A propos des interventions impérialistes en Syrie et au Kurdistan

Nous publions cette analyse de l’organisation OCML VP parce qu’elle reflète les préoccupations des révolutionnaires et activistes de la cause palestinienne dans notre région du monde

 

 

On aurait pu croire qu’une crise de l’envergure de celle en cours en Syrie et en Irak aurait provoqué une intervention militaire terrestre impérialiste massive. Or, le gouvernement Obama s’y est refusé. Sur la base de leur échec en Irak, les Américains ont fait le constat qu’il ne suffisait pas d’envahir un pays pour régler ce genre de problème, mais qu’il fallait être capable d’y installer et maintenir un gouvernement stable. C’est ce qu’on entend appeler « Doctrine Obama » dans les médias.

Les impérialistes n’ont pas (ré-)envahit la Syrie et l’Irak massivement parce qu’ils sont conscients, malgré leur force militaire, de leur faiblesse politique. Il s’y rajoute le fait qu’une invasion de ces deux pays entraînerait des réactions de la Russie et de l’Iran. Les USA n’ont pas la volonté de se lancer dans des occupations militaires et des affrontements diplomatiques coûteux. Quant à la France, elle ne peut de toute façon pas avoir des ambitions à cette mesure. Elle n’est pas en mesure d’occuper un pays comme la Syrie ou l’Irak.

Nous disions déjà que les interventions impérialistes, militaires, économiques, diplomatiques, directes ou indirectes, en creusant la contradiction pays impérialistes/peuples dominés, créent ces situations de crise semble-t-il incontrôlables. Ces interventions ne peuvent qu’attiser ou du moins semer les graines du chaos. Nullement une volonté calculée et consciente des impérialistes, contrairement à ce que pourraient affirmer certains dans une veine complotiste, qui revient à surestimer la capacité des impérialistes à maîtriser les contradictions. Ce n’est juste qu’un résultat inévitable des interventions impérialistes. La République démocratique du Congo (ex-Zaïre), où depuis des décennies des milices sanguinaires contrôlent des régions entières du territoire, est un exemple de la perpétuation durable de ce genre de situation. C’est la manifestation de la crise de l’impérialisme. Les attentats que nous subissons ici en sont la conséquence, dont les centres impérialistes ne peuvent rester à l’écart. Il est juste de dire que ce que nous avons subi le 13 novembre à Paris ou le 14 juillet à Nice est peu de choses comparés à ce que subissent en permanence les Syriens (bombardements d’Alep) ou les Congolais.

La « Doctrine Obama » montre également que les impérialistes sont plus faibles qu’on ne le croit, qu’ils n’arrivent pas à tout maîtriser. C’est objectivement encourageant pour les opprimés et les exploités, même si les faiblesses impérialistes ne signifient pas forcément en retour un renforcement du camp du peuple.

Il est également important de combattre le pseudo « anti-impérialisme » opportuniste qui consiste à soutenir le régime fasciste d’Assad, ou les interventions militaires russes et iraniennes en Syrie, sous prétexte que toutes les alliances seraient justifiées pour s’opposer à la volonté hégémonique de la superpuissance US. Ce n’est pas parce qu’il s’oppose aux USA, à la France et à la Grande-Bretagne que le régime syrien est une force anti-impérialiste conséquente ; il est par ailleurs soutenu à bout de bras par la Russie qui est bel est bien une puissance impérialiste (concurrente des USA) qui cherche à maintenir et étendre son influence.

Sur l’alliance militaire entre les Kurdes et les Impérialistes

De nombreuses questions se posent par rapport aux liens qui existent entre le PYD, le parti dirigeant au Rojava, et ses unités armées, les YPG/YPJ [1] avec les impérialistes. VP a toujours défendu le principe général d’opposition à toute intervention impérialiste, directe ou indirecte, dans les pays dominés.

Actuellement, les YPG/YPJ sont en alliance militaire ouverte avec une coalition impérialiste en Syrie [2]. Cette alliance s’est constituée au moment du siège de Kobanê. A ce moment là, sans l’intervention aérienne massive des puissances occidentales en faveur des forces Kurdes assiégées, il est probable que le Rojava aurait été écrasé par Daesh. Par ailleurs, les Impérialistes ont constaté que les YPG étaient la seule force sur place conséquente pour combattre Daesh. Leurs tentatives de mettre sur pieds des unités télécommandées de l’Armée Syrienne Libre se sont soldées globalement par des échecs.

