Georges Ibrahim Abdallah à la fête de Rouge Midi ce 8 juillet 2018

Georges Abdallah était à l’honneur, dimanche 8 Juillet, à la Fête de Rouge Midi organisée par Rouges Vifs/ANC 13.

➣ Stands : BDS, FUIQP, ex-Fralib, entre autres participants…
➣ Débats : luttes passées et actuelles, syndicalisme et politique…
➣ Jeux, musique et restauration…

A l’issue de cette fête, un message de Georges Abdallah https://sd-5b.archive-host.com/membres/up/29b72e7b8387d2014690b4aea20c293508c66477/docs/GA_Rouges_Vifs_080718.pdf a été lu par une camarade du FUIQP :

Cher-e-s Camarades, cher-e-s ami-e-s,

Me permettre de participer aux activités proposées aujourd’hui à la faveur de la fête de « Rouges Vifs » m’honore au plus haut degré et m’apporte beaucoup de votre enthousiasme et votre détermination.

Bien entendu Camarades, par le temps qui court, les diverses expressions de la lutte et les espoirs et les problèmes qui leur sont inhérents imprègnent l’ambiance générale de toutes nos festivités…

Ainsi, nous ne pouvons pas être indifférents, mais plutôt plus qu’admiratifs à l’endroit de nos camarades cheminots qui s’opposent avec détermination au gouvernement qui veut leur infliger une défaite historique. Depuis plus de trois 3 mois, ils mettent en jeu à travers leur grève le rapport de force entre les classes sociales dans ce pays…

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit des masses populaires palestiniennes et les combattants de la Résistance qui s’opposent courageusement à la barbarie de la soldatesque sioniste et les hordes des colons dans des conditions particulièrement difficiles.

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit de ces masses populaires du Rif qui font face à la répression du gouvernement marocain à travers ce « Hirak » revendicatif et solidement ancré dans le tissu populaire…

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit de nos camarades communistes et nos camarades Kurdes qui font face au régime fascisant en Turquie…

Nous ne pouvons pas être indifférents face aux massacres orchestrés par les impérialistes à travers les potentats de l’Arabie Saoudite et du Golfe au Yémen…

Bien entendu Camarades, la liste est loin d’être exhaustive et on peut l’allonger encore et encore ; il suffit de jeter un coup d’oeil rapide sur la situation en Afrique pour se rendre compte de la destruction généralisée imposée par les diverses interventions impérialistes à tout un continent.

Des milliers d’hommes et de femmes, dont les conditions existentielles les poussent à se jeter à la mer dans l’espoir de trouver un quelconque avenir différent de celui que le système capitaliste réellement existant leur a réservé dans leurs divers pays.

Camarades,

Ne pas être indifférents aux divers processus de lutte susmentionnés, c’est à priori, ne pas faire abstraction de la dynamique globale qui structure et façonne les rapports entre les forces sociales protagonistes de tous ces processus.

Certainement ce n’est pas le moment ni le lieu les mieux appropriés pour développer ces propos. Seulement peut-être serait-il utile de se rappeler que de nos jours, nous vivons tous sous l’hégémonie du capital mondialisé. Aucun pays ne peut échapper complètement au mécanisme destructeur de cette hégémonie. C’est ce « capitalisme mondialisé » à savoir le capitalisme réellement existant, qui est en crise. Les processus des luttes susmentionnés s’inscrivent dans cette crise. C’est contre ce capitalisme que les communistes et tous les protagonistes révolutionnaires devront vaincre pour vaincre la barbarie… et c’est bien pourquoi on ne pas faire abstraction de la dynamique globale qui structure et façonne les rapports entre les forces sociales protagonistes de tous ces processus de lutte, aussi bien en France qu’en Afrique que dans les diverses entités du monde arabe.

La crise du capitalisme moribond dans sa phase de putréfaction avancée est la crise du capitalisme mondialisé. Bien entendu, encore faut-il aller plus loin que le simple constat de ses manifestations immédiates, et mettre en évidence les causes profondes de cette crise insurmontable du capitalisme, et par là même démasquer l’inanité des différentes propositions réformistes qui fleurissent ces jours-ci en France ou ailleurs en Europe dans les milieux de la gauche social-démocrate et surtout électoraliste… Pas de sortie de crise dans le cadre du capitalisme. On ne le répète jamais assez : le capitalisme mondialisé est le capitalisme réellement existant aujourd’hui, et l’agonie de son monde ne s’achèvera que dans le dépassement du capitalisme vers le communisme et certainement pas à travers des compromis dits historiques et autres illusoires tentatives de sauvegarder les acquis d’un soi-disant capitalisme démocratique à visage humain, mais plutôt à travers la lutte implacable de « classe contre classe ».

Les démocrates réformateurs nous promettent des mesures étatiques qui opéreraient contre les exigences du capital mondialisé… et oui rien que ça ! L’État ne serait plus le fondé de pouvoir du capital ! Il ne serait plus le « fonctionnaire du capital » ; par enchantement il va favoriser les intérêts des masses populaires contre le capital !
Camarades, certainement il y a place pour d’autres futurs que la soumission aux diktats impérialistes dont on voit, à longueur de journées, les néfastes conséquences de leur mise en oeuvre sous forme de destructions de villes entières et de dépeçage des États quelque peu contestataires avec les cortèges de morts, de déplacés et autres migrants.

« … les communistes ne se distinguent des autres partis prolétariens qu’en ce que, d’une part, dans les différentes luttes nationales des prolétaires, ils soulignent et font valoir les intérêts communs à l’ensemble du prolétariat, indépendamment de la nationalité et que, d’autre part, dans les différentes phases du développement que traverse la lutte entre prolétariat et bourgeoisie, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité. »
« … les propositions théoriques des communistes ne reposent nullement sur des idées, des principes inventés ou découverts par tel ou tel réformateur utopiste. Elles ne sont que l’expression générale des rapports réels issue d’une lutte de classes existante, d’un mouvement historique qui s’opère sous nos yeux. »

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité, toute la solidarité avec les cheminots et les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous et toutes mes plus chaleureuses salutations
Votre Camarade Georges Abdallah
dimanche 8 juillet 2018

 

Abattre le capitalisme

Construire le solidarité

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/g/georges-abdallah-a-la-fete-de-rouge-midi/

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Israel is arming neo-nazis in Ukraine and Canada is an accomplice

A complete file which revealed the links between neo-nazis with Israel and Canada

Israel is arming neo-Nazis in Ukraine

https://electronicintifada.net/content/israel-arming-neo-nazis-ukraine/24876
The Electronic Intifada ​ ​4 July 2018Israel is arming neo-Nazis in Ukraine Asa Winstanley *

The Azov Battalion uses the Nazi Wolfsangel

<https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Wolfsangel&oldid=842806141> symbol
as its logo. Its founder Andriy Biletsky (center) has moved to ban “race mixing” in the Ukranian parliament.
(Azov/Twitter
<https://twitter.com/Polk_Azov/status/992866632577028097>)

Israeli arms are being sent to a heavily armed neo-Nazi militia in Ukraine,
The Electronic Intifada has learned.

Azov Battalion online propaganda shows Israeli-licensed Tavor rifles in the
fascist group’s hands, while Israeli human rights activists have protested
arms sales to Ukraine on the basis that weapons might end up with
anti-Semitic militias.

In a letter “about licenses for Ukraine” obtained by The Electronic
Intifada, the Israeli defense ministry’s arms export agency says they are
“careful to grant licenses” to arms exporters “in full coordination with
the Ministry of Foreign Affairs and other government entities.”

The 26 June letter was sent in reply to Israeli lawyer Eitay Mack
<https://electronicintifada.net/tags/eitay-mack> who had written a detailed
request demanding Israel end all military aid to the country.

Azov’s official status in the Ukrainian armed forces means it cannot be
verified that “Israeli weapons and training” are not being used “by
anti-Semitic or neo-Nazi soldiers,” Mack and 35 other human rights
activists wrote.

They had written that Ukrainian armed forces use rifles made in Israel “and
are trained by Israelis,” according to reports in the country.

The head of the Israeli arms export agency declined to deny the reports, or
to even discuss cancellation of the weapons licenses, citing “security”
concerns.

But Racheli Chen, the head of the agency, confirmed to Mack she had “carefully read your letter,” which detailed the fascist nature of Azov and the reports of Israeli arms and training.

Both the defense ministry letter and Mack’s original request can be read in
the original Hebrew below. Israeli rifles in Ukraine

The fact that Israeli arms are going to Ukrainian neo-Nazis is supported by Azov’s own online propaganda.

On its YouTube channel, Azov posted a video “review” of locally produced
copies of two Israeli Tavor rifles <https://iwi.net/tavor/tavor-tar-integral/> – seen in this video:

Azov-lesson | A review of the assault rifle « Fort 221 », machine gun
« Fort-224 ». <https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=QopTJkI3_Fs>

A photo on Azov’s website <http://azov.org.ua/zvernennya-komandyra-2-ho-batalyonu-polku-azov/> also
shows a Tavor in the hands of one of the militia’s officers.

