Quatre minutes pour comprendre la crise d’Oka de 1990

À l’été 1990, la Sûreté du Québec démantèle une barricade érigée par des Mohawks de Kanesatake dans la pinède d’Oka. C’est le début d’une crise majeure qui durera 78 jours. En quelques minutes de vidéo, retour sur les événements pour mieux comprendre la crise d’Oka.

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Vers une deuxième crise d’Oka?

Question d’informer nos lecteurs de la situation coloniale dans laquelle sont maintenus les Premières Nations au Canada, nous publions dans ce blog une présentation typique du genre de conflits auxquels les peuples autochtones du Canada font régulièrement face.

 

Les tensions sont à leur comble entre le maire d’Oka et le grand chef de Kanesatake. Dans un geste sans précédent, les deux hommes politiques ont rencontré tour à tour mercredi les citoyens de la municipalité, inquiets de voir se profiler une nouvelle crise d’Oka.

( Quatre minutes pour comprendre la crise d’Oka de 1990https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/729298/crise-oka-video-images-retour-evenements-1990?depuisRecherche=true )

L’église d’Oka n’était pas assez grande mercredi soir pour contenir les plus de 500 Okois conviés par le maire Pascal Quevillon à une séance d’information; quelques Mohawks, mais surtout des citoyens d’Oka venus poser des questions au maire ou simplement pour l’écouter.

Au cœur du litige : une entente récente entre le conseil de bande de Kanesatake et un promoteur concernant le transfert de terres contestées aux Mohawks. Le chef Serge Otsi Simon et le maire Quevillon, à couteaux tirés, communiquent depuis quelques mois par voie de mises en demeure.

Une deuxième crise d’Oka, c’est la mort du village, a lancé au micro Jocelyne Lefebvre, faisant écho aux préoccupations de ses concitoyens, entassés dans l’église par une chaleur accablante.

Loin de calmer les appréhensions de ses citoyens, le maire d’Oka a martelé que la pérennité de la municipalité est en péril, dénonçant du même souffle le mutisme du gouvernement canadien, avec qui les Mohawks négocient une compensation depuis plus d’une décennie.

Ottawa reconnaît la validité des revendications autochtones sur l’ancienne seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes, un territoire de 600 km2 promis aux Mohawks au 18e siècle, et accepte de les dédommager.

Mais selon le maire Quevillon, le gouvernement canadien devrait également aider sa municipalité. Ce que nous voulons, c’est nous faire respecter, a estimé le maire d’Oka, dont les propos étaient accueillis régulièrement par des salves d’applaudissements.

La rencontre avait pourtant commencé de bien mauvaise façon pour le maire, quand trois membres du conseil ont pris la parole pour se dissocier de lui. La conseillère du district de la Pointe-aux-Anglais Stéphanie Larocque a dénoncé ses propos racistes et incendiaires, avant de quitter sa place aux côtés du maire.

Les tensions territoriales enveniment les relations entre le conseil de bande et la mairie d’Oka depuis de nombreuses années. Mais le ton est monté d’un cran cet hiver quand le grand chef Simon a envoyé une mise en demeure au promoteur d’un projet immobilier sur des terres contestées, un geste vivement critiqué par le maire d’Oka.

Puis, récemment, le grand chef s’est entendu avec le propriétaire Grégoire Gollin, qui propose de transférer aux Autochtones une partie du terrain qu’il possède dans la pinède, épicentre de la crise d’Oka. Mais M. Gollin possède 95 % des terres développables à Oka, a déploré le maire lors de la rencontre, carte à l’appui.

Le chef Simon rassurant

À quelques mètres de là, à la Kanehsatake United Church Hall, le chef de Kanesatake avait organisé un peu plus tôt sa propre rencontre pour rassurer les résidents d’Oka au sujet du développement des terrains.
Lors d’échanges vifs mais courtois, quelques dizaines d’Okois sont venus faire part de leurs préoccupations au chef Simon. La crainte, c’est d’avoir de la marijuana partout dans le territoire, a soulevé le citoyen d’Oka Gilles Normandin. Un autre a affirmé s’être fait intimider par des Mohawks sur la route 344. Au Québec, ce ne sont pas des valeurs qu’on souhaite avoir, a-t-il affirmé.