La politique impérialiste face à Daesh se fait à l’heure actuelle à courte vue. Aujourd’hui, ils soutiennent les Kurdes comme seule force anti-Daesh efficace. En même temps, ils soutiennent la Turquie, membre de l’OTAN, qui combat les Kurdes.

D’ailleurs, l’armée turque est entrée à Rojava plus pour combattre les Kurdes que pour combattre Daesh. Malgré cela, les USA ont souhaité que la Turquie et les Kurdes de Rojava concluent une sorte d’accord pour se partager le contrôle territorial du nord de la Syrie, et ont exprimé qu’ils s’opposeraient à un Etat kurde indépendant.

Les stratégies qu’ils ont tenté de mettre en place pour constituer des forces sous leur contrôle (Armée syrienne libre, Conseil national Syrien, etc.) pour renverser Assad et détruire Daesh ont échoué. Du coup, ils sont contraints de négocier avec le régime syrien, et de soutenir les forces qui existent déjà pour au moins contenir Daesh, mais qui ont des objectifs politiques qui ne sont pas les leurs. C’est là encore une manifestation d’une faiblesse relative de l’impérialisme. En même temps, ils doivent sûrement espérer corrompre le mouvement kurde pour lui faire abandonner son objectif initial, en faire une force clairement pro-impérialiste, sur le modèle du pseudo « Gouvernement Régional du Kurdistan » d’Irak, confié par les impérialistes à la clique de Barzani.

Les États-Unis leur ont livré des armes. Des forces spéciales occidentales (US,
Britanniques et Françaises) sont aux côtés des YPG/YPJ et peut-être même les forment. Ces forces spéciales sont également là pour coordonner les frappes aériennes occidentales avec les offensives des YPG/YPJ contre Daesh ; la Turquie s’est même plainte que les forces spéciales US portent des insignes des YPG [3]. Ces soldats impérialistes ont même construit leurs propres bases permanentes sur le territoire du Rojava, avec l’accord de son gouvernement. Tout cela est public et reconnu par les YPG/YPJ. Des articles de presse (qui s’appuient sur des affirmations du régime syrien et de l’Observatoire syrien des droits de l’homme) affirment également que les Américains ont construit ou construisent une base aérienne dans le nord-est de Rojava. Il ne s’agit cependant pas de sources fiables. Et les YPG l’ont démenti [4].

Le soutien au Bataillon International de Libération au Rojava

La position de VP, c’est de soutenir le mouvement d’émancipation des peuples, notamment du peuple kurde, mais sans esquiver les débats. D’un côté, certains vont prendre prétexte de cette alliance pour jeter le bébé avec l’eau du bain, dénigrer la lutte du peuple kurde, lui refuser son droit à l’autodétermination. De l’autre, certains vont dire que puisqu’il faut soutenir le peuple kurde, il ne faut émettre aucune critique vis à vis des organisations qui dirigent sa lutte.

Comme pour la lutte du peuple palestinien, la distinction est claire entre le soutien de principe à la lutte de libération du peuple kurde, la distinction dans le soutien entre les différentes forces qui y participent. Notre soutien actif va d’abord aux organisations communistes et révolutionnaires de Turquie et du Kurdistan, comme le TKP/ML ou le MLKP [5].

Le soutien au mouvement de libération national kurde doit être d’abord un soutien politique aux forces révolutionnaires et non pas principalement humanitaire.
L’humanitaire est une nécessité, dans la mesure où il permet de faire vivre la solidarité internationale, mais il doit être dirigé par le point de vue politique. Ce soutien n’exclut pas la critique franche et honnête à l’encontre des organisations kurdes lorsque nous avons des désaccords avec elles. C’est ce que fait l’OCML VP en ayant rejoint une campagne de soutien au Bataillon International de Libération – IFB – au Rojava à l’initiative du Secours Rouge International [6]. Ce Bataillon fondé en juin 2015 est composé de révolutionnaires étrangers, anarchistes et communistes, qui se battent aux côtés des Kurdes du Rojava [7]. Le Bataillon combat sous commandement militaire des YPG/YPJ.

C’est exactement le contraire que fait l’ICOR via sa campagne de « Brigade Internationale pour Kobané » [8]. En effet elle mène une campagne politique de soutien au peuple kurde sans aucune critique à l’égard de la direction du PYD, ce qui la mène de fait à une campagne humanitaire lisse et apolitique (projet de construction d’un hôpital).

