Georges Ibrahim Abdallah à la fête de Rouge Midi ce 8 juillet 2018

Georges Abdallah était à l’honneur, dimanche 8 Juillet, à la Fête de Rouge Midi organisée par Rouges Vifs/ANC 13.

➣ Stands : BDS, FUIQP, ex-Fralib, entre autres participants…
➣ Débats : luttes passées et actuelles, syndicalisme et politique…
➣ Jeux, musique et restauration…

A l’issue de cette fête, un message de Georges Abdallah https://sd-5b.archive-host.com/membres/up/29b72e7b8387d2014690b4aea20c293508c66477/docs/GA_Rouges_Vifs_080718.pdf a été lu par une camarade du FUIQP :

Cher-e-s Camarades, cher-e-s ami-e-s,

Me permettre de participer aux activités proposées aujourd’hui à la faveur de la fête de « Rouges Vifs » m’honore au plus haut degré et m’apporte beaucoup de votre enthousiasme et votre détermination.

Bien entendu Camarades, par le temps qui court, les diverses expressions de la lutte et les espoirs et les problèmes qui leur sont inhérents imprègnent l’ambiance générale de toutes nos festivités…

Ainsi, nous ne pouvons pas être indifférents, mais plutôt plus qu’admiratifs à l’endroit de nos camarades cheminots qui s’opposent avec détermination au gouvernement qui veut leur infliger une défaite historique. Depuis plus de trois 3 mois, ils mettent en jeu à travers leur grève le rapport de force entre les classes sociales dans ce pays…

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit des masses populaires palestiniennes et les combattants de la Résistance qui s’opposent courageusement à la barbarie de la soldatesque sioniste et les hordes des colons dans des conditions particulièrement difficiles.

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit de ces masses populaires du Rif qui font face à la répression du gouvernement marocain à travers ce « Hirak » revendicatif et solidement ancré dans le tissu populaire…

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit de nos camarades communistes et nos camarades Kurdes qui font face au régime fascisant en Turquie…

Nous ne pouvons pas être indifférents face aux massacres orchestrés par les impérialistes à travers les potentats de l’Arabie Saoudite et du Golfe au Yémen…

Bien entendu Camarades, la liste est loin d’être exhaustive et on peut l’allonger encore et encore ; il suffit de jeter un coup d’oeil rapide sur la situation en Afrique pour se rendre compte de la destruction généralisée imposée par les diverses interventions impérialistes à tout un continent.

Des milliers d’hommes et de femmes, dont les conditions existentielles les poussent à se jeter à la mer dans l’espoir de trouver un quelconque avenir différent de celui que le système capitaliste réellement existant leur a réservé dans leurs divers pays.

Camarades,

Ne pas être indifférents aux divers processus de lutte susmentionnés, c’est à priori, ne pas faire abstraction de la dynamique globale qui structure et façonne les rapports entre les forces sociales protagonistes de tous ces processus.

Certainement ce n’est pas le moment ni le lieu les mieux appropriés pour développer ces propos. Seulement peut-être serait-il utile de se rappeler que de nos jours, nous vivons tous sous l’hégémonie du capital mondialisé. Aucun pays ne peut échapper complètement au mécanisme destructeur de cette hégémonie. C’est ce « capitalisme mondialisé » à savoir le capitalisme réellement existant, qui est en crise. Les processus des luttes susmentionnés s’inscrivent dans cette crise. C’est contre ce capitalisme que les communistes et tous les protagonistes révolutionnaires devront vaincre pour vaincre la barbarie… et c’est bien pourquoi on ne pas faire abstraction de la dynamique globale qui structure et façonne les rapports entre les forces sociales protagonistes de tous ces processus de lutte, aussi bien en France qu’en Afrique que dans les diverses entités du monde arabe.

La crise du capitalisme moribond dans sa phase de putréfaction avancée est la crise du capitalisme mondialisé. Bien entendu, encore faut-il aller plus loin que le simple constat de ses manifestations immédiates, et mettre en évidence les causes profondes de cette crise insurmontable du capitalisme, et par là même démasquer l’inanité des différentes propositions réformistes qui fleurissent ces jours-ci en France ou ailleurs en Europe dans les milieux de la gauche social-démocrate et surtout électoraliste… Pas de sortie de crise dans le cadre du capitalisme. On ne le répète jamais assez : le capitalisme mondialisé est le capitalisme réellement existant aujourd’hui, et l’agonie de son monde ne s’achèvera que dans le dépassement du capitalisme vers le communisme et certainement pas à travers des compromis dits historiques et autres illusoires tentatives de sauvegarder les acquis d’un soi-disant capitalisme démocratique à visage humain, mais plutôt à travers la lutte implacable de « classe contre classe ».

Les démocrates réformateurs nous promettent des mesures étatiques qui opéreraient contre les exigences du capital mondialisé… et oui rien que ça ! L’État ne serait plus le fondé de pouvoir du capital ! Il ne serait plus le « fonctionnaire du capital » ; par enchantement il va favoriser les intérêts des masses populaires contre le capital !
Camarades, certainement il y a place pour d’autres futurs que la soumission aux diktats impérialistes dont on voit, à longueur de journées, les néfastes conséquences de leur mise en oeuvre sous forme de destructions de villes entières et de dépeçage des États quelque peu contestataires avec les cortèges de morts, de déplacés et autres migrants.