The rifles <https://iwi.net/tavor/> are produced Under <http://www.israeldefense.co.il/en/node/34369> licence
<http://euromaidanpress.com/2015/05/26/ukrainian-weapons-what-local-factories-are-producing-for-the-army/>
from Israel Weapon Industries, and as such would have been authorized by the Israeli government.

IWI markets the Tavor <https://www.youtube.com/watch?v=MywW6mOquSk> as the “primary weapon” of the Israeli special forces.

It has been used in recent massacres <https://electronicintifada.net/blogs/david-cronin/france-promotes-rifles-used-gaza-massacres> of unarmed Palestinians taking part in Great March of Return protests in
Gaza.

Fort, the Ukrainian state-owned arms company that produces the rifles under license, has a page about the Tavor <http://fort.vn.ua/28-tavor-21/> on its website.

The Israel Weapon Industries logo also appears on its website, including on the “Our Partners” page <http://www.fort.vn.ua/en/partners/>.

Starting as a gang of fascist street thugs

<https://grayzoneproject.com/2018/04/07/the-us-is-arming-and-assisting-neo-nazis-in-ukraine-while-congress-debates-prohibition/>, the Azov Battalion is one of several far-right militias that have now been
integrated as units of Ukraine’s National Guard.

Staunchly anti-Russian, Azov fought riot police during the 2013 US <https://www.cbsnews.com/news/us-victoria-nuland-wades-into-ukraine-turmoil-over-yanukovich/> and EU-supported <https://en.interfax.com.ua/news/general/180376.html> “Euromaidan” protests in the capital Kiev.

The protests and riots laid the ground for the 2014 coup
<https://www.counterpunch.org/2014/03/05/chronology-of-the-ukrainian-coup/> which removed
<https://truthout.org/articles/the-ukraine-mess-that-nuland-made/> the pro-Russian president Viktor Yanukovych.

This photo from Azov’s website <http://azov.org.ua/zvernennya-komandyra-2-ho-batalyonu-polku-azov/> shows
an officer of the neo-Nazi militia armed with a version of Israel’s Tavor rifle. The Tavor is made under license from Israel by Ukraine’s national arms maker Fort.

When the civil war began in eastern Ukraine against Russian-backed separatists, the new western-backed government began to arm Azov. The militia soon fell under the jurisdiction of the Ukrainian interior
ministry, and saw some of the most intense frontline combat against the separatists.

The group stands accused in United Nations
<https://www.ohchr.org/Documents/Countries/UA/Ukraine_13th_HRMMU_Report_3March2016.pdf>
and Human Rights Watch
<https://www.hrw.org/report/2016/07/21/you-dont-exist/arbitrary-detentions-enforced-disappearances-and-torture-eastern> reports of committing war crimes against pro-Russian separatists during
the ongoing civil war in the eastern Donbass region, including torture, sexual violence <https://www.ohchr.org/Documents/Countries/UA/ReportCRSV_EN.pdf> and targeting of civilian homes.

Today, Azov is run by Arsen Avakov, Ukraine’s interior minister. According to the BBC, he pays its fighters, and has appointed one of its military commanders, Vadym Troyan, as his deputy – with control over the police.

Avakov last year met
<https://avakov.com/arsen-avakov-politsiya-ukrainyi-i-izrailya-sovmestno-budut-obespechivat-poryadok-vo-vremya-palomnichestva-hasidov-v-uman.html>
with
<http://mvs.gov.ua/en/news/11193_Arsen_Avakov_The_State_of_Israel_is_a_long_standing_partner_of_the_Ministry_of_Internal_Affairs_of_Ukraine_in_developing_a_safe_environment_PHOTOS.htm>
the Israeli interior minister Aryeh Deri to discuss “fruitful cooperation.”

Azov’s young founder and first military commander Andriy Biletsky is today
a lawmaker in the Ukrainian parliament.

As journalist Max Blumenthal
<https://electronicintifada.net/tags/max-blumenthal> explained on *The Real News* in February
<https://therealnews.com/stories/max-blumenthal-us-is-arming-neo-nazis-in-ukraine>,
Biletsky has “pledged to restore the honor of the white race” and has
advanced laws forbidding “race mixing.

According to *The Telegraph*
<https://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/Europe/ukraine/11025137/Ukraine-crisis-the-neo-Nazi-brigade-fighting-pro-Russian-separatists.html>,
Biletsky in 2014 wrote that “the historic mission of our nation in this
critical moment is to lead the white races of the world in a final crusade
for their survival. A crusade against the Semite-led untermenschen.”

At a military training camp for children last year, *The Guardian* noticed
that several Azov instructors

<https://www.youtube.com/watch?v=jiBXmbkwiSw&feature=youtu.be&t=9m28s> had
Nazi and other racist tattoos, including a swastika, the SS skull symbol and one that read “White Pride.”

One Azov soldier explained to
<https://www.theguardian.com/world/2014/sep/10/azov-far-right-fighters-ukraine-neo-nazis>
*The Guardian* that he fights Russia because “Putin’s a Jew.”

Speaking to *The Telegraph*, another praised Adolf Hitler, said
homosexuality is a “mental illness” and that the scale of the Holocaust “is
a big question.”

An Azov drill sergeant once told *USA Today*
<https://eu.usatoday.com/story/news/world/2015/03/10/ukraine-azov-brigade-nazis-abuses-separatists/24664937/> “with a laugh” that “no more than half his comrades are fellow Nazis.”

An Azov spokesperson played that down, claiming that “only 10-20 percent” of the group’s members were Nazis.

Nonetheless, the sergeant “vowed that when the war ends, his comrades will march on the capital, Kiev, to oust a government they consider corrupt.”

After Azov’s founder Andriy Biletsky entered parliament, he threatened to
dissolve it <https://www.youtube.com/watch?v=meWM4lChqy4&feature=youtu.be&t=3m14s>.
“Take my word for it,” he said, “we have gathered here to begin the fight for power.”

Those promises were made in 2014, but there are early signs of them being fulfilled today.

This year the battalion has founded a new “National Militia” to bring the war home.

This well-organized gang is at the forefront of a growing wave of racist
<https://grayzoneproject.com/2018/07/02/video-congress-welcomes-an-actual-fascist-as-nazi-violence-rages-in-ukraine/>and anti-Semitic violence in Ukraine
<https://forward.com/opinion/401518/violent-anti-semitism-is-gripping-ukraine-and-the-government-is-standing/>
.

Led by its military veterans, it specializes in pogroms and thuggish enforcement of its political agenda.

Earlier this month, clad in balaclavas and wielding axes and baseball bats,
members of the group destroyed a Romany camp

<https://www.rferl.org/a/ukraine-far-right-vigilantes-destroy-another-romany-camp-in-kyiv/29280336.html>
in Kiev. In a YouTube video, apparently shot by the Azov thugs themselves, police turn up towards the end of the camp’s destruction.

They look on doing nothing, while the thugs cry, “Glory to the nation!
Death to enemies!”

Israeli defense minister Avigdor Lieberman (left) met with the Ukranian
prime minister
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/publish/article?art_id=249985540&cat_id=244314975>
last year to discuss deeper military ties. (Ukranian Government Portal
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/photogallery/gallery?galleryId=249982380>

Israel’s military aid to Ukraine and its neo-Nazis emulates similarprograms by the United States and other NATO countries including the UK
<https://electronicintifada.net/researchbriefings.files.parliament.uk/documents/SN07135/SN07135.pdf>
and Canada.

So obsessed are they with defeating a perceived threat from Russia that they seem happy to aid even openly Nazi militias – as long as they fight on their side.

This is also a throwback to the early Cold War, when the CIA supported
fascists and Hitlerites

<https://electronicintifada.net/content/balfour-declarations-many-questions/22216>
to infiltrate from Austria into Hungary in 1956, where they began slaughtering Hungarian communist Jews and Hungarian Jews as “communists.”

Recent postings
<http://nackor.org/ukr/komanduvannya-polku-azov-zustrilosya-iz-kanads-kimi-diplomatami>
on Azov websites
<http://azov.org.ua/komanduvannia-polku-azov-zustrilosia-iz-kanadskymy-dyplomatamy/>
document a June meeting with the Canadian military attaché
<http://canadainternational.gc.ca/ukraine/bilateral_relations_bilaterales/defence-relations-defense.aspx?lang=eng>,
Colonel Brian Irwin.

According to Azov, the Canadians concluded the briefing by expressing “their hopes for further fruitful cooperation.”

Irwin acknowledged receipt of an email from The Electronic Intifada, but did not answer questions about his meeting with the fascist militia.

A spokesperson for the Canadian defense department later sent a statement claiming that their “training of Ukrainian Armed Forces through Operation Unifier incorporates strong human rights elements.”

