Poursuite contre le policier Lapointe : la famille Villanueva à nouveau débouté

Face à la répression, la solidarité est notre arme!

 

 

La Cour supérieure a encore une fois fermé la porte à ce que le policier qui a tué le jeune Fredy Villanueva en 2008 soit accusé au criminel. La décision a été rendue ce matin par la juge Hélène Di Salvo au palais de justice de Montréal.

La Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP) avait déposé une requête pour que les tribunaux autorisent une plainte privée contre Jean-Loup Lapointe.

La CRAP a tenté en vain de faire casser un jugement du printemps dernier qui a tranché en faveur du policier de Montréal.

Fredy Villanueva, 18 ans, est tombé sous les balles du policier Lapointe le 9 août 2008, dans un parc de l’arrondissement de Montréal-Nord. L’opération visait à arrêter le grand frère du jeune homme, Dany Villanueva.

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L’affaire Villanueva en bref: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/646406/villanueva-mort-manifestations-enquete-publique-rapport-coroner 

 

 

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Construire la solidarité

 

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1069106/clan-fredy-villanueva-deboute-cour-superieure-policier-lapointe

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Manifestation antifa et antiraciste de Montréal pour s’opposer à la montée de l’extrême-droite

Les manifestantEs, estiméEs à environ 5 000 par les organisateursTRICES, ont marché dans les rues de Montréal ce dimanche 12 novembre pour s’opposer à la haine, au racisme, à l’extrême droite et à la loi sur la neutralité religieuse.

Réunis à la place Émilie-Gamelin, les marcheurs se sont rendus à la Place du Canada, au centre-ville, où la statue de l’ancien premier ministre du Canada John A. Macdonald et « Père de la Confédération canadienne » (1867) a été aspergée de peinture rouge dans la nuit de samedi à dimanche. Un groupe « antiraciste et anticolonialiste », déclarant ne pas faire partie de l’organisation de la marche, a revendiqué le coup d’éclat. L’un des Pères de la Confédération aurait été, selon eux, un « raciste ».

Par cette manifestation, les organisateurs visaient notamment les groupes ultranationalistes, tels que La Meute, et l’adoption de la loi 62 sur la neutralité religieuse, qui impose de donner et recevoir des services à visage découvert.

Des slogans ont également été scandés, notamment ceux-ci:  SoSoSo solidarité avec avec la Palestine; Make racist afraid again; un peuple uni jamais ne sera vaincu; un peuple armé jamais ne sera vaincu; À qui la rue, À nous la rue!

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Construire la solidarité

La reconnaissance des droits ancestraux des peuples autochtones doit avoir préséance par Pauline Easton

Les robes rouges suspendues dans le parc mémorial Lheidli T’enneh à Prince George le 17 septembre symbolisent les femmes et filles autochtones qui ont été assassinées ou qui sont disparues sur la Route des larmes et toutes les femmes et filles autochtones disparues et assassinées. (LML)

 

 

Le Marxiste-Léniniste Numéro 39 – 3 octobre 2017

 

Le sort réservé aux peuples autochtones de ce pays est un sujet de grande préoccupation pour tous. Cela comprend le gouvernement Trudeau. Malheureusement, la préoccupation de ce dernier n’est pas de redresser les torts historiques comme l’exige notre époque mais de réaliser ce que les gouvernements précédents n’ont pu réaliser, soit éliminer une fois pour toutes les droits autochtones pour pouvoir piller leurs terres et leurs ressources. Le premier ministre Justin Trudeau se préoccupe davantage de redorer l’image ternie du Canada à l’échelle mondiale en ce qui a trait aux droits humains, le Canada ayant acquis une réputation de violateur des droits humains à cause de sa négligence criminelle historique face aux conditions de vie des peuples autochtones et des crimes commis contre eux.

