs camps » en sont responsables.

« Peu importe notre couleur, notre credo, notre religion ou notre parti politique, nous sommes tous Américains d’abord. »

  • Donald Trump, président des États-Unis

Le président américain a déjà prêté le flanc à la critique pour avoir mis du temps à condamner des actes haineux commis en son nom. Le maire de Charlottesville, Michael Signer, le met d’ailleurs en cause pour avoir ravivé les préjugés racistes lors de sa campagne présidentielle.

 

Plus tôt dans la journée, suprémacistes et contre-manifestants se sont échangé des coups de poing, se sont lancé des bouteilles d’eau et se sont pris les uns les autres pour cible avec des pulvérisateurs de produits chimiques. Des hommes vêtus d’uniformes de miliciens portaient aussi des armes à feu, mais aucun coup de feu n’a été tiré.
Le gouverneur McAuliffe a déclaré l’état d’urgence pour faciliter « la réponse de l’État à la violence ». Des policiers en tenue antiémeute ont ensuite ordonné à la foule de circuler.

Le dernier bilan de ces affrontements fait état de 35 blessés.

Le blogueur de droite Jason Kessler avait organisé ce rassemblement pour dénoncer la décision de la ville de retirer la statue du général Robert E. Lee, le dirigeant des forces des États confédérés lors de la guerre de Sécession.

Le blogueur a toutefois invité les participants à quitter la ville lorsque les autorités ont déclaré le rassemblement illégal.

La police disait s’attendre au déferlement de jusqu’à 6000 manifestants dans les rues de Charlottesville cette semaine.

Parmi eux devaient figurer des membres du KKK, des miliciens et des militants qui se réclament de l’« alt-right » – une idéologie qui incorpore généralement racisme, « nationalisme blanc » et populisme.

La Maison-Blanche a gardé le silence pendant de longues heures, samedi, à l’exception de la publication sur Twitter de la première dame, qui a déclaré qu’il faut « communiquer sans haine dans nos coeurs », même si « les États-Unis encouragent la liberté d’expression ».

En mai, un groupe de manifestants, torches à la main, s’étaient réunis autour de la statue en présence du proéminent « nationaliste blanc » Richard Spencer.

 

Source: http://beta.radio-canada.ca/nouvelle/1050026/manifestation-racisme-immigration-etats-unis-ku-klux-klan-charlottesville

USA : Au moins un manifestant antifa tué à Charlottesville

Un rassemblement controversé de groupuscules de l’extrême droite américaine samedi en Virginie a viré au drame quand une voiture a foncé sur la foule des contre-manifestants antiracistes, faisant un mort et 19 blessés. Un accident apparemment intentionnel.

Selon divers témoins, les victimes étaient des contre-manifestants venus dénoncer la présence à Charlottesville de groupes de la droite radicale et identitaire américaine, dont le Ku Klux Klan et des néonazis.

 

Abattre le capitalisme, Construire la solidarité!

SYRIE : QUAND DES BARBARES SANGUINAIRES JOUENT AUX PROCUREURS – KHAN JOONEED

Je cherche un journal quand j’ai du temps à tuer, espérant y trouver un sudoku diabolique pour meubler mon attente. Lundi, j’ai pris une copie du journal Métro, la mc-feuille-de-chou vouée à flatter le confort urbain des Montréalais, et un titre à la Une m’a frappé de plein fouet : « La Russie au banc des accusés à l’ONU pour des crimes de guerre en Syrie »!

Qui sont les accusateurs?

Les USA, le R-U et la France. Trois membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, et aussi les trois principales puissances de l’OTAN qui mènent et soutiennent des guerres d’agression en Afrique, dans les Balkans et dans tout le Moyen-Orient depuis 1989, c’est-à-dire depuis que, pensant avoir « gagné » la Guerre froide contre l’ex-URSS, elles cherchent à imposer leur Hégémonie globale par des guerres barbares permanentes en ce 21è siècle!