« … les communistes ne se distinguent des autres partis prolétariens qu’en ce que, d’une part, dans les différentes luttes nationales des prolétaires, ils soulignent et font valoir les intérêts communs à l’ensemble du prolétariat, indépendamment de la nationalité et que, d’autre part, dans les différentes phases du développement que traverse la lutte entre prolétariat et bourgeoisie, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité. »
« … les propositions théoriques des communistes ne reposent nullement sur des idées, des principes inventés ou découverts par tel ou tel réformateur utopiste. Elles ne sont que l’expression générale des rapports réels issue d’une lutte de classes existante, d’un mouvement historique qui s’opère sous nos yeux. »

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité, toute la solidarité avec les cheminots et les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous et toutes mes plus chaleureuses salutations
Votre Camarade Georges Abdallah
dimanche 8 juillet 2018

 

Abattre le capitalisme

Construire le solidarité

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/g/georges-abdallah-a-la-fete-de-rouge-midi/

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Manifestations antiracistes et antifa à Montréal

Près de 300 membres des groupes La Meute et Storm Alliance ont manifesté dimanche après-midi au centre-ville de Montréal contre ce qu’ils nomment« l’immigration irrégulière ». Au même moment, environ 200 militant.e.s de « gauche » qui s’étaient rassemblé.e.s à la Place Valois dans le quartier Hochelaga se joignent au point de rassemblement du centre-ville de Montréal des groupes d’extrême-droite pour dénoncer cette prise de position qu’ils qualifient de «discours haineux» et essaient de confronter les racistes.

Ils sont cependant restés à l’écart, alors qu’une importante surveillance policière est sur place pour ériger des périmètres de sécurité et empêcher que les deux manifestations en viennent à s’affronter directement.

Peu après 14 h, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) indiquait que la manifestation se déroulait bien, qu’elle maîtrisait la situation : pas de casse ni de débordements. Le SPVM n’a pas voulu préciser le nombre d’agents sur place pour surveiller l’événement.

La Ville de Montréal « très préoccupée »

Du côté de la Ville de Montréal, le conseiller Alex Norris, qui est aussi président de la Commission de la sécurité publique, indiquait mardi que « même l’extrême droite a le droit de s’exprimer, pourvu que ça ne sombre pas dans la promotion de la haine et des crimes haineux ».

Au cours de cette même réunion publique, la responsable de la sécurité au sein de l’administration de Valérie Plante, Nathalie Goulet, s’est quant à elle dite « très préoccupée par les manifestations d’extrême droite qu’on voit arriver à Montréal ».

« Mettre dos à dos l’idéologie raciste, homophobe, sexiste des groupes d’extrême droite et les antifascistes, ce n’est pas une solution. Ce n’est pas du tout la même chose », a-t-elle déclaré.

« Vouloir protéger les deux groupes, pour moi, ce n’est pas une stratégie de contrôle de foule qui est possible à terme », a-t-elle ajouté.

Une caravane de bienvenue

Des militant.e.s soutenant les demandeurs d’asile étaient à la tête d’une caravane, dimanche, à la frontière canadienne à Saint-Bernard-de-Lacolle. Celle-ci sera présente durant trois jours, dans le but d’indiquer aux migrants qu’ils sont les bienvenus au Canada. Les militants de la caravane comptent également sensibiliser les citoyens des municipalités des alentours à la réalité de ces personnes à la recherche d’une terre d’accueil.

 

Contre-manifestation « antiraciste »

Romina Hernandez, membre de Solidarité sans frontières, explique pourquoi elle participe à cette manifestation. « Nous, je pense qu’on n’est pas intolérants. En fait, ce qu’on dit, c’est qu’on soulève la question qu’il y a du racisme, du racisme systémique évidemment. Mais aussi avec les regroupements comme La Meute, c’est un racisme qui est direct et concret. »

« Nos ancêtres ont combattu les gens qui avaient des idées fascistes, racistes et je dirais même nationalistes. Je pense qu’aujourd’hui c’est notre devoir d’arrêter les gens qui vont avoir un discours [haineux] », affirme un manifestant pro-tolérance et inclusion.

Une autre marche « antiraciste » est aussi attendue à la tombée de la nuit, à 21 h, avec comme point de départ la place Émilie-Gamelin.

 

Abattre le capitalisme

Construire la solidarité

Appel international pour la libération de Khalida Jarrar, féministe et parlementaire palestinienne !

Plus de 220 organisations se sont unies pour demander la libération immédiate de Khalida Jarrar, féministe palestinienne et parlementaire de gauche emprisonnée. Jarrar, l’un des principaux défenseurs des droits des prisonniers palestiniens, a été emprisonnée sans inculpation ni jugement sous le régime de la détention administrative israélienne pendant près d’un an.

 

Les organisations qui ont exprimé leur soutien à la liberté de Jarrar comprennent des partis politiques, des groupes féministes, des groupes de solidarité avec la Palestine et de la communauté palestinienne, pour la justice indigène, pour l’abolition des prisons, des organisations de défense des droits de l’homme etc. de plus de 20 pays.
Jarrar a été emprisonnée depuis le 2 juillet 2017, lorsqu’elle a été arrêtée lors d’une descente de nuit à son domicile à El-Bireh par les forces d’occupation israéliennes. Le 14 juin 2018, elle a été informée que sa détention serait prolongée de quatre mois supplémentaires, une peine qui devrait être confirmée par un tribunal militaire israélien le 2 juillet 2018.