They said Canada is “strongly opposed to the glorification of Nazism and all forms of racism” but that “every country must come to grips with difficult periods in its past.”

The spokesperson, who did not provide a name, wrote that Canadian training “includes ongoing dialogue on the development of a diverse, and inclusive Ukraine.”

The statement said nothing about how alleged Canadian diversity training goes down with the Azov Battalion.

Also part of Colonel Irwin’s meeting was the head of Azov’s officer training academy <http://azov.org.ua/military-school/>, an institution named after right-wing Ukrainian nationalist Yevhen Konovalets.

Konovalets is one of the group’s idols, whose portrait
<http://reconquista-europe.tumblr.com/post/151156227386/in-kyiv-graduated-the-1st-course-of-nco-military>
frequently adorns its military iconography.

Konovalets was the founder of the Organization of Ukrainian Nationalists (OUN), which later allied itself to Nazi Germany during its invasion of the Soviet Union.

The OUN took part in the notorious 1941 Lviv massacre
<https://www.independent.co.uk/voices/commentators/to-see-what-ukraines-future-may-be-just-look-at-lvivs-shameful-past-9178968.html>, when the Nazis invaded Soviet territory.

During the pogrom, thousands of Jews were massacred in the now-Ukrainian
city.
US aid to Nazis.

Canada is of course not the only NATO “ally” to be sending arms to Ukraine.

As Max Blumenthal has extensively reported
<https://grayzoneproject.com/2018/04/07/the-us-is-arming-and-assisting-neo-nazis-in-ukraine-while-congress-debates-prohibition/>, US weapons, including rocket-propelled grenades, and training have been
provided to Azov.

Under pressure from the Pentagon, a clause in the annually renewed defense bill banning US aid to Ukraine from going to the Azov Battalion was repeatedly stripped out.

This went on for three straight years
<http://thehill.com/policy/defense/380483-congress-bans-arms-to-controversial-ukrainian-militia-linked-to-neo-nazis> before Democratic lawmaker Ro Khanna and others pushed it through earlier this year.

For his trouble Khanna was smeared in Washington
<http://thehill.com/opinion/international/381873-when-we-cant-agree-to-fight-against-neo-nazis-weve-reached-a-new-low> as a “K Street sellout” who was “holding Putin’s dirty laundry.”

Despite the ban finally passing, Azov’s status as an official unit of the Ukrainian armed forces leaves it unclear how US aid can be separated out.

In 2014, the Israel lobby groups ADL
<https://electronicintifada.net/tags/adl> and the Simon Wiesenthal Center
<https://electronicintifada.net/tags/simon-wiesenthal-center> refused to help a previous attempt <https://www.alternet.org/world/how-israel-lobby-protected-ukrainian-neo-nazis> to bar US aid to neo-Nazi groups in Ukraine.

A now-deleted photo from an Azov website showed US-licensed RPGs were going to the neo-Nazi militia.

The ADL argued that “the focus should be on Russia,” while the Wiesenthal Center pointed to the fact that other far-right leaders had met at the Israeli embassy in Ukraine – as if that somehow absolved their anti-Semitic views.

Attempts by some in Congress to bar US military aid to Nazis in Ukraine may explain military aid from Israel.

Israel’s “deepening military-technical cooperation” with Ukraine
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/publish/article?art_id=249985540&cat_id=244314975>
and its fascist militias is likely a way to help its partner in the White House, and is another facet of the growing Zionist-White Supremacist alliance <https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/zionist-white-supremacist-alliance-trumps-white-house>.

Israel has historically acted as a useful route through which US présidents and the CIA can circumvent congressional restrictions on aid to various unsavory groups and governments around the world.

En Ukraine, Israël (et le Canada) arme des Nazis!

9 juillet 2018

En Ukraine, Israël (et le Canada) arme des Nazis

Des citoyens israéliens indignés demandent l’arrêt des exportations d’armes à destination de l’Ukraine, où elles sont fièrement brandies par des troupes se réclamant du nazisme !


(Un néo-nazi ukrainien et son fusil israélien modèle « Tavor »)

Rien de neuf sous les nuages ? Certes, depuis sa création il y a 70 ans, l’Etat d’Israël a fondé une part essentielle de son économie sur les industries de guerre, sans chercher à savoir si ses clients étrangers étaient plus féroces, ou moins, qu’il ne l’est lui-même avec le peuple palestinien.

La liste des collaborations militaires d’Israël avec les dictatures les plus sanguinaires de la planète est en effet interminable : rappelons, entre autres, l’alliance avec l’Afrique du Sud de l’apartheid, la liquidation au pistolet-mitrailleur israélien Uzi de plusieurs milliers de juifs argentins, nombreux parmi les opposants à la dictature militaire dans les années 1976-82, ou encore les ventes à l’armée birmane en plein nettoyage ethnique de la minorité Rohynga.

Les millions de Palestiniens vivant sous la botte de l’occupation constituent d’autre part une « matière première » de choix permettant aux marchands de mort d’expérimenter sur cibles vivantes leurs dernières trouvailles technologiques. Le slogan publicitaire « Testé en conditions réelles » constitue d’ailleurs l’argument de vente privilégié des firmes israéliennes dans les foires aux armes, comme ce fut le cas à Eurosatory (Paris) le mois dernier par exemple.

Avec l’Ukraine, Israël franchit un nouveau cap dans l’ignominie : car les fusils israéliens Tavor, fabriqués sous licence dans le pays, équipent bel et bien des gens revendiquant ouvertement « l’héritage » d’Adolf Hitler et de ses collaborateurs locaux qui avaient largement contribué à l’extermination de plus d’un million de juifs entre 1941 et 1944.

C’est le cas, en particulier, des hommes du « bataillon Azov », une milice de mercenaires engagée dans le combat contre les régions séparatistes russophones dans l’est du pays, depuis 2014, où elle s’est fait connaître pour ses multiples exactions (viols, torture, exécutions sommaires …) Le bataillon Azov, qui est aujourd’hui pleinement intégré dans la garde nationale ukrainienne, a pour marque de fabrique une xénophobie débridée, la promotion de la « suprématie de l’homme blanc », et un antisémitisme à toute épreuve.



(le logo de la tristement célèbre division Das Reich)

Ce n’est pas pour rien qu’il a pris pour symbole celui de la division SS Das Reich, coupable de milliers de massacres, principalement en Europe de l’Est (Ukraine comprise), mais aussi en France (Tulle, Oradour-sur-Glane) vers la fin de la Deuxième Guerre Mondiale.

« Les membres du bataillon se font entre eux le salut nazi, ils arborent aussi des croix gammées et autres insignes SS. Une partie d’entre eux reconnaissent volontiers leurs sympathies pour le national-socialisme et nient la réalité du génocide des juifs. L’un d’entre eux, dans une interview, a déclaré qu’il se battait contre la Russie parce que Poutine est lui-même juif », rapporte le quotidien israélien Haaretz.

Le fondateur de la milice, Andriy Biletsky est aujourd’hui député au parlement ukrainien. « Nous livrons la bataille finale pour la survie de la race blanche, une marche contre les sous-hommes dirigés par la race sémitique », a notamment déclaré ce brave homme, toujours cité dans le Haaretz.

(Azov-Otan, même combat ! Qu’en dit BHL ?)

Sans surprise, le développement du bataillon Azov, qui compterait aujourd’hui 3.000 engagés, s’est accompagné d’une multiplication des incidents anti-juifs et plus généralement des attaques contre d’autres groupes minoritaires, Roms et homosexuels notamment.

Au mois de mai, ces nervis ont défilé sans problème dans la ville portuaire d’Odessa, haut-lieu du génocide, en hurlant que la ville appartenait aux Ukrainiens, et qu’ils ne tarderaient pas à s’occuper des juifs. Le mois dernier, c’est le procureur général de l’armée, Anatoli Matios, qui a accusé « les juifs » de vouloir « noyer les Slaves dans le sang ».

Les dirigeants israéliens savent tout cela, bien entendu. Mais cela ne les empêche ni de vendre leurs armes, ni d’entretenir des relations carrément cordiales avec leurs homologues nazis. En décembre 2016, une délégation parlementaire israélienne a ainsi rencontré le parrain du groupe Azov, Arsen Avakov,

(le député israélien David Amsellem, main dans la main avec le parrain d’Azov)

Et il n’y a pas que les armes « légères » (les fusils Tavor, Neguev et Galil fabriqués sous licence) dans le deal : le fabricant de missiles Elbit Systems investit en Ukraine, tandis qu’un contrat est en discussion pour la modernisation, par Israël, des forces aériennes du pays.
Des instructeurs israéliens enseignent à l’école militaire de Dniepropetrovsk, dont une partie des élèves sortent des rangs de la milice Azov, et, selon certaines sources, des soldats (ou anciens soldats) de l’armée israélienne participeraient même aux combats à leurs côtés dans l’est du pays.

https://www.haaretz.com/misc/article-print-page/rights-groups-demand-israel-stop-arming-neo-nazis-in-the-ukraine-1.6248727

CAPJPO-EuroPalestine

https://youtu.be/7zyXiLSeUik

https://quebec.huffingtonpost.ca/2017/09/23/le-canada-permettra-lexportation-de-certaines-armes-en-ukraine_a_23220292/

source: http://europalestine.com/spip.php?article14493

Appel international pour la libération de Khalida Jarrar, féministe et parlementaire palestinienne !