Le Bataillon International de Libération, et ses différentes composantes a une expression politique autonome. Dans ses déclarations, il a clairement dénoncé l’impérialisme [9] et une de ses brigades a remis en cause le soutien militaire des USA [10]. Par ailleurs, certaines forces de ce Bataillon, comme le TKP/ML [11], ont mis en garde sur le risque de cette alliance.

Si l’OCML VP a rejoint cette campagne en janvier 2016, c’est que nous considérions à la fois qu’elle portait un contenu anti-impérialiste et révolutionnaire clair sur la situation régionale tout en soutenant, y compris concrètement, les forces révolutionnaires actives dans le conflit. Depuis, nous avons organisé et participé à différents événements [12], récolté des milliers d’euros, diffusé les prises de positions en français du Bataillon International [13] etc.

C’est une manière concrète de discuter de la situation au Moyen-Orient avec les gens autour de nous, de montrer qu’il existe des forces progressistes et révolutionnaires, de convaincre que, même si cela se passe à plusieurs milliers de kilomètres de chez nous, nous ne sommes pas impuissants : c’est une manière de combattre l’abattement et la résignation. D’ailleurs, cette campagne est un succès et a permis de récolter plusieurs dizaines de milliers d’euros en Europe, d’acheminer des centaines de pansements hémostatiques et de faire largement connaître le Bataillon International.
Et puis pour avoir la légitimité de porter la critique et d’affirmer un point de vue, il ne suffit pas d’être spectateur, il faut être dans la lutte. A notre échelle, c’est ce à quoi nous travaillons.

Peut-on « s’allier avec le diable » ?

Il y a donc une contradiction à être à la fois « en général » opposé aux interventions impérialistes, et à admettre la nécessité d’une alliance à certains moments. Ce qui détermine l’aspect principal, c’est évidemment la situation concrète, le rapport de force entre les uns et les autres, jusqu’à quel point les forces progressistes peuvent compter sur leurs propres forces sans avoir besoin de nouer ce type d’alliances.

Toute alliance militaire avec l’impérialisme représente un gros risque. Car l’impérialisme a des objectifs fondamentalement opposés à ceux de l’émancipation des peuples et espère que son alliance avec le Rojava lui permettra d’assurer une présence permanente en Syrie. Car l’impérialisme est le responsable de la situation générale du Moyen-Orient. La contradiction avec l’impérialisme reste, historiquement, la contradiction principale pour les peuples de la région, et l’alliance actuelle ne peut être que tactique et temporaire.

On voit déjà que les tactiques militaires impérialistes brutales sont complètement à l’inverse de la tactique militaire des Communistes. Ainsi, les frappes aériennes occidentales en soutien aux Forces Démocratiques Syriennes ont déjà commis des massacres de populations civiles. Accepter la présence de militaires impérialistes à Rojava, c’est prendre un risque, leur laisser prendre leurs marques, faire de l’espionnage, tenter de se rallier certaines forces. Et il est certain qu’ils le font. A un moment donné, ce sera l’heure de vérité. Le PYD devra choisir entre l’alliance avec l’impérialisme et la poursuite des droits nationaux et démocratiques du peuple kurde. Les impérialistes, avec les USA à leur tête, ne cachent d’ailleurs pas qu’ils n’en veulent pas le moins du monde. Ils l’ont d’ailleurs prouvé maintes fois par le passé [14].

Il est excessif d’affirmer que les YPG/YPJ combattent « sous direction impérialiste ». Des hauts dirigeants du PKK et du PYD [15], comme Rıza Altun [16], Cemil Bayık [17] ou Saleh Muslim [18] ont publiquement exprimé que les puissances impérialistes intervenaient avant tout pour leurs propres intérêts et pas dans ceux des peuples, que leurs engagements ne sont pas fiables, etc.

Cependant, il ne suffit pas que la direction du mouvement kurde exprime publiquement sa méfiance vis à vis des impérialistes. Deux choses sont par ailleurs indispensables : Premièrement, quelles sont les limites posées à la pénétration effective des forces impérialistes en Syrie ?

Ensuite, dans quelle mesure les masses sont-elles éduquées dans un état d’esprit anti-impérialiste ?