Entre 2001 et 2011, ces trois puissances (nucléaires) de l’OTAN ont occupé et détruit l’Afghanistan, l’Irak et la Libye, faisant des millions de morts, blessés, sans-abris et réfugiés – mais elles n’en tiennent aucun bilan (« We don’t do Body Counts! »).

En 2011, elles décidèrent d’aller semer « la Démocratie par les bombes » en Syrie et, pour la première fois en 22 ans, elles frappèrent un double veto russo-chinois au Conseil de sécurité de l’ONU, la première résistance (juridique) que l’OTAN ait rencontrée sur sa marche infernale depuis la fin de la Guerre froide et la chute de l’URSS.

Les accusateurs de la Russie sont ces mêmes trois puissances de l’OTAN qui restent déterminées à effectuer un « changement de régime » illégal en Syrie, un État souverain membre de l’ONU. Ils y mènent depuis cinq ans des frappes aériennes illégales faisant des dizaines de milliers de victimes parmi les militaires et les civils, les travailleurs de la santé, les personnels humanitaires, les employés de médias (mais « We don’t do Body Counts! »).

Elles y ont aussi des forces spéciales au sol, et elles et leurs alliés régionaux arment et appuient des Djihadistes auto-proclamés de tous poils, dont l’ISIS/Daech et Jabhat al-Nousra, coordonnant avec ceux-ci les opérations pour renverser le gouvernement légitime du président Bachar al-Assad.

(…)

jooneedjkhan

Maria Zakharova, portre-parole des Affaires étrangères russes, à gauche, et Samantha Power, ambassdadeure US à l’ONU.

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Je cherche un journal quand j’ai du temps à tuer, espérant y trouver un sudoku diabolique pour meubler mon attente. Lundi, j’ai pris une copie du journal Métro, la mc-feuille-de-chou vouée à flatter le confort urbain des Montréalais, et un titre à la Une m’a frappé de plein fouet : « La Russie au banc des accusés à l’ONU pour des crimes de guerre en Syrie »!

Qui sont les accusateurs?

Les USA, le R-U et la France. Trois membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, et aussi les trois principales puissances de l’OTAN qui mènent et soutiennent des guerres d’agression en Afrique, dans les Balkans et dans tout le Moyen-Orient depuis 1989, c’est-à-dire depuis que, pensant avoir « gagné » la Guerre froide contre l’ex-URSS, elles cherchent à imposer leur Hégémonie globale par des guerres barbares…

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Commémoration du 9e Anniversaire de l’assassinat de Freddy Villanueva par le SPVM

Quelques photos prises lors de la Vigile commémorant le 9e anniversaire l’assassinat de Freddy Villanueva le 9 août 2008 à Montréal-Nord par l’agent du SPVM, Jean-Loup Lapointe

https://lacrap.org/la-face-cachee-de-jean-loup-lapointe-ou-la-petite-histoire-d%E2%80%99une-ordonnance-de-non-publication

 

Freddy Villanueva

 

La solidarité est notre arme !

 

Fuck the police!

 

ConférencierEs de la Vigile

 

Viviane Michel, Chef Autochtone bien connue

Résistance!

Nous vaincrons!

 

Face à la répression, la solidarité est notre arme!

Un drapeau fasciste « KEK » se manifeste lors de la manif « Fuck the 150th » à Montréal pour perturber la manifestation

Au cours d’une manifestation principalement organisée par les anarchistes, mais dont certains communistes ont également prit part, un « manifestant » affichant un drapeau vert avec le signe KEK au centre sur un fond de drapeau de la Wehrmacht avec la « Croix de fer » a essayé de perturber la manifestation. Nous avons donc effectué une petite recherche pour en savoir un peu plus sur ce « drapeau ». Nous n’avons trouvé qu’un seul article jusqu’à maintenant dont vous trouverez le copier-coller et la source ci-dessous.

