Un groupe d’extrême-droite a parlé de la mise en scène d’une « fausse » attaque terroriste pour effrayer les Québécois

iTraduction d’un article du journal « The Gazette » sur l’extrême-droite au Québec

 

 

De nombreuses actions sont à venir « , explique le journal dans un journal de discussion privé obtenu par la Gazette de Montréal. La police a été alertée.

Un homme ayant des liens avec les groupes d’extrême droite québécois a discuté de la mise en scène d’un faux attentat terroriste pour «réveiller» les habitants de la province et a encouragé ses pairs à commencer à s’entraîner avec des armes à feu.

Dans un journal de bord privé obtenu par la Gazette de Montréal, un homme qui s’appelait Phénix le Patriote écrivait qu ‘«il devrait y avoir une fausse tentative terroriste» pour «effrayer les Québécois».

 

Il a suivi le post en ajoutant: « Ne vous inquiétez pas… de nombreuses actions sont à venir. »

Phénix a également partagé une image de cibles sur lesquelles il avait tiré avec un pistolet de 9 mm et de calibre .22 dans un champ de tir à Joliette. A côté de l’image, datée du 22 janvier 2018, il a ajouté la légende: «Faites comme mes frères. »

Ce commentaire a reçu la réponse suivante: «Excellent travail, Patriote. Gardez votre objectif vrai »d’un autre membre du chat privé.

 

Les grumes appartiennent à un groupe d’extrême droite qui s’appelle Patriotes du Québec et comprend des membres de Storm Alliance, Le Front Patriotique du Québec et Atalante Québec.

L’activiste qui a découvert les journaux de conversation en ligne les a partagés avec la Sûreté du Québec en janvier dernier, ainsi que des preuves suggérant que Phénix pourrait être un membre du groupe de droite La Meute.

«Phénix n’est pas le type de personne que nous recherchons en tant que membre, a déclaré le porte-parole de La Meute, Sylvain Brouillette. «Les Patriotes (groupe en ligne) n’ont rien à voir avec La Meute. Il y a vraiment une tension entre nous.  »

Un représentant de Storm Alliance a nié avoir eu connaissance du groupe de discussion.

La SQ a reçu la plainte l’hiver dernier et a transmis l’information à une unité d’enquête sur les groupes de haine, selon une source policière.

« Nous ne pouvons commenter ce groupe en particulier, mais nous surveillons l’extrémisme de tous les côtés pour activité criminelle », a déclaré le lieutenant Hugo Fournier de la SQ. « Mais encore une fois, nous ne pouvons rien confirmer ou nier à propos de ce groupe. »

Un inspecteur de la police de Montréal a déclaré que les gens devraient signaler ces types d’incidents aux forces de l’ordre.

«C’est un acte criminel d’encourager les autres à commettre des actes de violence», a déclaré Line Lemay, lieutenant-détective du groupe de travail du département sur les crimes motivés par la haine. «Vous ne voulez pas que quelque chose de terrible se produise et, après coup, vous entendez dire à quel point tous ces signes étaient présents.

«Le simple fait de signaler une personne ne signifie pas que nous la traiterons comme un criminel. Souvent, il suffit de contacter la personne et de lui faire savoir que ses paroles ont des conséquences.  »

Un expert en matière de lutte contre la radicalisation a déclaré à la Gazette qu’il était «extrêmement préoccupé» par les messages de Phénix.

«Quelqu’un qui dit ces choses – en public ou en privé – est clairement dans un état d’esprit dangereux», a déclaré Maxime Fiset, coordinateur de projet du Centre pour la prévention de la radicalisation menant à la violence. « Les gens autour de lui devraient appeler la police pour s’assurer que ces mots ne sont pas accompagnés d’action. »

Bien qu’il soit difficile d’évaluer la gravité des messages, M. Fiset explique que les images de la pratique de la cible utilisée par Phénix suggèrent qu’il peut avoir les moyens de commettre un acte violent. Il a ajouté qu’il est troublant de ne voir aucun des autres membres du groupe le défier pour ses idées extrémistes.

«Lorsque personne ne vous décourage, lorsque les échanges ne font que s’intensifier, l’idée de la violence dans le monde réel se normalise», a déclaré Fiset. « Et il devient possible pour lui de commettre un acte violent. »

L’un des associés de Phénix, dans les discussions, porte le nom d’utilisateur Heinrich Himmler – une référence au commandant nazi qui a dirigé le meurtre de 6 millions de Juifs pendant l’Holocauste.

Les personnes qui publient des commentaires haineux ou extrémistes en ligne sont souvent isolées, en colère et souffrent de maladie mentale, selon Lemay.

«Ils prennent souvent la colère à propos de tout ce qui ne va pas dans leur vie et ils ciblent les immigrants ou un groupe de personnes avec cette colère», a-t-elle déclaré. «Notre travail consiste à évaluer la gravité de la menace et parfois simplement à mettre les personnes en contact avec des services de santé mentale, une clinique locale et tout simplement à la racine du problème. »

Lorsque la police intervient, elle peut saisir le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence.

 

Source: https://montrealgazette.com/news/local-news/far-right-group-spoke-of-staging-fake-terrorist-attack-in-quebec

 

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Action publique politico-artistique à Montréal afin de dénoncer l’assassinat par les forces policières chiliennes du jeune mapuche Camilo Catrillanca

 

Quand : Samedi 24 novembre, 12h00 pm

Où : Parc des Amériques, Boulevard Saint-Laurent coin Rachel Est,
Montréal, Canada

 

Ce samedi, un rassemblement sous forme de performance artistique, en appui au peuple Mapuche aura lieu afin de  dénoncer l’assassinat de Camilo Catrillanca, jeune mapuche de 24 ans, par le Commando Jungla, groupe paramilitaire créé par le Gouvernement du président chilien Sebastian Piñera pour réprimer les Mapuche.

En territoire Mapuche ou Wallmapu, l’État et ses forces spéciales
agissent dans la  répression, la criminalisation et la persécution.
Leurs opérations ont causé plusieurs morts et des dizaines de
prisonnier.ère.s politiques mapuche condamné.e.s injustement et sansfondement par la loi Anti-terroriste, créée par Augusto Pinochet
durant la dictature. Cette loi anti-terroriste, tout comme la Loi sur
les renseignements, sont des outils de répression et de
criminalisation des peuples autochtones se trouvant sur leurs
territoires ancestraux.