Nous appelons à des journées d’action pour la libération de Khalida Jarrar entre le 30 juin et le 2 juillet. Il est plus important que jamais que nos voix soient entendues et que nos actions soient visibles. Des manifestations sont déjà organisées à New York et ailleurs dans le monde. Vous pouvez télécharger des dépliants, du matériel et des pétitions pour rejoindre la campagne ici: http://samidoun.net/2018/06/take-action-to-free-khalida-jarrar-june-30-july-2-organize-for -liberté/
Vous êtes invités à ajouter le nom de votre organisation à la déclaration suivante pour demander la libération de la dirigeante palestinienne emprisonnée Khalida Jarrar ! Nous continuerons de mettre à jour cette déclaration et de la rediffuser avec d’autres signataires. Pour la signer, veuillez utiliser le formulaire ou envoyer un courriel à samidoun@samidoun.net avec le nom de votre groupe.

L’appel en anglais et en arabe sur le site de Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network

Liberté pour Khalida Jarrar !
Arrêt de la détention administrative !

Nous, les organisations signataires, nous nous associons afin de réclamer la mise en liberté de la dirigeante politique palestinienne Khalida Jarrar, personnalité de gauche, féministe, avocate des droits des prisonniers et membre du Conseil législatif palestinien. Elle est emprisonnée sans accusation ni procès depuis juillet 2017 – et, cette fois, l’occupation militaire israélienne vient de décider que sa détention serait prolongée de quatre mois supplémentaires.
Le 2 juillet 2017, avant l’aube, les militaires de l’occupation israélienne ont fait irruption au domicile de Khalida Jarrar. Peu après, elle a fait l’objet d’une ordonnance de détention administrative, c’est-à-dire d’un emprisonnement sans accusation ni procès. Khalida Jarrar est l’une des quelque 450 Palestiniens emprisonnés en détention administrative, un vestige du Mandat colonial britannique repris par l’occupation israélienne pour incarcérer des milliers de membres et de dirigeants politiques de la communauté palestinienne. Actuellement, quelque 6 100 Palestiniens dont détenus dans les prisons israéliennes.

En décembre 2017, sa détention a été prolongée de six nouveaux mois. Et, cette fois, une autre ordonnance militaire déclare qu’elle sera emprisonnée durant quatre mois supplémentaires. Les ordonnances de détention administrative peuvent être émises pour six mois à la fois et elles sont renouvelables à l’infini. Sous le coup de ces ordonnances, des Palestiniens peuvent passer des années en prison d’un seul tenant et ils ignorent quand ils pourraient être libérés, en admettant qu’ils le soient un jour.

Comme le fait remarquer Addameer, « cette pratique de la détention arbitraire constitue une violation grave des lois internationales et des normes des droits de l’homme, tout particulièrement des articles 78 et 72 de la Quatrième Convention de Genève, qui stipule que toute personne accusée a le droit de se défendre. Cette pratique enfreint également l’article 66 de cette même Quatrième Convention de Genève ainsi que les règles fondamentales d’un procès équitable ».

Le 2 juillet, une session du tribunal militaire israélien est prévue afin d’approuver l’ordonnance de détention. Jarrar, à l’instar de tous les détenus administratifs, a boycotté ces séances depuis février, puisqu’elles ne sont que des sessions d’approbation utilisées comme façades pour « cautionner » l’emprisonnement arbitraire des Palestiniens.
Khalida Jarrar est une dirigeante politique palestinienne représentant le Bloc Abu Ali Mustafa, allié au Front populaire (de gauche) de libération de la Palestine au sein du Conseil législatif palestinien. Elle dirige fréquemment et activement des manifestations et des actions populaires pour la liberté de la Palestine, en sa qualité d’avocate de longue date des prisonniers palestiniens et d’ancienne directrice exécutive d’Addameer (association de soutien aux prisonniers et des droits de l’homme), au sein de laquelle elle fait toujours partie du conseil de direction. Elle est également présidente du Comité des prisonniers du Conseil législatif palestinien.

Khalida Jarrar est également active au sein du mouvement des femmes palestiniennes depuis l’époque où elle était étudiante à l’université et où, en compagnie d’autres étudiantes, elle organisait l’opposition à l’occupation. Elle est également une organisatrice en vue des événements de la Journée internationale des femmes en Palestine, en étroite coordination avec d’autres organisations des femmes palestiniennes. « Les femmes palestiniennes sont des partenaires à part entière de la lutte palestinienne », insiste-t-elle.

Khalida Jarrar est profondément engagée dans le combat visant à réclamer devant la Cour pénale internationale des comptes aux dirigeants israéliens responsables de crimes de guerre. Elle est membre d’une commission palestinienne chargée de transmettre à la cour internationale plaintes et dossiers sur les incessants crimes israéliens contre le peuple palestinien, depuis les attaques contre Gaza, la confiscation de terres, la construction de colonies illégales, jusqu’aux arrestations et emprisonnements de masse.

Depuis 1998, il lui est interdit de voyager en dehors de la Palestine occupée. En 2010, lorsqu’elle a eu besoin d’un traitement médical en Jordanie, elle a dû lutter pendant des mois dans une campagne publique avant de recevoir enfin une autorisation de sortie. En 2014, l’occupation israélienne a tenté de la chasser de force de son domicile à Jéricho et, en 2015, elle a été arrêtée et emprisonnée pendant 14 mois en raison de ses activités politiques.
La prolongation de la détention administrative de Khalida Jarrar constitue une tentative d’éliminer une dirigeante efficace et populaire du mouvement national palestinien. Particulièrement en ce moment, alors que les gens descendent dans les rues un peu partout en Palestine occupée et que des milliers d’entre eux manifestent à Gaza dans le cadre de la Grande Marche du Retour, les dirigeants de son calibre sont les cibles des arrestations et des emprisonnements dans une tentative de désamorcer le combat palestinien.

