Khaled Barakat : Unité nationale palestinienne et conflit de classe

Nous reproduisons cet important article de Khaled Barakat, que nous saluons chaleureusement. 

Article de l’écrivain palestinien Khaled Barakat, coordinateur de la campagne Free Ahmad Sa’adat, initialement paru en arabe dans le magazine Al-Adab le 02 novembre 2018.

 

Lorsque les positions des forces nationales s’affrontent dans un pays confronté à l’occupation et à la colonisation, comme cela a été le cas en Algérie, en Irlande, en Inde, en Afrique du Sud et ailleurs, il est naturel de se renseigner sur les motivations de ce conflit et d’identifier les bénéficiaires de la situation ainsi que ceux qui sont affectés négativement.

La lutte politique et idéologique peut progresser vers une guerre interne armée ou une confrontation civile, en particulier si le colonisateur n’est pas loin de la situation.

En examinant les contradictions entre les forces, nous devons également comprendre le rôle des forces « environnantes » qui peuvent apparaître en dehors du cadre de l’image ou qui tentent de faire leur apparition dans le rôle de «médiateur». En réalité, ces forces peuvent être une cause du conflit lui-même.

Bien qu’une analyse fondée sur les classes ait dominé la pensée de la gauche en général à un moment donné et soit parfois devenue la seule référence pour traiter chaque problème (parfois à l’exclusion de sujets pertinents), malheureusement, elle est devenue plus tard presque ou complètement absent. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne l’interprétation des contradictions sur la scène politique nationale palestinienne.
Par conséquent, il est nécessaire de brosser un tableau, même incomplet et général, des intérêts de classe palestiniens en conflit, dont ces contradictions intellectuelles et politiques reflètent les visages publics.

La minorité palestinienne dominante

Ce sont les intérêts et les secteurs qui ont dominé les rangs de la direction palestinienne, y compris la direction du peuple et le mouvement révolutionnaire du siècle dernier. Par exemple, ces secteurs ont dominé la Haute Autorité arabe, les postes clefs de la direction de l’OLP, de l’Autorité palestinienne et du Conseil national palestinien. Ces intérêts ont des symboles et des slogans susceptibles de changer à chaque étape. Les grandes familles palestiniennes sont peut-être les mêmes, mais leurs comportements changent parallèlement aux modes de production, aux relations avec le colonisateur étranger et aux systèmes réactionnaires de tutelle et d’autorité, puis à l’occupation sioniste. Cependant, dans tous les cas, ils occupent le même emplacement central.

Cette minorité palestinienne nous a conduits, après chaque étape, bataille, révolte ou soulèvement, dans un désastre majeur. Cela s’est produit aux mains de la classe « Pacha », des vestiges du féodalisme palestinien, des grands propriétaires terriens, des marchands et des « personnalités » qui ont participé à l’avortement de la révolution de 1936. La même chose s’est produite en 1947 et plus tard, pour mettre fin à la grande Intifada de 1987-1993, et à nouveau de 2000-2005. Tant que cette minorité, dotée d’un capital et d’un pouvoir abondants mais ne dépassant pas quelques milliers d’individus, continue de dominer la majorité populaire palestinienne et de saisir les clés de la décision politique palestinienne, notre peuple continuera à subir de nouvelles déceptions et défaites .

Qui forme cette minorité aujourd’hui ?

Il est difficile d’identifier un secteur et de l’appeler « la classe de la minorité ». Ses racines sont multiples, mais il travaille au service de l’entité sioniste, des régimes réactionnaires arabes et des forces impérialistes, grâce à un réseau de chevauchements politiques et financiers, institutions, banques, entreprises et projets économiques. Il a un gouvernement, des prisons, des ministères et des ambassades, notamment après la création de l’Autorité palestinienne en 1994.

Cette autorité, qui cible la résistance armée et coopère avec l’ennemi sioniste et les services de renseignement étrangers, est un outil à la fois pour l’occupation sioniste et pour ce groupe, que nous pourrions appeler la classe d’Oslo. Il remplit une double fonction: consacrer les intérêts de la minorité palestinienne et protéger l’ennemi afin qu’il soit «accepté» dans ses institutions, son système de sécurité et son système économique. Il continue de tirer sa légitimité de la reconnaissance officielle arabe et internationale qu’il est le seul représentant légitime du peuple palestinien. Et l’entité sioniste répond aux besoins de cette classe qui en dépend, renforçant sa position au sein de la société palestinienne et la traitant comme un second partisan ou partenaire, lui donnant une part du marché dans « les zones palestiniennes de Judée-Samarie ».

En d’autres termes, la classe de la minorité palestinienne au pouvoir est une marionnette de l’occupation composée de centaines de grands capitalistes, de leurs agents, de propriétaires d’entreprises et de sous-traitants de projets liés à l’occupation. «L’Autorité palestinienne» est une administration locale chargée des projets de ces grands intérêts bourgeois.

La critique des positions de l’OLP et de la direction de l’Autorité palestinienne est, en substance, une critique des intérêts palestiniens dominants qui ont mis en place le système « wasta » (« médiateurs » entre l’occupation et les masses), servant de classe compradore à l’intérieur de la Palestine occupée. Ces secteurs ont resserré leur contrôle sur la décision politique palestinienne depuis 1974, date à laquelle ils ont pris le contrôle de la «révolution» et de l’establishment palestinien, se dirigeant progressivement vers l’ère de «l’autorité». Cette transition s’est faite par l’acceptation du « cadre » par le biais de machinations non démocratiques et tordues des dirigeants et des forces palestiniennes traditionnelles et de leur plus grand parti politique, le mouvement Fatah.

Qui est la majorité populaire palestinienne ?

Depuis 1948, nous ne sommes plus une société cohérente vivant sur notre territoire, mais de nombreux contingents, sociétés et communautés dispersés à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine occupée, qui ne disposent d’aucun pont pour les relier ni de liens économiques, politiques et organisationnels significatifs.

Les plus importants d’entre eux sont les camps de réfugiés palestiniens, qui sont plus de 60. Certains d’entre eux ont été détruits par des guerres continues, parfois par des massacres arabes et officiels et par des sièges économiques. Leurs souffrances continuent quotidiennement avec les lois racistes, la négation de l’identité des réfugiés et les projets de réinstallation en cours. Ils sont comme des «cantons» gémissant sous le siège et la pauvreté dans la patrie occupée et en exil, et formant avec la classe ouvrière et d’autres secteurs marginalisés la majorité palestinienne populaire. Ces zones de misère palestiniennes s’étendent du Naqab à Jabalya, en passant par Chatila, Baqaa et Yarmouk, jusqu’aux lointaines contrées migratoires, confrontées à des luttes isolées comme si elles étaient des îles et emplies d’un sentiment de déception, de colère et de rage face aux déceptions qui se succèdent.

Qui sont-ils et qui sommes-nous ?