 

Camilo Catrillanca a été tué par balles par un commando lourdement armé, alors qu’il se trouvait sur son tracteur etrevenait de ses labeurs agricoles. Les autorités prétendent que ce commando muni d’armes de guerre enquêtait sur des vols de voiture dans la zone.

Les lois répressives qui cherchent à légitimer cette violence
sont en train de détruire un peuple qui a refusé de se soumettre. Les
mapuches continuent dans leur lutte de revendication de leur
territoire, en dépit de la militarisation présente dans toute la
région qui cherche à protéger les intérêts du secteur privé.

Ce rassemblement se fait en solidarité avec la lutte légitime du
peuple Mapuche pour la récupération de leurs territoires ancestraux.

Contact média :

En français : Amelia Orellana (438) 827-0656

 

Abattre le capitalisme

construire la solidarité 

Le Débat Munk avec le raciste Steve Bannon perturbé

Douze personnes qui protestaient contre la participation du stratège politique américain d’extrême-droite et ancien conseiller de Donald Trump à la Maison-Blanche, Steve Bannon, à un débat ont été arrêtées, vendredi soir, par la police de Toronto. Deux policiers ont également subi des blessures mineures.

 

Le rassemblement, qui a attiré environ 500 personnes, a retardé le début de l’événement. Les manifestants ont scandé, hué et moqué ceux qui faisaient la queue et brandi des pancartes avec des slogans du type « les réfugiés sont les bienvenus » et « les droits de l’homme ne font pas l’objet d’un débat ».

La police a utilisé le poivre de Cayenne pour maîtriser certains manifestants.

L’autre participant au débat, le commentateur conservateur David Frum, a déclaré que le nouveau populisme mis de l’avant par Bannon était une « arnaque » et un mensonge, affirmant que de nombreux dirigeants populistes dans le monde, y compris Donald Trump, étaient des « escrocs ».

La politique populiste pose « le défi le plus important et le plus dangereux auquel les institutions démocratiques libérales sont confrontées depuis la chute du communisme », a-t-il dit.

Inutile de rappeler que Steve Bannon fut un des idéologues de mouvements nazis aux États-Unis avant d’être nommé conseiller spécial à Donald Trump à la Maison-Blanche et que cet individu se déclare ouvertement et publiquement raciste.

Des opposants avaient pressé les organisateurs d’annuler l’événement. Ils accusaient M. Bannon d’attiser par ses propos la haine contre les minorités.

Les responsables ont maintenu l’invitation, au nom de la liberté d’expression.

Environ 2800 personnes avait acheté un billet pour assister au débat, qui était retransmis en direct sur le web et sur Facebook.

Sur la situation actuelle des Ouïghours en République « populaire » de Chine

 

Il règne en ce moment même au Xinjiang, parfois appelé également « Turkestan oriental chinois », territoire du Peuple ouïghour, une situation visiblement tragique sur laquelle (par contraste « étonnant » avec le Tibet du « gentil » Dalaï-Lama ex-esclavagiste féodal et réactionnaire comme pas deux, mais coqueluche de tous les bobos occidentaux de merde bouffeurs de quinoa) plane un assez lourd silence radio des médias mainstream, mis à part quelques articles dans la presse conservatrice-atlantiste (Figaro, Atlantico) ou libérale-libertaire (Libé, Nouvel Obs) la plus anti-chinoise (dont la sinophobie, disons, parvient à compenser et même par moment surpasser l’islamophobie)…

Il faut dire que les cibles, ici, sont des MUSULMAN-E-S ; raison pour laquelle c’est d’abord par les médias dits (en bon langage républicain) « communautaires », ou les publications de la mouvance décoloniale sur les réseaux sociaux, que nous parvient l’information.

Tâchons en quelques points d’y voir clair.

– L’État chinois vient donc d’admettre (précisément, d’avaliser par une loi du 9 octobre), après plusieurs années de dénégations ou du moins de justifications alambiquées, avoir procédé à « l’internement » pour « rééducation » de plusieurs centaines de milliers, peut-être 1 million de Ouïghours (qui seraient un peu plus de 10 millions) ; « rééducation » visant à lutter contre ce que l’on appellerait ici la « radicalisation islamiste », mais qui dans les fait, consiste à imposer par matraquage une allégeance « patriotique » à Pékin et à anéantir des pratiques culturelles faisant partie intégrante de leur identité et de leur conscience nationale – manger halal, pas de porc ni d’alcool, prière, jeûne du ramadan etc. etc. :

Cette province autonome (effectivement, sur le papier constitutionnel, autonome contrairement à nos peuples prisonniers et dernières colonies directes de l’État français) de la République « populaire » est en réalité sous état d’exception depuis pratiquement une dizaine d’années (ou un gros quart de siècle mais surtout une dizaine d’années), après que la résistance nationale ouïghoure face à la botte de l’État central et à la colonisation de peuplement (contrairement aux mythes répandus au sujet du Tibet, toujours peuplé à 92% de Tibétains, il y a bien une minorité – 45% – de Ouïghours au Xinjiang, face à quelques 41% des Chinois han et 14% d’autres nationalités – pour la plupart apparentées, Kazakhs, Kirghizes, Huis etc.*) ait évolué vers une lutte armée (attentats, émeutes etc.) se revendiquant généralement de la foi islamique et parfois du djihad (quelques dizaines, à la rigueur centaines d’Ouïghours seraient par ailleurs effectivement engagés dans des organisations dites djihadistes sur d’autres fronts de la planète).

 

http://ekladata.com/chine-repression-ouighours.pdf

[* Il convient de préciser à ce titre (sinisation-du-xinjiang) que contrairement au Tibet, toujours vassal de l’Empire chinois mais relativement isolé sur ses hauts plateaux, le Xinjiang qui consistait ni plus ni moins qu’en la Route de la Soie a de très longue date connu une importante présence chinoise (nullement liée donc à l’horrible « communiiiisme »), qui pouvait s’élever au tiers de la population totale à la fin de l’Empire (vers 1910) avant de tomber à 6% en 1949 (après 3 décennies et demi de total effondrement intérieur de la Chine et donc de « rapatriement » des marchands, militaires, fonctionnaires etc.), puis de remonter à la proportion d’un tiers à l’époque de la Révolution culturelle – par ailleurs, comme pour toute province de tout grand État industrialisé en tant qu' »enclos à force de travail », on trouve également et de plus en plus (surtout depuis environ 40 ans de développement économique à tout crin dans l' »économie socialiste de marché ») des Ouïghours hors du Xinjiang, concrètement, comme migrants de travail.]