Déjà, on peut s’inquiéter du fait qu’il ne semble pas y avoir de conditions claires posées par le gouvernement du Rojava à l’implication toujours plus poussées des forces impérialistes. Les forces kurdes ont d’abord accepté un soutien aérien, puis de recevoir des armes, puis la présence de soldats des forces spéciales US ou françaises, puis enfin que celles-ci installent leurs propres bases et acheminent leurs propres véhicules blindés. Lorsqu’il y a eu des affrontements entre les YPG/YPS et l’Armée turque à la frontière, ce sont des soldats US qui ont parfois fait tampons entre les deux. Où est la limite entre l’aide militaire qui peut être acceptée sans mettre en péril le pouvoir démocratique et populaire, et celle qui permet aux forces impérialistes d’être en mesure, demain, de faire un coup de force ? Au Rojava même, il existe des forces foncièrement réactionnaires qui, aujourd’hui, sont obligés d’accepter la direction des forces démocratiques, comme des chefs de tribus arabes, ou une partie de la population kurde fidèle au clan Barzani, mais qui demain pourraient se ranger du côté des impérialistes lorsque ceux-ci se retourneront contre les forces démocratiques. Car cet affrontement aura nécessairement lieu si le gouvernement du Rojava maintient sa ligne démocratique.

Par ailleurs, si la direction centrale du mouvement kurde a, du moins en parole, un point de vue anti-impérialiste, ce n’est pas le cas de toutes ses structures. En Europe par exemple, celles-ci portent des mots d’ordres auxquels nous ne pouvons souscrire, car ils n’expliquent pas clairement ce qu’est l’impérialisme, c’est-à-dire au final un ennemi des peuples, et propagent des illusions sur ce que le peuple Kurde pourrait attendre par exemple du gouvernement français ou de l’Union européenne [19].

L’affrontement avec l’impérialisme est inévitable

L’alliance entre des mouvements révolutionnaires et des Etats impérialistes a parfois été justifiée. Par exemple au cours de la Seconde guerre mondiale, lorsque le Front antifasciste englobait légitimement les USA et la Grande-Bretagne. L’alliance militaire entre la résistance populaire et les armées alliées était juste, comme l’échange de renseignements, l’envoi d’armes, etc.

Le Parti communiste chinois avait alors accepté des armes et un entraînement militaire de la part d’agents américains, tout comme la présence de bases aériennes dans les bases rouges pour bombarder le Japon.
Ailleurs, les mouvements de partisans dirigés par des partis communistes en Yougoslavie, en Albanie, en Grèce, ont été suffisamment fort pour pouvoir libérer leurs pays seuls, en ayant eu besoin de très peu d’aide étrangère.

En 1944, cela était impossible en France. Il était correct que la résistance populaire dirigée par le Parti communiste s’allie tactiquement aux puissances alliées. Cependant, le PCF a fait preuve d’opportunisme en se soumettant à de Gaulle et à la direction du mouvement antifasciste (Jean Moulin), et à la Libération, de trahison en maintenant un front uni avec la bourgeoisie pour l’aider à reconstruire l’impérialisme français.

Toute alliance est envisageable du moment que les forces révolutionnaires ont une vision claire des limites de cette alliance, et qu’elles sont conscientes qu’un jour il faudra la rompre pour aller de l’avant. Cela doit être clairement exposé aux masses. Une alliance militaire avec l’impérialisme, même temporairement justifiée, n’exonère pas de mener une critique acerbe de celui-ci, de combattre les illusions à son propos, dans les rangs du mouvement mais aussi de manière ouverte. En France comme à Rojava, il faut dénoncer la duplicité des impérialistes, pointer leur responsabilité dans la situation. Il faut pointer les contradictions de la politique impérialiste, qui montre qu’au final il ne fait que défendre sa main-mise sur la région, et non pas les droits des peuples. Exposer son soutien à des forces réactionnaires intégristes [20] tout en prétendant combattre Daesh, sa duplicité par rapport au régime d’El-Assad, son soutien au régime turc… Il faut aider les masses à comprendre ce qu’est l’impérialisme et à le combattre.

Il faut également coûte que coûte préserver l’indépendance politique et organisationnelle du mouvement révolutionnaire, ne pas se placer dans une situation de dépendance, de quelque sorte que ce soit, vis-à-vis de ces impérialistes. Malgré l’alliance, il est vital de conserver une indépendance militaire et politique, de conserver ses secrets. Les opprimés et exploités doivent en profiter pour faire progresser et consolider leurs organisations. Il faut avant tout compter sur ses propres forces, c’est une règle d’or du mouvement révolutionnaire. Le gouvernement du Rojava est le représentant du peuple kurde en Syrie. Son programme démocratique et antifasciste en fait l’expérience politique la plus progressiste au Moyen-Orient, ce qui contrecarre objectivement les visées impérialistes. Dans des sociétés marquées par le féodalisme, le patriarcat et les régimes fascistes c’est une lueur d’espoir. Cependant, nous devons rester vigilant par rapport à l’évolution des contradictions politiques, des alliances, et aux ingérences des forces impérialistes, qui cherchent à tout instant à corrompre les forces nationales et démocratiques.