Le grand chef Simon estime ne pas avoir les ressources suffisantes pour contrôler les comptoirs de cigarettes ou de cannabis qui se multiplient sur son territoire. Des doléances maintes fois réitérées par le chef de la communauté, qui n’a plus de police locale depuis 15 ans. Ce n’est pas une différence de valeurs, mais de ressources, dit-il.

Serge Otsi Simon fait par ailleurs face à de la dissidence dans sa propre communauté, ayant dû organiser la veille une rencontre avec ses concitoyens. Plusieurs d’entre eux reprochent au chef son manque de transparence en ce qui concerne son entente avec Grégoire Gollin.

Mercredi soir, de nombreux Mohawks ont assisté à l’une ou l’autre des deux rencontres, choisissant d’adopter un rôle d’observateur. Le maire Quevillon utilise des tactiques d’intimidation, et alimente les craintes sans connaître les faits, regrette Nicole, venue avec d’autres Mohawks chanter et jouer du tambour devant l’église d’Oka.

La militante mohawk Ellen Gabriel, qui était sur la ligne de front en 1990, était également présente à l’église, pour écouter ce que les gens ont à dire. Et puis aussi, je ne veux pas que les gens du village aient peur de nous. Nous vivons ensemble depuis 300 ans, après tout, souligne-t-elle.

La solidarité est notre arme !

« Il n’y aura pas une prison de plus ici », disent d’une même voix des groupes communautaires à propos de la décision d’Ottawa de confier le contrat d’entrepreneur général pour la construction d’une nouvelle prison migrante à Laval

QUOI : Conférence de presse
OÙ : 400 Montée Saint-François, Laval, QC H7C 1S7
QUAND : Lundi le 15 juillet 2019 à 10h30
CONFERENCIER·IÈRE·S :
Amy Darwish, Solidarité sans frontières
May Chiu, Association des juristes progressistes
Carmelo Monge, les Mexicain-es uni-es pour la régularisation
Marlihan Lopez, Fédération des femmes du Québec
Morgan McGinn, Climate Justice Montreal
etc.

Les journalistes sont invité·e·s à une conférence de presse en réponse à l’annonce, par Ottawa, du nom de l’entrepreneur générale qui sera responsable de la construction de la nouvelle prison migrante à Laval. Cette étape importante indique donc que la construction pourrait commencer très prochainement.

La conférence de presse aura lieu sur le site où la nouvelle prison est censée être construite.

Plus de soixante dix organisations ont déjà signé une déclaration ( http://www.solidarityacrossborders.org/fr/no-to-a-new-prison-for-refugees-and-migrants-in-laval ) les engageant à œuvrer contre la construction de la nouvelle prison migrante à Laval.

Le gouvernement fédéral a annoncé l’investissement de 138 millions de dollars pour la construction de deux nouvelles prisons migrantes, une à Surrey (Colombie-Britannique) et une à Laval (Québec). À ce jour, des contrats d’une valeur de cinq millions de dollars ont été accordés à deux firmes, Lemay et Groupe A.

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Source : Solidarité sans frontières

http://www.solidarityacrossborders.org/fr/background-immigration-detention-in-canada-and-the-new-refugee-prison-in-laval

Répression anti-palestinienne en Allemagne: l’écrivain palestinien Khaled Barakat interdit de parler

Compte tenu de la gravité et de l’urgence que la situation impose en Palestine, et ailleurs, quant aux droits et libertés, nous avons traduit l’article de Samidoun qui fait appel à la solidarité internationale pour exiger la liberté de Khaled Barakat, coordonnateur international de la Campagne Free Ahmad Sa’adat

 

 

🇵🇸 Solidarity with Khaled Barakat, palestinian writer and international coordinator of Free Ahmad Sa’adat campaign !

➡ No to the criminalization of support for Palestine in Germany and everywhere.

➡ Nein zur Kriminalisierung der Unterstützung für Palästina in Deutschland und anderswo.

➡ Non à la criminalisation du soutien à la Palestine en Allemagne et ailleurs.