Plus de 220 organisations se sont unies pour demander la libération immédiate de Khalida Jarrar, féministe palestinienne et parlementaire de gauche emprisonnée. Jarrar, l’un des principaux défenseurs des droits des prisonniers palestiniens, a été emprisonnée sans inculpation ni jugement sous le régime de la détention administrative israélienne pendant près d’un an.

 

Les organisations qui ont exprimé leur soutien à la liberté de Jarrar comprennent des partis politiques, des groupes féministes, des groupes de solidarité avec la Palestine et de la communauté palestinienne, pour la justice indigène, pour l’abolition des prisons, des organisations de défense des droits de l’homme etc. de plus de 20 pays.
Jarrar a été emprisonnée depuis le 2 juillet 2017, lorsqu’elle a été arrêtée lors d’une descente de nuit à son domicile à El-Bireh par les forces d’occupation israéliennes. Le 14 juin 2018, elle a été informée que sa détention serait prolongée de quatre mois supplémentaires, une peine qui devrait être confirmée par un tribunal militaire israélien le 2 juillet 2018.

Nous appelons à des journées d’action pour la libération de Khalida Jarrar entre le 30 juin et le 2 juillet. Il est plus important que jamais que nos voix soient entendues et que nos actions soient visibles. Des manifestations sont déjà organisées à New York et ailleurs dans le monde. Vous pouvez télécharger des dépliants, du matériel et des pétitions pour rejoindre la campagne ici: http://samidoun.net/2018/06/take-action-to-free-khalida-jarrar-june-30-july-2-organize-for -liberté/
Vous êtes invités à ajouter le nom de votre organisation à la déclaration suivante pour demander la libération de la dirigeante palestinienne emprisonnée Khalida Jarrar ! Nous continuerons de mettre à jour cette déclaration et de la rediffuser avec d’autres signataires. Pour la signer, veuillez utiliser le formulaire ou envoyer un courriel à samidoun@samidoun.net avec le nom de votre groupe.

L’appel en anglais et en arabe sur le site de Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network

Liberté pour Khalida Jarrar !
Arrêt de la détention administrative !

Nous, les organisations signataires, nous nous associons afin de réclamer la mise en liberté de la dirigeante politique palestinienne Khalida Jarrar, personnalité de gauche, féministe, avocate des droits des prisonniers et membre du Conseil législatif palestinien. Elle est emprisonnée sans accusation ni procès depuis juillet 2017 – et, cette fois, l’occupation militaire israélienne vient de décider que sa détention serait prolongée de quatre mois supplémentaires.
Le 2 juillet 2017, avant l’aube, les militaires de l’occupation israélienne ont fait irruption au domicile de Khalida Jarrar. Peu après, elle a fait l’objet d’une ordonnance de détention administrative, c’est-à-dire d’un emprisonnement sans accusation ni procès. Khalida Jarrar est l’une des quelque 450 Palestiniens emprisonnés en détention administrative, un vestige du Mandat colonial britannique repris par l’occupation israélienne pour incarcérer des milliers de membres et de dirigeants politiques de la communauté palestinienne. Actuellement, quelque 6 100 Palestiniens dont détenus dans les prisons israéliennes.

En décembre 2017, sa détention a été prolongée de six nouveaux mois. Et, cette fois, une autre ordonnance militaire déclare qu’elle sera emprisonnée durant quatre mois supplémentaires. Les ordonnances de détention administrative peuvent être émises pour six mois à la fois et elles sont renouvelables à l’infini. Sous le coup de ces ordonnances, des Palestiniens peuvent passer des années en prison d’un seul tenant et ils ignorent quand ils pourraient être libérés, en admettant qu’ils le soient un jour.

Comme le fait remarquer Addameer, « cette pratique de la détention arbitraire constitue une violation grave des lois internationales et des normes des droits de l’homme, tout particulièrement des articles 78 et 72 de la Quatrième Convention de Genève, qui stipule que toute personne accusée a le droit de se défendre. Cette pratique enfreint également l’article 66 de cette même Quatrième Convention de Genève ainsi que les règles fondamentales d’un procès équitable ».

Le 2 juillet, une session du tribunal militaire israélien est prévue afin d’approuver l’ordonnance de détention. Jarrar, à l’instar de tous les détenus administratifs, a boycotté ces séances depuis février, puisqu’elles ne sont que des sessions d’approbation utilisées comme façades pour « cautionner » l’emprisonnement arbitraire des Palestiniens.
Khalida Jarrar est une dirigeante politique palestinienne représentant le Bloc Abu Ali Mustafa, allié au Front populaire (de gauche) de libération de la Palestine au sein du Conseil législatif palestinien. Elle dirige fréquemment et activement des manifestations et des actions populaires pour la liberté de la Palestine, en sa qualité d’avocate de longue date des prisonniers palestiniens et d’ancienne directrice exécutive d’Addameer (association de soutien aux prisonniers et des droits de l’homme), au sein de laquelle elle fait toujours partie du conseil de direction. Elle est également présidente du Comité des prisonniers du Conseil législatif palestinien.

Khalida Jarrar est également active au sein du mouvement des femmes palestiniennes depuis l’époque où elle était étudiante à l’université et où, en compagnie d’autres étudiantes, elle organisait l’opposition à l’occupation. Elle est également une organisatrice en vue des événements de la Journée internationale des femmes en Palestine, en étroite coordination avec d’autres organisations des femmes palestiniennes. « Les femmes palestiniennes sont des partenaires à part entière de la lutte palestinienne », insiste-t-elle.

Khalida Jarrar est profondément engagée dans le combat visant à réclamer devant la Cour pénale internationale des comptes aux dirigeants israéliens responsables de crimes de guerre. Elle est membre d’une commission palestinienne chargée de transmettre à la cour internationale plaintes et dossiers sur les incessants crimes israéliens contre le peuple palestinien, depuis les attaques contre Gaza, la confiscation de terres, la construction de colonies illégales, jusqu’aux arrestations et emprisonnements de masse.

Depuis 1998, il lui est interdit de voyager en dehors de la Palestine occupée. En 2010, lorsqu’elle a eu besoin d’un traitement médical en Jordanie, elle a dû lutter pendant des mois dans une campagne publique avant de recevoir enfin une autorisation de sortie. En 2014, l’occupation israélienne a tenté de la chasser de force de son domicile à Jéricho et, en 2015, elle a été arrêtée et emprisonnée pendant 14 mois en raison de ses activités politiques.
La prolongation de la détention administrative de Khalida Jarrar constitue une tentative d’éliminer une dirigeante efficace et populaire du mouvement national palestinien. Particulièrement en ce moment, alors que les gens descendent dans les rues un peu partout en Palestine occupée et que des milliers d’entre eux manifestent à Gaza dans le cadre de la Grande Marche du Retour, les dirigeants de son calibre sont les cibles des arrestations et des emprisonnements dans une tentative de désamorcer le combat palestinien.

Khalida Jarrar est visée en tant que dirigeante palestinienne, en tant que voix palestinienne pour la justice et en tant que femme palestinienne active. Son emprisonnement constitue une attaque de plus de l’État colonial israélien contre le peuple palestinien en lutte pour la liberté, et la détention administrative ainsi que l’emprisonnement massif de Palestiniens sont deux des armes utilisées par Israël dans ses tentatives de briser le mouvement palestinien de libération.

Nous nous associons aujourd’hui pour réclamer la libération immédiate de Khalida Jarrar, la fin de la politique et pratique de la détention administrative, et la libération des prisonniers politiques palestiniens détenus en Israël. Nous nous engageons à lutter pour la justice au cours de manifestations, d’actions, en organisant et en intensifiant les actions BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre Israël, dans l’esprit de résistance même de Khalida Jarrar.