L’OCML VP continuera à soutenir la résistance légitime du peuple kurde. Cela passe par dénoncer les impérialistes, en premier lieu l’impérialisme français, comme les ennemis des peuples de la région. Mais aussi en soutenant, les forces révolutionnaires sur place, qui défendent un projet politique porteur de libération nationale et sociale [21].

OCML Voie Prolétarienne, août 2017

In italiano : ICI
In english : ICI

[1] YPG : Unités de Protection du Peuple. Branche armée. YPJ : Unités de Protection des Femmes. Branche armée des femmes.

[2] https://www.theguardian.com/world/2014/oct/20/us-drops-weapons-to-kurds-in-syria

[3] https://www.youtube.com/watch?v=wYaBW9e80TQ

[4] http://www.kurdistan24.net/en/news/e8920a6c-e4fe-4023-a4b2-aeffa59c2ae1/U-S–airbase-in-Syriadespite-Kurds-denial

[5] TKP/ ML : Parti Communiste de Turquie Marxiste-Léniniste. MLKP : Parti Communiste Marxiste-Léniniste

[6] Campagne qui se donne comme objectif notamment d’acheter des pansements hémostatiques qui permettent d’arrêter les hémorragies causées par les plaies par balles sur le front. Plus d’infos ici : http://www.rojava.xyz

[7] Et en particulier le TKP/ML et le MLKP.

[8] Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires. Regroupement international auquel nous avons refusé d’adhérer, voir ici : http://ocml-vp.org/article1375.html
Plus d’infos sur cette campagne : https://www.youtube.com/watch?v=6Pkx2mgQqFg

[9] Voir la vidéo de la déclaration de fondation en juin 2015 de ce bataillon : https://www.youtube.com/watch?v=NeqOHDy93fY

[10] https://twitter.com/bobcrowbrigade/status/776434881123405824

[11] Nous avons interviewé un combattant du TKP/ML TIKKO dans Partisan Magazine qui précise ses critiques sur cette question : http://www.ocml-vp.org/article1796.html

[12] Par exemple, nous avons organisé un meeting/concert « Kurdistan : féminisme et résistance » en février 2016 à Toulouse dans la cadre de cette campagne qui a rassemblé plus de 200 personnes. Voir ici : http://ocml-vp.org/article1579.html

[13] https://www.youtube.com/playlist?list=PLiZhBiuZ6XviEBZFeZ5kuaLMkhBprEno7

[14] Notamment par leur soutien stratégique avec la Turquie, membre de l’OTAN.

[15] Parti d’Union Démocratique, mouvement qui dirige de facto la Région autonome du Rojava.

[16] Fondateur du PKK et Porte-parole du Conseil Exécutif du Koma Civaken Kurdistan (KCK), regroupement international des différentes organisations dirigées par le PKK.

[17] Fondateur du PKK, président du KCK.

[18] Coprésident du PYD

[19] Par exemple ici : http://www.akb.bzh/spip.php?article1035

[20] Par exemple, lors de la « Conférence de paix » de Genève en janvier 2016, les impérialistes avaient refusé l’entrée au PYD mais avaient invité l’Arabie Saoudite qui représentait le Front Al-Nosra (anciennement membre d’Al Qaïda). Voir ici : http://www.secoursrouge.org/Syrie-Le-PYD-refuse-par-l-ONU-les-USA-et-la-Turquie-a-la-conference-de-Geneve

[21] C’est le cas à travers la campagne de soutien au Bataillon International de Libération. Par ailleurs, nous ne soutenons pas l’idéologie du Confédéralisme démocratique adoptée par le PYD. Vous pouvez retrouver notre critique ici : http://ocml-vp.org/article1637.html

 

Source: http://ocml-vp.org/article1816.html

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Le commandant de YPJ en Syrie rejette le passage aux exigences des États-Unis

Publié la première fois le 15 juillet 2017

 

TEHRAN (FNA) – Le commandant des unités de protection des femmes kurdes (YPJ) Nasrin Abdullah a souligné que les forces kurdes qui luttent contre les terroristes en Syrie n’agiront pas sur les demandes des États-Unis.

« Il est vrai que, aujourd’hui, les États-Unis fournissent des armes à nos forces, mais cela ne signifie pas que nous avons l’intention d’agir sur les exigences américaines », a déclaré Abdullah samedi.