More info : https://samidoun.net/2019/06/anti-palestinian-repression-in-germany-palestinian-writer-khaled-barakat-banned-from-speaking/

Please send your solidarity statements to samidoun@samidoun.net.

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Chaque militant de la cause palestinienne, chaque progressiste, chaque antiraciste doit aujourd’hui affirmer son soutien ! C’est une attaque extrêmement grave !

La répression de la défense des droits des Palestiniens en Allemagne s’est poursuivie hier soir, samedi 22 juin, alors que l’écrivain palestinien Khaled Barakat était empêché par les autorités de Berlin de prononcer un discours sur le prétendu «Accord du siècle» mené par Donald Trump et les partis arabe en réponse à l’attaque anti-palestinienne. Il a également été interdit de participer à toutes les activités et événements politiques en Allemagne jusqu’au 31 juillet, que ce soit directement (en personne) ou « indirectement » (en vidéo). Cette atteinte scandaleuse à la liberté d’expression n’est que la dernière atteinte aux droits des Palestiniens par le gouvernement allemand.

L’événement devait initialement avoir lieu le vendredi 21 juin, organisé par un groupe de discussion de la communauté arabe qui accueille régulièrement des conférenciers sur des événements importants dans le monde arabe. Le site appartenant à la ville aurait reçu des plaintes à propos de l’événement émanant d’organisations pro-sionistes et pro-israéliennes d’apartheid, et aurait informé les hôtes qu’ils ne pouvaient pas organiser cet événement. L’événement a plutôt été transféré dans un centre communautaire soudanais le samedi 22 juin. Avec la conférence de Bahreïn visant à promouvoir la «paix économique» au détriment des droits des Palestiniens attendue dans les prochains jours, la discussion revêtait une importance particulière.

Cependant, sans préavis ni explication, de nombreux policiers se sont rendus de la station de métro la plus proche au lieu de la réunion et ont bloqué la rue. Lorsque Barakat a approché la coordinatrice internationale de Samidoun, Charlotte Kates, ils ont été arrêtés par la police et informés que l’événement n’aurait pas lieu ce soir car il avait été interdit. Ils ont ensuite été emmenés dans un fourgon de police dans un poste de police plus important, où ils ont été accueillis par un traducteur allemand-arabe, davantage de policiers et deux représentants de l’Office des étrangers de Berlin.

On a présenté à Barakat un document de 8 pages et on lui a dit qu’il n’était pas autorisé à faire des discours en personne ou par vidéo, à participer à des réunions ou à des événements politiques, ni même à assister à des réunions sociales de plus de 10 personnes; on lui a dit que les violations étaient passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison. En vertu de la législation allemande, les non-citoyens peuvent être interdits d’activité politique s’ils peuvent porter atteinte à la «sécurité ou à la stabilité» de l’Allemagne. Les accusations, qui prétendent montrer que son activité politique est «dangereuse», ne le font pas. Au lieu de cela, il y a principalement une liste de discours et d’événements ainsi qu’un entretien de 2014 avec Rote Fahne News, la publication du MLPD (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne.). Juifs, Palestiniens et Arabes en Allemagne, le document ne signale aucune répercussion négative de tous ses discours précédents dans le pays.

Le document accuse également Barakat d’être membre du parti de gauche palestinien, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). En dépit du fait que le FPLP n’est en fait pas interdit en Allemagne. Il note qu’il figure sur la liste des terroristes de l’UE et présente donc un danger, même si aucune des allégations énumérées n’indique un danger quelconque. Il ne pouvait être plus clair qu’il s’agisse de la dernière tentative en matière d’expression et de défense des droits des Palestiniens et de la nouvelle restriction de la liberté de parole, d’expression et d’association en Allemagne.

Barakat et Kates ont également été informés que leur résidence en Allemagne ne serait pas renouvelée et « se terminerait », bien que cette décision ne leur ait pas été présentée.