Khalida Jarrar est visée en tant que dirigeante palestinienne, en tant que voix palestinienne pour la justice et en tant que femme palestinienne active. Son emprisonnement constitue une attaque de plus de l’État colonial israélien contre le peuple palestinien en lutte pour la liberté, et la détention administrative ainsi que l’emprisonnement massif de Palestiniens sont deux des armes utilisées par Israël dans ses tentatives de briser le mouvement palestinien de libération.

Nous nous associons aujourd’hui pour réclamer la libération immédiate de Khalida Jarrar, la fin de la politique et pratique de la détention administrative, et la libération des prisonniers politiques palestiniens détenus en Israël. Nous nous engageons à lutter pour la justice au cours de manifestations, d’actions, en organisant et en intensifiant les actions BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre Israël, dans l’esprit de résistance même de Khalida Jarrar.

 

Formulaire de signatures en soutien à l’Appel internationalehttps://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccPrkKQFwbmwPB-2bQiIO-yuJNScnWOqvOtSU6d5g7GhSHUA/viewform

 

Source: http://www.couppourcoup31.com/2018/06/appel-international-pour-la-liberation-de-khalida-jarrar-deputee-palestinienne-et-feministe.html

 

Version originale anglaise et arabe sur le site de Samidoun Palestinian Prisonnier Solidarity Netwworkhttp://samidoun.net/2018/06/180-groups-demand-israel-free-khalida-jarrar-jailed-a-year-without-charge-or-trial/

 

Abattre le capitalisme

Construire la solidarité

Déclaration de Georges Abdallah – 23 juin 2018

À l’occasion d’une manif unitaire parisienne pour exiger sa libération immédiate, Georges I. Abdallah a fait cette Déclaration

 

Cher«e»s camarades, Cher«e»s ami«e»s,

Vous savez, quand on est dans ces sinistres lieux depuis une « petite éternité », on est submergé par une émotion considérable lors des initiatives solidaires…Ceci étant, à vous tous mes plus chaleureuses salutations au début de cette courte prise de parole…

Par ce temps de grandes luttes Camarades, vous savoir rassemblés aujourd’hui à Paris, me remplit de force et me réchauffe le cœur et surtout me conforte dans la conviction que c’est en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste / anti-impérialiste que l’on apporte le soutien le plus significatif à ceux et à celles qui résistent depuis des décennies derrière les abominables murs.

Certainement Camarades, ce n’est pas en cherchant des astuces judiciaires ici et là que l’on arrive à faire face à l’acharnement criminel « des fondés de pouvoir du capital » dont font l’objet les résistants en captivité, mais plutôt en affirmant la détermination inébranlable dans la lutte contre leur criminel système moribond. Nous savons tous camarades, qu’en dernière instance, c’est en fonction d’un certain rapport de forces que l’on arrive à arracher nos camarades aux griffes de l’ennemi. Ce dernier ne consent à lâcher prise que quand il se rend à l’évidence que le maintien en captivité de ces protagonistes révolutionnaires pèse plus lourd dans le processus de la lutte en cours que la menace inhérente à leur libération. Il ne s’agit pas de faire comme si nous ne savions pas, que la dite justice est toujours une justice de classe au service d’une politique de classe inscrite dans la dynamique globale d’une guerre de classe à l’échelle nationale et internationale. Certes, il y a les acquis sociaux qui nous permettent de mener des batailles sur le terrain judiciaire et inutile de rappeler qu’il faut les mener à bout ces batailles ; il n’en demeure pas moins Camarades, il arrive un moment où l’on doit se rendre compte, que la dite « raison d’État » fait toujours que la bourgeoisie s’assoit sur ses propres lois quand ses intérêts semblent l’exiger. Ceci dit toute démarche qui pourrait laisser supposer que l’on a intérêt à faire semblant est carrément contre-productive même si elle est animée de toutes les bonnes intentions.  Certainement, après tant d’années de captivité, il y a et il y aura toujours, dans nos rangs des ami«e»s et des camarades qui appellent à ce qu’on fasse encore quelque chose de judiciaire et que peut-être cette fois-ci etc. etc…

Bien entendu Camarades, ce ne sont pas les bonnes intentions qui manquent ; seulement en dépit de toute les souffrances de la longue captivité, il n’y a pas et il n’y aura pas de possibilité d’échapper à l’effort nécessaire au changement de rapport de forces, si l’on désire ardemment (comme le disent certains de mes proches) libérer nos camarades. Développons la solidarité en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste / anti-impérialiste et « notre vieille amie…» cette « vieille taupe qui sait si bien travailler sous terre » ne sera pas indifférente à nos efforts. C’est justement pourquoi Camarades, c’est d’une importance capitale de savoir et de pouvoir inscrire la démarche solidaire dans la dynamique globale de la lutte en cours.

