Rapport de la manifestation au poste frontière de Lacolle entre le Québec et les États-Unis

RAPPORT: Bienvenue aux migrant.es et aux réfugié.es!

Ouvrez les frontières!

Oubliez le racisme!

 

 

Samedi 30 septembre de 10h à 17h

À la frontière à Lacolle, au sud de Montréal

 

Le MER-Concordia a pu assister à la contre-manifestation en soutien aux réfugié.es et aux migrant.es entrant au Canada, tout en prenant position contre la Storm Alliance, un groupe raciste et anti-immigrant.

 

Les hostilités ont commencé avant que les contre-manifestant.es ne quittent même la frontière, alors que David LeBlanc, un membre connu des Soldats d’Odin (un autre groupe raciste fondé par des néo-nazis en Europe) a vandalisé un des autobus. Il a été arrêté, avec un autre complice, et les camarades ont rapidement pris des mesures pour nettoyer l’autobus.

 

 

Alors que les manifestant.es marchaient, nous avons remarqué les différents policiers perchés sur les bâtiments voisins prenaient des photos. Une fois que le groupe est arrivé à la frontière, la police a rapidement arrêté un homme pour avoir écrit « ouvrez les frontières » à la craie sur un mur, mais il a été libéré plus tard avec des excuses et avec une amende symbolique d’un dollar.

 

Le MER-Concordia a pu se réunir brièvement avec les camarades du MER de Québec.

 

Alors que nous attendions l’arrivée des fachos, la police a divisé la foule, mettant en souricière une trentaine de personnes près de la frontière. Cela a finalement été résolu car ceux et celles qui ont été capturé.es ont pu passer et rejoindre le groupe principal.

 

À 12h20, la première vague des SA est arrivée, et la police a effectivement séparé les contre-manifestant.es des fascistes. Une version intelligente de «Fuck You» de Cee Lo Green a été chantée en solidarité avec les migrant.es et les réfugié.es et contre les fascistes.

 

Au fur et à mesure que le nombre de fascistes augmentait alors que leurs retardataires arrivaient, la police a envoyé leur escouade anti-émeute vers 13 h 25 pour séparer les Antifas et les fascistes. Les anti-émeutes ont essayé de repousser les contre-manifestant.es plus loin, sans succès. Alors qu’on célébrait avec de la musique et des chansons, la Storm Alliance a augmenté ses forces à 200 personnes. En dépit de leur surnombre, cependant, ils n’ont jamais pu nous franchir, et à 14 h 45, les fascistes ont reculé. La police nous a empêché de partir jusqu’à 15h30.

 

Grâce à l’effort collectif de la foule, le message était clair: No pasaran! Nous souhaitons remercier Solidarity Across Borders pour avoir organisé une contre-manif réussie et nous nous efforcerons d’aider les efforts anti-fascistes à l’avenir.

 

 Abattre le capitalisme, construire la solidarité!

 

 

Face à la répression, la solidarité est notre arme !

 

 

 

N.B.: Le rapport, et la traduction française du rapport, est une gracieuseté du MER-Concordia, membre du PCR-RCP du Canada.

 

 

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Face-à-face tendu sur l’immigration au poste frontière de Lacolle

 

Des militants de la droite identitaire ont tenu des manifestations samedi contre les politiques d’immigration dans plusieurs villes du pays. Des contre-manifestants antifascistes ont aussi décidé de se faire entendre.

Au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle, au sud de Montréal, une centaine de manifestants antifascistes étaient présents, ainsi qu’environ 200 manifestants anti-immigration.

Ce poste, le plus important poste frontalier au Québec, a été temporairement fermé et les voyageurs redirigés vers d’autres postes près d’Hemmingford.

Dave Tregget, président fondateur de Storm Alliance, affirme que la manifestation à laquelle il a appelé n’est pas contre l’immigration. « On est ici pour dénoncer et les politiques de Justin Trudeau, des libéraux qu’elles soient économiques, sociales ou les inquiétudes qu’ont les gens envers l’immigration ». « Quand on parle des inquiétudes de l’immigration, c’est le manque de ressources que M. Trudeau met en place pour aider les immigrants une fois rendus ici », insiste-t-il.

Ils essayent de faire passer dans le discours populaire l’idée que « c’est correct d’être raciste, en étant sympathique », rétorque Anas Bouslikhane de Solidarité sans frontières

Le militant de gauche Jaggi Singh ainsi que des groupes citoyens pro-immigration, comme Solidarité sans frontières, ont investi tôt les lieux où manifestent Storm Alliance, un groupe associé à l’extrême droite, et ses partisans.