Cet incident intervient dans le cadre d’une campagne en cours du ministère israélien des Affaires stratégiques, dénommé « ministère anti-BDS », visant à attaquer des organisations palestiniennes et des organisations de solidarité, en particulier de gauche. Barakat a été distingué par ce ministère à plusieurs reprises, à l’instar de Samidoun et de son travail. Cela fait également suite à une série d’attaques contre les droits des Palestiniens et la liberté d’expression en Allemagne, notamment:

• l’interdiction politique et la suppression du visa de visiteur Schengen visant Rasmea Odeh, ancienne prisonnière politique palestinienne et dirigeante de la communauté
• la résolution anti-BDS adoptée par le Bundestag allemand (parlement) dénonçant le BDS comme «antisémite»
• poursuite pénale de militants pour avoir interrompu un orateur israélien impliqué dans la guerre contre Gaza à l’université Humboldt
• l’annulation des invitations à la performance du rappeur américain Talib Kweli et des rappeurs écossais Young Pathers pour leur soutien au mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS)
• la démission forcée du directeur du Musée juif de Berlin pour avoir tweeté un lien vers une déclaration contre la résolution anti-BDS du Bundestag écrite par des érudits juifs.

Il convient de noter que cette répression s’accompagne d’attaques politiques contre les communautés arabes et musulmanes en Allemagne portées par la rhétorique d’extrême droite de l’AfD et d’autres partis, mais avec la complicité active de la «gauche» officielle, qui poursuit son soutien à la répression de l’organisation de la communauté palestinienne et de la solidarité palestinienne pour la défense d’un système raciste colonial, caractérisé par l’apartheid. Cela vient également contribuer à la criminalisation en cours des mouvements populaires en Europe, notamment des procès de dirigeants syndicaux et d’organisateurs de la solidarité pour les réfugiés dans divers pays.

Le réseau de solidarité entre prisonniers palestiniens Samidoun exprime sa profonde indignation devant l’interdiction politique imposée à Khaled Barakat. Nous pensons que le fait que des interdictions totales, la répression par la police et la révocation de la résidence soient en train de devenir une norme de la police pour réprimer les discours politiques palestiniens non désirés qui défendent les droits, la justice et la libération, constitue une menace sérieuse pour les droits fondamentaux.

Vendredi 28 juin, une manifestation est organisée contre la résolution anti-BDS adoptée par le Bundestag sous le slogan Palästina Spricht (La Palestine parle), et nous appelons tous les participants à y assister et à y participer. Sur le plan international, vos déclarations et vos voix de solidarité sont essentielles pour aider à lutter contre cette répression accrue. Ces attaques ne feront pas taire Khaled Barakat ou le peuple palestinien – mais il est essentiel que nous construisions notre mouvement international de défense de la Palestine, en particulier dans la perspective de sa liquidation.

Merci d’envoyer vos déclarations de solidarité à samidoun@samidoun.net

 

Source: https://samidoun.net/2019/06/anti-palestinian-repression-in-germany-palestinian-writer-khaled-barakat-banned-from-speaking/

LA VOITURE D’UN ARCHITECTE INCENDIÉE PAR DES ANARCHISTES

 

Des militants anarchistes multiplient les attaques contre la firme Lemay pour tenter d’empêcher l’érection d’un centre de détention pour migrants à Laval.

Des militants d’extrême gauche ont mis le feu à la voiture personnelle d’un architecte lié à un projet fédéral auxquels ils s’opposent, la dernière d’une série d’attaques de plus en plus violentes visant à intimider des fournisseurs d’Ottawa.

Les responsables de l’incendie veulent bloquer l’érection d’un centre de détention pour migrants à Laval, dont l’ouverture est prévue pour 2021. Le feu s’est déclaré vers 3 h, le 11 juin, devant le domicile d’André Cardinal, à Montréal.

Le centre de détention pour migrants servira à garder sous clé les étrangers qui posent un risque de fuite en attendant leur expulsion, ceux qui posent un danger ou encore ceux qui ne peuvent être identifiés. Le bâtiment actuel est vétuste. Le nouveau pourra accueillir 158 individus.

Les anarchistes se sont aussi vantés d’avoir fracassé le pare-brise et crevé les pneus de la voiture de la présidente de Sodexo Canada devant sa maison de Brossard, le 29 mars dernier. L’entreprise a été retenue pour gérer les services alimentaires du centre de détention.

Une autre voiture, appartenant celle-là à la firme de génie-conseil Englobe, a été vandalisée de la même façon il y a quelques semaines.