– Il apparaît cependant que les choses n’ont pas toujours été ainsi, et clairement pas sous Mao ni même jusqu’en 1989, date de la terrible répression du « Printemps de Pékin » (que l’on peut considérer comme le moment du triomphe total du capitalisme en Chine, dans la perspective de devenir un pays impérialiste). C’est particulièrement important à rappeler, car si un intérêt pouvait exister pour les médias de l’impérialisme (prenant le risque de paraître « pro-islamistes » aux yeux d’une partie de leur lectorat…) de mettre en avant cette terrible persécution, ce serait celui-là : semer la confusion régime chinois actuel = « communisme » et jeter encore de l’huile sur le feu, creuser encore le fossé entre les forces essentielles pour la lutte anti-impérialiste mondiale que sont les révolutionnaires marxistes d’un côté et la résistance nationale des peuples majoritairement musulmans de l’autre.

Pour toute analyse marxiste sérieuse et digne de ce nom, la Chine ultra-capitaliste actuelle (et depuis près de 40 ans) n’a absolument rien de « socialiste » ni de « marxiste » sinon dans le décorum (servant d’équivalent pour sa « révolution industrielle » d’un – disons – régime bonapartiste autoritaire) ; de notre point de vue maoïste, la contre-révolution des tenants de la « voie capitaliste » y a été opérée sous la conduite de Deng Xiaoping dans les années suivant la mort de Mao (1976, jusqu’à disons la dernière Constitution promulguée en 1982).

– Selon le quotidien Libération, certes né maoïste dans les années 1970 mais n’ayant plus grand-chose aujourd’hui (ni depuis longtemps), loin de là, de fanatiquement pro-Pékin, « le Xinjiang a longtemps été un monde à part exempté de la politique de l’enfant unique, où se pratiquait un islam ancien et modéré (sic… toujours le besoin d’insister sur ce genre de truc, enfin bref) à 3 000 kilomètres de Pékin. Le ouïghour, langue apparentée au turc et qui s’écrit en caractères arabes, était pratiqué partout, le mandarin ne s’apprenait qu’au collège deux heures par semaine. Les fonctionnaires chinois d’ethnie han étaient rares et discrets. «Mais après la révolte de 1989 et la chute de l’URSS, le Parti communiste chinois a craint que le Turkestan oriental ne fasse sécession. Il a entamé une politique dite d’assimilation, qui est en fait une destruction de notre culture, de notre langue, de notre identité religieuse»,explique le juriste Mehmet Tohti, cofondateur de l’association Congrès mondial ouïghour. »

https://www.liberation.fr/planete/2018/08/29/ouighours-les-camps-secrets-du-regime-chinois_1675335

Ensuite de quoi, « les émeutes de 2009 et une série d’attentats qui ont fait plus d’une centaine de victimes, et l’enrôlement de dizaines de Ouïghours dans les rangs de l’État islamique en Syrie ont renforcé la répression »…

Il n’y a donc aucune difficulté à imaginer que le régime chinois, toujours fin stratège, ait su profiter du climat mondial actuel pour associer lutte contre le « terrorisme » (avec cette résistance ouïghoure de tendance parfois djihadiste) et renforcement de sa mainmise sur cet immense territoire (3 fois l’Hexagone !) que l’on sait regorger de ressources indispensables à sa position mondiale de nouvel impérialisme concurrent de l’Occident ; en s’attaquant à travers « l’extrémisme religieux » (soigneusement « confondu » avec) à ce qui forme en réalité l’avant-garde de sa conscience, et donc de sa RÉSISTANCE nationale.

– MAIS PAR CONTRE, à partir de là, on ne peut qu’inviter le lecteur ou la lectrice à une certaine prudence, un certain recul critique par rapport à TOUT ce qui se dit ; non pas forcément quant à la réalité des faits, mais peut-être par rapport à certaines possibles exagérations ; surtout émanant de « sources » telles que Free Asia (née contre la Chine révolutionnaire de Mao, mais toujours active contre le – désormais – concurrent impérialiste chinois de l’Occident), ou encore les médias des pays pétro-wahhabites du Golfe.

Il faut avoir à l’esprit par exemple, sans nier le fond de réalité de l’oppression du Tibet, y compris parfois sous Mao (où les tendances droitistes tendant déjà à voir les « provinces reculées » comme des colonies pour le futur capitalisme chinois, comme les tendances gauchistes aux exactions « civilisatrices » contre les « peuples arriérés », existaient dans le Parti et l’appareil d’État un peu comme ici sous la Révolution bourgeoise), ce que l’on peut ou a pu entendre au sujet du « génocide tibétain » ; en termes d’allégations ne tenant pas debout comme par exemple « 1,2 million de morts depuis 1950 » (population à l’époque… 1,2 million justement ; aujourd’hui 3,3 millions pour la province autonome, à 93% de nationalité tibétaine contrairement aux allégations de « majorité chinoise désormais » ce qui n’est même pas vrai à Lhassa – 82% de Tibétains ; 6,5 millions en ajoutant ceux des provinces limitrophes où ils sont effectivement minoritaires, mais reconnus comme nationalité dans les districts où ils vivent en majorité ; vous imaginez alors, un peu, les proportions délirantes et contraires à tout bon sens démographique attribuées à ce prétendu « génocide » ; etc. etc.).

