Le président du Centre culturel islamique de Québec victime d’un incendie criminel à caractère haineux

Mohamed Labidi

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Le véhicule du président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi, a été incendié dans la nuit du 6 au 7 août, alors qu’il était garé tout près de sa résidence.

L’incident s’est produit un peu avant 1 h 30 le dimanche matin. Les pompiers ont mis une trentaine de minutes à éteindre le feu. La police est toujours à la recherche d’un ou de plusieurs suspects. Aucun individu en lien avec l’événement n’a été arrêté jusqu’à ce jour.

Le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) affirme que les autorités ont confirmé la nature criminelle de l’incendie.

« Une enquête policière est en cours et la thèse de l’infraction criminelle est envisagée », affirme le porte-parole du Service de police de la ville de Québec (SPVQ), Étienne Doyon.

L’unité des crimes majeurs pourrait aussi déterminer qu’il s’agit d’un crime haineux. « Lorsqu’on parle d’un crime haineux, il faut qu’il y ait une infraction criminelle qui se retrouve à l’intérieur du Code criminel et il faut que cet acte ait une connotation haineuse envers une communauté particulière, une race particulière », précise M. Doyon.

Cette scène de vandalisme a eu lieu un peu plus de 36 heures après l’annonce de la vente d’un terrain municipal d’une valeur de 270 000 $ au Centre culturel islamique afin de permettre la création d’un cimetière musulman tout près du cimetière Belmont, dans le secteur de Sainte-Foy à Québec.

Un cimetière attendu depuis des années par des citoyens musulmans de la région de Québec. Mohamed Labidi a participé à cette conférence de presse aux côtés du maire Régis Labeaume, à l’hôtel de ville de Québec.

Les membres du Conseil d’administration du CCIQ déclinent toute demande d’entrevue, mais dans un communiqué, ils exhortent le public et les élus à « prêter une attention particulière à la montée de l’extrême droite à Québec ». Ils réclament aussi de l’aide afin de maintenir la pression pour que les moyens soient mis en place afin de lutter contre ces gestes haineux.

Cette communauté-là musulmane a des raisons de se sentir menacée, parce que ce sont des événements qui arrivent à répétition. Ce n’est pas un événement isolé.

Benjamin Ducol, chercheur au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence:

« Je pense qu’il est venu un moment où les gens de Québec doivent faire entendre d’une seule et même voix le fait que ce type d’incidents n’est pas acceptable dans une communauté comme la nôtre. Et ça viendra en soutien à une communauté musulmane qui se sent justement de plus en plus victimisée et de plus en plus peut-être isolée », souligne Benjamin Ducol.

Plusieurs incidents à caractère haineux

Le Centre culturel islamique de Québec ajoute que des excréments ont été laissés devant la porte de la grande mosquée quelques jours après que le véhicule du président a été incendié.

Cet incident s’ajoute à plusieurs autres gestes à caractère haineux perpétrés à l’endroit de la communauté musulmane de Québec au fil des dernières années.

Le 14 juillet dernier, deux jours avant le vote sur le projet de cimetière musulman à Saint-Apollinaire, un Coran déchiqueté avec un couteau accompagné d’un message haineux avait été déposé à la grande mosquée.

Le 19 juin 2016, une tête de porc avait été laissée par le groupuscule Québec identitaire devant l’une des entrées de ce lieu de culte. C’est aussi Québec identitaire qui avait installé des affiches haineuses sur les murs de trois mosquées de Québec en novembre 2014.

Tous ces cas ont été signalés à la police de Québec, mais les enquêtes n’ont pas permis de trouver de suspects pour l’instant.

 

 

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1053031/president-centre-culturel-islamique-quebec-victime-incendie-criminel

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Déclaration d’appui à Jaggi Singh, arrêté à Montréal pour avoir « supposé la personne » de Michel Goulet à Québec

L’activiste antifa, Jaggi Singh

 

Affiché sur 29 août 2017 parMarina

Montréal, le 29 août 2017 — Ce matin, le militant montréalais Jaggi Singh a été arrêté et accusé d’avoir résisté à son arrestation et assumé l’identité d’une tierce personne après s’être identifié en blague auprès de la police de Québec comme Michel Goulet, un ancien joueur des Nordiques. Il sera transféré à Québec, où il devra comparaître en cour municipale demain à 9 h.

Cette arrestation survient dans le contexte d’une campagne haineuse menée par l’extrême droite contre la personne de Jaggi, dont une pétition mise de l’avant par le groupe raciste La Meute exigeant son arrestation. Cette campagne de salissage a été reprise par des politiciens de droite et certains journalistes au cours de la dernière semaine.