 

Formulaire de signatures en soutien à l’Appel internationalehttps://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccPrkKQFwbmwPB-2bQiIO-yuJNScnWOqvOtSU6d5g7GhSHUA/viewform

 

Source: http://www.couppourcoup31.com/2018/06/appel-international-pour-la-liberation-de-khalida-jarrar-deputee-palestinienne-et-feministe.html

 

Version originale anglaise et arabe sur le site de Samidoun Palestinian Prisonnier Solidarity Netwworkhttp://samidoun.net/2018/06/180-groups-demand-israel-free-khalida-jarrar-jailed-a-year-without-charge-or-trial/

 

Abattre le capitalisme

Construire la solidarité

Déclaration de Georges Ibrahim Abdallah – 21 octobre 2017

 

Déclaration de Georges Ibrahim Abdallah – 21 octobre 2017

Cher »e »s camarades, cher »e »s ami »e »s,

Vous savoir rassemblé-es en ces moments face à ces abominables murs et autres miradors nous apporte ici, beaucoup de force et nous fait chaud au coeur. L’ambiance, toute l’ambiance change dans ces sinistres lieux quand l’écho de la vie agissante vient percuter la platitude sans nom d’une quotidienne carcérale mortifère … ainsi, si près de nos cellules, la résonance de votre présence suscite beaucoup d’émotion et autant d’enthousiasme…

Certainement camarades, les diverses initiatives solidaires que vous avez su développer tout au long de cette 33e année de captivité, non seulement ont participé efficacement à démasquer l’absurdité de l’acharnement judiciaire et la vengeance d’État, mais surtout elles ont apporté un cinglant démenti à tous ceux et celles qui misaient sur l’essoufflement de votre élan solidaire.

Bien entendu Camarades, vous n’êtes pas sans savoir que c’est aussi grâce à cette mobilisation dans la diversité de l’engagement que les protagonistes révolutionnaires ici dans les geôles de la république ainsi qu’ailleurs, arrivent à tenir debout derrière les abominables murs en dépit des toutes ces années de captivité…

Force est de constater Camarades, que la politique d’anéantissement dont font l’objet les protagonistes révolutionnaires incarcérés, est vouée immanquablement à l’échec dans la mesure où l’on assume la solidarité sur le terrain de la lutte anticapitaliste/anti-impérialiste. On n’y insiste jamais assez camarades, ce n’est qu’en assumant la solidarité sur le terrain de la lutte de classe en cours et dans toutes ses dimensions que l’on apporte le soutien le plus efficace à nos camarades prisonniers.

À l’aube de cette 34e année de captivité, vous êtes toujours là Camarades, sur le terrain de la lutte et vos multiples initiatives réconfortent et fortifient plus que jamais ma résolution et ma détermination. À mes côtés ici des valeureux camarades basques résistent toujours, et depuis tant d’années. L’aménagement des peines ainsi que la « suspension des peines pour raison médicale » sont systématiquement refusés du moment où l’en est militant basque. Le cas du Camarade Ibon Fernandez est symptomatique à cet égard. Et pourtant on aurait pu s’attendre à autre chose suite à l’initiative toujours en cours de leur principale organisation de lutte.

Ceci dit Camarades, des geôles sionistes à celles du Maroc, des cellules d’isolement en Turquie à celles encore plus sombres en Grèce, aux Philippines et ailleurs en Europe et de par le monde, c’est toujours le même constat : au fur et à mesure que la crise du système s’approfondit et se généralise, l’acharnement judiciaire devient un simple élément d’une large panoplie mise à disposition de la contre-révolution préventive. Bien entendu cette panoplie des mesures et des lois ne cesse de s’étoffer toujours plus Camarades en ces temps de crise générale où l’on transforme les mesures de l’État d’urgence en simple loi du droit commun.

Camarades, les conditions de détention dans les geôles sionistes ne cessent de s’empirer de jour en jour en dépit des accords conclus lors de la dernière grève de la faim. Et comme vous le savez Camarades, pour y faire face, la solidarité internationale s’avère une arme indispensable…

Bien entendu les masses populaires palestiniennes et leurs avant-gardes révolutionnaires peuvent toujours compter sur votre mobilisation. C’est une belle occasion pour dire au criminel Netanyahou et ses consorts que le peuple palestinien n’est pas seul.
Peut-être faut-il toujours rappeler que plus de 300 enfants, des Fleurs et des Lionceaux, croupissent dans les geôles sionistes dans des conditions particulièrement difficiles.

Peut-être faut-il rappeler que le nombre de détenus administratifs ne cessent de se multiplier. Et certainement le Camarade Salah Hamouri ne sera pas le dernier du moment où l’occupant n’a pas à rendre compte devant les instances internationales de la barbarie et de ses mesures arbitraires qui frappent au quotidien tout un peuple.

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur des Fleurs et Lionceaux palestiniens !
Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur des masses populaires en lutte !
Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur des révolutionnaires qui résistent dans les geôles sionistes et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !
À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et autres réactionnaires arabes !
Honneur aux martyrs et aux masses populaires en lutte !

La solidarité, toute la solidarité avec la lutte du peuple palestinien et ses résistants incarcérés !
La solidarité, toute la solidarité avec les camarades grévistes de la faim dans les geôles marocaines !
Honneur aux valeureux combattants du PKK !
Le capitalisme n’est plus que barbarie !

Ensemble camarades et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !
À vous tous camarades mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires.

Votre camarade Georges Abdallah

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/ses-declarations/declaration-de-georges-ibrahim-abdallah-21-octobre-2017/

Pour une Campagne unitaire pour la Libération de Georges I. Abdallah

Le Parti Communiste Maoïste se joint à la campagne internationale pour exiger la libération immédiate du prisonnier révolutionnaire Georges I. Abdallah

 

 

Georges Ibrahim Abdallah entrera le 24 octobre dans sa 34e année de détention !

Arrêté en 1984, puis condamné à perpétuité pour complicité dans des actes de résistance revendiqués par les FARL, alors que son pays était occupé par les troupes sionistes, notre camarade Georges Ibrahim Abdallah, âgé de 33 ans lors de son arrestation, aura passé autant d’années dedans que dehors, sans jamais renier son engagement politique.

Que toutes celles et ceux qui comme nous, sont aux côtés des peuples en lutte, au côté de la résistance palestinienne, qui combattent le capitalisme, l’impérialisme, le sionisme, le colonialisme, se joignent à nous dans l’exigence de sa libération.

Venez nombreux et nombreuses samedi prochain, devant la prison de Lannemezan (Hautes Pyrénées).

La manifestation partira de la gare à 14h pour aller devant la prison.

Cars et covoiturage partiront de Paris, Toulouse, Marseille, Pau, Tarbes…et d’autres villes encore.

A Paris, rendez-vous vendredi 20 octobre, à 21h, au pied de la statue de la République, pour un départ en car à 22h. Retour à Paris dimanche vers 6h.

Vous n’avez pas encore réservé votre place ? Faites-le vite !

Contact : campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com

Le texte fondateur de la Campagne unitaire pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah :

LIBERTÉ POUR GEORGES ABDALLAH !

IL EST DE NOS LUTTES ! NOUS SOMMES DE SON COMBAT !

L’année 2015 a été une année où la population civile en France métropolitaine a subi des attentats massacres. L’État français s’est servi de cette situation particulière pour amplifier son système répressif sur le plan intérieur et guerrier sur le plan extérieur.

Notre réponse à cette situation extraordinaire doit être la convergence des résistances qu’elle implique : combat contre l’impérialisme et le terrorisme d’Etat (notamment celui de l’Etat sioniste) ; contre la violence d’État (militaire, policière, administrative), le racisme d’État, la répression et la fascisation de l’État en général, dirigées contre les peuples et les classes populaires des quartiers en particulier ; combat pour le droit juste et légitime à la révolte et à l’émancipation ; combat pour la libération des prisonniers politiques révolutionnaires.

Georges Abdallah – militant communiste libanais combattant pour la lutte de libération nationale de la Palestine, incarcéré dans les geôles de l’État français depuis plus de 31 ans – concentre en lui-même l’ensemble de ces luttes politiques. C’est en cela que nous disons qu’il est de nos luttes et que nous sommes de son combat, et que s’il est un état d’urgence à décréter, c’est bien celui pour la libération d’Abdallah !

ABDALLAH : TOUTE UNE VIE DE COMBAT

Contre l’impérialisme

Le 13 novembre 2015 restera la date, sur le plan de la politique extérieure de la France, de l’aval donné aux forces militaires françaises pour intensifier les bombardements et les attaques menés en Syrie et dans la région. L’impérialisme français sous couvert de la lutte contre le terrorisme déploie tout son arsenal de guerre pour asseoir son hégémonie et préserver ses intérêts. Les populations civiles massacrées, déplacées et niées dans leurs droits les plus essentiels ne sont pour les fauteurs de guerre que des dommages collatéraux. Ce chaos et cette terreur sont imposés aux peuples aux seuls bénéfices d’intérêts stratégiques et de guerres de pillage de l’impérialisme. Georges Abdallah durant toute sa vie a lutté et lutte encore contre l’impérialisme et les guerres faites aux peuples, et en cela il est pleinement de nos luttes.