La crise du capitalisme moribond dans sa phase de putréfaction avancée est déjà là devant nos yeux au niveau planétaire, aussi bien dans les centres du système que dans ses périphéries… Ce qui se passe ces jours-ci dans le monde arabe en général, et en Palestine en particulier (au Yémen au Bahreïn, en Syrie et en Libye aussi…), est plus qu’emblématique à ce propos. Les forces impérialistes de tous bords se livrent à une guerre pluridimensionnelle, reflétant d’un côté les contradictions inter-impérialistes et de l’autre côté une guerre impérialiste de pillage et de destruction. La bourgeoisie arabe dans sa plus grande majorité a choisi son camp sans fard… La Palestine au quotidien nous donne à nous tous des leçons d’abnégation et de courage d’une exceptionnelle portée. Plus que jamais les masses populaires palestiniennes, en dépit de toutes les traîtrises de la bourgeoisie, assument leur rôle de véritable garant de la défense des intérêts du peuple. Les martyrs jeunes et moins jeunes tombent par centaines, même les mains nues. Les impérialistes de tous poils ne s’offusquent même pas devant leur ami Bibi, l’hôte distingué de l’Élysée.

Il n’en demeure pas moins, traîtrise de la bourgeoisie ou pas, interventions impérialistes   directes ou indirectes, la Résistance continue et certainement elle continuera aussi longtemps que l’occupation durera. Tout naturellement les masses populaires palestiniennes ainsi que leurs avant-gardes combattantes en captivité, peuvent compter plus que jamais sur votre solidarité active.

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur de la Palestine et de sa prometteuse Résistance.

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité, toute la solidarité avec les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

La solidarité, toute la solidarité avec les cheminots et autres prolétaires en lutte !

Honneur aux Martyrs et aux masses populaires en lutte !

À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et autres réactionnaires arabes !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et toutes celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous Camarades et ami«e»s mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires.

Votre camarade Georges Abdallah

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/g/declaration-de-georges-abdallah-23-juin-2018/

Nuovo – Partito comunista italiano on ETA dissolution.

 

Basque Country

An army who learns from his own defeats is meant to win!

June 15, 2018

We circulate an article for our English-speaker correspondents by Comrade Ulisse, Secretary of the CC of the (n)PCI, published on the June issue of Resistenza, paper and online (www.carc.it) monthly of the CARC Party (Support Committees of the Resistance – for Communism) – Italy. We trust that this will be useful both to improve mutual knowledge between organizations working on the rebirth of the communist movement and to develop an analytic evaluation of the first wave of the proletarian revolution.

The Delegation of the CC of the (n)PCI

 

 

 

Basque Country

An army who learns from his own defeats is meant to win!

 

Between mid-April and early May of this year, ETA’s executives and militants (Euskadi Ta Askatasuna – Basque Country and Freedom) declared the organization dissolved and the struggle to make the Basque country (currently about 2.5 million of people in Spain and about half a million in France, over an area of about 20 thousand square kilometres) an independent and socialist country as ended. This was a struggle that ETA had begun in 1958, gathering the legacy of the centuries-old Basque resistance to the assimilation of their country imposed by the Spanish and French states.

In Italy and in other imperialist countries numerous exponents and groups of the bourgeois left took advantage of the declaration of dissolution to start making sermons on defeatism, liquidationism and wait-and-see attitude: « the world is bad but establishing socialism is an old-fashion idea and however impossible, or something of a distant and vague future in the best-case scenario; meanwhile, let’s see what happens and try to live as well as possible; we’ll adjust what we can. » To these words and to this dull, depressed spirited people, to this servile and resigned attitude, it is useless to oppose words. We must counteract their influence with action and not to trust their theses even in the fields where the bourgeoisie endorses them as experts: a dull person sees little and badly even when they try to see!

Actually, the declaration of dissolution of the organization propagated by ETA between April and May is the conclusion of a path that ETA undertook since 2009 with the cessation of the attacks, the relinquishment of guns and finally now with the dissolution of the organization. However, there are still many criminal proceedings ongoing in Spain and France, more than 600 prisoners (taking into account the population, the number is equivalent to 12,000 prisoners in Italy) in about 70 Spanish and French prisons and a large number of wanted, illegal immigrants or in exile: about 3 thousand people took part in the discussion of dissolution, and of the 1,335 (among active, prisoners and exiles) recognized as having the right to vote, 1,077 voted, of which 997 in favour. More important, the issue of class oppression and environmental destruction remains unsolved as well as the question of national self-determination: this is a problem that in the Basque Country (the country of Guernica) is still a concern, and today in a more serious way than it is in Catalonia, Corsica and Brittany. This issue is now combined with the growing intolerance in all European countries for the abolition of national sovereignty and the intolerance against bourgeois democracy itself, in order to subordinate the countries to the political institutions of the financial oligarchy: European Union, European Central Bank  and NATO. As for class oppression and the social and environmental chaos, they are well known in Italy as in the Basque Country.

The organs of the imperialist bourgeoisie and their parrots in the bourgeois left spread the rumour that, by dissolving the organization, the members of ETA apologized to all the victims of the attacks, including the torturers of state hit by ETA and the tyrants like Carrero Blanco, the designated successor of Franco whom ETA blew up in 1973. This is false. On May 19th, Sortu, the legal organization of the Basque left that in February 2013 took the place of Batasuna, outlawed by the Spanish government in 2003, held an assembly in the large stadium of Miribilla (Bilbao). More than four thousand people paid public tribute to the fallen and to the prisoners of ETA and indicated to the people their disdain for the torturers and oppressors, including those that ETA hit with the attacks carried out from the 60’s until 2009.