À cet épineux sujet, assez central dans l’anticommunisme de gôôôche bobo-socedem, libéral-libertaire, mais aussi fréquemment brandi par les gauchistes (anars, trotskystes etc.) toujours friands de génocides chez les autres (et moins volubiles s’agissant des crimes contre l’humanité sur lesquels se sont construits leurs propres États bourgeois), l’on peut lire notamment les papiers de l’excellent Domenico Losurdo : la-chine-le-tibet-et-le-dalai-lama – le-tibet-l-imperialisme-et-la-lutte-entre-progres-et-reaction

– La position de la Turquie d’Erdogan (le Peuple ouïghour étant musulman mais aussi turcophone…) sur la question tend ces dernières années à évoluer vers un certain silence, ou au « mieux » à se payer purement de mots. Il faut dire que depuis 2016, face au soutien occidental à Rojava, aux suspicions envers l’Occident d’être derrière la tentative de coup d’État « güleniste » de cette année-là et (quoi qu’il en soit) aux condamnations par celui-ci des purges qui ont suivi, le régime AKP d’Ankara a eu tendance à se rapprocher grandement du bloc impérialiste « oriental » russo-chinois ; la Chine étant notamment son principal appui dans la perspective de rejoindre les fameux BRICS turquie-brics.pdf (qui deviendraient alors BRICST, ou peut-être simplement « RICST » vu qu’avec le coup de barre fasciste pro-occidental au Brésil, voilà…), ce qui dans un contexte de véritable guerre monétaire que lui livre Washington (pas au niveau du Venezuela certes, mais un peu quand même) lui donnerait accès à la Nouvelle Banque de Développement réservée aux membres du « club » (et dont heureusement le siège a été fixé à Shanghai en Chine, parce que si c’était au Brésil comme envisagé à un moment, voilà quoi…).

Ainsi, en dépit du fait qu’historiquement (y compris du temps du kémalisme et de Mao…) le nationalisme ouïghour est très lié à l’État turc et à ses discours pantouraniens, on ne voit pas en ce moment le « Sultan » particulièrement « en pointe » sur ce dossier…

EN RÉSUMÉ :

– La Chine utilise sans l’ombre d’un doute le prétexte, bien dans l’air du temps, d’une « campagne anti-terroriste » (anti-terrorisme « islamiiiiste ») pour, EN CONTOURNANT sa propre Constitution qui accorde (sur le papier) aux nationalités périphériques de la République « populaire » une reconnaissance nationale et une autonomie politique dont les peuples niés et les dernières colonies des États européens n’oseraient rêver (car sinon… pourquoi y aurait-il besoin d’un tel prétexte ?), asseoir sa mainmise sur le Xinjiang comme « colonie intérieure » au service de sa « volonté de puissance » impérialiste en brisant préventivement toute velléité de résistance nationale ouïghoure ; et en se « garantissant » (relativement) en cela un silence « gêné » des Occidentaux qui risqueraient, en montant au créneau, de se mettre en porte-à-faux vis-à-vis des discours anti-« islamiiiiistes » dont ils abreuvent quotidiennement leurs « opinions ».

– SOLIDARITÉ avec le Peuple ouïghour persécuté par l’État contre-révolutionnaire, « social »-FASCISTE chinois. D’un bout à l’autre de la planète, sans JAMAIS de « bon » ni de « mauvais » oppresseur, LE CAMP DES PEUPLES EST NOTRE CAMP.

– Mais dans le contexte actuel, à ne jamais perdre de vue, d’accélération de la Quatrième Guerre mondiale non-déclarée en cours depuis la fin de la Troisième (la Guerre froide) ; avec une Chine rivale capitaliste-impérialiste de l’Occident ; attention à une trop soudaine mobilisation médiatique, de trop soudaines et abondantes larmes de crocodiles des médias mainstream occidentaux à ce sujet. ÉVITER de se faire hâtivement mobiliser par un camp impérialiste (l’Occident) contre un autre (la Chine).

Qui irait par exemple, en Syrie du Nord, dénier le droit aux Kurdes de faire face à des gens qui, quelles que soient les (même excellentes) raisons de la haine qui les anime, les considèrent comme des « impies » et des « satanistes » et leurs réservent le sort adéquat ; tout en en profitant pour desserrer un peu l’étouffant étau « jacobin » arabiste pesant sur eux depuis 7 décennies, et se constituer une base arrière contre l’État turc qui les piétine depuis près d’un siècle ? Pour autant, on a hélas vu comment cette belle cause a malheureusement tourné – ou plutôt été détournée…

Et il peut en être absolument de même avec toutes les plus JUSTES causes de la planète, tant l’impérialisme, les impérialismeS dont il ne faut pas oublier la pluralité et la lutte entre eux, sont capables en la matière de tous les opportunismes.

On a cité les Kurdes de Rojava ; on pourrait encore rappeler comment avec des individus comme Soral ou Chatillon, la Palestine elle-même, la résistance antisioniste du Machrek arabe peut être mobilisée au service d’une certaine vision, ou du moins « proposition » géopolitique adressée à l’impérialisme français… Dès l’époque de la Première Guerre mondiale, les Irlandais récupérés par l’impérialisme allemand contre l’Empire britannique ; les Arméniens, les Grecs, les chrétiens d’Orient et les Arabes récupérés par le bloc France-Angleterre-Russie pour dépecer l’Empire ottoman allié de l’Allemagne, etc. etc.

Pour simple rappel : au nombre d’une dizaine de millions, les Ouïghours persécutés représentent quelque chose comme 0,6% des musulmans de la planète. Tout comme les 16 millions habitant la Fédération de Russie, et donc potentiellement victimes de ses répressions, en représentent autour d’1%. La quasi totalité des autres (plus de) 98% sont, quant à eux, bel et bien principalement la proie de l’Occident, en Palestine, en Afghanistan et ailleurs ; et c’est sans compter les milliards de damnés de la terre non-musulmans…

Mais c’est sûr, il n’est de « bonne » indignation que sélective et les persécutions, les massacres, les crimes contre l’humanité c’est toujours « mieux », plus commode à dénoncer lorsque c’est chez les autres ; surtout lorsque c’est (pour parler clairement) entre « barbares », entre non-Blancs !

Il ne faut pas verser dans le campisme, dans une lecture purement géopolitique du monde et nier l’oppression de ceux dont l’oppresseur est supposément dans le « bon » camp ; comme l’aurait sans doute fait ici le (malgré tout regretté) Losurdo, ou comme ceux qui soutenaient les soulèvements arabes jusqu’à ce que leur onde de choc atteigne les rivages de la Syrie « anti-impérialiste » ; attribuant dès lors toute juste résistance populaire contre l’oppression à la « Main de l’Empire » ; MAIS il faut bien évidemment toujours garder ce genre de facteurs à l’esprit pour que, comme disait Lénine, « le fait que les directions (des) mouvements (de résistance/libération nationale) pourraient les trahir en les associant politiquement et administrativement à l’impérialisme (puisse être) une raison de dénoncer leurs chefs » (et de ne pas se laisser embrigader dans des campagnes de propagande impérialiste au service de la guerre mondiale non-déclarée, etc.), « mais pas de condamner ces mouvements (la « raison de se révolter » qui les porte) en tant que tels ».