Une brève échauffourée a opposé un militant antifasciste à deux membres de Storm Alliance. Ceux-ci lui ont assené quelques coups avant que les policiers n’interviennent.

Cette altercation a poussé l’escouade antiémeute à se déployer entre les deux groupes.

Selon le journaliste de Radio-Canada Vincent Champagne, les responsables de Storm Alliance ont d’ailleurs expressément demandé à leurs membres de garder leur calme.

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1058914/manifestation-droite-gauche-frontiere-lacolle

Deux policiers du SPVM condamnés à verser 15 000 $ à un activiste

Un juge de la Cour supérieure a condamné les policiers Frédéric Mercier et Georges Lamirande, du SPVM, à payer solidairement 15 000 $ à l’activiste Jaggi Singh, à la suite d’une arrestation survenue en mars 2007, lors d’une manifestation.

Toute cette affaire a débuté le 8 mars 2007 durant une manifestation pour la Journée internationale de la femme. Le SPVM demande aux marcheurs d’emprunter le boulevard de Maisonneuve pour leur sécurité. Or, le groupe décide plutôt d’aller en sens inverse, rue Sainte-Catherine.

Selon les agents du SPVM qui ont témoigné, la foule était hostile à la présence des policiers, tenant des propos injurieux. Le tribunal a reconnu que ces propos n’étaient pas agréables à entendre, mais qu’aucune menace n’avait été proférée.

Durant la manifestation, les policiers Mercier et Lamirande ont remarqué la présence de Jaggi Singh, un activiste montréalais bien connu.

M. Singh, en raison d’une condamnation antérieure, était tenu, entre autres, de « ne pas se trouver sur les lieux d’une manifestation qui n’est pas paisible ».

 

Il a été arrêté pour non-respect de condition.

L’activiste, qui a passé cinq jours en détention, a toujours clamé qu’il avait le droit de participer à la manifestation parce qu’elle était paisible.

M. Singh a intenté une poursuite contre la Ville de Montréal après le retrait des chefs d’accusation qui pesaient contre lui, suite à son arrestation.

Après 8 ans de procédures judiciaires, le tribunal, en accordant 15 000 $ à M. Singh, a ainsi partiellement consenti à la demande de l’activiste, qui réclamait au départ 25 000 $ pour cinq jours de détention illégale, 12 000 $ à titre de dommages moraux et de dommages pour atteinte à ses droits garantis par les chartes, et 45 000 $ à titre de dommages exemplaires.

La décision est ici : http://citoyens.soquij.qc.ca/php/decision.php?g-recaptcha-response=03AOmkcwLtb6EdiO4aluvgbGsmx608iyUQUn64_tKaKKNzX-NFwTtig81vNY5AgiWalbADLlkm9WssFxVRxnduk9mn78ioEzIqyCp5fTJ9DikY9sneXog5XfVMLwu19Eq7bZ_urBGx3NihTUQto8ocrdwrdZ9hu8EjMEAzUwTbsXIUvd7Zup3Rm-HJ-sxjikDWb8oz29B5gbTz843ftOe-W9uULTIZ7Y8tX3z8t1zTgbo4l73UGAZauRMZ1sKFN_lyNE7S-sm5ou81Vtu1MJQv6G7UK4NDka8b0v2vqrLkaH7nJ04NeBO1xD3lWLzNiuqCK3bBZ5l1gmdRqpbmVRzbu4bxkWEwPFrZ1w&ID=46631F17E53904FFAE03464F48229BD1#

 

Face à la répression, la solidarité est notre arme!

 

 

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/735802/jugement-jaggi-singh-policiers-amendes-manifestation-spvm-merci-lamirande

Déclaration d’appui à Jaggi Singh, arrêté à Montréal pour avoir « supposé la personne » de Michel Goulet à Québec

L’activiste antifa, Jaggi Singh

 

Affiché sur 29 août 2017 parMarina

Montréal, le 29 août 2017 — Ce matin, le militant montréalais Jaggi Singh a été arrêté et accusé d’avoir résisté à son arrestation et assumé l’identité d’une tierce personne après s’être identifié en blague auprès de la police de Québec comme Michel Goulet, un ancien joueur des Nordiques. Il sera transféré à Québec, où il devra comparaître en cour municipale demain à 9 h.

Cette arrestation survient dans le contexte d’une campagne haineuse menée par l’extrême droite contre la personne de Jaggi, dont une pétition mise de l’avant par le groupe raciste La Meute exigeant son arrestation. Cette campagne de salissage a été reprise par des politiciens de droite et certains journalistes au cours de la dernière semaine.