Nous voyons donc deux forces contradictoires. Alors que la majorité palestinienne vit dans l’isolement, la marginalisation et l’appauvrissement, la minorité aspire à une fortune de 40 milliards de dollars, mène une vie sûre et protégée, vit dans des palais, accumule des richesses et envoie ses enfants dans d’éminentes universités et institutions aux États-Unis et en Europe et ne paie aucun prix humain dans la lutte de libération nationale, en comparaison avec le travail et les sacrifices des masses.

Alors que le conflit de classe entre la minorité dominante et la majorité écrasante s’intensifie, la minorité tente de résoudre ses propres problèmes et ses crises économique et politique aux dépens des droits nationaux de la majorité: atteinte au droit de retour; confisquer les droits des martyrs, des prisonniers et des blessés; pillage de biens publics. Cette classe tente de tromper politiquement la majorité, en particulier à travers le slogan de ce qu’on appelle l’«Etat palestinien indépendant», qui est finalement le projet de la grande bourgeoisie palestinienne. Cependant, ce projet est voué à l’échec une fois ses résultats clairement connus: incapacité à empêcher l’intensification de la construction de colonies de peuplement, la judaïsation de Jérusalem, l’imposition du siège à Gaza et le refus persistant du retour des réfugiés. La politique de l’ennemi.

La majorité populaire palestinienne a presque tout perdu, y compris sa position naturelle dans la «révolution», l’OLP et le projet national palestinien, au profit de la grande classe capitaliste qui a tout contrôlé. Si les classes populaires sont celles qui ont construit les piliers de la révolution et de l’OLP, elles se retrouvent aujourd’hui au bord du chemin. Oui, les classes laborieuses et en lutte de la Palestine occupée – travailleurs, paysans, pêcheurs, avocats, ingénieurs, enseignants, étudiants, artisans et même les propriétaires de petites usines, ateliers et projets – ont porté tout le fardeau de la révolution, de l’intifada et de la lutte armée. Ils sont les adversaires historiques des palais palestiniens et de l’entité sioniste. Ils sont, en particulier dans les camps, les principaux acteurs dans l’achèvement de leur lutte.
Ce grand bloc populaire palestinien qui a construit la révolution ne cherche pas un «État» fictif. Il se bat pour la restauration de la terre, des droits et des biens usurpés. Comment les classes populaires, les communautés appauvries et les groupes marginalisés peuvent-ils reprendre leur rôle et reconquérir la révolution dispersée et dégénérée ?

Pour atteindre cet objectif, il faut que cette majorité soit consciente de son rôle historique dans la révolution et le mouvement pour le changement social. Ce rôle peut non seulement vaincre le projet de liquidation américano-sioniste-réactionnaire, mais également le projet de la minorité palestinienne de «l’État imaginaire», au lieu de s’orienter vers un processus de révolution et un mouvement de changement global. Cette fois, il doit être dirigé par les classes populaires, pour la première fois dans l’histoire de la lutte de libération nationale palestinienne.

Des phrases et des slogans comme « réconciliation nationale », « mettre fin à la division», «seul représentant légitime », « État palestinien », « projet national », « indépendance », « liberté », « légitimité », « Jérusalem », « résistance populaire » et « le droit à l’autodétermination », entre autres, ont été exploités sans relâche. Si vous mettez à l’épreuve aujourd’hui, vous constaterez que chaque parti palestinien a sa propre définition de ces concepts. La dégradation du discours politique palestinien en général et l’utilisation d’un langage trompeur et de concepts visant à justifier la situation politique actuelle sont des politiques constantes de la classe dirigeante, de ses intellectuels et de ses outils dans les médias.

Les contradictions internes et le « processus de paix »

Rien ne révèle plus clairement la contradiction interne palestinienne et définit plus précisément ses partis que leurs positions sur le «processus de paix». En effet, le conflit entre la classe d’Oslo et la classe populaire palestinienne est clairement révélé aux étapes de ce projet trompeur. Pour le peuple palestinien, le « processus de paix » signifie une liquidation complète de sa cause, par la colonisation, le nettoyage ethnique et la pacification de son mouvement; pour la classe financière palestinienne, c’est un processus rentable et un mode de vie !

Un quart de siècle s’est écoulé depuis la signature des accords d’Oslo, qui ont constitué le tournant majeur dans la lutte palestinienne pour l’occupation, les puissances impérialistes et la grande bourgeoisie palestinienne. Il marque le début de la transformation matérielle du stade de la révolution intifada /révolution populaire à l’autorité fantôme / au pseudo-État. Et sur les épaules de la majorité populaire palestinienne et du mouvement de résistance populaire et armée, repose la tâche de créer une alternative révolutionnaire qui puisse faire face à la tentative de liquidation de la question palestinienne et protéger l’unité du peuple, la terre et leurs droits.

Source : Samidounhttps://samidoun.net/2018/11/palestinian-national-unity-and-class-conflict-by-khaled-barakat/

Traduction : Coup Pour Coup 31: http://www.couppourcoup31.com/2018/11/khaled-barakat-unite-nationale-palestinienne-et-conflit-de-classe.html 

 

 

 

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Le SRC s’est mobilisé devant le Consulat de France à Montréal, ce 20 octobre 2018

Par solidarité avec le prisonnier politique et combattant communiste arabe, Georges I. Abdallah, le SRC a modestement apporté sa contribution à la mobilisation internationale en arborant les drapeaux du Secours Rouge International (SRI) http://www.rhi-sri.org devant le Consulat de France à Montréal.

 

 

Georges I. Abdallah est libérable depuis 1999. Même ayant purgé l’entièreté de sa sentence de 15 ans prononcée en 1984, le combattant communiste arabe de la cause palestinienne est retenu en prison par la France. Les autorités françaises le retiennent donc illégalement sur les ordres des impérialistes yankees, après avoir reçu une missive du Secrétariat d’état états-uniens. Il est scandaleux et illégale que la France retienne un prisonnier qui a purgé l’entièreté de sa peine.

Histoire de Georges I. Abdallah, qui entre dans sa 35e année d’emprisonnement dans la prison de Lannemezan en France :  https://www.youtube.com/watch?v=-mKhuEDT-CU

 

 

Libérez Georges Abdallah !

 

 

Abattre le capitalisme

Construire la solidarité

Le camarade Hassan Aharat soutient le combattant communiste arabe Georges Abdallah

Un texte de soutien au camarade Georges Abdallah que Hassan Aharat a écrit en 2015

La Liberté immédiate du combattant Georges Ibrahim Abdallah!
Honte aux impérialistes et sionistes pour leur crime!

« le courage de George dépasse notre courage à tous ».. et sa poursuite de son arrestation nous porte la responsabilité de tous, du Liban et de la Palestine… Au Maroc..