 

Au Vieux-Port de Montréal le 1er Juillet 2017

 

Activists from the’Alt-Right’ played a key role in the US presidential election. In their online rantings, they frequently claim to worship a mythical creature called ‘Kek’. But, who is he, and what does he really stand for?

After Donald Trump’s stunning presidential election victory, much attention has been devoted to the ‘Alt-Right’. This vast, leaderless digital activist movement positions itself on the American right; But it rejects basic tenets of constitutional conservatism, such as limited government, fiscal prudence and inalienable individual rights in favour of white supremacist identity politics. The Alt-Right has become such a nexus of controversy even Donald Trump has had to disavow of their support.

As the Alt-Right rose to fame, their penchant for using seemingly bizarre coded symbols to spread racist propaganda has attracted heaps of attention. Even Democrat Presidential candidate Hillary Clinton sought to capitalise on this. Her campaign highlighted the fact that the Alt-Right’s mascot, the green cartoon frog Pepe, is « associated with white supremacy. »

Its easy to understand why the Alt-Right turned the ugly, bile-green amphibian into their flagbearer of choice. Long-before the Alt-Right started to misuse him, Pepe was already one of the most popular, totally non-political memes, internet culture injokes, among Millennials and Generation X. Hijacking him and morphing him into their propaganda vehicle allowed the Alt-Right to attract the attention of a whole lot of young internet users who would never have bothered reading a traditional political article or op-ed.

Not so easy to understand, for many commentators, has been the Alt-Right’s obsession with a mythical ancient Egyptian deity called Kek; Despite the barn-storming popularity he has enjoyed among Alt-Right fanatics. On Reddit’s, The_Donald sub-forum, the possibly largest Alt-Right influenced space on the internet, Kek has been mentioned over 4000 times. Compare that to just 1098 mentions of Jesus, 728 mentions of the Bible, to a mere 277 references to Jefferson and only 389 mentions of George Washington.  Clearly the Alt-Right care far more about the little-known Middle Eastern deity Kek than about traditional figureheads of American conservatism, such the Founding Fathers, or in the case of the religious Right, Jesus Christ.

In fact, one of the most popular posts on The_Donald subreddit even depicts Kek as Jesus personified, and Alt-Righters frequently address him in worshipful language. 

Where Kek has been mentioned in news coverage of the Alt-Right, journalists usually don’t explain why exactly the racist Alt-Righters have turned him into to their idol. And even if they try, they don’t usually get beyond noting that Kek is the « ancient, androgynous Egyptian deity Kek: god of chaos, darkness… ». They also note Kek was sometimes represented as  frog-like in Ancient Egypt, which may link in with the Alt-Right’s ugly Pepe obsession.

Of course, the fact that Kek is associated with darkness and chaos may well explain why the Alt-Right chose Kek, of all the many Egyptian gods they could have selected. Just like some of the post-modernist student far-left, the Alt-Right rejects universalism, the concept of truth and ethical morality.  Alt-Rightists favour the primacy of a subjective, emotional, collectivist racial sense of belonging over timeless ideas like individual human dignity, individual rights and free market rationality.  In that sense, the Alt-Right is a classical Anti-Enlightenment movement, that seeks to keep people trapped in the emotional safe space group-think of Plato’s cave, rather than allowing them to enter a rational, free-thinking world where reason and truth can challenge and offend emotive identities.  No wonder they would prefer the darkness of the cave over the light of reason.

But why would Alt-Righters, who loathe Middle-Eastern peoples and cultures, worship an ancient Middle Eastern God?  Why would snowflake racists who never stop whining about the « decline of White, Western Civilisation » fall in love with an ‘Oriental’ deity? After all, a large number of Neo-Nazis even reject modern Western Christianity because they view it as « too Jewish », »too Semitic », « too Middle Eastern » and wah, wah, wah (nevermind the long history of medieval European Christian anti-Semitism).