 

C’est surtout l’image du Canada qui préoccupait le premier ministre lorsqu’il s’est adressé à l’Assemblée générale de l’ONU le 21 septembre. Posant en homme d’État chevronné bien qu’il ne soit en fonction que depuis deux ans, Justin Trudeau a dit : « Dans les conversations que j’ai eues au cours des années lorsque j’ai suggéré que certains pays doivent mieux faire sur la question des droits de l’homme et leurs propres défis internes, la réponse a été : ‘Eh bien, parlez-moi du triste sort réservé aux peuples autochtones (au Canada)’. »
Quelques jours auparavant, le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale (CÉDR) a publié un autre rapport qui critique sévèrement le Canada parce qu’il ne s’attaque pas à la situation grave à laquelle sont confrontés ses peuples autochtones. Trudeau a profité de son passage à l’ONU pour blâmer les gouvernements précédents et laisser entendre qu’on peut compter sur son gouvernement pour changer cette situation.

Les gouvernements précédents ont « rejeté la protection du territoire et des eaux préconisée par les autochtones : le principe de penser toujours aux sept prochaines générations » et en faisant cela « nous avons, dans le passé, rejeté l’idée même que des générations entières d’autochtones puissent se définir et vivre dans la dignité et la fierté qui leur sont dues, a-t-il dit. L’incapacité des gouvernements canadiens successifs à respecter les droits des autochtones au Canada nous fait grandement honte. »

« Nous le savons que le monde entier s’attend à ce que le Canada adhère scrupuleusement aux normes internationales en matière de droits de la personne — y compris à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones — et c’est aussi ce que nous exigeons de nous-mêmes », a-t-il ajouté.

Diversion et duperie

Tout cela est de la poudre aux yeux. Non seulement le bilan de son gouvernement est-il similaire à celui de ses prédécesseurs, mais il comprend une dose beaucoup plus grande de diversion et de duperie avec la prétention qu’il va rétablir des relations de nation à nation. Un gouvernement ne peut pas descendre plus bas que cela à continuer de priver le peuple de son droit légitime à sa terre et à ses ressources et à empêcher que les torts historiques soient réparés et que justice soit faite.

 

« Nous travaillons de près avec les peuples autochtones au Canada pour mieux répondre à leurs priorités, mieux comprendre ce que l’autodétermination signifie pour eux et soutenir leurs efforts pour rebâtir leurs nations », a déclaré Trudeau devant l’Assemblée générale des Nations unies.

Depuis la Confédération il y a 150 ans et même avant, les gouvernements du Canada ont tenté d’éteindre les droits ancestraux des peuples autochtones et leur droit d’être. Cela équivaut à les éteindre comme peuples. La duperie de Trudeau et de ses ministres ne changera pas le fond du problème. Le premier ministre a maintenant créé un deuxième ministère des Affaires indiennes. Il a dans son conseil des ministres une procureure générale qui se revendique d’ascendance autochtone et qui parle de « nous » quand elle se réfère à l’objectif de son gouvernement de déposséder une fois encore les nations autochtones. Et maintenant le premier ministre parle d’abolir la détestée la Loi sur les Indiens sans tout d’abord reconnaître les droits ancestraux dans la loi.

Le rôle de l’État dans le camouflage des raisons pour lesquelles tant de femmes et de filles autochtones ont disparu demeure le sujet tabou que le gouvernement fait tout pour éviter. Les conseils de bande qui refusent de coopérer sont criminalisés, tandis que les gouvernements et les médias monopolisés nous disent que les Indiens ont le droit de parler et de protester mais dans le cadre de « limites raisonnables ». C’est le cas par exemple des Six Nations de Caledonia où les barricades contre le conseil de bande vendu ont été démantelées de force et où les réclamations territoriales ne sont toujours pas satisfaites malgré les engagements et les constatations juridiques favorables.

 

Tant que le droit d’être des peuples autochtones n’est pas reconnu dans la Constitution ou dans quelque autre loi ou consultation, peu importe l’accord que le gouvernement déclare avoir conclu, il n’a pas force de loi. Les droits des peuples autochtones leur appartiennent de droit. Les droits ne se donnent pas, ne s’enlève pas et ne s’abandonnent pas. Peu importe l’entente que les gouvernements parviennent à faire signer à un interlocuteur qui prétend représenter les peuples autochtones, les droits autochtones ne peuvent être abdiqués. Ils doivent être respectés et affirmés sinon ils n’ont aucun statut.