Le militant George Ibrahim Abdallah a été arrêté à Lyon (France) en 1984 pour l’adoption d’une fausse identité, avec la complicité et la participation du renseignement sioniste (Mossad) et du renseignement américain ainsi que du renseignement libanais. Depuis lors C’est contre toutes les voix libres du monde entier de l’arrêter et de demander sa libération immédiate..

Le « crime » du militant George Ibrahim Abdallah qui a été jugé à la réclusion à perpétuité (condamnation à perpétuité) n’a pas été inclus dans le meurtre, mais en complicité dans le meurtre du responsable politique du colonel Charles avis et de la diplomatie israélienne yakov Paris en 1983, c’est vous oh théorique et pratique pour les révolutions libanaises et palestiniennes. Le premier prix a eu lieu en 1978 quand il a été blessé à la suite de l’invasion sioniste du Sud-Liban.

Bien qu’une décision judiciaire ait été rendue le 10 janvier 2013 en vue de sa libération en dehors du territoire de la France, ces derniers sont encore en détention (prison sans distinction) à la différence d’une politique sélective, loin des justifications fournies par une partie Ancien Ministre Français de l’intérieur et premier ministre actuel Manuel,…

La honte de la France, de la justice France, de la démocratie française et des alliés de la France, d’un séquelles, d’une intention, d’une intention et d’un Gabriel, ainsi que la poursuite de son arrestation en dépit de son jugement judiciaire ont été rejetées par son avocat Jean-Louis u Où il sera attendu deux ans complets pour présenter une nouvelle demande pour sa libération.. Ce sera alors la demande ou le dixième appel..

Susan Do de s’attache à rejeter l’appel interjeté par son avocat :  » George N’a pas été surpris  » et ajoute :  » George N’a pas dit quelque chose à son contact après avoir été informé de la décision. Il n’y a pas d’homme plus courageux que lui. Le courage de George dépasse notre courage. Son sens de la dignité aussi. Il est hanté par son combat politique, jusqu’à ce qu’ils puissent faire ce qu’ils veulent, mais ça ne va pas vibrer « …
La France suffit de ses crimes sanglants en Afrique…

Il suffit de la France Twsẖyḥ Abdul Latif Al Ahedtamimi, le symbole du renseignement marocain (directeur de la de).. Après la condamnation, l’annonce des twsẖyḥ..
C’est jouer sur la corde, jouer le condamné aux intérêts politiques et économiques, loin des slogans de la démocratie et des droits de l’homme..

 

Hassan Aharat.

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(Version originale arabe)

الحرية الفورية للمناضل جورج إبراهيم عبد الله
الخزي والعار للرجعية والصهيونية والامبريالية

« شجاعة جورج تفوق شجاعتنا جميعاً ».. واستمرار اعتقاله يحملنا المسؤولية جميعا، من لبنان وفلسطين… الى المغرب..

اعتقل المناضل جورج إبراهيم عبد الله بمدينة ليون بفرنسا سنة 1984، بتهمة اعتماد هوية مزورة، بتواطؤ ومشاركة المخابرات الصهيونية (الموساد) والمخابرات الأمريكية وكذلك المخابرات اللبنانية. ومنذ ذلك الحين والى اليوم، مافتئت ديمقراطية فرنسا، بيمينها و »يسارها »، وحقوق الإنسان (والمواطن) الفرنسية تغرس مخالبها الصدئة في جسده المنهك (ولد في 02 أبريل 1951)، وذلك ضدا على كل الأصوات الحرة المنددة عبر العالم باستمرار اعتقاله والمطالبة بالإفراج الفوري عنه..
و »جريمة » المناضل جورج إبراهيم عبد الله التي حوكم بسببها بالسجن المؤبد (قرار الإدانة بالحكم المؤبد، لم يتضمن اتهامه بالقتل، بل بالتواطؤ في قتل المسؤول السياسي الكولونيل شارل راي والديبلوماسي الاسرائيلي ياكوف في باريس عام 1983)، هي انتماؤه النظري والعملي للثورتين اللبنانية والفلسطينية. لقد أدى الثمن الأول سنة 1978، عندما أصيب بجروح إثر الاجتياح الصهيوني لجنوب لبنان.
ورغم صدور حكم قضائي في 10 يناير 2013 بالإفراج عنه مع الترحيل خارج أراضي فرنسا، لا زال يقبع بسجون هذه الأخيرة (سجن لانميزان) بخلفية سياسية انتقامية، بعيدا عن المبررات الواهية المقدمة من طرف وزير الداخلية الفرنسي السابق ورئيس الوزراء الحالي مانويل فالس…
والمخجل لفرنسا ولقضاء فرنسا ولديمقراطية فرنسا ولحلفاء فرنسا، من رجعية وصهيونية وامبريالية، الى جانب استمرار اعتقاله رغم الحكم القضائي الصادر لفائدته، هو رفض الطعن المقدم من محاميه جان لوي شانسليه، حيث سيتم انتظار سنتين كاملتين لتقديم طلب جديد من أجل إطلاق سراحه.. وسيكون حينذاك الطلب أو الطعن العاشر..
تعلق سوزان دو مونسو على رفض الطعن المقدم من طرف محاميه: « جورج لم يتفاجأ ». وتضيف: « لم يقل جورج شيئاً في الاتصال معه بعد اطلاعه على القرار. لا يوجد رجل أشجع منه. شجاعة جورج تفوق شجاعتنا جميعاً. إحساسه بالكرامة أيضاً. وهو مسكون بمعركته السياسية، إلى درجة يستطيعون معها أن يفعلوا ما يشاؤون، لكنه لن يهتز »…
يكفي فرنسا جرائمها الدموية بإفريقيا…
يكفي فرنسا توشيح عبد اللطيف الحموشي، رمز المخابرات المغربية (مدير الديستي).. فبعد الإدانة، إعلان التوشيح..
إنه اللعب على الحبل، اللعب المحكوم بالمصالح السياسية والاقتصادية، بعيدا عن شعارات الديمقراطية وحقوق الإنسان..

Hassan Aharat

 

Source: https://m.facebook.com/photo.php?fbid=10205731301339373&id=1160859200&set=a.4649189785333&refid=52&__tn__=-R

 

Abattre le capitalisme

construire la solidarité 

Georges Ibrahim Abdallah à la fête de Rouge Midi ce 8 juillet 2018

Georges Abdallah était à l’honneur, dimanche 8 Juillet, à la Fête de Rouge Midi organisée par Rouges Vifs/ANC 13.

➣ Stands : BDS, FUIQP, ex-Fralib, entre autres participants…
➣ Débats : luttes passées et actuelles, syndicalisme et politique…
➣ Jeux, musique et restauration…

A l’issue de cette fête, un message de Georges Abdallah https://sd-5b.archive-host.com/membres/up/29b72e7b8387d2014690b4aea20c293508c66477/docs/GA_Rouges_Vifs_080718.pdf a été lu par une camarade du FUIQP :

Cher-e-s Camarades, cher-e-s ami-e-s,

Me permettre de participer aux activités proposées aujourd’hui à la faveur de la fête de « Rouges Vifs » m’honore au plus haut degré et m’apporte beaucoup de votre enthousiasme et votre détermination.