The decentral, and disorganised way in which the Alt-Right works makes it hard to chart the origin of their symbols, let alone to find Alt-Righters engaging in a detailed discussion of why Kek and ancient Egypt were selected for reverence.

But here’s what we know. The Egyptian Pharaohs were some of the first and most vicious  Jew-haters in the ancient world.  American-Jewish columnist Jeff Jacoby once reflected on the similarities between the murderous persecution of Jews by Hitler and by the Egyptian Pharaohs. He wrote « Both were attempts at genocide — and in both cases the perpetrators justified their savageries by claiming that they were the real victims, threatened by the people they intended to wipe out. » Some historians have called Hitler « a twentieth-century Pharaoh » (see. chapter VI). So it shouldn’t be too surprising that Neo-Nazi Alt-Righters find something to like about Ancient Egypt.

In fact, Neo-Nazis have a long history of putting their other racial prejudices aside in order to collaborate with Anti-Semites who are not white. The German NPD party, for example, has had links to radical Islamist anti-Semitic group Hizb-ut-Tahrir. Individuals connected to Oklahoma neo-Nazi terrorist and mass murderer Timothy McVeigh may have had contacts with the Philippine Jihadist kidnapping gang Abu Sayyaf, according to a US congressional report. 

Alt-Righters themselves reference Exodus, the part of the Torah that records the Egyptian persecution of the Jews, in their discussions about the meaning of Kek. So, for example, in an Alt-Right thread about Kek worship, one racist rants « YHWH the Monotheistic Usurper had its Jewish progeny slander Egypt with their fake Holocaust-tier Book of Exodus. Kek is the herald of all the Old Gods, and he has every reason to hate the Jews and their demon YHWH. Abrahamism will feel his wrath ». In another Kek-focused online thread, a commenter chimes in « Your usurper Semite demon YHWH and its proto Communist spawn infuriated the Gods of Egypt, including Kek, when their chosen Jewsenites stole Egypt’s magic to make Kabbalah, and the slandered the very reputation of Egypt herself in the false book of Exodus. »

It also hasn’t escaped the notice of Alt-Righters that the legend of Exodus features a punitive infestation of frogs as one of the signs of divine condemnation of the Pharaoh’s anti-Semitic hatred.  In a movement as focused on a twisted sense of irony and post-modern inverted meanings as the Alt-Right, that may well explain why they have chosen to turn Kek, the frog-like Egyptian deity of darkness, into their modern super-God as they spread fascist Jew-hatred. On 4chan’s /pol/ forum, one of the birthplaces of the modern Alt-Right, this has been openly acknowledged.  One thread notes « Long time ago, Jews cursed egyptians with frog plagues to set their people free. Now 4chan is cursing Jews with plague of Kek’s? ».

Of course, many, probably even the vast majority of Alt-Righters who talk about Kek may not be aware of Kek’s modern day association with people who celebrate the ancient Egypt’s anti-Semitism. Just like the student radicals of 1968 mostly worshipped totalitarian mass-murderer Lenin because they thought it was a trendy, counter-cultural thing to do, many Alt-Righters may celebrate Kek because they see him as the en-vogue symbol for showing disdain towards mainstream democracy and social tolerance.

But that is exactly why critics of the Alt-Right must work to expose the ugly anti-Semitic hidden meanings that really lie behind the movement’s use of figures like Kek and Pepe. When the use of these symbols is exposed as yet another propaganda trick to subconsciously draw these people into a vicious cycle of stale, old Jew-Hatred and Hitler-Worship, the Alt-Right’s seemingly countercultural « meme-magick » loses its ‘coolness’ appeal to the disenchanted, internet-savvy teenagers they seek to recruit.