Pour la Palestine

Le combat de Georges Abdallah est aussi celui de la résistance armée – celle à laquelle il a participé activement pour défendre le Liban contre l’agression sioniste et pour la lutte de libération nationale de la Palestine. Cette lutte reste au cœur de l’actualité. Le peuple Palestinien ne cesse de résister et de combattre, s’engageant aujourd’hui dans la voie d’une troisième intifada et appelant la résistance populaire à développer ses attaques contre l’occupant sioniste sous toutes les formes de lutte possibles. La résistance armée populaire est l’une de ces formes de lutte, pour la libération de toute la Palestine.

Contre la répression et pour le droit à la révolte

La violence et la répression d’État ne cessent de se renforcer, se militarisant même sous couvert de l’état d’urgence – véritable arme coloniale utilisée durant la guerre contre le peuple Algérien, contre le peuple Kanak et plus récemment (en temps de paix !) en 2005 contre les quartiers populaires. Perquisitions à toute heure, assignations à résidence, répression préventive, mise en garde à vue en masse d’opposants politiques, fichage et flicage à tout va, amplification des violences policières, utilisation immédiate et sans contrôle du droit à tuer donné aux forces de répression, contrôles au faciès institutionnalisés et généralisés : tout cela est devenu la normalité qu’ils imposent et que nous combattons.

Un des objectifs des gouvernants est de faire régner sous couvert d’une haute tension sécuritaire un climat de peur toujours plus intense, en utilisant notamment l’arme de l’islamophobie pour orienter le mécontentement populaire contre les étrangers, les immigrés, les sans-papiers, et en fin de compte diviser les exploités alors qu’ils ont tout intérêt à s’unir. Ce harcèlement et cette répression sont principalement dirigés contre les habitants des quartiers populaires et en particulier contre leur jeunesse discriminée et contre les militants. La fascisation du pouvoir s’appuie sur le racisme d’État et le chômage de masse organisé ; il s’agit de diviser pour mieux opprimer et exploiter. La criminalisation de l’action sociale et syndicale – comme les lourdes peines infligées dernièrement aux syndicalistes d’Air France et de Good Year – va aussi dans ce sens. Face à un tel État répressif et liberticide, un seul mot d’ordre se doit d’être opposé : celui du droit juste et légitime à se révolter. C’est ce terreau qui unit aussi nos luttes à celle de Georges Abdallah.

Pour la libération des prisonniers politiques révolutionnaires

Le combat de Georges Abdallah est celui d’un combattant communiste en prison, arrêté et détenu pour la lutte politique qui a été la sienne, pour les idées et les idéaux qu’il n’a eu de cesse de proclamer et de ne jamais renier. Sa résistance s’inscrit pleinement dans celle de tous ceux qui combattent aujourd’hui le système et rejettent sa domination sur la société et sur les peuples. C’est pour ses idées d’émancipation que Georges Abdallah s’est engagé dans la lutte. Ce sont pour elles et son combat révolutionnaire qu’il est encore détenu aujourd’hui. Pour cela nous exigeons sa libération immédiate et inconditionnelle.

Georges Abdallah s’est battu et continue de se battre en prison, pour la lutte émancipatrice du prolétariat et des peuples du monde. Il se bat pour un monde débarrassé du système capitaliste et de l’impérialisme et des rapports de domination qu’ils engagent et qui sont responsables de la misère de milliards d’hommes. Georges Abdallah se bat en tant que combattant communiste.

Lutter pour la révolution, c’est poursuivre le combat de Georges Abdallah ! Luttons pour exiger sa libération et luttons ainsi pour notre propre liberté, pour notre propre émancipation.

LIBERTÉ IMMÉDIATE ET SANS CONDITION DE GEORGES ABDALLAH !

VIVE LA RÉSISTANCE LIBANAISE ET PALESTINIENNE !

VIVE L’INTIFADHA !

PALESTINE VIVRA ! PALESTINE VAINCRA !

A BAS L’IMPÉRIALISME, LE SIONISME ET LES ÉTATS RÉACTIONNAIRES ARABES !

Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah

 

Source: http://www.pcmaoiste.org/actunationale/georges-abdallah-toutes-et-tous-a-lannemezan-samedi-21-octobre/

La politique des États-Unis et la crise de la résistance palestinienne/Barakat: United States policy and the crisis of the Palestinian Resistance Aug

Le Bureau des médias du Front populaire de libération de la Palestine a réalisé cette interview du camarade Khaled Barakat, qui commente les tout derniers développements de la cause palestinienne, et tout particulièrement la crise actuelle de la résistance et le danger posé par l’alliance entre l’impérialisme américain, la réaction arabe et le sionisme au début de l’ère Trump.

Quel est selon vous le rôle de l’administration des États-Unis sous Donald Trump aujourd’hui, par rapport aux niveaux arabe et palestinien ?

Barakat. Je commencerai par le niveau palestinien en particulier. Les États-Unis sous l’administration Trump croient qu’ils vont pouvoir imposer ce qu’ils appelleraient « l’arrangement du siècle » ou ce que Trump a maintes fois qualifié d’« accord important » ou de « grosse opportunité ». Les États-Unis croient qu’ils peuvent agir de la sorte en raison de la reddition complète de la direction traditionnelle palestinienne sous l’autorité d’Abou Mazen [c’est-à-dire Mahmoud Abbas, NdT] et de la situation socioéconomique pénible des Palestiniens à Gaza et ailleurs. En bref, ce que cela signifie réellement, c’est que les capitalistes palestiniens acceptent la prétendue « gouvernance autonome » afin d’assurer leurs propres intérêts mesquins en échange de toute forme d’indépendance réelle. Les États-Unis croient aussi qu’ils peuvent faire la même chose dans un monde arabe éclaté et rendu exsangue par des troubles et des guerres sanglantes et cruelles. Aujourd’hui, il existe un camp bien réel, constitué par les régimes réactionnaires arabes et en même temps par Israël, afin non seulement de modifier le combat en un combat contre l’Iran plutôt que pour la libération de la Palestine, mais aussi pour traiter ouvertement avec Israël en tant que partie intégrante de ce camp.

10e anniversaire de la fondation du Front populaire de libération de la Palestine – 67-77. Non à l’implantation impérialiste. Non aux solutions défaitistes. Oui à la guerre populaire.

Le Front populaire a toujours identifié le camp de l’ennemi du peuple palestinien à ces puissances : l’impérialisme américain et occidental, le sionisme, les régimes arabes réactionnaires et Israël. C’est toujours le cas de nos jours, mais en y ajoutant le secteur palestinien qui a rallié désormais ce camp ennemi. C’était même le cas lorsqu’il n’y avait pas de relations publiques entre les régimes arabes et Israël, à l’exception de la Jordanie et de l’Égypte. Aujourd’hui, la normalisation s’est intensifiée au point de qualifier la résistance palestinienne de « terroriste », comme nous l’avons vu dans le journal officiel saoudien, al-Riyadh. Ceci n’a rien d’un changement de position, en fait, mais c’est bien un changement dans la publicité et le caractère évident de ces positions et dans la façon dont l’affaire est présentée clairement aux masses. Aujourd’hui, les relations entre Israël et l’Égypte, par exemple, se sont modifiées. Au départ, il s’agissait d’un partenariat et d’une collusion ; désormais, l’Égypte suit totalement la position et les impératifs israéliens. C’est tout aussi pertinent quand nous examinons les relations entre la Jordanie et Israël et certains des États arabes du Golfe, y compris dans le domaine des accords sur le gaz de la Méditerranée. En outre, nous assistons également aujourd’hui à une crise de la résistance palestinienne et nous devons être francs et honnêtes, à ce propos.

Dans quoi voyez-vous la crise de la résistance palestinienne se refléter, aujourd’hui ?

Barakat. Tout d’abord, à l’heure présente, la résistance palestinienne ne dispose toujours pas d’un front national unifié. On ne peut affirmer que l’OLP représente ce front national unifié, dans sa situation actuelle, sous la direction d’Abou Mazen et en l’absence de forces majeures issues de l’OLP même, pas plus que nous ne pouvons qualifier le Hamas de seul représentant légitime de la résistance palestinienne. La leçon fondamentale à tirer de tous les mouvements de libération nationale qui combattent l’impérialisme, le colonialisme, le colonialisme d’implantation, l’occupation et l’apartheid, c’est l’impérative nécessité d’un front national unifié. Ce n’est pas du tout la même chose qu’une direction nationale unifiée. Cette dernière est un produit du front national unifié, mais elle ne remplace en aucun cas le front ni ne s’exprime en son nom.

L’occupation se poursuit… Les implantations (israéliennes) se poursuivent… Donc, cessez de négocier Et poursuivez la lutte

La deuxième représentation de cette crise, c’est le chaos qui règne au sein des institutions palestiniennes mêmes, et ce chaos est un produit manufacturé à l’époque d’Oslo et de ses accords. Afin que la résistance palestinienne puisse présenter une alternative à cette ligne, à cette voie des négociations futiles, elle doit avoir un programme politique clair qui, sans aucun doute et sans la moindre remise en question, doit s’allier aux classes populaires palestiniennes, c’est-à-dire aux 99 pour 100 du peuple palestinien, et tout particulièrement aux personnes qui luttent dans la pauvreté et qui vivent dans des camps de réfugiés.