Source : http://servirlepeupleservirlepeuple.eklablog.com/sur-la-situation-actuelle-des-ouighours-en-republique-populaire-de-chi-a148912294

Un couple de Montréal attaqué après avoir défié un groupe d’extrême droite pour déposer un rapport

L’article original du journal The Gazette a été écrit en anglais. Nous n’avons qu’appliquer une traduction internet.

 

« Matthew » et sa petite amie ont passé une nuit en ville samedi lorsqu’ils sont entrés dans un pub de la rue Ontario et ont remarqué quelque chose d’étrange; une table pleine d’hommes et de femmes vêtus de noir, la plupart tatoués et portant des chemises sur lesquelles on peut lire «Québec au Québécois».

« Au début, je pensais qu’ils n’étaient que nationalistes (québécois), mais quand j’ai entendu ce qu’ils disaient, il était clair qu’ils ressemblaient plus à des skinheads », a déclaré Matthew, qui ne veut pas que son vrai nom soit publié.

« Nous avons dû quitter le bar parce que je voulais les affronter et cela ne valait pas la peine. »

Ils ont marché quelques pâtés de maisons et se sont installés dans un bar du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Assis sur une terrasse face à la rue, Matthew a vu cinq personnes poser des autocollants pour le groupe d’extrême droite Atalante Québec. Il a dit qu’il les avait reconnus plus tôt dans la nuit.

« Je n’aurais probablement pas dû dire quoi que ce soit, mais je leur ai dit que leur idéologie était de la merde », a-t-il dit. « Les choses se sont intensifiées rapidement. »

L’un des hommes a giflé Matthew au visage et avant qu’il ne puisse réagir, les autres ont commencé à bousculer sa petite amie et l’ont ensuite renversé.

« Ma copine est latino-américaine, alors ils ont commencé à lui dire de retourner dans son pays », a déclaré Matthew. « Puis l’un d’entre eux – il était un gros mec avec un tatouage en toile d’araignée et des cheveux vraiment courts – a dit quelque chose comme » Si vous ne sortez pas le f *** d’ici, je vais vous tuer.  »

Atalante Québec ne dirait pas si ses membres ont participé à l’attaque. Ils n’ont pas répondu aux demandes d’entrevue répétées de la Montreal Gazette.

Le groupe est basé à Québec, mais il est actif à Montréal depuis des mois. En mai dernier, des membres masqués d’Atalante ont saccagé le bureau du centre-ville de VICE News, lancé des papiers à des journalistes et les ont tous criés.

Raphäel Levesque, leur chef, a été accusé d’intimidation pour son rôle présumé dans l’incident. Il devrait comparaître devant le tribunal ce mois-ci.

Levesque – également connu sous le nom de Raf Stomper – a purgé une peine de prison pour trafic de drogue. Il a été membre fondateur du groupe de skinhead Légitime Violence, dont les paroles évoquent la lutte contre les immigrants et le début d’un nouvel Holocauste.

L’année dernière, quelqu’un qui s’appelait Raf Stomper a menacé de brûler les bureaux de la force anti-radicalisation de la province si elle s’installait à Québec.

Les membres d’Atalante ont également organisé des rassemblements au Québec-États-Unis. frontière pour protester contre les demandeurs d’asile musulmans qui arrivent au Canada.

La police de Montréal ne dira pas si elle enquête sur les activités d’Atalante.

«Du point de vue du renseignement, il est tout à fait probable que la police de Montréal et la Sûreté du Québec s’intéressent davantage à leurs activités», a déclaré Richard Warman, un avocat spécialisé dans les droits humains qui lutte contre la propagande haineuse en ligne.

«C’est une chose quand ils se livrent tout simplement au harcèlement à la frontière des migrants qui arrivent au Québec, c’est tout à fait différent quand on commence à prendre d’assaut les bureaux des journalistes – en portant des masques – et commettre des délits assez graves.

« Dans ce cas, les membres ou les sympathisants menacent de mort les gens pour avoir enlevé un autocollant, ils se placent eux-mêmes sur la liste des personnes d’intérêt de la police. »

Bien qu’Atalante ait refusé de commenter l’attaque alléguée, il a affiché une réponse en ligne au rapport initial de la Montreal Gazette. Le poste reconnaît que ses membres étaient dans la ville pour une « journée militante » samedi, mais que les allégations de membres d’Atalante engagés dans la violence ne sont pas fondées.

Les médias «anglo-saxons», selon Atalante, attisent le ressentiment des «nationalistes canadiens-français».

Warman dit qu’Atalante fait partie d’une résurgence, au Québec, de groupes haineux de droite. En mai, la Gazette de Montréal a rapporté que l’un des plus importants nationalistes blancs d’Amérique du Nord vit à Montréal et a organisé des réunions sur la suprématie blanche dans l’île.

Les réunions comprenaient des membres d’Atalante, mais aussi La Meute, les soldats d’Odin et Storm Alliance.

Une grande partie de la propagande que ces groupes utilisent est axée sur «l’islam radical» et les migrants, ce que Warman appelle «un choix stratégique».

«Les musulmans sont une cible socialement plus acceptable que les juifs ou les gens de couleur», a déclaré M. Warman, membre du conseil d’administration du Réseau canadien anti-haine. « Mais ne vous y trompez pas, c’est juste un changement d’orientation. Leur idéologie cible toutes sortes de groupes minoritaires et religieux.  »

Un membre du groupe de gauche, Montréal Antifasciste, a déclaré qu’ils avaient retiré 150 autocollants Atalante dans le district d’Hochelaga-Maisonneuve dimanche.

Matthew, qui a déclaré que l’attaque de samedi a traumatisé sa petite amie, a déclaré qu’il était confus sur la façon de se battre contre des groupes comme Atalante. Le samedi, il a choisi de se placer entre les assaillants et sa petite amie au lieu de riposter.

Les spectateurs étaient simplement assis dans un silence stupéfait, regardant cinq assaillants envahir le couple.