Some prominent Alt-Right activists, including the well-known vlogger RamzPaul were quick to dissociate themselves from the Hitler-Saluting shambles that Richard Spencer’s self-proclaimed Alt-Right victory conference earlier this month turned into. RamzPaul even suggested that it was over Alt-Right as a brand, now that it had been associated with the distinctively uncool aesthetics of the salutes. He wrote  « Most normal people can support the Alt Right ideas of self-determination, protection of borders, good trade deals, America First, etc. But normal people can’t support anything that is associated with Nazism … the brand is now impossible to rehabilitate. »

Just watch how quickly many Alt-Right followers will be running away from the movement’s core symbols when the public starts to recognise them for the hateful obsession they really represent.

Update 1 (27/11):Some readers have helpfully pointed out that long before the Alt-Right existed, the word Kek was used in a non-political sense as “as a substitute for lol/lul” in some online gaming sub-cultures. Kek, as a term, apparently gained this usage after forming part of one of the team languages during “World of Warcrafts early days”, years ago.

As mentioned in this article, the Alt-Right has a long-established habit of appropriating and completely redefining popular internet cultural references for their own twisted purposes. This article only deals with why Kek has become a revered deity for Alt-Right racists in recent time – there is absolutely no suggestion that earlier, non-racist users of the word Kek, particularly online gaming fans, attached the same meaning to it. 

While some online gamers may be shell-shocked to see what has become of Kek, Alt-Right activists have confirmed the accuracy of my research. Self-Proclaimed “Alt-Right, Race Realist” blogger Saboteur365 responded to my article writing “Maybe you’ve seen references to Kek on alt-right websites. When Donald Trump won the presidential election (which is now in doubt due to the Crooked Hillary recount issue, which is shaping up to be big), I saw a lot of “Praise Kek” comments on friendly sites. The author of this piece is hostile to the alt-right, but he appears to have the story of Kek correct.”

 

P.S.: Nous sommes désolés de ne pas avoir trouvé aucune information en français jusqu’à maintenant sur ce drapeau

 

Cliché montrant le drapeau KEK affiché par un Black dans le Vieux-Port de Montréal

 

Source: https://www.byline.com/column/58/article/1372

 

Syrie, Turquie, Kurdistan : rencontre avec un guerillero maoïste de la TiKKO

Partisan Magazine a eu le plaisir d’interviewer un révolutionnaire ayant combattu au Rojava durant plusieurs mois dans les rangs de la TiKKO [1]. L’occasion pour nous qu’il présente son organisation et ses choix tactiques et stratégiques quant à la situation en Syrie, en Turquie et également au Kurdistan.

Peux tu présenter la TiKKO et ses objectifs ?

La TiKKO est une guérilla maoïste, bras armée du TKP-ML [2] qui mène la guerre populaire en Turquie et au Kurdistan de Turquie dans le but de renverser l’Etat fasciste de Turquie.
Fondé en 1972, le TKP/ML a pris la relève de l’ancien TKP [3] dans son rôle de leader du prolétariat de Turquie, le considérant comme révisionniste, ne reconnaissant plus le marxisme-léninisme, chauvin, n’ayant aucune critique du fascisme kémaliste [4] qui a fondé la République de Turquie, et à propos de la question nationale kurde.
Le TKP/ML est connu pour avoir le premier reconnu l’existence et lutter pour les droits de la nation kurde en tant que telle. Dans un pays où l’histoire est écrite avec le sang des massacres, génocide, des multiples coups d’États et avec son éducation extrêmement nationaliste, le TKP/ML est aussi connu pour sa critique du kémalisme qu’il reconnaît comme fasciste, son soutien aux luttes du peuple arménien et aux alévis auxquels il est très lié.
Il est la première organisation à fonder une guérilla, principalement implantée dans un premier temps dans les régions alévie et kurde à l’Est du pays.

Vous participez, notamment au sein du Bataillon International de Libération, à la lutte au Rojava. Peux-tu nous en dire les raisons ?