For the communist movement (intended as a movement of emancipation of the oppressed classes which wants to end the division of humanity into social classes) of European countries and of all the imperialist countries in general, the dissolution of ETA is the (perhaps definitive) end of a particular story within the movement’s general history. A general history marked by the difficulty encountered by the communists of the countries where the bourgeois society is older, to free themselves from the roots of the influence of the bourgeois society: trust in bourgeois democracy, economism (reduce the struggle of the oppressed classes to a struggle for economic demands), militarism (overvaluation of the role of weapons in class struggle). A question to which the Caravan of the (n)PCI, ((nuovo) Partito Comunista Italiano – new Italian Communist Party) and the P.CARC (Partito dei Comitati d’Appoggio alla Resistenza per il Comunismo – Party of the support committees of the resistance for communism) with it, has given an answer based on science and experience: obviously it is still missing definitive sanction, but we are with all our forces committed to give (and we must give) the definitive sanction of practical victory with the establishment of socialism. A question to which all those who want to put an end to the catastrophic course of things imposed on humanity by the imperialist bourgeoisie will have to answer: mobilizing and guiding humanity to make the epochal turn that is not only possible but indispensable for survival.

Which is the particularity in the history of ETA?

ETA formed and began its struggle when the first wave of the world proletarian revolution raised by the victory of Lenin and Stalin’s party in 1917 was at its peak. Khrushchev and the modern revisionists had only recently imposed the decisive turning-point towards the exhaustion of this wave with the XX Congress of the CPSU in 1956. The struggle begun by ETA was inserted in the struggle of the communist movement of all the peoples of Spain against the fascist regime that the Catholic Church and the armed forces headed by Francisco Franco and in various ways supported by all the imperialist, Nazi-fascist and democratic powers (France, Britain and the USA at the head) had imposed against the Popular Front. This had taken the head of the government of the Spanish Republic with the general elections of 1936. The civil war unleashed by the Church and by the coup leaders was ended in 1939 with the defeat of the communist movement. In 1945 in all Europe the fight against Nazi-fascism ended with the victory of the communist movement headed by the Soviet Union of Stalin, but this victory was not enough to revive the counter-offensive of the communist movement in Spain, confirming the limits of the Spanish communist movement for which it had lost the war in 1939. ETA was born in the Basque Country in the context of the lack of counter-offensive of the communist movement in Spain and the revolutionary impotence shown by the communist movement in France and Italy in the years after 1945.

ETA has been the most heroic and determined organization in Europe in pursuing national independence and the establishment of socialism, but it has not exceeded the above-mentioned limits of the European communist movement. It is no coincidence that today’s dissolution, like the turn of 2009, is not accompanied by an analytic evaluation of the first wave of the proletarian revolution and proposals for the history to come. Every militant is invited to return as he  sees fit between the people. Even among the 47 militants who voted against dissolution, it is not yet clear to us if someone has acted on the basis of an evaluation or a proposal for the future to come.

It’s valuable for us as an evaluation of the history of ETA what the comrade Giuseppe Maj wrote many years ago in the article La lotta per il diritto all’autodeterminazione nazionale nei paesi imperialisti (The struggle for the right to national self-determination in the imperialist countries) published in n. 34 (January 2004) of the magazine Rapporti Sociali: « The movements for national self-determination of small nations are facing a crossroads. One way is that of the leadership of the popular masses in the hands of the national bourgeoisie, the church and other local notables: these in their turn are linked by a thousand interests to the imperialist bourgeoisie of the dominant nation or of other countries. It is the path that leads the independence movement to submit to the manoeuvres and intrigues of the imperialist groups and states. The other way is that of the leadership of the working class that involves the rest of the proletariat and popular masses and also obliges the national bourgeoisie, the clergy and local notables to drag themselves along with the independence movement in order not to lose the support of the popular masses from which they draw their contractual strength whit the imperialist bourgeoisie. The leadership of the working class in the movement for the right to self-determination also implies a close relationship with the revolutionary movement of the popular masses of the dominant nation.

In the current situation of weakness of the communist movement, it also implies the help of the movements for independence to the development of the revolutionary movement of the popular masses of the dominant nation: a task that today almost all the independence movements of Western Europe do not yet pursue. In general, the development of the revolutionary movement of the popular masses of the dominant nation is also a necessary condition for the victory of the national movement. Indeed, it is difficult, though not impossible, that national movements such as those of the Basque, Breton, etc. peoples can win against the imperialist states of France, Spain, etc. if these are not also targets of the revolutionary movement of the French, Spanish, etc. » (1)

But the history of the communist movement has just begun (we celebrate this year the bicentenary of Marx’s birth) and the rebirth from the exhaustion of the first wave is underway. Humanity needs it and we Communists are at work.

 

Comrade Ulisse, General Secretary of the Central Committee of the (n)PCI

 

1. The full text (in Italian)

La lotta per il diritto all’autodeterminazione nazionale nei paesi imperialisti

by Giuseppe Maj is available at

http://www.nuovopci.it/scritti/RS/RS_34_01.2004/Supplemento/autodeterminazione_nazionale.html

 

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Source: http://nuovopci.it/eile/en/com2018/nPCI_statement_06.2018_ETA-dissolution.html

Sommet du G7: Un État policier au Québec ?

Y a-t-il un état policier au Québec ? En tout cas, c’est un sentiment légitime que l’on peut avoir avec le déploiement des forces de l’ordre auquel nous assistons à Québec pour le Sommet du G7. On peut également se poser légitimement la question si on a vraiment le droit  de manifester librement au Québec.