En tant que peuples autochtones, c’est-à-dire en tant qu’habitants originels, les peuples autochtones ont un droit ancestral à la souveraineté. Ils ont une réclamation légitime à la terre de leurs ancêtres et le droit de décider de ce qu’ils veulent en faire. Ce droit n’est pas perdu même s’ils ont été assujettis durant l’époque coloniale et que beaucoup d’entre eux ont été soumis à des traités qui tiennent le monarque britannique comme souverain. Ce droit ne peut être perdu tout juste parce qu’ils n’ont pas eu leur mot à dire à l’époque de la Confédération et depuis. Cette histoire ne fait que mettre en évidence qu’à l’heure actuelle la Constitution du Canada n’enchâsse pas le droit souverain des peuples autochtones de décider de leurs affaires ni leurs autres droits ancestraux.

En tant que peuples souverains, les peuples autochtones ont le droit de déterminer non seulement leurs affaires, mais toutes les affaires du Canada dans son ensemble dans la mesure où cela les affecte. Ils ont droit d’avoir voix au chapitre sur toutes les questions économiques, les affaires culturelles et les questions liées à la guerre et la paix. Qu’ils se reconnaissent citoyens du Canada ou non n’y change rien. Le peuple canadien tel qu’il est constitué aujourd’hui vit sur un territoire appelé Canada et est donc tenu de respecter les droits des peuples autochtones aux terres qui leur reviennent de droit. En outre, tous les territoires dont ils ont besoin pour vivre doivent être clairement délimités de manière à consacrer leurs droits dans la loi, et non en utilisant une certaine conception de la primauté du droit pour éteindre ces droits, voire pour commettre le génocide contre eux.

Si le gouvernement canadien reconnaissait en pratique les droits ancestraux des peuples autochtones, il n’y aurait pas tant de litiges et de causes devant les tribunaux ou tant de jeunes autochtones dans les prisons ; il n’y aurait pas tant de femmes et filles disparues et assassinées ou tant de suicides sur les réserves et dans les centres urbains. Les agences gouvernementales ne seraient pas autorisées à les priver de ce qui leur revient de droit, ce qui inclut l’affirmation de leurs droits en tant qu’êtres humains en matière de soins de santé, d’éducation et de logement.

La reconnaissance des droits ancestraux des peuples autochtones doit avoir préséance. Ce n’est pas une question de paroles mais d’actes. Voilà le fait fondamental auquel le premier ministre ne peut échapper quoi qu’il dise ou fasse.

 

Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2017/Q47039.HTM

Face-à-face tendu sur l’immigration au poste frontière de Lacolle

 

Des militants de la droite identitaire ont tenu des manifestations samedi contre les politiques d’immigration dans plusieurs villes du pays. Des contre-manifestants antifascistes ont aussi décidé de se faire entendre.

Au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle, au sud de Montréal, une centaine de manifestants antifascistes étaient présents, ainsi qu’environ 200 manifestants anti-immigration.

Ce poste, le plus important poste frontalier au Québec, a été temporairement fermé et les voyageurs redirigés vers d’autres postes près d’Hemmingford.

Dave Tregget, président fondateur de Storm Alliance, affirme que la manifestation à laquelle il a appelé n’est pas contre l’immigration. « On est ici pour dénoncer et les politiques de Justin Trudeau, des libéraux qu’elles soient économiques, sociales ou les inquiétudes qu’ont les gens envers l’immigration ». « Quand on parle des inquiétudes de l’immigration, c’est le manque de ressources que M. Trudeau met en place pour aider les immigrants une fois rendus ici », insiste-t-il.

Ils essayent de faire passer dans le discours populaire l’idée que « c’est correct d’être raciste, en étant sympathique », rétorque Anas Bouslikhane de Solidarité sans frontières

Le militant de gauche Jaggi Singh ainsi que des groupes citoyens pro-immigration, comme Solidarité sans frontières, ont investi tôt les lieux où manifestent Storm Alliance, un groupe associé à l’extrême droite, et ses partisans.

Une brève échauffourée a opposé un militant antifasciste à deux membres de Storm Alliance. Ceux-ci lui ont assené quelques coups avant que les policiers n’interviennent.

Cette altercation a poussé l’escouade antiémeute à se déployer entre les deux groupes.