Bien entendu Camarades, par le temps qui court, les diverses expressions de la lutte et les espoirs et les problèmes qui leur sont inhérents imprègnent l’ambiance générale de toutes nos festivités…

Ainsi, nous ne pouvons pas être indifférents, mais plutôt plus qu’admiratifs à l’endroit de nos camarades cheminots qui s’opposent avec détermination au gouvernement qui veut leur infliger une défaite historique. Depuis plus de trois 3 mois, ils mettent en jeu à travers leur grève le rapport de force entre les classes sociales dans ce pays…

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit des masses populaires palestiniennes et les combattants de la Résistance qui s’opposent courageusement à la barbarie de la soldatesque sioniste et les hordes des colons dans des conditions particulièrement difficiles.

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit de ces masses populaires du Rif qui font face à la répression du gouvernement marocain à travers ce « Hirak » revendicatif et solidement ancré dans le tissu populaire…

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit de nos camarades communistes et nos camarades Kurdes qui font face au régime fascisant en Turquie…

Nous ne pouvons pas être indifférents face aux massacres orchestrés par les impérialistes à travers les potentats de l’Arabie Saoudite et du Golfe au Yémen…

Bien entendu Camarades, la liste est loin d’être exhaustive et on peut l’allonger encore et encore ; il suffit de jeter un coup d’oeil rapide sur la situation en Afrique pour se rendre compte de la destruction généralisée imposée par les diverses interventions impérialistes à tout un continent.

Des milliers d’hommes et de femmes, dont les conditions existentielles les poussent à se jeter à la mer dans l’espoir de trouver un quelconque avenir différent de celui que le système capitaliste réellement existant leur a réservé dans leurs divers pays.

Camarades,

Ne pas être indifférents aux divers processus de lutte susmentionnés, c’est à priori, ne pas faire abstraction de la dynamique globale qui structure et façonne les rapports entre les forces sociales protagonistes de tous ces processus.

Certainement ce n’est pas le moment ni le lieu les mieux appropriés pour développer ces propos. Seulement peut-être serait-il utile de se rappeler que de nos jours, nous vivons tous sous l’hégémonie du capital mondialisé. Aucun pays ne peut échapper complètement au mécanisme destructeur de cette hégémonie. C’est ce « capitalisme mondialisé » à savoir le capitalisme réellement existant, qui est en crise. Les processus des luttes susmentionnés s’inscrivent dans cette crise. C’est contre ce capitalisme que les communistes et tous les protagonistes révolutionnaires devront vaincre pour vaincre la barbarie… et c’est bien pourquoi on ne pas faire abstraction de la dynamique globale qui structure et façonne les rapports entre les forces sociales protagonistes de tous ces processus de lutte, aussi bien en France qu’en Afrique que dans les diverses entités du monde arabe.

La crise du capitalisme moribond dans sa phase de putréfaction avancée est la crise du capitalisme mondialisé. Bien entendu, encore faut-il aller plus loin que le simple constat de ses manifestations immédiates, et mettre en évidence les causes profondes de cette crise insurmontable du capitalisme, et par là même démasquer l’inanité des différentes propositions réformistes qui fleurissent ces jours-ci en France ou ailleurs en Europe dans les milieux de la gauche social-démocrate et surtout électoraliste… Pas de sortie de crise dans le cadre du capitalisme. On ne le répète jamais assez : le capitalisme mondialisé est le capitalisme réellement existant aujourd’hui, et l’agonie de son monde ne s’achèvera que dans le dépassement du capitalisme vers le communisme et certainement pas à travers des compromis dits historiques et autres illusoires tentatives de sauvegarder les acquis d’un soi-disant capitalisme démocratique à visage humain, mais plutôt à travers la lutte implacable de « classe contre classe ».

Les démocrates réformateurs nous promettent des mesures étatiques qui opéreraient contre les exigences du capital mondialisé… et oui rien que ça ! L’État ne serait plus le fondé de pouvoir du capital ! Il ne serait plus le « fonctionnaire du capital » ; par enchantement il va favoriser les intérêts des masses populaires contre le capital !
Camarades, certainement il y a place pour d’autres futurs que la soumission aux diktats impérialistes dont on voit, à longueur de journées, les néfastes conséquences de leur mise en oeuvre sous forme de destructions de villes entières et de dépeçage des États quelque peu contestataires avec les cortèges de morts, de déplacés et autres migrants.

« … les communistes ne se distinguent des autres partis prolétariens qu’en ce que, d’une part, dans les différentes luttes nationales des prolétaires, ils soulignent et font valoir les intérêts communs à l’ensemble du prolétariat, indépendamment de la nationalité et que, d’autre part, dans les différentes phases du développement que traverse la lutte entre prolétariat et bourgeoisie, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité. »
« … les propositions théoriques des communistes ne reposent nullement sur des idées, des principes inventés ou découverts par tel ou tel réformateur utopiste. Elles ne sont que l’expression générale des rapports réels issue d’une lutte de classes existante, d’un mouvement historique qui s’opère sous nos yeux. »

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité, toute la solidarité avec les cheminots et les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous et toutes mes plus chaleureuses salutations
Votre Camarade Georges Abdallah
dimanche 8 juillet 2018

 

Abattre le capitalisme

Construire le solidarité

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/g/georges-abdallah-a-la-fete-de-rouge-midi/

Israel is arming neo-nazis in Ukraine and Canada is an accomplice

A complete file which revealed the links between neo-nazis with Israel and Canada

Israel is arming neo-Nazis in Ukraine

https://electronicintifada.net/content/israel-arming-neo-nazis-ukraine/24876
The Electronic Intifada ​ ​4 July 2018Israel is arming neo-Nazis in Ukraine Asa Winstanley *

The Azov Battalion uses the Nazi Wolfsangel

<https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Wolfsangel&oldid=842806141> symbol
as its logo. Its founder Andriy Biletsky (center) has moved to ban “race mixing” in the Ukranian parliament.
(Azov/Twitter
<https://twitter.com/Polk_Azov/status/992866632577028097>)

Israeli arms are being sent to a heavily armed neo-Nazi militia in Ukraine,
The Electronic Intifada has learned.

Azov Battalion online propaganda shows Israeli-licensed Tavor rifles in the
fascist group’s hands, while Israeli human rights activists have protested
arms sales to Ukraine on the basis that weapons might end up with
anti-Semitic militias.

In a letter “about licenses for Ukraine” obtained by The Electronic
Intifada, the Israeli defense ministry’s arms export agency says they are
“careful to grant licenses” to arms exporters “in full coordination with
the Ministry of Foreign Affairs and other government entities.”

The 26 June letter was sent in reply to Israeli lawyer Eitay Mack
<https://electronicintifada.net/tags/eitay-mack> who had written a detailed
request demanding Israel end all military aid to the country.