«Quand ce fut fini, je me demandais comment nous pouvions chasser ces groupes de notre ville», a-t-il dit. «J’ai parlé au directeur au premier bar et il m’a dit que la présence d’Atalante dérangeait vraiment le personnel et que s’ils revenaient, ils recevraient un très mauvais service.

« Mais nous devons faire plus que cela. Nous devons être capables de prendre position, nous devons nous battre. « 

 

Source: https://montrealgazette.com/news/local-news/montreal-couple-attacked-after-defying-far-right-group-to-file-report

Israel is arming neo-nazis in Ukraine and Canada is an accomplice

A complete file which revealed the links between neo-nazis with Israel and Canada

Israel is arming neo-Nazis in Ukraine

https://electronicintifada.net/content/israel-arming-neo-nazis-ukraine/24876
The Electronic Intifada ​ ​4 July 2018Israel is arming neo-Nazis in Ukraine Asa Winstanley *

The Azov Battalion uses the Nazi Wolfsangel

<https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Wolfsangel&oldid=842806141> symbol
as its logo. Its founder Andriy Biletsky (center) has moved to ban “race mixing” in the Ukranian parliament.
(Azov/Twitter
<https://twitter.com/Polk_Azov/status/992866632577028097>)

Israeli arms are being sent to a heavily armed neo-Nazi militia in Ukraine,
The Electronic Intifada has learned.

Azov Battalion online propaganda shows Israeli-licensed Tavor rifles in the
fascist group’s hands, while Israeli human rights activists have protested
arms sales to Ukraine on the basis that weapons might end up with
anti-Semitic militias.

In a letter “about licenses for Ukraine” obtained by The Electronic
Intifada, the Israeli defense ministry’s arms export agency says they are
“careful to grant licenses” to arms exporters “in full coordination with
the Ministry of Foreign Affairs and other government entities.”

The 26 June letter was sent in reply to Israeli lawyer Eitay Mack
<https://electronicintifada.net/tags/eitay-mack> who had written a detailed
request demanding Israel end all military aid to the country.

Azov’s official status in the Ukrainian armed forces means it cannot be
verified that “Israeli weapons and training” are not being used “by
anti-Semitic or neo-Nazi soldiers,” Mack and 35 other human rights
activists wrote.

They had written that Ukrainian armed forces use rifles made in Israel “and
are trained by Israelis,” according to reports in the country.

The head of the Israeli arms export agency declined to deny the reports, or
to even discuss cancellation of the weapons licenses, citing “security”
concerns.

But Racheli Chen, the head of the agency, confirmed to Mack she had “carefully read your letter,” which detailed the fascist nature of Azov and the reports of Israeli arms and training.

Both the defense ministry letter and Mack’s original request can be read in
the original Hebrew below. Israeli rifles in Ukraine

The fact that Israeli arms are going to Ukrainian neo-Nazis is supported by Azov’s own online propaganda.

On its YouTube channel, Azov posted a video “review” of locally produced
copies of two Israeli Tavor rifles <https://iwi.net/tavor/tavor-tar-integral/> – seen in this video:

Azov-lesson | A review of the assault rifle « Fort 221 », machine gun
« Fort-224 ». <https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=QopTJkI3_Fs>

A photo on Azov’s website <http://azov.org.ua/zvernennya-komandyra-2-ho-batalyonu-polku-azov/> also
shows a Tavor in the hands of one of the militia’s officers.

The rifles <https://iwi.net/tavor/> are produced Under <http://www.israeldefense.co.il/en/node/34369> licence
<http://euromaidanpress.com/2015/05/26/ukrainian-weapons-what-local-factories-are-producing-for-the-army/>
from Israel Weapon Industries, and as such would have been authorized by the Israeli government.

IWI markets the Tavor <https://www.youtube.com/watch?v=MywW6mOquSk> as the “primary weapon” of the Israeli special forces.

It has been used in recent massacres <https://electronicintifada.net/blogs/david-cronin/france-promotes-rifles-used-gaza-massacres> of unarmed Palestinians taking part in Great March of Return protests in
Gaza.

Fort, the Ukrainian state-owned arms company that produces the rifles under license, has a page about the Tavor <http://fort.vn.ua/28-tavor-21/> on its website.

The Israel Weapon Industries logo also appears on its website, including on the “Our Partners” page <http://www.fort.vn.ua/en/partners/>.

Starting as a gang of fascist street thugs

<https://grayzoneproject.com/2018/04/07/the-us-is-arming-and-assisting-neo-nazis-in-ukraine-while-congress-debates-prohibition/>, the Azov Battalion is one of several far-right militias that have now been
integrated as units of Ukraine’s National Guard.

Staunchly anti-Russian, Azov fought riot police during the 2013 US <https://www.cbsnews.com/news/us-victoria-nuland-wades-into-ukraine-turmoil-over-yanukovich/> and EU-supported <https://en.interfax.com.ua/news/general/180376.html> “Euromaidan” protests in the capital Kiev.

The protests and riots laid the ground for the 2014 coup
<https://www.counterpunch.org/2014/03/05/chronology-of-the-ukrainian-coup/> which removed
<https://truthout.org/articles/the-ukraine-mess-that-nuland-made/> the pro-Russian president Viktor Yanukovych.

This photo from Azov’s website <http://azov.org.ua/zvernennya-komandyra-2-ho-batalyonu-polku-azov/> shows
an officer of the neo-Nazi militia armed with a version of Israel’s Tavor rifle. The Tavor is made under license from Israel by Ukraine’s national arms maker Fort.

When the civil war began in eastern Ukraine against Russian-backed separatists, the new western-backed government began to arm Azov. The militia soon fell under the jurisdiction of the Ukrainian interior
ministry, and saw some of the most intense frontline combat against the separatists.

The group stands accused in United Nations
<https://www.ohchr.org/Documents/Countries/UA/Ukraine_13th_HRMMU_Report_3March2016.pdf>
and Human Rights Watch
<https://www.hrw.org/report/2016/07/21/you-dont-exist/arbitrary-detentions-enforced-disappearances-and-torture-eastern> reports of committing war crimes against pro-Russian separatists during
the ongoing civil war in the eastern Donbass region, including torture, sexual violence <https://www.ohchr.org/Documents/Countries/UA/ReportCRSV_EN.pdf> and targeting of civilian homes.

Today, Azov is run by Arsen Avakov, Ukraine’s interior minister. According to the BBC, he pays its fighters, and has appointed one of its military commanders, Vadym Troyan, as his deputy – with control over the police.