Selon le journaliste de Radio-Canada Vincent Champagne, les responsables de Storm Alliance ont d’ailleurs expressément demandé à leurs membres de garder leur calme.

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1058914/manifestation-droite-gauche-frontiere-lacolle

Une milice armée d’extrême droite s’implante au Québec

Des membres présumés de la milice du III % du Québec Photo : Facebook/Tirée de la page Canadian Three Percenters

La milice armée d’extrême droite du III % (milice du trois pour cent) s’implante actuellement dans plusieurs régions du Québec. Pour devenir membres du mouvement des « threepers », les aspirants doivent notamment détenir un permis de possession d’arme à feu.

Un reportage de Maxime Corneau

Radio-Canada a observé pendant plusieurs mois les échanges entre les membres de ce regroupement sur les réseaux sociaux. La milice se définit comme un rassemblement de « patriotes » assurant la « résistance » aux abus des gouvernements en place.

Barbara Perry, professeure à la Faculté de sciences sociales de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario, connaît bien ce mouvement. Elle souligne qu’il est apparu aux États-Unis il y a une dizaine d’années.

« Ils idéalisent un Québec francophone, blanc et sans immigration [traduction] », résume Mme Perry en parlant des factions québécoises du groupe fondées depuis environ un an.

Bien que les membres affirment être pacifistes sur les réseaux sociaux, ils font tout de même une apologie de l’armement.

 


Lors du processus d’accès au groupe, un questionnaire demande aux candidats s’ils sont propriétaires d’armes à feu. Photo : Facebook/Tirée de la page III% Québec

Depuis peu, pour devenir membres des différentes cellules des III % au Québec, les candidats doivent confirmer être détenteurs d’un permis de possession d’arme à feu.

Sur une page Facebook du mouvement au Canada anglais, des images d’entraînement paramilitaire de membres québécois ont été publiées. On y voit une dizaine d’individus anonymes qui s’exercent aux techniques militaires en milieu forestier.

Pourquoi III %?

Le mouvement est nommé ainsi, car la croyance propagée par les fondateurs du groupe aux États-Unis veut que seulement 3 % des colons américains aient combattu l’armée britannique lors de la guerre de l’Indépendance américaine.

Membres présumés de la milice III % du Québec lors d’un exercice Photo : Facebook/Tirée de la page Canadian Three Percenters

 

Les membres du groupe publient d’ailleurs souvent des images de leurs armes et de leurs équipements de combat.

 

Un mouvement d’extrême droite 

 

Un membre présente son équipement tactique sur les réseaux sociaux. Photo : Facebook/Tirée de la page III% Québec

Maxime Fiset, un agent de prévention au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, voit sortir de l’ombre ce mouvement venu de nos voisins du sud. « Il existe quelques chapitres des III % au Québec », précise-t-il.

Il explique qu’il est très difficile de quantifier le phénomène puisque les activités officielles du groupe se font généralement entre membres en règle qui ne cherchent pas la publicité.

« C’est un mouvement d’extrême droite, c’est d’ailleurs l’un des mouvements qui est le plus à surveiller en termes de potentiel de violence. Les membres ne sont peut-être pas violents dans l’immédiat et ne le seront peut-être jamais, mais ils sont équipés et entraînés. »

Pour M. Fiset, il ne fait aucun doute que le mouvement du III % est une milice qui fonctionne sous forme de petites cellules autonomes. « C’est une milice! […] Ils s’entraînent, avec des armes, pour le combat dans divers scénarios. Pour eux, un individu qui n’est pas armé et prêt à se défendre par la violence n’est pas un membre qui vaut la peine d’être recruté. »

Policiers au fait du phénomène

Tant du côté de la Sûreté du Québec que de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), on affirme être au fait de l’existence de ce mouvement, sans toutefois préciser si des enquêtes sont en cours.

Une publication sur la page des III % Photo : Facebook/Tirée de la page III% Québec

Annie Delisle, de la GRC, rappelle que la Gendarmerie royale du Canada « n’enquête pas sur des mouvements ou des idéologies, mais plutôt sur les activités criminelles perpétuées par des individus portant une menace à la sécurité des Canadiens ».

Cette réponse est similaire à celle donnée par la Sûreté du Québec.