Finalement, nous devons encourager une nouvelle perception du terme « résistance », qui inclut toutes les formes de la lutte palestinienne et bien d’autres entités outre les « factions ». Malgré tout, cette résistance existe et elle est forte, et elle s’étend du Chili à Ain el-Helweh et à Gaza, parce que c’est la résistance du peuple palestinien même. La résistance palestinienne doit se faire l’écho des voix des Palestiniens partout où ils sont et pas seulement des Palestiniens d’une région particulière. Et la résistance palestinienne permet à tous les secteurs palestiniens, en particulier les jeunes et les femmes, d’être aux premières lignes du front et d’assumer la direction de cette résistance. Voilà, en bref, les principaux défis qui représentent la crise palestinienne en ce moment.

Quelle est la situation de l’OLP et de la crise de la représentation palestinienne ?

Barakat. L’OLP est tombée aux mains d’un groupe qui ne représente qu’un programme de la bourgeoisie palestinienne. Celle-ci s’est mise à abuser à son profit des réalisations historiques du peuple palestinien quand celui-ci a désigné l’OLP comme sa seule représentante légitime dans le monde arabe et dans l’arène internationale. Cette bourgeoisie utilise et manipule cette histoire pour la mettre au service du projet capitaliste palestinien prétendument appelé « État palestinien ». Elle en utilise la forme mais en tue le contenu, l’essence même de l’OLP. Ce projet ne représente pas la lutte nationale palestinienne en faveur du retour et de la libération. D’où l’OLP tire-t-elle cette légitimité ? De la reconnaissance dont elle a bénéficié depuis 1974… Aujourd’hui, elle n’est plus que sous le seul contrôle de Mahmoud Abbas et de son aile de la prétendue direction palestinienne. De plus, ce n’est pas l’OLP qui prend les décisions, aujourd’hui, mais l’Autorité palestinienne. Voilà où réside le processus décisionnel réel, aujourd’hui, dans les mains de l’AP et plus du tout dans celles de l’OLP. C’est pourquoi le Front envisage sérieusement, de nos jours, de se retirer de toutes ces institutions afin de ne pas fournir la moindre couverture à la direction de l’OLP et à l’AP dans leur programme de plus en plus élaboré visant la reddition ainsi que le sabotage destructeur de la cause palestinienne.

Organisation de la jeunesse palestinienne Lors du 30e anniversaire de sa création, le Front populaire de libération de la Palestine s’engage dans la lutte pour la victoire

Voilà la crise de représentation dont nous voulons parler. Qui représente le peuple palestinien ? Est-ce l’OLP, l’AP ou la résistance palestinienne en termes abstraits ? Oui, nous avons grandement besoin d’un front national qui unifie, mais il est impossible d’y arriver sous les auspices de l’actuelle direction officielle. C’est aujourd’hui une conviction que partagent vraiment la plupart des membres et cadres du Front, y compris les camarades qui donnent toujours la priorité à l’« unité nationale ».

Dernièrement, il a été question de réunir un Conseil national palestinien. Quelle est la situation, du côté du CNP ?

Barakat. La position du Front a été très claire, au vu de la déclaration qui a été faite par le Comité central l’an dernier, à propos de ce problème même. Et cette position est la suivante : Le Front ne participera pas à un seul Congrès national palestinien tant qu’il sera organisé sous les auspices de l’occupation. Ce Congrès doit constituer un pas vers l’unification de notre peuple tout entier. Il doit se tenir en dehors de la Palestine. Il doit redonner vie à la shatat (diaspora) et au rôle palestinien dans la diaspora. Il doit avoir lieu dans un contexte de liberté et de transparence, sous les auspices du peuple palestinien et non sous les auspices des régimes arabes ou des services de sécurité.

Oui, aujourd’hui, il y a de nouvelles tentatives de la droite palestinienne de créer un faux rassemblement du CNP à Ramallah. Nous ne voulons pas d’un congrès s’appuyant sur des quotas, mais plutôt sur des élections démocratiques et sur un consensus, et nous voulons redonner vie aux institutions populaires et syndicats palestiniens et leur rendre leur vigueur, qui a été prise en otage par l’ONG-isation de la société palestinienne et du mouvement national palestinien. On peut lire nombre de rapports prétendant qu’il existe actuellement des tentatives de liquider même le CNP et de créer ce qui s’appellera le « Parlement palestinien ». C’est se contenter de reproduire la même crise une fois de plus, sous des noms et des intitulés différents. Mais, naturellement, c’est particulièrement dangereux parce que cela limite la participation palestinienne à certaines régions de la Cisjordanie et que cela exclut les Palestiniens de Gaza, de Jérusalem ou de la Palestine de 1948, sans parler en plus des Palestiniens en exil et ceux de la diaspora, autrement dit, la majorité du peuple palestinien. Ceci est un reflet des priorités et du rôle réel de la classe capitaliste palestinienne. Nous voyons également que le rôle des capitalistes palestiniens prend de plus en plus d’importance quand il s’agit de ramasser les « miettes » des projets de normalisation, tel le projet hydraulique Mer Rouge – Mer Morte entre la Jordanie et Israël. En d’autres termes, sous un nom différent, il s’agit du même jeu – sauf que celui-ci est encore plus dangereux.

Vers la libération de la Palestine et l’instauration d’une société démocratique

Comment évaluez-vous les relations du Front avec les autres forces politiques palestiniennes ?

Barakat. Le Front évalue ses relations avec les forces palestiniennes en fonction de leur attachement à la voie du retour et de la libération, ainsi qu’au respect inconditionnel des droits du peuple palestinien, individuellement et collectivement, y compris la liberté de parole et les valeurs sociales et démocratiques.

Le Front est d’accord avec le tout dernier discours d’Ismail Haniyeh, le dirigeant nouvellement élu du Hamas et il a évalué ce discours de façon positive, de même qu’il a mentionné clairement les fortes relations entre le Hamas et le FPLP. Mais nous savons que ceci concerne la vision politique défendant le maintien des droits nationaux palestiniens et la lutte armée en tant qu’important dénominateur commun entre les deux partis. Le Front a exprimé ses critiques à l’égard de certaines positions du Hamas, dont l’acceptation par ce dernier d’un État palestinien dans les frontières de 1967. Nous pensons que cette position est désormais dans une impasse et il semble même, comme nous disons en Palestine, « qu’elle fait route vers La Mecque alors que les gens sont déjà de retour du hajj (pèlerinage, NdT) ».

9e anniversaire de la fondation du Front populaire de libération de la Palestine, 11-12-1967.

En outre, le Front émet des réserves sur certaines des décisions politiques du Hamas concernant son alliance avec le Qatar et la Turquie. Le Front entretient une discussion ouverte avec le Hamas à propos de ces réserves, ainsi qu’à propos du rejet par le Front de toute forme d’oppression à l’encontre de notre peuple à Gaza, qu’il s’agisse d’oppression sociale ou d’oppression politique. Des résultats positifs sont sortis de ces dialogues. Nous considérons également que la priorité du soutien financier devrait aller aux classes pauvres de Gaza et renforcer les secteurs productifs qui ont permis à Gaza de tenir bon jusqu’à présent. Par ces secteurs, j’entends les agriculteurs, les pêcheurs et les travailleurs. Ces trois secteurs doivent constituer la priorité d’une « bonne gouvernance ». Nous voulons que l’argent de la « zakat » (aumône) aille à ces gens et non au secteur privé.

Le Hamas a lui aussi ses propres réserves sur certaines positions du Front – particulièrement sur la question de l’OLP – et il perçoit certaines de ces positions comme « déloyales ». De même, sur les questions du Yémen et de la Syrie, il existe un désaccord. Nous croyons que nous devons adopter une position forte vis-à-vis de l’agression des États-Unis et des Saoudiens contre le Yémen, alors que le Hamas ne dit mot à ce propos.

Quant aux relations avec le mouvement du Fatah, elles en sont absolument à leur point le plus bas. Le Fatah a manqué à ses responsabilités envers l’unification du peuple palestinien. Il s’est lui-même érigé en incubateur et défenseur du programme de Mahmoud Abbas. Nous comprenons que le Fatah soit le parti de l’Autorité en Cisjordanie et qu’il tire directement profit de l’Autorité palestinienne en fonction de ses propres intérêts directs, mais nous ne pouvons accepter la domination d’un groupe sur toutes les institutions, organisations, fondations palestiniennes, ni sur la gouvernance et la représentation du peuple palestinien. Plus important encore, la crise que connaît le Fatah se répercute aujourd’hui sur la totalité du mouvement national palestinien. Il y a tellement de forces différentes aujourd’hui au sein du Fatah et toutes, cependant, prétendent être « LA voix du Fatah ». Parfois, nous ne savons même pas avec qui parler, ni ne savons qui représente réellement le Fatah. Nos relations au sein de l’OLP ont généralement été conflictuelles. La camarade Khalida Jarrar, aujourd’hui en prison en Israël, s’est heurtée au président de l’Autorité quelques semaines à peine avant d’être arrêtée par les forces d’occupation et jetée en prison. Sur ce qui est arrivé à Khalida, nous n’avons rien appris de la bouche même du Fatah, rien, hormis un silence total. Il en va de même pour Omar Shehadeh, qui a été interpellé de la même façon par le président de l’AP. Quant aux relations du Front avec le Djihad islamique et les autres forces politiques palestiniennes, elles sont en général solides et positives.