Azov’s official status in the Ukrainian armed forces means it cannot be
verified that “Israeli weapons and training” are not being used “by
anti-Semitic or neo-Nazi soldiers,” Mack and 35 other human rights
activists wrote.

They had written that Ukrainian armed forces use rifles made in Israel “and
are trained by Israelis,” according to reports in the country.

The head of the Israeli arms export agency declined to deny the reports, or
to even discuss cancellation of the weapons licenses, citing “security”
concerns.

But Racheli Chen, the head of the agency, confirmed to Mack she had “carefully read your letter,” which detailed the fascist nature of Azov and the reports of Israeli arms and training.

Both the defense ministry letter and Mack’s original request can be read in
the original Hebrew below. Israeli rifles in Ukraine

The fact that Israeli arms are going to Ukrainian neo-Nazis is supported by Azov’s own online propaganda.

On its YouTube channel, Azov posted a video “review” of locally produced
copies of two Israeli Tavor rifles <https://iwi.net/tavor/tavor-tar-integral/> – seen in this video:

Azov-lesson | A review of the assault rifle « Fort 221 », machine gun
« Fort-224 ». <https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=QopTJkI3_Fs>

A photo on Azov’s website <http://azov.org.ua/zvernennya-komandyra-2-ho-batalyonu-polku-azov/> also
shows a Tavor in the hands of one of the militia’s officers.

The rifles <https://iwi.net/tavor/> are produced Under <http://www.israeldefense.co.il/en/node/34369> licence
<http://euromaidanpress.com/2015/05/26/ukrainian-weapons-what-local-factories-are-producing-for-the-army/>
from Israel Weapon Industries, and as such would have been authorized by the Israeli government.

IWI markets the Tavor <https://www.youtube.com/watch?v=MywW6mOquSk> as the “primary weapon” of the Israeli special forces.

It has been used in recent massacres <https://electronicintifada.net/blogs/david-cronin/france-promotes-rifles-used-gaza-massacres> of unarmed Palestinians taking part in Great March of Return protests in
Gaza.

Fort, the Ukrainian state-owned arms company that produces the rifles under license, has a page about the Tavor <http://fort.vn.ua/28-tavor-21/> on its website.

The Israel Weapon Industries logo also appears on its website, including on the “Our Partners” page <http://www.fort.vn.ua/en/partners/>.

Starting as a gang of fascist street thugs

<https://grayzoneproject.com/2018/04/07/the-us-is-arming-and-assisting-neo-nazis-in-ukraine-while-congress-debates-prohibition/>, the Azov Battalion is one of several far-right militias that have now been
integrated as units of Ukraine’s National Guard.

Staunchly anti-Russian, Azov fought riot police during the 2013 US <https://www.cbsnews.com/news/us-victoria-nuland-wades-into-ukraine-turmoil-over-yanukovich/> and EU-supported <https://en.interfax.com.ua/news/general/180376.html> “Euromaidan” protests in the capital Kiev.

The protests and riots laid the ground for the 2014 coup
<https://www.counterpunch.org/2014/03/05/chronology-of-the-ukrainian-coup/> which removed
<https://truthout.org/articles/the-ukraine-mess-that-nuland-made/> the pro-Russian president Viktor Yanukovych.

This photo from Azov’s website <http://azov.org.ua/zvernennya-komandyra-2-ho-batalyonu-polku-azov/> shows
an officer of the neo-Nazi militia armed with a version of Israel’s Tavor rifle. The Tavor is made under license from Israel by Ukraine’s national arms maker Fort.

When the civil war began in eastern Ukraine against Russian-backed separatists, the new western-backed government began to arm Azov. The militia soon fell under the jurisdiction of the Ukrainian interior
ministry, and saw some of the most intense frontline combat against the separatists.

The group stands accused in United Nations
<https://www.ohchr.org/Documents/Countries/UA/Ukraine_13th_HRMMU_Report_3March2016.pdf>
and Human Rights Watch
<https://www.hrw.org/report/2016/07/21/you-dont-exist/arbitrary-detentions-enforced-disappearances-and-torture-eastern> reports of committing war crimes against pro-Russian separatists during
the ongoing civil war in the eastern Donbass region, including torture, sexual violence <https://www.ohchr.org/Documents/Countries/UA/ReportCRSV_EN.pdf> and targeting of civilian homes.

Today, Azov is run by Arsen Avakov, Ukraine’s interior minister. According to the BBC, he pays its fighters, and has appointed one of its military commanders, Vadym Troyan, as his deputy – with control over the police.

Avakov last year met
<https://avakov.com/arsen-avakov-politsiya-ukrainyi-i-izrailya-sovmestno-budut-obespechivat-poryadok-vo-vremya-palomnichestva-hasidov-v-uman.html>
with
<http://mvs.gov.ua/en/news/11193_Arsen_Avakov_The_State_of_Israel_is_a_long_standing_partner_of_the_Ministry_of_Internal_Affairs_of_Ukraine_in_developing_a_safe_environment_PHOTOS.htm>
the Israeli interior minister Aryeh Deri to discuss “fruitful cooperation.”

Azov’s young founder and first military commander Andriy Biletsky is today
a lawmaker in the Ukrainian parliament.

As journalist Max Blumenthal
<https://electronicintifada.net/tags/max-blumenthal> explained on *The Real News* in February
<https://therealnews.com/stories/max-blumenthal-us-is-arming-neo-nazis-in-ukraine>,
Biletsky has “pledged to restore the honor of the white race” and has
advanced laws forbidding “race mixing.

According to *The Telegraph*
<https://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/Europe/ukraine/11025137/Ukraine-crisis-the-neo-Nazi-brigade-fighting-pro-Russian-separatists.html>,
Biletsky in 2014 wrote that “the historic mission of our nation in this
critical moment is to lead the white races of the world in a final crusade
for their survival. A crusade against the Semite-led untermenschen.”

At a military training camp for children last year, *The Guardian* noticed
that several Azov instructors

<https://www.youtube.com/watch?v=jiBXmbkwiSw&feature=youtu.be&t=9m28s> had
Nazi and other racist tattoos, including a swastika, the SS skull symbol and one that read “White Pride.”

One Azov soldier explained to
<https://www.theguardian.com/world/2014/sep/10/azov-far-right-fighters-ukraine-neo-nazis>
*The Guardian* that he fights Russia because “Putin’s a Jew.”

Speaking to *The Telegraph*, another praised Adolf Hitler, said
homosexuality is a “mental illness” and that the scale of the Holocaust “is
a big question.”

An Azov drill sergeant once told *USA Today*
<https://eu.usatoday.com/story/news/world/2015/03/10/ukraine-azov-brigade-nazis-abuses-separatists/24664937/> “with a laugh” that “no more than half his comrades are fellow Nazis.”

An Azov spokesperson played that down, claiming that “only 10-20 percent” of the group’s members were Nazis.