Lorsque le processus révolutionnaire au Rojava a été menacé avec la Bataille de Kobanê, le TKP/ML-TiKKO a accompli son devoir internationaliste en étant présent aux côtés du peuple kurde et en aidant à renforcer la muraille de la résistance face à l’organisation fasciste DAECH. Depuis la TiKKO est présente au Rojava et a participé à la fondation du Bataillon International de Libération avec d’autres organisations révolutionnaires et internationalistes de Turquie, mais pas seulement, de Grèce et de l’État espagnol aussi.

Cette expérience de la lutte dans l’unité au Rojava a fortement contribué à l’édification du front uni révolutionnaire en Turquie entre nos différentes organisations, qui jusqu’alors travaillaient chacune de son côté. Nous en voyons le résultat avec le HBDH, le Mouvement Révolutionnaire Uni des Peuples.

Quelle est l’évolution de la situation ?

La situation sur place est bonne. Le moral dans notre camp est très bon. Depuis la bataille de Kobanê, les YPG [5] n’ont connu aucune défaite, les troupes ne cessent de s’élargir et bientôt les 3 cantons du Rojava pourront être reliés.

Notre camp dépasse à présent la question kurde. La lutte contre le fascisme de DAECH a amené les YPG à fonder les Forces Démocratiques Syriennes, qui rassemblent des groupes arabes, kurdes, syriaques… Mais a aussi élargi le front dans les territoires arabes de Syrie, comme à Manbij et Rakka, en proposant une réelle alternative aux rebelles djihadistes pions des impérialistes occidentaux et de la Turquie, et au régime criminel d’Assad pion de la Russie.

Que penses-tu de l’intervention américaine sur place, et notamment des récentes frappes aériennes de l’administration Trump ?

A propos de la "récente" intervention américaine, je pense qu’il faut se réveiller un peu. Les États-Unis sont présents depuis le début dans la guerre civile syrienne. Et son but, nous le connaissons aussi depuis le début : le pétrole. Il va continuer à aider un côté puis l’autre pour faire durer une situation de guerre de plus en plus insoutenable, jusqu’à apparaître comme le sauveur de la Syrie, soutenu par les pays de l’OTAN, et ainsi intervenir directement avec un rapport de force qui lui permettra de faire de la Syrie une nouvelle province américaine avec à sa tête un gouverneur américain comme en Irak.
Depuis la Bataille de Kobanê, les États-Unis livrent des armes et de la logistique au YPG et bombardent en se coordonnant avec le commandement du YPG. Il est vrai que dans la mentalité du peuple qui subit la guerre, ces aides sont vues comme une nécessité et l’intervention américaine est bien vue par les combattants et les combattantes des YPG. Cependant les cadres du PYD assurent connaître les réelles intentions des Américains et qu’ils n’y céderont pas. De notre point de vue révolutionnaire et communiste, bien évidement nous nous méfions de tout rapprochement avec les impérialistes, qu’ils soient américains, russes ou européens. Même en ne faisant qu’accepter de l’aide, les YPG leur tendent la main, et vu l’appétit sans fin des Américains, nous savons qu’il ne sera pas possible de leur donner cette main sans qu’ils en profitent pour s’emparer de tout le bras. Les YPG pensent qu’ils utilisent l’un et l’autre de manière égale, mais ce n’est pas possible. Cependant, nous, en tant qu’internationalistes, nous ne sommes pas là pour les YPG mais pour le peuple kurde et surtout contre l’organisation fasciste DAECH. Nous sommes toujours présents là-bas avec ce que nous a appris notre leader fondateur Ibrahim Kaypakkaya [6] . Il disait que les communistes ne devaient pas utiliser comme excuse l’intervention impérialiste pour ne pas soutenir la juste lutte de libération de la nation kurde [7].
Nous entendons les critiques apportées par les organisations se réclamant révolutionnaires en Turquie comme en Europe, critiquant les YPG qui acceptent l’aide impérialiste et le fait que nous soyons toujours présents là-bas malgré cela. Toutes ces voix nous proviennent de très loin, car ce sont des personnes qui sont loin des réalités de la guerre et de la révolution au Rojava, ce sont toutes des personnes et des organisations qui ne sont pas venues sur place soutenir. La réponse que j’ai à leur faire est qu’elles ne devraient pas utiliser cette excuse pour ne pas accomplir leur devoir. C’est ce que Kaypakkaya disait lorsqu’il répondait aux "révolutionnaires" de Turquie qui refusaient de reconnaître la justesse du droit à l’auto-détermination des kurdes, sous prétexte qu’à une époque elle avait été soutenue par les Anglais pour mettre la république turque nouvellement ’indépendante" en situation de faiblesse. Or comme Kaypakkaya le soulignait là, en prenant ce positionnement, ces "révolutionnaires" se retrouvaient à défendre les intérêts de la classe dominante turque, face à un peuple écrasé. Le rôle des révolutionnaires et des communistes des pays impérialistes ou de Turquie est de lutter contre leurs propres classes dominantes nationales, ce qui, d’un point de vue internationaliste, est une manière de soutenir les peuples qui subissent leurs attaques, mais au lieu de cela ces groupes ou personnes critiquent les Kurdes du Rojava qui acceptent le soutien de ces pays.