Plus particulièrement, ces accusations découlent de la participation de Jaggi à la manifestation antiraciste qui a eu lieu à Québec le 20 août dernier, où il a été brièvement détenu. Ce jour-là, près d’un millier de personnes sont descendues dans les rues de Québec pour dénoncer une manifestation anti-immigration organisée par le groupe d’extrême droite La Meute. Jaggi a passé l’entièreté de la contre-manifestation à parler dans un mégaphone, à faire jouer de la musique et à jouer avec des enfants devant la ligne de police. À un certain point, la police l’a placé en état d’arrestation, mais l’a relâché une demi-heure plus tard. Jaggi a émis une déclaration publique suite à son arrestation.

Bien qu’il ait été la seule personne arrêtée ce jour-là, Jaggi n’était pas l’organisateur de la contre-manifestation du 20 août et n’y occupait aucun rôle officiel de leadership.

Qu’à cela ne tienne, l’extrême droite au Québec considère Jaggi comme le chef d’un gigantesque complot ourdi par les antifascistes, le gouvernement fédéral et de nébuleuses élites mondialistes. Dans les médias sociaux, des fascistes et théoriciens du complot partagent des mèmes où Jaggi devient un personnage plus grand que nature, une espèce de grand manipulateur qui tire les ficelles d’absolument tout ce que fait l’extrême gauche à Montréal. Dans cet ordre d’idée tordu, il est accusé d’être le grand responsable de la contre-manifestation du 20 août, où La Meute a subi l’humiliation d’être confinée à un garage sous-terrain pendant plusieurs heures, ainsi que de tous les incidents violents qui ont eu lieu ce jour-là. Une pétition en ligne demandant que Jaggi soit arrêté et accusé de différents délits a été lancée et diffusée par des membres de l’extrême droite, dont certains membres de La Meute, du Front patriotique du Québec, de Storm Alliance et du Mouvement républicain du Québec.

Que l’extrême droite blâme une personne de couleur pour l’ensemble de l’opposition qu’elle rencontre n’a rien de surprenant. Toutefois, la situation a été exacerbée quelques jours à peine après la déconfiture de La Meute, lorsque le maire de Québec, Régis Labaume, a publiquement blâmé « la gang de Singh » et a affirmé aux médias qu’il déteste Jaggi Singh, pour ensuite le déclarer persona non grata dans la capitale provinciale. Le Journal de Montréal a enchaîné avec une chronique assassine sous la plume de Richard Martineau, intitulée « Jaggi Singh Superstar ». L’ancien ministre péquiste Bernard Drainville a ensuite invité Jaggi à son émission de radio pour exiger de lui qu’il condamne la violence qui s’est produite à Québec le 20 août. Drainville s’est théâtralement offusqué lorsque Jaggi a expliqué qu’il n’était qu’un participant à la contre-manifestation et n’était pas en position de formuler une condamnation générale.

C’est le contexte toxique dans lequel Jaggi a été arrêté ce matin. Ça n’est pas la première fois que des politiciens, des journalistes et des militants d’extrême droite collaborent pour développer un récit sensationnel qui entraîne de graves conséquences dans la vie des individus. C’est un scénario qui s’est répété à maintes reprises depuis la crise des accommodements raisonnables et n’a fait que s’intensifier sous l’effet des médias sociaux, en particulier dans le contexte actuel du passage de réfugiés au Canada. Même si Jaggi Singh n’est qu’une seule personne, et d’aucune façon le chef de qui que ce soit, il est important de condamner cette diabolisation pour ce qu’elle est et a toujours été, soit un moyen de nuire aux mouvements sociaux et aux personnes opprimées que ces mouvements soutiennent.

Nous demandons aux allié-e-s progressistes, aux antifascistes et à tous ceux et toutes celles qui ont à cœur les libertés civiles, de soutenir Jaggi et toutes les autres personnes qui seraient ciblées dans la foulée de la contre-manifestation du 20 août et harcelées par l’extrême droite de façon générale. Une manière de montrer votre appui est de vous présenter à la cour municipale de Québec demain matin à 9 h. Du covoiturage est organisé à partir de Montréal.

 

Le joueur de hockey des Nordiques de Québec, Michel Goulet

 

-30-

alerta-mtl@antifa.zone

 

Source : http://montreal-antifasciste.info/fr/2017/08/29/declaration-dappui-a-jaggi-singh-arrete-a-montreal-pour-avoir-assume-lidentite-de-michel-goulet-a-quebec/

 

Commémoration du 9e Anniversaire de l’assassinat de Freddy Villanueva par le SPVM

Quelques photos prises lors de la Vigile commémorant le 9e anniversaire l’assassinat de Freddy Villanueva le 9 août 2008 à Montréal-Nord par l’agent du SPVM, Jean-Loup Lapointe

https://lacrap.org/la-face-cachee-de-jean-loup-lapointe-ou-la-petite-histoire-d%E2%80%99une-ordonnance-de-non-publication

 

Freddy Villanueva

 

La solidarité est notre arme !

 

Fuck the police!

 

ConférencierEs de la Vigile

 

Viviane Michel, Chef Autochtone bien connue

Résistance!

Nous vaincrons!

 

Face à la répression, la solidarité est notre arme!