À peine quelques centaines de manifestanTEs ont osé défier l’important, imposant et intimidant dispositif policier antiémeute.

Selon le bilan officiel du Groupe intégré de la sécurité (GIS), trois personnes ont été arrêtées sur le terrain en lien avec cette manifestation.

Un homme de 32 ans a été appréhendé pour possession d’arme et bris de condition. Un suspect de 24 ans a pour sa part été arrêté pour possession de matière incendiaire et bris de condition.

Puis, un homme de 36 ans a été interpellé pour avoir proféré des menaces sur Internet. L’homme a rapidement été identifié par l’équipe de la cybercriminalité de la Sûreté du Québec (SQ).

« Les policiers du Service de Police de la Ville de Québec (SPVQ) ont ensuite été en mesure de cibler rapidement l’individu sur le terrain lors de la manifestation et ainsi procéder à son arrestation », a-t-on précisé.

Les trois hommes sont détenus et doivent comparaître aujourd’hui par voie de vidéo-comparution.

Aucun méfait sur la propriété n’a été rapporté et les manifestantEs ont suivi l’itinéraire prévu.

La marche anti-G7 était organisée par 45 groupes communautaires, dont le Regroupement en éducation populaire et action communautaire de Québec et Chaudière-Appalaches.

Les manifestantEs de tous âges, munis de pancartes et de porte-voix, ont scandé de nombreux slogans : « Le G7 ne nous représente pas », « Les groupes communautaires contre le G7 ».

Les participantEs s’étaient rassembléEs pour dénoncer ce qu’ils qualifient de caractère antidémocratique et de manque de transparence du Sommet, de même que les sommes qui y sont investies.

« On est contre cette rencontre. On croit que ces sommes exorbitantes, 600 millions, qui ont été investies auraient dû être investies ailleurs, notamment dans les services publics, les programmes sociaux, et les impacts auraient été bien meilleurs », dit Alice-Anne Simard, coorganisatrice de la manifestation.

La marche s’est tenue tout au long sous haute surveillance policière. L’escouade antiémeute accompagnait pas à pas les manifestants.

Sans préciser le nombre d’agents sur place, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a mentionné que le corps policier était constitué de 1000 personnes.

 

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Tous unis contre le G7! Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la régression et à la guerre!

Unis contre le G7! Tous contre le G7!

Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la

régression et à la guerre! 

Actions contre le G7 à Québec
 


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CALENDRIER D’ÉVÉNEMENTS

UNIS CONTRE LE G7!

 

Le Canada est l’hôte du Sommet du G7 qui aura lieu au luxueux Fairmount Manoir Richelieu à La Malbaie, dans la région de Charlevoix au Québec. Le sommet est précédé de rencontres ministérielles.

La Malbaie est une petite municipalité de 8000 habitants située à 150 kilomètres au nord-est de Québec. Les environs du sommet ont été entourés d’une clôture de 3,7 kilomètres de long et de 3,5 mètres de haut, ancrée dans des poteaux de ciment enfoncés 46 centimètres dans le sol. La clôture a coûté 3,8 millions $. Une prison temporaire sera établie près de l’aréna de Clermont, une municipalité voisine, au coût de 1 million $, selon la station de radio locale CIHO. Le budget pour les événements du G7 sera de 600 millions $, soit : 259 millions $ pour la sécurité, plus de 35 millions $ pour la Défense nationale, 2 millions $ pour le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et 1 million $ pour l’Agence des services frontaliers du Canada.

Ainsi, ce Sommet du G7, comme celui du G8 à Huntsville en 2010 et du Sommet du G20 de Toronto qui l’a suivi, les médias et la police essaient de créer de la peur et de l’incertitude par rapport aux manifestations afin de démobiliser le peuple et justifier la répression des droits au nom de la sécurité publique. Ils agissent ainsi en dépit du fait que ce sont les politiques néolibérales antisociales et antinationales des pays du G7 qui répandent la destruction dans le monde au moyen de l’agression économique et militaire.


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Le réseau cellulaire de Bell a aussi été amélioré dans la région pour satisfaire aux besoins de l’organisation des sommets. La fibre optique a aussi fait son apparition à La Malbaie qui possède maintenant une connexion internet plus rapide.


Carte montrant la distance entre la « zone de libre expression » et le site du sommet

La GRC a confirmé qu’une soi-disant « zone de libre expression » sera établie dans un « terrain vacant » derrière le Musée de Charlevoix qui est situé à près de deux kilomètres de l’hôtel où le sommet aura lieu. Pendant ce temps, pour détourner l’attention de ce qu’est le G7 et de l’opposition des Canadiens à l’offensive néolibérale antisociale que ces sommets mettent de l’avant, les médias parlent de possibles confrontations violentes. Les organisations qui se sont engagées dans l’organisation d’actions d’opposition ont bien fait savoir qu’elles vont s’exprimer contre le G7 et fournir de l’information sur les alternatives à son ordre du jour. [1]

L’exclusion du peuple de la prise de décision est partout présente dans le programme officiel du G7. La réalité contredit les prétentions du premier ministre Justin Trudeau qui afforme que le Sommet vise à « trouver des solutions concrètes en vue de promouvoir l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes, l’énergie propre et la croissance économique profitable à tous ». Selon Trudeau, « en tant que partenaires du G7, nous avons la responsabilité commune de nous assurer que tous les citoyens tirent avantage de notre économie mondiale, ainsi que de laisser un monde plus sain, pacifique et sûr à nos enfants et petits-enfants ».[2]

La réalité est que les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres à cause des stratagèmes néolibéraux supranationaux pour payer les riches, et le Canada et les autres pays du G7 essaient de détourner l’attention de cette réalité en parlant d’une « relance économique » prochaine et autres choses du genre. De plus,, les frasques du président américain Donald Trump, qui, à la veille du Sommet, a imposé des tarifs « pour des motifs de sécurité nationale » sur l’acier et sur l’aluminium importés par les États-Unis du Canada, du Mexique et de l’Union européenne, placent son ordre du jour à l’avant-scène et non celui de Trudeau.