Avakov last year met
<https://avakov.com/arsen-avakov-politsiya-ukrainyi-i-izrailya-sovmestno-budut-obespechivat-poryadok-vo-vremya-palomnichestva-hasidov-v-uman.html>
with
<http://mvs.gov.ua/en/news/11193_Arsen_Avakov_The_State_of_Israel_is_a_long_standing_partner_of_the_Ministry_of_Internal_Affairs_of_Ukraine_in_developing_a_safe_environment_PHOTOS.htm>
the Israeli interior minister Aryeh Deri to discuss “fruitful cooperation.”

Azov’s young founder and first military commander Andriy Biletsky is today
a lawmaker in the Ukrainian parliament.

As journalist Max Blumenthal
<https://electronicintifada.net/tags/max-blumenthal> explained on *The Real News* in February
<https://therealnews.com/stories/max-blumenthal-us-is-arming-neo-nazis-in-ukraine>,
Biletsky has “pledged to restore the honor of the white race” and has
advanced laws forbidding “race mixing.

According to *The Telegraph*
<https://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/Europe/ukraine/11025137/Ukraine-crisis-the-neo-Nazi-brigade-fighting-pro-Russian-separatists.html>,
Biletsky in 2014 wrote that “the historic mission of our nation in this
critical moment is to lead the white races of the world in a final crusade
for their survival. A crusade against the Semite-led untermenschen.”

At a military training camp for children last year, *The Guardian* noticed
that several Azov instructors

<https://www.youtube.com/watch?v=jiBXmbkwiSw&feature=youtu.be&t=9m28s> had
Nazi and other racist tattoos, including a swastika, the SS skull symbol and one that read “White Pride.”

One Azov soldier explained to
<https://www.theguardian.com/world/2014/sep/10/azov-far-right-fighters-ukraine-neo-nazis>
*The Guardian* that he fights Russia because “Putin’s a Jew.”

Speaking to *The Telegraph*, another praised Adolf Hitler, said
homosexuality is a “mental illness” and that the scale of the Holocaust “is
a big question.”

An Azov drill sergeant once told *USA Today*
<https://eu.usatoday.com/story/news/world/2015/03/10/ukraine-azov-brigade-nazis-abuses-separatists/24664937/> “with a laugh” that “no more than half his comrades are fellow Nazis.”

An Azov spokesperson played that down, claiming that “only 10-20 percent” of the group’s members were Nazis.

Nonetheless, the sergeant “vowed that when the war ends, his comrades will march on the capital, Kiev, to oust a government they consider corrupt.”

After Azov’s founder Andriy Biletsky entered parliament, he threatened to
dissolve it <https://www.youtube.com/watch?v=meWM4lChqy4&feature=youtu.be&t=3m14s>.
“Take my word for it,” he said, “we have gathered here to begin the fight for power.”

Those promises were made in 2014, but there are early signs of them being fulfilled today.

This year the battalion has founded a new “National Militia” to bring the war home.

This well-organized gang is at the forefront of a growing wave of racist
<https://grayzoneproject.com/2018/07/02/video-congress-welcomes-an-actual-fascist-as-nazi-violence-rages-in-ukraine/>and anti-Semitic violence in Ukraine
<https://forward.com/opinion/401518/violent-anti-semitism-is-gripping-ukraine-and-the-government-is-standing/>
.

Led by its military veterans, it specializes in pogroms and thuggish enforcement of its political agenda.

Earlier this month, clad in balaclavas and wielding axes and baseball bats,
members of the group destroyed a Romany camp

<https://www.rferl.org/a/ukraine-far-right-vigilantes-destroy-another-romany-camp-in-kyiv/29280336.html>
in Kiev. In a YouTube video, apparently shot by the Azov thugs themselves, police turn up towards the end of the camp’s destruction.

They look on doing nothing, while the thugs cry, “Glory to the nation!
Death to enemies!”

Israeli defense minister Avigdor Lieberman (left) met with the Ukranian
prime minister
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/publish/article?art_id=249985540&cat_id=244314975>
last year to discuss deeper military ties. (Ukranian Government Portal
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/photogallery/gallery?galleryId=249982380>

Israel’s military aid to Ukraine and its neo-Nazis emulates similarprograms by the United States and other NATO countries including the UK
<https://electronicintifada.net/researchbriefings.files.parliament.uk/documents/SN07135/SN07135.pdf>
and Canada.

So obsessed are they with defeating a perceived threat from Russia that they seem happy to aid even openly Nazi militias – as long as they fight on their side.

This is also a throwback to the early Cold War, when the CIA supported
fascists and Hitlerites

<https://electronicintifada.net/content/balfour-declarations-many-questions/22216>
to infiltrate from Austria into Hungary in 1956, where they began slaughtering Hungarian communist Jews and Hungarian Jews as “communists.”

Recent postings
<http://nackor.org/ukr/komanduvannya-polku-azov-zustrilosya-iz-kanads-kimi-diplomatami>
on Azov websites
<http://azov.org.ua/komanduvannia-polku-azov-zustrilosia-iz-kanadskymy-dyplomatamy/>
document a June meeting with the Canadian military attaché
<http://canadainternational.gc.ca/ukraine/bilateral_relations_bilaterales/defence-relations-defense.aspx?lang=eng>,
Colonel Brian Irwin.

According to Azov, the Canadians concluded the briefing by expressing “their hopes for further fruitful cooperation.”

Irwin acknowledged receipt of an email from The Electronic Intifada, but did not answer questions about his meeting with the fascist militia.

A spokesperson for the Canadian defense department later sent a statement claiming that their “training of Ukrainian Armed Forces through Operation Unifier incorporates strong human rights elements.”

They said Canada is “strongly opposed to the glorification of Nazism and all forms of racism” but that “every country must come to grips with difficult periods in its past.”

The spokesperson, who did not provide a name, wrote that Canadian training “includes ongoing dialogue on the development of a diverse, and inclusive Ukraine.”

The statement said nothing about how alleged Canadian diversity training goes down with the Azov Battalion.

Also part of Colonel Irwin’s meeting was the head of Azov’s officer training academy <http://azov.org.ua/military-school/>, an institution named after right-wing Ukrainian nationalist Yevhen Konovalets.