En plus des attaques contre des voitures, le siège social de Lemay a été attaqué à trois reprises. Le 1er mai dernier, ses vitrines ont été fracassées à coups de bélier et de boules de billard.

« Lemay, nous espérons que vous aimerez informer vos potentiels clients que leurs projets vont être sabotés si ils vous engagent. »

— Les responsables des méfaits dans leur communiqué de revendication

Les militants d’extrême gauche qui commettent ces délits revendiquent leurs actions sur une plateforme baptisée Montréal Contre-Information

 

Source: https://mtlcontreinfo.org/11-juin-la-voiture-du-vice-president-de-lemay-brulee/

À propos des photos dans les manifestations

Un rappel à propos de la Campagne lancée par le Secours Rouge sur la question des photos dans les manifestations

A propos des photos dans les manifestations

1. Pourquoi cette campagne ?
Suite à l’explosion de l’usage des appareils photo (smartphones, tablettes, drônes,…) par les manifestants, certaines personnes n’ont pas tout à fait conscience du danger qu’elles courent et font courir à d’autres en capturant des images et en les diffusant sur le net.

Un gréviste lançant un pavé (ou se tenant à côté d’un de ses camarades qui en ferait autant), une travailleuse qui aurait menti à son patron pour aller à une manifestation, des sans-papiers qui ne savent pas que l’Office des Etrangers tiendront leur activité politique en motif contre leur régularisation, un jeune manifestant qui s’est discrètement éclipsé face à des parents ou à des profs réactionnaires, militante antifasciste menacée par l’extrême-droite dans son quartier. Tous ces exemples, toutes ces « exceptions », nous les connaissons. Les manifestants prennent le danger de manifester face aux répressions policière, fasciste, patronale. Ils prennent le danger d’être fiché par la police et d’être filmé par des chaînes de télévision bourgeoises. Mais lorsqu’ils se retournent vers la manifestation, vers leurs camarades, ce sont certains manifestants qui le menacent, parfois sans même s’en rendre compte.

Certaines personnes argumentent que nous devons tous manifester à visages découverts dans les manifestations et que si les manifestants ne veulent pas être exposés aux yeux de tous, ils devraient se masquer, ayant ainsi le choix entre prendre un risque supplémentaire ou être interdit de manifestation. Dans d’autres cas, ce sont des gestes de rupture qui ne peuvent plus avoir lieu tant les téléphones et les perches à selfie sont omniprésentes.

Un coup de pied pour la banque, 50 photos pour la police…

 

S’il est clair que les images des luttes doivent circuler et servir à partager les informations ainsi qu’à la propagande, le problème ne doit pas être retourné : la photographie doit rester un outil du mouvement social, et pas l’inverse. Trop souvent à présent, les manifestants sont devenus les modèles involontaires et forcés de photographes irresponsables.

Un assemblage d'images prises à des moments différents par des personnes différentes, lors des émeutes de Baltimore, ont permis à la police de lancer un avis de recherche.Un assemblage d’images prises à des moments différents par des personnes différentes, lors des émeutes de Baltimore, ont permis à la police de lancer un avis de recherche.

Face à cette problématique et suite à des situations où des militantes et des militants ont dû payer le prix de ces photos à la place des photographes, le Secours Rouge lance une campagne et une plateforme pour que les photos en manifestations -et ailleurs dans la scène- soient prises de façon responsable et réfléchie.

2. La plateforme No Photo
La Plateforme No Photo est une série de comportements que des organisations s’engagent à respecter et à diffuser parmi leurs membres. Essentiellement, cette plateforme fait la promotion d’un usage responsable et intelligent. Il serait idiot d’interdire en bloc tout usage de la photographie en manifestation. Cette plateforme demande en somme à chaque photographe de réfléchir à chaque étape de sa photographie aux personnes qu’il met en danger.
- Avant de prendre quelqu’un en photo : cette personne est elle d’accord d’être prise en photo ?
- En transportant des photos qui n’ont pas été traitées : suis-je en mesure de détruire des photos qui pourraient servir de preuves contre des militants au cas où je suis arrêté ?
- En mettant la photo en ligne : cette photo est elle débarrassée des données qui identifient le photographe (EXIF) ? Permet elle de reconnaître des militants ? Met elle des progressistes en danger ?