Anti-immigration

Lors de l’observation des activités du groupe sur Internet, Radio-Canada a relevé des commentaires anti-immigration et islamophobes.

L’actuel premier ministre du Canada, Justin Trudeau, est d’ailleurs souvent représenté comme une menace à la sécurité nationale, principalement en ce qui a trait à ses positions sur l’immigration.

Des membres des III % de l’Ontario ont participé à un rassemblement anti-immigration du groupe d’extrême droite Pegida à London le 26 août dernier. Les membres de la milice, munis d’équipements de protection militaires, assuraient la sécurité.

Barbara Perry confirme que les membres des milices III % partagent l’idéologie de plusieurs groupes d’extrême droite, ce qui l’inquiète.

« C’est ce qui me terrifie avec ces groupes. C’est un mélange d’idéologie, d’hostilité envers certaines communautés, d’armement et d’entraînement tactique. »

 

Des membres du groupe III % de l’Ontario lors d’une manifestation à London Photo : Radio-Canada/Amanda Margison

Maxime Fiset affirme avoir vu lors de la manifestation de La Meute à Québec des individus arborant des symboles du groupe en marge du rassemblement.

Les membres des groupes québécois du III % contactés par Radio-Canada ont tous décliné nos demandes d’entrevue.

 

Source: http://beta.radio-canada.ca/nouvelle/1054852/une-milice-armee-dextreme-droite-simplante-au-quebec

Une murale autochtone vandalisée dans Saint-Henri

Une murale réalisée par une artiste autochtone a été vandalisée dans le quartier Saint-Henri, à Montréal, quelques jours seulement après son inauguration.

 

L’œuvre de l’artiste américano-colombienne Jessica Sabogal, baptisée « White supremacy is killing me » (la suprématie blanche me tue), a été réalisée dans le cadre des Voix insoumises, une biennale d’artistes de rue autochtones « queer » et racisées qui se déroulait du 13 au 21 août.

Le ou les vandales ont utilisé de la peinture rouge en aérosol pour inscrire « Anti-White » (anti-Blanc) sur la murale située en face de la statue de Louis-Cyr, à l’intersection des rues Saint-Jacques et Saint-Antoine.

Sur la page Facebook « St. Henri », un forum de discussion pour les résidents du quartier, des citoyens expriment leur colère. Certains résidents, dont le conseiller du Sud-Ouest Craig Sauvé, se proposent même de contribuer pour acheter de la peinture pour recouvrir l’inscription.

En entrevue à Radio-Canada, le conseiller de Projet Montréal a condamné « un vandalisme raciste ». « Le Sud-Ouest est un arrondissement ouvert, on est pacifique. Cet acte individuel ne nous représente pas », a-t-il indiqué.
Les Voix insoumises en est à sa troisième édition. Outre l’œuvre de Mme Sabogal, six autres murales et installations ont été réalisées dans le quartier Saint-Henri.

 

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1052851/murale-autochtone-vandalisee-saint-henri-montreal-queer-voix-insoumises?fromBeta=true

Déclaration d’appui à Jaggi Singh, arrêté à Montréal pour avoir « supposé la personne » de Michel Goulet à Québec

L’activiste antifa, Jaggi Singh

 

Affiché sur 29 août 2017 parMarina

Montréal, le 29 août 2017 — Ce matin, le militant montréalais Jaggi Singh a été arrêté et accusé d’avoir résisté à son arrestation et assumé l’identité d’une tierce personne après s’être identifié en blague auprès de la police de Québec comme Michel Goulet, un ancien joueur des Nordiques. Il sera transféré à Québec, où il devra comparaître en cour municipale demain à 9 h.

Cette arrestation survient dans le contexte d’une campagne haineuse menée par l’extrême droite contre la personne de Jaggi, dont une pétition mise de l’avant par le groupe raciste La Meute exigeant son arrestation. Cette campagne de salissage a été reprise par des politiciens de droite et certains journalistes au cours de la dernière semaine.