Nonetheless, the sergeant “vowed that when the war ends, his comrades will march on the capital, Kiev, to oust a government they consider corrupt.”

After Azov’s founder Andriy Biletsky entered parliament, he threatened to
dissolve it <https://www.youtube.com/watch?v=meWM4lChqy4&feature=youtu.be&t=3m14s>.
“Take my word for it,” he said, “we have gathered here to begin the fight for power.”

Those promises were made in 2014, but there are early signs of them being fulfilled today.

This year the battalion has founded a new “National Militia” to bring the war home.

This well-organized gang is at the forefront of a growing wave of racist
<https://grayzoneproject.com/2018/07/02/video-congress-welcomes-an-actual-fascist-as-nazi-violence-rages-in-ukraine/>and anti-Semitic violence in Ukraine
<https://forward.com/opinion/401518/violent-anti-semitism-is-gripping-ukraine-and-the-government-is-standing/>
.

Led by its military veterans, it specializes in pogroms and thuggish enforcement of its political agenda.

Earlier this month, clad in balaclavas and wielding axes and baseball bats,
members of the group destroyed a Romany camp

<https://www.rferl.org/a/ukraine-far-right-vigilantes-destroy-another-romany-camp-in-kyiv/29280336.html>
in Kiev. In a YouTube video, apparently shot by the Azov thugs themselves, police turn up towards the end of the camp’s destruction.

They look on doing nothing, while the thugs cry, “Glory to the nation!
Death to enemies!”

Israeli defense minister Avigdor Lieberman (left) met with the Ukranian
prime minister
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/publish/article?art_id=249985540&cat_id=244314975>
last year to discuss deeper military ties. (Ukranian Government Portal
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/photogallery/gallery?galleryId=249982380>

Israel’s military aid to Ukraine and its neo-Nazis emulates similarprograms by the United States and other NATO countries including the UK
<https://electronicintifada.net/researchbriefings.files.parliament.uk/documents/SN07135/SN07135.pdf>
and Canada.

So obsessed are they with defeating a perceived threat from Russia that they seem happy to aid even openly Nazi militias – as long as they fight on their side.

This is also a throwback to the early Cold War, when the CIA supported
fascists and Hitlerites

<https://electronicintifada.net/content/balfour-declarations-many-questions/22216>
to infiltrate from Austria into Hungary in 1956, where they began slaughtering Hungarian communist Jews and Hungarian Jews as “communists.”

Recent postings
<http://nackor.org/ukr/komanduvannya-polku-azov-zustrilosya-iz-kanads-kimi-diplomatami>
on Azov websites
<http://azov.org.ua/komanduvannia-polku-azov-zustrilosia-iz-kanadskymy-dyplomatamy/>
document a June meeting with the Canadian military attaché
<http://canadainternational.gc.ca/ukraine/bilateral_relations_bilaterales/defence-relations-defense.aspx?lang=eng>,
Colonel Brian Irwin.

According to Azov, the Canadians concluded the briefing by expressing “their hopes for further fruitful cooperation.”

Irwin acknowledged receipt of an email from The Electronic Intifada, but did not answer questions about his meeting with the fascist militia.

A spokesperson for the Canadian defense department later sent a statement claiming that their “training of Ukrainian Armed Forces through Operation Unifier incorporates strong human rights elements.”

They said Canada is “strongly opposed to the glorification of Nazism and all forms of racism” but that “every country must come to grips with difficult periods in its past.”

The spokesperson, who did not provide a name, wrote that Canadian training “includes ongoing dialogue on the development of a diverse, and inclusive Ukraine.”

The statement said nothing about how alleged Canadian diversity training goes down with the Azov Battalion.

Also part of Colonel Irwin’s meeting was the head of Azov’s officer training academy <http://azov.org.ua/military-school/>, an institution named after right-wing Ukrainian nationalist Yevhen Konovalets.

Konovalets is one of the group’s idols, whose portrait
<http://reconquista-europe.tumblr.com/post/151156227386/in-kyiv-graduated-the-1st-course-of-nco-military>
frequently adorns its military iconography.

Konovalets was the founder of the Organization of Ukrainian Nationalists (OUN), which later allied itself to Nazi Germany during its invasion of the Soviet Union.

The OUN took part in the notorious 1941 Lviv massacre
<https://www.independent.co.uk/voices/commentators/to-see-what-ukraines-future-may-be-just-look-at-lvivs-shameful-past-9178968.html>, when the Nazis invaded Soviet territory.

During the pogrom, thousands of Jews were massacred in the now-Ukrainian
city.
US aid to Nazis.

Canada is of course not the only NATO “ally” to be sending arms to Ukraine.

As Max Blumenthal has extensively reported
<https://grayzoneproject.com/2018/04/07/the-us-is-arming-and-assisting-neo-nazis-in-ukraine-while-congress-debates-prohibition/>, US weapons, including rocket-propelled grenades, and training have been
provided to Azov.

Under pressure from the Pentagon, a clause in the annually renewed defense bill banning US aid to Ukraine from going to the Azov Battalion was repeatedly stripped out.

This went on for three straight years
<http://thehill.com/policy/defense/380483-congress-bans-arms-to-controversial-ukrainian-militia-linked-to-neo-nazis> before Democratic lawmaker Ro Khanna and others pushed it through earlier this year.

For his trouble Khanna was smeared in Washington
<http://thehill.com/opinion/international/381873-when-we-cant-agree-to-fight-against-neo-nazis-weve-reached-a-new-low> as a “K Street sellout” who was “holding Putin’s dirty laundry.”

Despite the ban finally passing, Azov’s status as an official unit of the Ukrainian armed forces leaves it unclear how US aid can be separated out.

In 2014, the Israel lobby groups ADL
<https://electronicintifada.net/tags/adl> and the Simon Wiesenthal Center
<https://electronicintifada.net/tags/simon-wiesenthal-center> refused to help a previous attempt <https://www.alternet.org/world/how-israel-lobby-protected-ukrainian-neo-nazis> to bar US aid to neo-Nazi groups in Ukraine.

A now-deleted photo from an Azov website showed US-licensed RPGs were going to the neo-Nazi militia.

The ADL argued that “the focus should be on Russia,” while the Wiesenthal Center pointed to the fact that other far-right leaders had met at the Israeli embassy in Ukraine – as if that somehow absolved their anti-Semitic views.

Attempts by some in Congress to bar US military aid to Nazis in Ukraine may explain military aid from Israel.

Israel’s “deepening military-technical cooperation” with Ukraine
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/publish/article?art_id=249985540&cat_id=244314975>
and its fascist militias is likely a way to help its partner in the White House, and is another facet of the growing Zionist-White Supremacist alliance <https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/zionist-white-supremacist-alliance-trumps-white-house>.

Israel has historically acted as a useful route through which US présidents and the CIA can circumvent congressional restrictions on aid to various unsavory groups and governments around the world.