« Nos relations avec les États-Unis sont limitées à la lutte contre l’ISIL et les deux parties ont souligné ce fait », at-elle ajouté.

Le YPJ est une organisation militaire entièrement féminine. Il comprend des Kurdes, des Arabes, des Assyriens, des Circassiens et des volontaires étrangers. C’est l’équivalent féminin de la milice des unités de protection du peuple (YPG).

Dans des remarques pertinentes en juin, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a déclaré que Washington continuerait à fournir des armes aux combattants kurdes syriens après la fin de la bataille pour expulser les militants ISIL de Raqqa.

Décrivant les assurances américaines en Turquie selon lesquelles les États-Unis retireront les armes aux Kurdes syriens après la lutte ISIL, Mattis a déclaré que cela dépend du moment ou de la prochaine mission.

Et il a également émis un ton de mise en garde lorsqu’on lui a demandé si toutes les armes seraient renvoyées. « Nous ferons ce que nous pouvons », at-il déclaré aux journalistes qui voyagent avec lui en Allemagne.

Plusieurs militants soutenus par la Turquie ont été tués dans des affrontements avec des combattants kurdes au nord de la Syrie.

TEHERAN (FNA) – Les groupes militants, affiliés à l’armée turque, ont perdu plusieurs combattants et leur matériel militaire a subi des dégâts majeurs lors de combats intenses avec les unités de protection du peuple kurde (YPG) dans les régions Al-Shahba et Afrin dans le nord d’Aleppo.

Les militants soutenus par Ankara ont lancé des attaques d’artillerie sur les villages de Mar’anaz et al-Bilouniyeh dans la région de Shara depuis leurs positions à l’est de la ville d’Azaz.

Les forces du YPG ont ouvert un tir de représailles aux positions des militants de la Turquie qui ont provoqué de lourds combats entre eux.
Selon les dépêches, trois militants soutenus par Ankara ont été tués et quatre autres ont été blessés dans les affrontements.

Des sources de terrain ont déclaré que les unités d’artillerie de l’armée turque et ses militants affiliés ont bombardé les villages et les villes de Tal Rifat, Cheikh Issa, Qarnateh, Haliseh, Hiseh, Qol Sarouj, Tal Jihan, Jal Madhiq, Tal al-Anab, al-Nayereh et Ein Daqneh à al-Shabba.

Les sources ont ajouté que les forces démocratiques syriennes, majoritairement kurdes, ont ouvert de lourds tirs d’artillerie et de mortier sur les lignes de défense des militants soutenus par Ankara dans le village de Tawis et la ville de Mare’a en réponse à leurs attaques d’artillerie, causant des pertes importantes sur la Turquie Des militants soutenus.

Selon les médias, vendredi, l’armée turque a renforcé sa présence militaire près de la région d’Afrin, dans la province d’Alep.
Selon les informations de Hawar, l’armée turque a augmenté le nombre de ses forces militaires aux frontières entre Afrin et la région de Bakur au Kurdistan dans les villages d’Ali Karo et Beykeh dans la région de Balbaleh.

L’armée turque a également mis en place deux tours de guet entre les villages d’Ali Karo et Beykeh et a rassemblé ses forces dans la région.
Il a également établi trois bases entre Beykeh et le village de Jorjio à Bakur, en les équipant de canons lourds et de munitions.

 

– YPJ Recognize, Acknowledge US-NATO Betrayal
– Kurds in Iraq, Syria are Exploited by the US to Divide the Middle East
– Turkish Army Reinvigorates Deployment Near Afrin
– Russia Asks Kurdish Forces to Withdraw from Northern Aleppo to Block Turkey’s Attacks

 

Source: https://syria360.wordpress.com/2017/07/15/ypj-commander-in-syria-rejects-bowing-to-us-demands/

In support and Solidarity with Omar Khadr who Has been tortured in Guantánamo 

PLEASE FORWARD

 

Dear Friends and Colleagues,

Those  of us who have followed Omar Khadr’s situation are profoundly shocked at the outrage expressed by some Canadians at the compensation Khadr has been awarded as a result of the shameful — and even criminal — treatment he suffered from the Canadian government(s). The negative reactions demonstrate some combination of ignorance of the facts of Khadr’s case and blatant racism.
The compensation has been awarded because of the many ways in which our government betrayed its obligations to Omar Khadr.
I wrote Prime Minister Justin Trudeau, Minister Ralph Goodale, and my own MP in support of the decision to apologize to Omar Khadr and pay him compensation.
As a Canadian of conscience, please take a few minutes to send your MP a letter that supports the government’s effort at justice for Omar Khadr to counter the reactions that do not reflect our values.