Comment le Front perçoit-il le rôle des Palestiniens de la diaspora, aujourd’hui ?

Barakat. Aujourd’hui, le mouvement palestinien de la diaspora a la responsabilité historique de remettre notre peuple sur la voie du retour et de la libération. Les Palestiniens de la diaspora disposent de tant de forces, de pouvoir, de possibilités et de potentiel mais, malheureusement, tout ce potentiel n’est ni exprimé ni libéré au maximum de ses capacités. Ce ne sera possible que par le biais de la participation. Il n’y a pas de formule magique pour que les Palestiniens en exil lancent leur révolution une fois de plus. C’est le seul choix, en fait, pour que les Palestiniens restent unis et qu’ils maintiennent leur attention concentrée sur leur but principal et ce, où qu’ils se trouvent géographiquement. Leurs regards, leurs armes et leur attention sont tous concentrés sur la Palestine. Cela signifie que nous allons devoir reconstruire nos associations et organisations populaires, même à partir de zéro, de rien, dans certaines régions.

Et nous devons croire dans la jeune génération et dans le potentiel extraordinaire des femmes palestiniennes capables de diriger le mouvement en compagnie de tous ceux qui croient toujours en leurs principes et s’y cramponnent avec fermeté, de même qu’à leur vision et à leurs objectifs que sont le retour et la libération. Il y a eu quantités de changements politiques, sociaux et économiques vécus par les Palestiniens de la diaspora. La guerre en Syrie, les offensives et le siège contre Gaza, les conditions sociales et économiques pénibles des Palestiniens au Liban ont poussé une fois de plus les Palestiniens à la migration forcée et à la déportation. Et nous voyons que de nombreux Palestiniens choisissent l’Europe comme destination, et plus particulièrement l’Allemagne. La tâches des Palestiniens en Europe aujourd’hui consiste à jouer un rôle stratégique en s’opposant au mouvement sioniste en Europe et en soutenant les Palestiniens vivant dans des camps de réfugiés, où ils subissent la pauvreté et la marginalisation, et ce combat stratégique inclut la lutte contre le racisme dans les pays européens mêmes.

Faire progresser la révolution – Par les armes et par la pensée – Dans la quête de la libération et du socialisme

De même, nous devons ouvrir le plus largement possible les portes à la participation de notre peuple en Jordanie. Nous ne pouvons oublier le fait que des millions de Palestiniens vivent dans ce pays et qu’ils ne sont qu’à une heure de route de la Palestine. Ces Palestiniens ont le droit d’exprimer leur fierté à propos de leur identité, de leur participation à leur propre cause nationale, et à la lutte aux côtés du mouvement national jordanien pour la démocratie et pour la libération de la Palestine.

Il y a également les tâches concernant notre peuple au Liban. C’est un fait bien établi que les Palestiniens des camps de réfugiés au Liban vivent dans des conditions particulièrement extrêmes et pénibles. Leurs camps sont assiégés, dans certains cas ; ce sont des exclus, ils sont marginalisés. Il y a un profond sentiment d’isolement parmi les Palestiniens au Liban et, fait plus important, ils sont confrontés aux lois injustes et racistes du gouvernement libanais qui interdisent aux Palestiniens d’exercer plus de 70 professions.

Nous comprenons que chaque contingent palestinien vit dans des conditions différentes et est confronté à des problèmes spécifiques. Mais tous sont concernés par la voie de la lutte palestinienne pour les droits nationaux, les droits de l’homme et les droits civils. Nous savons que les gens de notre peuple qui vivent aujourd’hui aux États-Unis, au Canada, ainsi que nos jeunes générations impliquées dans cette lutte, que ce soit dans les universités, dans le mouvement anti-apartheid ou dans le mouvement BDS, nous savons qu’ils mènent tous un combat qui portera ses fruits. Ces luttes qui ont lieu actuellement peuvent parfois susciter l’impression que l’on s’époumone dans le désert. Mais ce sont des luttes qui permettent d’accumuler de l’expérience et qui se traduisent également par des gains.

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Chacune de ces contingences populaires palestiniennes peut renforcer leurs relations avec les mouvements en compagnie desquels elles luttent au sein de leurs communautés. Ainsi, en Amérique du Nord, nous devons renforcer nos relations avec le mouvement de libération des noirs, avec les peuples indigènes et natifs en lutte, avec les mouvements des pauvres et de la classe ouvrière, avec la lutte antiraciste, anti-impérialiste et anticapitaliste. Au Liban, nous devons renforcer nos relations avec le mouvement communiste, le mouvement progressiste et la résistance. En Europe, nous devons renforcer nos relations avec toutes les communautés arabes, y compris les communautés marocaines, syriennes, algériennes et toutes les communautés opprimées, dans leurs luttes visant à surmonter l’austérité et le racisme. En Amérique latine, nous devons participer aux luttes contre l’impérialisme américain et rallier les classes populaires dans leur combat contre les formes nouvelles d’agression et d’exploitation. Nous devons combattre ensemble et, surtout, nous devons le faire en nous appuyant sur une perspective de responsabilité et en participant pleinement, c’est-à-dire en tant que partenaires véritables et à part entière, à ces mouvements.

L’une des caractéristiques des Palestiniens de la diaspora, c’est qu’ils disposent généralement de plus de liberté de mouvement, en comparaison avec notre peuple sous occupation. Le deuxième avantage, c’est qu’ils communiquent avec le monde dans autant de langues qu’il n’y en a dans le monde. Un troisième avantage, c’est qu’un grand nombre de Palestiniens sont devenus partie intégrante de la société au sein de laquelle ils vivent désormais et qu’ils y jouent un rôle majeur. Le Chili est un bel exemple de ces pays où notre peuple peut jouer un rôle progressiste, non seulement au profit de la Palestine, mais aussi des pays où ils vivent aujourd’hui.

Pourquoi n’assiste-t-on pas à une escalade palestinienne de la lutte armée, de nos jours ?

Barakat. En guise de réponse honnête, disons qu’il s’agit d’une représentation de la crise de la résistance. Disons-le carrément, les organisations palestiniennes n’en font pas assez. Nous voyons des éléments positifs, particulièrement à Gaza dans l’accumulation de la force qu’on y trouve, mais la lutte armée est en fait un droit du peuple palestinien tout entier et je ne doute pas que, dans un futur proche, aussi bien que dans le long terme, nous verrons les Palestiniens passer de la défensive à l’offensive.

La voie de la lutte armée est la voie d’une Palestine libérée

Mais cela requiert de nombreuses décisions politiques et des décisions autres que militaires. Vous avez beau posséder des armes, mais si vous n’êtes pas animé d’une volonté politique, ces armes sont inutiles. Si vous n’avez pas des vues politiques claires, ces armes sont dangereuses. Si vous empruntez une voie différente, ces armes peuvent être utilisées contre notre peuple, comme vous pouvez le voir dans le cas des agences de sécurité mises en place sous les accords d’Oslo. La transformation de l’individu palestinien armé de fedayine en policier constitue un danger.

Mais nous devons également concevoir la lutte armée comme un moyen de lutte créatif et non comme quelque chose que l’on fait simplement pour faire valoir des arguments, même si, parfois, il est important de le faire en combattant un pouvoir colonial plus grand, plus fort et bien armé. Mais ce doit être une lutte avec un but politique et elle doit être menée par des combattants bien informés et éduqués au sein du mouvement. Et elle doit être connectée aux conditions des Palestiniens dans chaque stade de leur mouvement. Ce doit également être une lutte menée à toutes les frontières avec la Palestine, aux frontières jordanienne, syrienne et libanaise aussi bien qu’à l’intérieur même de la Palestine. Ce sont des questions très importantes mais, jusqu’à présent, il n’existe pas d’arène ou de forum palestinien véritable pour discuter de telles questions ou pour les définir. Et ceci, c’est un autre symptôme de la crise de la résistance palestinienne.

 

Traduction: http://www.pourlapalestine.be/la-politique-des-etats-unis-et-la-crise-de-la-resistance-palestinienne/

Version originale: http://pflp.ps/english/2017/08/07/barakat-united-states-policy-and-the-crisis-of-the-palestinian-resistance/