Plus particulièrement, ces accusations découlent de la participation de Jaggi à la manifestation antiraciste qui a eu lieu à Québec le 20 août dernier, où il a été brièvement détenu. Ce jour-là, près d’un millier de personnes sont descendues dans les rues de Québec pour dénoncer une manifestation anti-immigration organisée par le groupe d’extrême droite La Meute. Jaggi a passé l’entièreté de la contre-manifestation à parler dans un mégaphone, à faire jouer de la musique et à jouer avec des enfants devant la ligne de police. À un certain point, la police l’a placé en état d’arrestation, mais l’a relâché une demi-heure plus tard. Jaggi a émis une déclaration publique suite à son arrestation.

Bien qu’il ait été la seule personne arrêtée ce jour-là, Jaggi n’était pas l’organisateur de la contre-manifestation du 20 août et n’y occupait aucun rôle officiel de leadership.

Qu’à cela ne tienne, l’extrême droite au Québec considère Jaggi comme le chef d’un gigantesque complot ourdi par les antifascistes, le gouvernement fédéral et de nébuleuses élites mondialistes. Dans les médias sociaux, des fascistes et théoriciens du complot partagent des mèmes où Jaggi devient un personnage plus grand que nature, une espèce de grand manipulateur qui tire les ficelles d’absolument tout ce que fait l’extrême gauche à Montréal. Dans cet ordre d’idée tordu, il est accusé d’être le grand responsable de la contre-manifestation du 20 août, où La Meute a subi l’humiliation d’être confinée à un garage sous-terrain pendant plusieurs heures, ainsi que de tous les incidents violents qui ont eu lieu ce jour-là. Une pétition en ligne demandant que Jaggi soit arrêté et accusé de différents délits a été lancée et diffusée par des membres de l’extrême droite, dont certains membres de La Meute, du Front patriotique du Québec, de Storm Alliance et du Mouvement républicain du Québec.

Que l’extrême droite blâme une personne de couleur pour l’ensemble de l’opposition qu’elle rencontre n’a rien de surprenant. Toutefois, la situation a été exacerbée quelques jours à peine après la déconfiture de La Meute, lorsque le maire de Québec, Régis Labaume, a publiquement blâmé « la gang de Singh » et a affirmé aux médias qu’il déteste Jaggi Singh, pour ensuite le déclarer persona non grata dans la capitale provinciale. Le Journal de Montréal a enchaîné avec une chronique assassine sous la plume de Richard Martineau, intitulée « Jaggi Singh Superstar ». L’ancien ministre péquiste Bernard Drainville a ensuite invité Jaggi à son émission de radio pour exiger de lui qu’il condamne la violence qui s’est produite à Québec le 20 août. Drainville s’est théâtralement offusqué lorsque Jaggi a expliqué qu’il n’était qu’un participant à la contre-manifestation et n’était pas en position de formuler une condamnation générale.

C’est le contexte toxique dans lequel Jaggi a été arrêté ce matin. Ça n’est pas la première fois que des politiciens, des journalistes et des militants d’extrême droite collaborent pour développer un récit sensationnel qui entraîne de graves conséquences dans la vie des individus. C’est un scénario qui s’est répété à maintes reprises depuis la crise des accommodements raisonnables et n’a fait que s’intensifier sous l’effet des médias sociaux, en particulier dans le contexte actuel du passage de réfugiés au Canada. Même si Jaggi Singh n’est qu’une seule personne, et d’aucune façon le chef de qui que ce soit, il est important de condamner cette diabolisation pour ce qu’elle est et a toujours été, soit un moyen de nuire aux mouvements sociaux et aux personnes opprimées que ces mouvements soutiennent.

Nous demandons aux allié-e-s progressistes, aux antifascistes et à tous ceux et toutes celles qui ont à cœur les libertés civiles, de soutenir Jaggi et toutes les autres personnes qui seraient ciblées dans la foulée de la contre-manifestation du 20 août et harcelées par l’extrême droite de façon générale. Une manière de montrer votre appui est de vous présenter à la cour municipale de Québec demain matin à 9 h. Du covoiturage est organisé à partir de Montréal.

 

Le joueur de hockey des Nordiques de Québec, Michel Goulet

 

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alerta-mtl@antifa.zone

 

Source : http://montreal-antifasciste.info/fr/2017/08/29/declaration-dappui-a-jaggi-singh-arrete-a-montreal-pour-avoir-assume-lidentite-de-michel-goulet-a-quebec/