1. Prime Minister Justin Trudeau

E-mail: Justin.Trudeau@parl.gov.ca tel: 613-995-0253

2. Minister Ralph Goodale

E-mail: Ralph.Goodale@parl.gov.ca tel: 613-947-1153

3. You Member of Parliament (see below)

Find you MP and his/her address by following the instructions from the CJPME WEBSITE:

If you don’t already know who your Member of Parliament (MP) is, there are two steps to determining this.

First, determine what federal riding you are in. This can be done by entering your postal code into the Canadian Elections Website main page: http://www.elections.ca Once you have determined your riding, you can go to the Canada Parliament Website to determine your MP: http://www.parl.gc.ca After you have chosen your language preference, there is a link Members of Parliament in the center of the Parliament main page. When you click on this link, you will see all the members of parliament with their ridings indicated. Search on this page for your riding, and you will identify your MP.
The rule of law demands that there be a remedy – no government can act as if it is above the law. The reported settlement and apology recognizes this principle that is critical to the protection of everybody’s rights.
If you wish, please copy me so that I can share your support for justice with Omar Khadar, who must be devastated by the ugliness of so many of the responses.
You can access the very informative article BCCLA from July 5 here.

https://bccla.org/news/2017/07/civil-liberties-group-reacts-reports-khadr-settlement-organisme-des-libertes-civiles-reagit-aux-rapports-du-reglement-de-khadr/

For those who are interested in more of the background, here are some of the details that came out:

Omar Khadr was born in Canada and at 9 years old, his father took him to Afghanistan.
Omar Khadr, when a child of 15 in Afghanistan, was found badly injured in a building the US had just (illegally) bombed in July 2002; one of Khadr’s eyes was injured and an initial photo showed his eyes covered with debris from the bombing. A US soldier was shot and killed when subsequently entering the building. The US took Omar into custody, making the incredible claim that he had committed a « war crime » by killing the soldier.
Later investigations indicated that 1) the US had hidden the initial report which noted that an Afghan soldier had also survived that bombing (who might have killed the solider before he was quickly murdered), and 2) a forensic test suggested that the US soldier could have been killed by friendly fire. Regardless of what happened, Khadr bore no responsibility for the soldier’s death.
Despite Omar’s injuries, he was sent to the torture center in Bagram, where « Monster » torturer, Damien Corsetti, was appalled at his youth, his condition and the way he was being treated. Despite Omar’s age, he was not only sent to Guantanamo, but placed in the worst part of the torture gulag.
Canadian agents assisted in Omar’s terrible treatment by working behind the scenes with his torturers. Omar’s father had been head of a charity with connections — like the Bush family — to Osama bin Laden, which interrogators used as the excuse for Omar’s torture.
In 2010, the US tried Khadr for the alleged killing of the US soldier — in a military court that was widely censured for not meeting standards of fairness. According to a 2010 op-ed by lawyer Audrey Maclin, one interrogator, who was later court martialed for his abuse of prisoners, began interrogating Khadr less than 12 hours after his discharge from a hospital when Khadr was still sedated and on a stretcher.

[The interrogator « 1 »] did remember that he and other interrogators had threatened Khadr by telling him a story about the rape and murder of a fictitious young Afghan by “four big black guys” in a U.S. prison.

 

But Interrogator 1 couldn’t recall if he had ever shone a bright light into Khadr’s eyes. He couldn’t remember forcing Khadr upright on his stretcher in order to cause him excruciating pain. He couldn’t recall setting barking dogs on Khadr while the teenager was hooded. He didn’t recall making Khadr stand for hours to inflict both physical pain and sleep deprivation, though he did acknowledge that sleep deprivation was a technique used at Bagram, and he had said under oath at his court martial that it was “the practice” to do it to new detainees.

 

Interrogator 1 didn’t deny using these or many other “non-traditional interrogation techniques” (the prosecution’s euphemism for torture and cruel, inhuman or degrading treatment), he just couldn’t recall one way or the other. …. It may well have been difficult for Interrogator 1 to recall specific details of what he did in the course of his “six-hour-a-day, seven-day-a-week” interrogations of Khadr.
The abuse of Omar Khadr was so apparent that at one point, every former Minister of Foreign Affairs signed a letter to Harper asking him to repatriate Omar Khadr. The government’s continued abuse of Khadr’s rights– until it was forced by the courts to respect them– will stand as one of the most shameful chapters in our government’s history.
—–
Kathy Bergen

bergenkathy@gmail.com

Palestine : La détention administrative d’Abdul Razeq Farraj renouvelée, Lina Khattab libérée

 

Adbul Razeq Farraj, journaliste, directeur de l’Union des Comités de Travail Agricole et accusé d’être membre du FPLP est emprisonné sans procès ni inculpation depuis le 25 février 2014. C’est la quatrième fois que sa détention administrative est renouvelée par les autorités israéliennes.