Appel international pour la libération de Khalida Jarrar, féministe et parlementaire palestinienne !

Plus de 220 organisations se sont unies pour demander la libération immédiate de Khalida Jarrar, féministe palestinienne et parlementaire de gauche emprisonnée. Jarrar, l’un des principaux défenseurs des droits des prisonniers palestiniens, a été emprisonnée sans inculpation ni jugement sous le régime de la détention administrative israélienne pendant près d’un an.

 

Les organisations qui ont exprimé leur soutien à la liberté de Jarrar comprennent des partis politiques, des groupes féministes, des groupes de solidarité avec la Palestine et de la communauté palestinienne, pour la justice indigène, pour l’abolition des prisons, des organisations de défense des droits de l’homme etc. de plus de 20 pays.
Jarrar a été emprisonnée depuis le 2 juillet 2017, lorsqu’elle a été arrêtée lors d’une descente de nuit à son domicile à El-Bireh par les forces d’occupation israéliennes. Le 14 juin 2018, elle a été informée que sa détention serait prolongée de quatre mois supplémentaires, une peine qui devrait être confirmée par un tribunal militaire israélien le 2 juillet 2018.

Nous appelons à des journées d’action pour la libération de Khalida Jarrar entre le 30 juin et le 2 juillet. Il est plus important que jamais que nos voix soient entendues et que nos actions soient visibles. Des manifestations sont déjà organisées à New York et ailleurs dans le monde. Vous pouvez télécharger des dépliants, du matériel et des pétitions pour rejoindre la campagne ici: http://samidoun.net/2018/06/take-action-to-free-khalida-jarrar-june-30-july-2-organize-for -liberté/
Vous êtes invités à ajouter le nom de votre organisation à la déclaration suivante pour demander la libération de la dirigeante palestinienne emprisonnée Khalida Jarrar ! Nous continuerons de mettre à jour cette déclaration et de la rediffuser avec d’autres signataires. Pour la signer, veuillez utiliser le formulaire ou envoyer un courriel à samidoun@samidoun.net avec le nom de votre groupe.

L’appel en anglais et en arabe sur le site de Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network

Liberté pour Khalida Jarrar !
Arrêt de la détention administrative !

Nous, les organisations signataires, nous nous associons afin de réclamer la mise en liberté de la dirigeante politique palestinienne Khalida Jarrar, personnalité de gauche, féministe, avocate des droits des prisonniers et membre du Conseil législatif palestinien. Elle est emprisonnée sans accusation ni procès depuis juillet 2017 – et, cette fois, l’occupation militaire israélienne vient de décider que sa détention serait prolongée de quatre mois supplémentaires.
Le 2 juillet 2017, avant l’aube, les militaires de l’occupation israélienne ont fait irruption au domicile de Khalida Jarrar. Peu après, elle a fait l’objet d’une ordonnance de détention administrative, c’est-à-dire d’un emprisonnement sans accusation ni procès. Khalida Jarrar est l’une des quelque 450 Palestiniens emprisonnés en détention administrative, un vestige du Mandat colonial britannique repris par l’occupation israélienne pour incarcérer des milliers de membres et de dirigeants politiques de la communauté palestinienne. Actuellement, quelque 6 100 Palestiniens dont détenus dans les prisons israéliennes.

En décembre 2017, sa détention a été prolongée de six nouveaux mois. Et, cette fois, une autre ordonnance militaire déclare qu’elle sera emprisonnée durant quatre mois supplémentaires. Les ordonnances de détention administrative peuvent être émises pour six mois à la fois et elles sont renouvelables à l’infini. Sous le coup de ces ordonnances, des Palestiniens peuvent passer des années en prison d’un seul tenant et ils ignorent quand ils pourraient être libérés, en admettant qu’ils le soient un jour.

Comme le fait remarquer Addameer, « cette pratique de la détention arbitraire constitue une violation grave des lois internationales et des normes des droits de l’homme, tout particulièrement des articles 78 et 72 de la Quatrième Convention de Genève, qui stipule que toute personne accusée a le droit de se défendre. Cette pratique enfreint également l’article 66 de cette même Quatrième Convention de Genève ainsi que les règles fondamentales d’un procès équitable ».

Le 2 juillet, une session du tribunal militaire israélien est prévue afin d’approuver l’ordonnance de détention. Jarrar, à l’instar de tous les détenus administratifs, a boycotté ces séances depuis février, puisqu’elles ne sont que des sessions d’approbation utilisées comme façades pour « cautionner » l’emprisonnement arbitraire des Palestiniens.
Khalida Jarrar est une dirigeante politique palestinienne représentant le Bloc Abu Ali Mustafa, allié au Front populaire (de gauche) de libération de la Palestine au sein du Conseil législatif palestinien. Elle dirige fréquemment et activement des manifestations et des actions populaires pour la liberté de la Palestine, en sa qualité d’avocate de longue date des prisonniers palestiniens et d’ancienne directrice exécutive d’Addameer (association de soutien aux prisonniers et des droits de l’homme), au sein de laquelle elle fait toujours partie du conseil de direction. Elle est également présidente du Comité des prisonniers du Conseil législatif palestinien.

Khalida Jarrar est également active au sein du mouvement des femmes palestiniennes depuis l’époque où elle était étudiante à l’université et où, en compagnie d’autres étudiantes, elle organisait l’opposition à l’occupation. Elle est également une organisatrice en vue des événements de la Journée internationale des femmes en Palestine, en étroite coordination avec d’autres organisations des femmes palestiniennes. « Les femmes palestiniennes sont des partenaires à part entière de la lutte palestinienne », insiste-t-elle.

Khalida Jarrar est profondément engagée dans le combat visant à réclamer devant la Cour pénale internationale des comptes aux dirigeants israéliens responsables de crimes de guerre. Elle est membre d’une commission palestinienne chargée de transmettre à la cour internationale plaintes et dossiers sur les incessants crimes israéliens contre le peuple palestinien, depuis les attaques contre Gaza, la confiscation de terres, la construction de colonies illégales, jusqu’aux arrestations et emprisonnements de masse.

Depuis 1998, il lui est interdit de voyager en dehors de la Palestine occupée. En 2010, lorsqu’elle a eu besoin d’un traitement médical en Jordanie, elle a dû lutter pendant des mois dans une campagne publique avant de recevoir enfin une autorisation de sortie. En 2014, l’occupation israélienne a tenté de la chasser de force de son domicile à Jéricho et, en 2015, elle a été arrêtée et emprisonnée pendant 14 mois en raison de ses activités politiques.
La prolongation de la détention administrative de Khalida Jarrar constitue une tentative d’éliminer une dirigeante efficace et populaire du mouvement national palestinien. Particulièrement en ce moment, alors que les gens descendent dans les rues un peu partout en Palestine occupée et que des milliers d’entre eux manifestent à Gaza dans le cadre de la Grande Marche du Retour, les dirigeants de son calibre sont les cibles des arrestations et des emprisonnements dans une tentative de désamorcer le combat palestinien.