« Les guerres commerciales sont en train d’usurper un sommet qui devait initialement être une occasion de vanter les succès de la reprise économique mondiale et elles testent sévèrement la résilience de l’alliance économique occidentale représentée par le G7, écrit l’agence Bloomberg News. Le FMI prévoit que l’économie mondiale va croître cette année et l’an prochain à son rythme le plus rapide depuis 2011. » Le président Trump vient détourner l’attention de tout cela en faveur des oligopoles de la sphère d’influence de l’impérialisme américain.

Quel que soit le thème central de la rencontre du G7, cela ne change rien au fait qu’il est inacceptable que le petit nombre de pays qui comprennent le G7 décident du sort des peuples du monde. Même un coup d’oeil rapide sur le site Web du sommet montre quels procédés régressifs suivent ces sommets internationaux pour priver de pouvoir les peuples du monde et faire en sorte que leurs préoccupations et revendications soient bloquées. À cet égard, la préoccupation première des peuples est que ces sommets se tiennent dans leur dos. Les décisions antisociales et antinationales qui seront prises au détriment des peuples vont être condamnées vigoureusement et les peuples du monde vont poursuivre leurs efforts pour changer la situation en leur faveur.

Tout en oeuvre pour dénoncer le G7 !
Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la régression et à la guerre !

Notes

1. Le Conseil des Canadiens soutient que « l’ensemble du Canada devrait être une ‘zone de libre d’expression’ et que c’est une violation des droits démocratiques que de garder les personnes qui veulent protester et s’exprimer sur les questions essentielles à l’ordre du jour hors de vue des dirigeants qui prennent des décisions touchant leur vie (à souligner que les décisions du G7 entourant les changements climatiques nous affectent tous et toutes) ».

Le Conseil informe qu’au 9 mai, 23 097 personnes avaient signé sa pétition contre la présence du président américain Donald Trump au Canada pour participer au sommet du G7.

Plusieurs groupes de la société civile appellent les organisations et le public à se mobiliser pour s’opposer aux politiques des dirigeants des sept pays les plus riches de la planète. Les activités organisées comprennent des rassemblements et des activités d’éducation populaire à Charlevoix. Une manifestation contre le G7 et pour l’ouverture des frontières aura lieu au Parc des Braves à Québec le jeudi 7 juin à 18 h ; il y aura d’autres actions le vendredi 8 juin à partir de 7 h 30 et le samedi 9 juin il y aura une marche, un forum alternatif et un spectacle, le tout dans la région de Québec. Le samedi 9 juin, le forum se déroulera de 10 h à 22 h, dans le parc de la fontaine de Tourny devant l’Assemblée nationale. Une manifestation est prévue à compter de 15 h à partir de ce point de ralliement.

« Nous lançons un appel à participer à cette mobilisation avec comme objectif d’exprimer une vision du développement économique et social respectueux des peuples et de la planète. Nous voulons présenter à la population une alternative au système que nous proposent les représentants des pays les mieux nantis », explique Christian Page, représentant de la Coalition pour un forum alternatif au G7.

« Le G7 fait partie du problème en favorisant la concentration du pouvoir et de la richesse entre les mains d’une élite économique de plus en plus restreinte. Pendant que les dirigeants se pavanent devant les caméras, les véritables problèmes que les États devraient régler sont mis de côté et c’est la population qui en souffre », affirme Marie-Ève Duchesne, porte-parole des groupes de Québec mobilisés contre le G7.

La coalition souligne les impacts négatifs des politiques néolibérales qui selon elle s’accentuent avec l’élection de Donald Trump à la présidence américaine. « Ce que propose Trump, c’est d’établir une nouvelle phase de l’offensive néolibérale. Sa poli tique est basée sur plus d’exploitation des énergies fossiles, plus de guerres commerciales et moins de réglementation pour les entreprises, et les positions du gouvernement Trudeau ne constituent pas une alternative valable à celles de Trump sur ce plan », dit Page.

« Nos revendications sont claires. Il faut s’attaquer à la crise climatique et à la perte de la biodiversité, lutter contre l’accaparement de la richesse et atteindre la justice sociale, interdire les paradis fiscaux et poursuivre les entreprises et les individus qui y ont recours, combattre l’exclusion des populations racisées et enrayer les courants racistes et d’extrême-droite, en plus de reconnaître le droit à l’autodétermination des peuples autochtones », déclare Duchesne.

2. Les thèmes principaux du gouvernement Trudeau pour le sommet du G7 sont :

– Investir dans la croissance économique qui profite à tout le monde
– Se préparer aux emplois de l’avenir
– Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
– Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre
– Construire un monde plus pacifique et plus sûr

 

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Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2018/Q48022.HTM#1