La plateforme sera bientôt proposée aux signatures des organisations.

3. Matériel
- Un dépliant qui informe sur les risques et les méthodes de la photographie en manifestation. Télécharger
- Un autocollant avec un logo explicite que les personnes qui ne veulent pas être prises en photo peuvent porter.
- Une brochure « petit procès grands enjeux » sur un procès qui impliquait des images de « photographes militants ».

Petit procès, grands enjeux - format pdf

 

4. Tutoriels

4.1 Logiciels
Télécharger Jstrip
Télécharger Gimp.
Lien Obscuracam

4.2 Flouter les visages avec Photoshop
Veuillez régler la qualité de la vidéo (minimum 720p) pour que la vidéo ne soit pas floue.

5. Liens et notes
- Mediactivista
- Brochure sur la prise d’image

Source:  https://secoursrouge.org/A-propos-des-photos-dans-les-manifestations

Canada: Carles Puigdemont entend contester en cour fédérale la révocation de son visa l’autorisant à se rendre au pays

L’ex-président indépendantiste catalan, Carles Puigdemont, a l’intention de contester ce lundi, en cour fédérale à Montréal, une décision du gouvernement du Canada qui l’empêche de venir au pays dans le cadre d’une visite organisée par la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB).

Les démarches pour faire venir M. Puigdemont ont commencé l’automne dernier. La SSJB prévoyait une tournée au Québec qui commençait le 2 avril avec une conférence de presse, puis une visite à l’Assemblée nationale à Québec le lendemain et d’autres activités par la suite.

Selon la SSJB, Carles Puigdemont avait obtenu une Autorisation de voyage électronique (AVE), un document obligatoire pour les ressortissants d’une cinquantaine de pays, dont les pays européens, qui désirent venir au Canada par avion.

Les plans ont été bousculés par l’annonce, début mars, de la candidature de M. Puigdemont aux élections européennes de la fin mai.

Le voyage au Québec a été reporté à une date indéterminée. Mais selon la SSJB, le 31 mars, quelques heures avant la date initialement prévue de son départ pour le Canada, l’ex-président catalan a été informé par courriel que le ministère fédéral de l’Immigration révoquait son autorisation.

Cette décision a pour effet d’empêcher M. Puigdemont de venir au pays.

Cette situation provoque l’indignation de la Société Saint-Jean-Baptiste. Elle s’explique mal comment l’autorisation a d’abord pu être donnée pour ensuite être annulée.

La SSJB soupçonne une intervention politique du gouvernement fédéral pour refuser que M. Puigdemont vienne au Québec. Elle laisse entendre que la décision revient à dire que sa présence est indésirable au Canada.

Carles Puigdemont a engagé l’avocat Stéphane Handfield pour le représenter. Celui-ci doit déposer lundi matin une requête en cour fédérale pour contester l’annulation de l’AVE et exiger des explications.

Aucun motif écrit n’aurait été donné pour justifier la révocation de l’autorisation.

Selon le site Internet du ministère fédéral de l’Immigration, le Canada se garde le droit de refuser une AVE notamment pour « actions subversives » ou « activités criminelles ».

L’attaché de presse du ministre Ahmed Hussen a expliqué lundi à Radio-Canada que « chaque application est traitée au cas par cas conformément aux lois sur l’immigration », ajoutant ne pouvoir « commenter les détails d’un cas particulier sans le consentement écrit de cette personne ».

L’ex-président Puigdemont s’est exilé en Belgique à l’automne 2017 après la déclaration d’indépendance de la Catalogne. L’indépendance a été jugée illégale par le gouvernement espagnol qui a délivré un mandat d’arrêt en Espagne contre l’ancien président catalan.

Il y a moins d’un an, un autre mandat d’arrêt, international celui-là, a été suspendu. Cela permet en principe à M. Puigdemont de voyager librement ailleurs qu’en Espagne.

 

La solidarité est notre arme !

 

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1166761/canada-carles-puigdemont-visite-visa-refus-saint-jean-baptiste