Khalida Jarrar est visée en tant que dirigeante palestinienne, en tant que voix palestinienne pour la justice et en tant que femme palestinienne active. Son emprisonnement constitue une attaque de plus de l’État colonial israélien contre le peuple palestinien en lutte pour la liberté, et la détention administrative ainsi que l’emprisonnement massif de Palestiniens sont deux des armes utilisées par Israël dans ses tentatives de briser le mouvement palestinien de libération.

Nous nous associons aujourd’hui pour réclamer la libération immédiate de Khalida Jarrar, la fin de la politique et pratique de la détention administrative, et la libération des prisonniers politiques palestiniens détenus en Israël. Nous nous engageons à lutter pour la justice au cours de manifestations, d’actions, en organisant et en intensifiant les actions BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre Israël, dans l’esprit de résistance même de Khalida Jarrar.

 

Formulaire de signatures en soutien à l’Appel internationalehttps://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccPrkKQFwbmwPB-2bQiIO-yuJNScnWOqvOtSU6d5g7GhSHUA/viewform

 

Source: http://www.couppourcoup31.com/2018/06/appel-international-pour-la-liberation-de-khalida-jarrar-deputee-palestinienne-et-feministe.html

 

Version originale anglaise et arabe sur le site de Samidoun Palestinian Prisonnier Solidarity Netwworkhttp://samidoun.net/2018/06/180-groups-demand-israel-free-khalida-jarrar-jailed-a-year-without-charge-or-trial/

 

Abattre le capitalisme

Construire la solidarité

Déclaration de Georges Abdallah – 23 juin 2018

À l’occasion d’une manif unitaire parisienne pour exiger sa libération immédiate, Georges I. Abdallah a fait cette Déclaration

 

Cher«e»s camarades, Cher«e»s ami«e»s,

Vous savez, quand on est dans ces sinistres lieux depuis une « petite éternité », on est submergé par une émotion considérable lors des initiatives solidaires…Ceci étant, à vous tous mes plus chaleureuses salutations au début de cette courte prise de parole…

Par ce temps de grandes luttes Camarades, vous savoir rassemblés aujourd’hui à Paris, me remplit de force et me réchauffe le cœur et surtout me conforte dans la conviction que c’est en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste / anti-impérialiste que l’on apporte le soutien le plus significatif à ceux et à celles qui résistent depuis des décennies derrière les abominables murs.

Certainement Camarades, ce n’est pas en cherchant des astuces judiciaires ici et là que l’on arrive à faire face à l’acharnement criminel « des fondés de pouvoir du capital » dont font l’objet les résistants en captivité, mais plutôt en affirmant la détermination inébranlable dans la lutte contre leur criminel système moribond. Nous savons tous camarades, qu’en dernière instance, c’est en fonction d’un certain rapport de forces que l’on arrive à arracher nos camarades aux griffes de l’ennemi. Ce dernier ne consent à lâcher prise que quand il se rend à l’évidence que le maintien en captivité de ces protagonistes révolutionnaires pèse plus lourd dans le processus de la lutte en cours que la menace inhérente à leur libération. Il ne s’agit pas de faire comme si nous ne savions pas, que la dite justice est toujours une justice de classe au service d’une politique de classe inscrite dans la dynamique globale d’une guerre de classe à l’échelle nationale et internationale. Certes, il y a les acquis sociaux qui nous permettent de mener des batailles sur le terrain judiciaire et inutile de rappeler qu’il faut les mener à bout ces batailles ; il n’en demeure pas moins Camarades, il arrive un moment où l’on doit se rendre compte, que la dite « raison d’État » fait toujours que la bourgeoisie s’assoit sur ses propres lois quand ses intérêts semblent l’exiger. Ceci dit toute démarche qui pourrait laisser supposer que l’on a intérêt à faire semblant est carrément contre-productive même si elle est animée de toutes les bonnes intentions.  Certainement, après tant d’années de captivité, il y a et il y aura toujours, dans nos rangs des ami«e»s et des camarades qui appellent à ce qu’on fasse encore quelque chose de judiciaire et que peut-être cette fois-ci etc. etc…

Bien entendu Camarades, ce ne sont pas les bonnes intentions qui manquent ; seulement en dépit de toute les souffrances de la longue captivité, il n’y a pas et il n’y aura pas de possibilité d’échapper à l’effort nécessaire au changement de rapport de forces, si l’on désire ardemment (comme le disent certains de mes proches) libérer nos camarades. Développons la solidarité en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste / anti-impérialiste et « notre vieille amie…» cette « vieille taupe qui sait si bien travailler sous terre » ne sera pas indifférente à nos efforts. C’est justement pourquoi Camarades, c’est d’une importance capitale de savoir et de pouvoir inscrire la démarche solidaire dans la dynamique globale de la lutte en cours.

La crise du capitalisme moribond dans sa phase de putréfaction avancée est déjà là devant nos yeux au niveau planétaire, aussi bien dans les centres du système que dans ses périphéries… Ce qui se passe ces jours-ci dans le monde arabe en général, et en Palestine en particulier (au Yémen au Bahreïn, en Syrie et en Libye aussi…), est plus qu’emblématique à ce propos. Les forces impérialistes de tous bords se livrent à une guerre pluridimensionnelle, reflétant d’un côté les contradictions inter-impérialistes et de l’autre côté une guerre impérialiste de pillage et de destruction. La bourgeoisie arabe dans sa plus grande majorité a choisi son camp sans fard… La Palestine au quotidien nous donne à nous tous des leçons d’abnégation et de courage d’une exceptionnelle portée. Plus que jamais les masses populaires palestiniennes, en dépit de toutes les traîtrises de la bourgeoisie, assument leur rôle de véritable garant de la défense des intérêts du peuple. Les martyrs jeunes et moins jeunes tombent par centaines, même les mains nues. Les impérialistes de tous poils ne s’offusquent même pas devant leur ami Bibi, l’hôte distingué de l’Élysée.

Il n’en demeure pas moins, traîtrise de la bourgeoisie ou pas, interventions impérialistes   directes ou indirectes, la Résistance continue et certainement elle continuera aussi longtemps que l’occupation durera. Tout naturellement les masses populaires palestiniennes ainsi que leurs avant-gardes combattantes en captivité, peuvent compter plus que jamais sur votre solidarité active.

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur de la Palestine et de sa prometteuse Résistance.

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité, toute la solidarité avec les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

La solidarité, toute la solidarité avec les cheminots et autres prolétaires en lutte !

Honneur aux Martyrs et aux masses populaires en lutte !

À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et autres réactionnaires arabes !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et toutes celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous Camarades et ami«e»s mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires.

Votre camarade Georges Abdallah

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/g/declaration-de-georges-abdallah-23-juin-2018/