De son coté, Lina Khattab, danseuse et étudiante qui avait été arrêtée le 13 décembre 2014 (voir notre précédent article) à l’occasion d’une manifestation de soutien avec les prisonniers politiques palestiniens (à l’occasion du 47ème anniversaire du FPLP) et accusée d’avoir lancé des pierres, a été libérée le 11 juin dernier. Elle a annoncé qu’elle étudiera le droit au lieu du journalisme après avoir vécu elle-même les conditions des prisonniers politiques palestiniens.

La libération de Lina Khattab.

 

linakattab

 

Source : http://www.secoursrouge.org/Palestine-La-detention-administrative-d-Abdul-Razeq-Farraj-renouvelee-Lina

SILENCE, ON TUE ! – Ukraine : trois journalistes tués en un jour, rien dans les médias !

Ukraine, 3 journalistes tués et dans les médias, rien !

 

Trois journalistes ont été tués en Ukraine en un jour ! Quatre assassinats politiques sur deux journées ! Où sont les activistes des droits de l’homme ? Où sont les allocutions de Merkel, Obama, Cameron, etc ? Où est le tumulte des médias occidentaux ?

KIEV 15 Avril

Oleg Kalashnikov, l’ancien député parlementaire du Parti des Régions, a été tué a Kiev, comme le service de presse du Ministère de L’Interieur Ukrainien l’a confirmé ce mercredi.

Il avait appelé à de larges commémorations du 70ème anniversaire de la victoire dans la Grande Guerre Patriotique. Kalashnikov était connu pour ses positions anti-Maidan. Il organisait également des rassemblements contre les autorités en Ukraine.

KIEV 16 Avril

Un journaliste Ukrainien bien connu, Sergey Sukhobok, a été tué a Kiev. Sukhobok, un natif du Donbass, en Ukraine de L’Est, région en guerre, avait travaillé comme journaliste depuis 1998. Il était auparavant un analyste de l’hebdomadaire Delovoy Donbass (Finance Donbass). Il avait récemment travaillé en tant que journaliste freelance. L’Ukrainskiye Novosti (Nouvelles Ukrainiennes), révèle que Kalashnikov avait reçu des menaces de mort peu de temps avant d’être tué.

KIEV 16 Avril

Olga Moroz, la rédactrice en chef du journal local, a été tuée en Ukraine. Son corps a été trouve avec des traces d’une mort violente.

KIEV 16 Avril

Un journaliste renommée, Oles Buzina, a été tué ce jeudi a Kiev, la capitale du pays. Dans sa dernière interview accordé à Radio Vesti, il avait accusé les autorités nationales d’avoir abandonné de façon inconditionnelle les intérêts de L’Ukraine.

“Les formations politiques qui ont pris le pouvoir en Ukraine comme la conséquence d’un coup d’État ont choisi une voie strictement pro-Occidentale », avait affirmé Buzina.

’Naturellement, tous nos liens de coopération avec la Russie dans la construction navale, l’aviation et la construction industrielle, furent instantanément démantelés. Aujourd’hui le pays est en proie au chômage et beaucoup de gens n’ont plus d’argent. Toutes les promesses de Maidan se sont avérées être de la pure fiction. Cette partie de l’élite ukrainienne qui s’appelle pro-occidentale abandonne tout simplement les intérêts nationaux de L’Ukraine”.

Buzina, un journaliste reconnu, écrivain et présentateur TV, a été tué par balle près de sa maison a Kiev depuis une Ford Focus bleu foncé avec des plaques d’immatriculation étrangères. Il était l’auteur de deux ouvrages, incluant “Taras Shevchenko le Vampire” et “L’union de la Charrue et du Trident”. Buzina était le rédacteur en chef du journal Segodnya mais avait quitté son poste au mois de mars dernier en raison de la censure.

Source : http://euro-dreams.blogspot.ru/2015

Illustration : Baf.f

Traduction : Collectif Investig’Action

Source: http://www.michelcollon.info/Ukraine-une-liberte-d-expression-a.html?lang=fr