Konovalets is one of the group’s idols, whose portrait
<http://reconquista-europe.tumblr.com/post/151156227386/in-kyiv-graduated-the-1st-course-of-nco-military>
frequently adorns its military iconography.

Konovalets was the founder of the Organization of Ukrainian Nationalists (OUN), which later allied itself to Nazi Germany during its invasion of the Soviet Union.

The OUN took part in the notorious 1941 Lviv massacre
<https://www.independent.co.uk/voices/commentators/to-see-what-ukraines-future-may-be-just-look-at-lvivs-shameful-past-9178968.html>, when the Nazis invaded Soviet territory.

During the pogrom, thousands of Jews were massacred in the now-Ukrainian
city.
US aid to Nazis.

Canada is of course not the only NATO “ally” to be sending arms to Ukraine.

As Max Blumenthal has extensively reported
<https://grayzoneproject.com/2018/04/07/the-us-is-arming-and-assisting-neo-nazis-in-ukraine-while-congress-debates-prohibition/>, US weapons, including rocket-propelled grenades, and training have been
provided to Azov.

Under pressure from the Pentagon, a clause in the annually renewed defense bill banning US aid to Ukraine from going to the Azov Battalion was repeatedly stripped out.

This went on for three straight years
<http://thehill.com/policy/defense/380483-congress-bans-arms-to-controversial-ukrainian-militia-linked-to-neo-nazis> before Democratic lawmaker Ro Khanna and others pushed it through earlier this year.

For his trouble Khanna was smeared in Washington
<http://thehill.com/opinion/international/381873-when-we-cant-agree-to-fight-against-neo-nazis-weve-reached-a-new-low> as a “K Street sellout” who was “holding Putin’s dirty laundry.”

Despite the ban finally passing, Azov’s status as an official unit of the Ukrainian armed forces leaves it unclear how US aid can be separated out.

In 2014, the Israel lobby groups ADL
<https://electronicintifada.net/tags/adl> and the Simon Wiesenthal Center
<https://electronicintifada.net/tags/simon-wiesenthal-center> refused to help a previous attempt <https://www.alternet.org/world/how-israel-lobby-protected-ukrainian-neo-nazis> to bar US aid to neo-Nazi groups in Ukraine.

A now-deleted photo from an Azov website showed US-licensed RPGs were going to the neo-Nazi militia.

The ADL argued that “the focus should be on Russia,” while the Wiesenthal Center pointed to the fact that other far-right leaders had met at the Israeli embassy in Ukraine – as if that somehow absolved their anti-Semitic views.

Attempts by some in Congress to bar US military aid to Nazis in Ukraine may explain military aid from Israel.

Israel’s “deepening military-technical cooperation” with Ukraine
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/publish/article?art_id=249985540&cat_id=244314975>
and its fascist militias is likely a way to help its partner in the White House, and is another facet of the growing Zionist-White Supremacist alliance <https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/zionist-white-supremacist-alliance-trumps-white-house>.

Israel has historically acted as a useful route through which US présidents and the CIA can circumvent congressional restrictions on aid to various unsavory groups and governments around the world.

Manifestations antiracistes et antifa à Montréal

Près de 300 membres des groupes La Meute et Storm Alliance ont manifesté dimanche après-midi au centre-ville de Montréal contre ce qu’ils nomment« l’immigration irrégulière ». Au même moment, environ 200 militant.e.s de « gauche » qui s’étaient rassemblé.e.s à la Place Valois dans le quartier Hochelaga se joignent au point de rassemblement du centre-ville de Montréal des groupes d’extrême-droite pour dénoncer cette prise de position qu’ils qualifient de «discours haineux» et essaient de confronter les racistes.

Ils sont cependant restés à l’écart, alors qu’une importante surveillance policière est sur place pour ériger des périmètres de sécurité et empêcher que les deux manifestations en viennent à s’affronter directement.

Peu après 14 h, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) indiquait que la manifestation se déroulait bien, qu’elle maîtrisait la situation : pas de casse ni de débordements. Le SPVM n’a pas voulu préciser le nombre d’agents sur place pour surveiller l’événement.

La Ville de Montréal « très préoccupée »

Du côté de la Ville de Montréal, le conseiller Alex Norris, qui est aussi président de la Commission de la sécurité publique, indiquait mardi que « même l’extrême droite a le droit de s’exprimer, pourvu que ça ne sombre pas dans la promotion de la haine et des crimes haineux ».

Au cours de cette même réunion publique, la responsable de la sécurité au sein de l’administration de Valérie Plante, Nathalie Goulet, s’est quant à elle dite « très préoccupée par les manifestations d’extrême droite qu’on voit arriver à Montréal ».

« Mettre dos à dos l’idéologie raciste, homophobe, sexiste des groupes d’extrême droite et les antifascistes, ce n’est pas une solution. Ce n’est pas du tout la même chose », a-t-elle déclaré.

« Vouloir protéger les deux groupes, pour moi, ce n’est pas une stratégie de contrôle de foule qui est possible à terme », a-t-elle ajouté.

Une caravane de bienvenue

Des militant.e.s soutenant les demandeurs d’asile étaient à la tête d’une caravane, dimanche, à la frontière canadienne à Saint-Bernard-de-Lacolle. Celle-ci sera présente durant trois jours, dans le but d’indiquer aux migrants qu’ils sont les bienvenus au Canada. Les militants de la caravane comptent également sensibiliser les citoyens des municipalités des alentours à la réalité de ces personnes à la recherche d’une terre d’accueil.

 

Contre-manifestation « antiraciste »

Romina Hernandez, membre de Solidarité sans frontières, explique pourquoi elle participe à cette manifestation. « Nous, je pense qu’on n’est pas intolérants. En fait, ce qu’on dit, c’est qu’on soulève la question qu’il y a du racisme, du racisme systémique évidemment. Mais aussi avec les regroupements comme La Meute, c’est un racisme qui est direct et concret. »

« Nos ancêtres ont combattu les gens qui avaient des idées fascistes, racistes et je dirais même nationalistes. Je pense qu’aujourd’hui c’est notre devoir d’arrêter les gens qui vont avoir un discours [haineux] », affirme un manifestant pro-tolérance et inclusion.

Une autre marche « antiraciste » est aussi attendue à la tombée de la nuit, à 21 h, avec comme point de départ la place Émilie-Gamelin.

 

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