Le récent référendum en Turquie visant à renforcer le pouvoir du régime réactionnaire d’Erdogan a vu la victoire du « Oui » d’une très courte majorité. Comment analysez-vous cette nouvelle étape ?

Nous pouvons nous permettre de perdre des batailles, mais nous ne perdrons pas la guerre. Dans le contexte du référendum, ce qui était important pour nous ce n’était pas le résultat mais bien le travail que nous avons pu mener autour. Nous savions déjà que même si le "NON" l’emportait, comme c’est le cas, les résultats seraient modifiés en faveur d’Erdogan, car le renforcement du pouvoir dictatorial d’Erdogan voulu par ce référendum ne faisait que légaliser une situation déjà palpable en Turquie. Du coup, du point de vue de la répression des mouvements sociaux, des révolutionnaires, des droits démocratiques, de la liberté de la presse ou des massacres déjà perpétrés, cela ne va pas changer beaucoup. Par contre, cette campagne nous a permis de construire un front uni et fort contre Erdogan et l’AKP en élargissant les frontières de nos terrains d’interventions à celui des sympathisants traditionnellement réactionnaires proches de l’AKP et du MHP. Jusqu’à maintenant la Turquie était nettement divisée, entre réactionnaires d’un côté et kurdes, alévis, arméniens, turques démocrates et révolutionnaires de l’autre. Il était très difficile aux organisations révolutionnaires de descendre vers les bases des organisations réactionnaires, nous ne trouvions pas les arguments, l’approche à avoir face à un mur d’esprit cimenté par le nationalisme et la religion. Le sujet de ce référendum et la campagne du "NON" nous a permis de mettre en contradiction les intérêts des bases sympathisantes d’Erdogan avec les intérêts d’Erdogan lui-même. De même lorsque la direction bourgeoise du parti d’extrême-droite MHP a appelé à soutenir Erdogan pour protéger ses intérêts économiques, elle s’est retrouvée dans une situation inédite où sa base et ses cadres ouvriers syndicaux lui ont clairement répondu "NON". Nous avons profité de cette situation pour entrer dans des quartiers, dans des villages, dans des usines auxquels nous n’avions pas accès jusqu’à présent. C’est ainsi que nous analysons cette période de référendum. De plus la campagne a été concluante car comme nous le savons, en réalité le "NON" l’a emporté avec une large majorité et est en tête dans toutes les plus grandes villes. Il nous faut à présent développer ce potentiel dans le but d’organiser le prolétariat dans un front uni dirigé par les révolutionnaires contre le régime d’Erdogan.

Propos recueillis par l’OCML VP – Avril 2017

Source: http://www.ocml-vp.org/article1796.html