Plus particulièrement, ces accusations découlent de la participation de Jaggi à la manifestation antiraciste qui a eu lieu à Québec le 20 août dernier, où il a été brièvement détenu. Ce jour-là, près d’un millier de personnes sont descendues dans les rues de Québec pour dénoncer une manifestation anti-immigration organisée par le groupe d’extrême droite La Meute. Jaggi a passé l’entièreté de la contre-manifestation à parler dans un mégaphone, à faire jouer de la musique et à jouer avec des enfants devant la ligne de police. À un certain point, la police l’a placé en état d’arrestation, mais l’a relâché une demi-heure plus tard. Jaggi a émis une déclaration publique suite à son arrestation.

Bien qu’il ait été la seule personne arrêtée ce jour-là, Jaggi n’était pas l’organisateur de la contre-manifestation du 20 août et n’y occupait aucun rôle officiel de leadership.

Qu’à cela ne tienne, l’extrême droite au Québec considère Jaggi comme le chef d’un gigantesque complot ourdi par les antifascistes, le gouvernement fédéral et de nébuleuses élites mondialistes. Dans les médias sociaux, des fascistes et théoriciens du complot partagent des mèmes où Jaggi devient un personnage plus grand que nature, une espèce de grand manipulateur qui tire les ficelles d’absolument tout ce que fait l’extrême gauche à Montréal. Dans cet ordre d’idée tordu, il est accusé d’être le grand responsable de la contre-manifestation du 20 août, où La Meute a subi l’humiliation d’être confinée à un garage sous-terrain pendant plusieurs heures, ainsi que de tous les incidents violents qui ont eu lieu ce jour-là. Une pétition en ligne demandant que Jaggi soit arrêté et accusé de différents délits a été lancée et diffusée par des membres de l’extrême droite, dont certains membres de La Meute, du Front patriotique du Québec, de Storm Alliance et du Mouvement républicain du Québec.

Que l’extrême droite blâme une personne de couleur pour l’ensemble de l’opposition qu’elle rencontre n’a rien de surprenant. Toutefois, la situation a été exacerbée quelques jours à peine après la déconfiture de La Meute, lorsque le maire de Québec, Régis Labaume, a publiquement blâmé « la gang de Singh » et a affirmé aux médias qu’il déteste Jaggi Singh, pour ensuite le déclarer persona non grata dans la capitale provinciale. Le Journal de Montréal a enchaîné avec une chronique assassine sous la plume de Richard Martineau, intitulée « Jaggi Singh Superstar ». L’ancien ministre péquiste Bernard Drainville a ensuite invité Jaggi à son émission de radio pour exiger de lui qu’il condamne la violence qui s’est produite à Québec le 20 août. Drainville s’est théâtralement offusqué lorsque Jaggi a expliqué qu’il n’était qu’un participant à la contre-manifestation et n’était pas en position de formuler une condamnation générale.

C’est le contexte toxique dans lequel Jaggi a été arrêté ce matin. Ça n’est pas la première fois que des politiciens, des journalistes et des militants d’extrême droite collaborent pour développer un récit sensationnel qui entraîne de graves conséquences dans la vie des individus. C’est un scénario qui s’est répété à maintes reprises depuis la crise des accommodements raisonnables et n’a fait que s’intensifier sous l’effet des médias sociaux, en particulier dans le contexte actuel du passage de réfugiés au Canada. Même si Jaggi Singh n’est qu’une seule personne, et d’aucune façon le chef de qui que ce soit, il est important de condamner cette diabolisation pour ce qu’elle est et a toujours été, soit un moyen de nuire aux mouvements sociaux et aux personnes opprimées que ces mouvements soutiennent.

Nous demandons aux allié-e-s progressistes, aux antifascistes et à tous ceux et toutes celles qui ont à cœur les libertés civiles, de soutenir Jaggi et toutes les autres personnes qui seraient ciblées dans la foulée de la contre-manifestation du 20 août et harcelées par l’extrême droite de façon générale. Une manière de montrer votre appui est de vous présenter à la cour municipale de Québec demain matin à 9 h. Du covoiturage est organisé à partir de Montréal.

 

Le joueur de hockey des Nordiques de Québec, Michel Goulet

 

-30-

alerta-mtl@antifa.zone

 

Source : http://montreal-antifasciste.info/fr/2017/08/29/declaration-dappui-a-jaggi-singh-arrete-a-montreal-pour-avoir-assume-lidentite-de-michel-goulet-a-quebec/

 

Tensions extrêmes à Québec après que la manifestation antifa et antiraciste a été déclarée illégale

Au moment où nous écrivons ces lignes, la police de Québec refoule les manifestantEs, procède à des arrestations et lance des gaz lacrymogènes pour disperser la manifestation antifa et antiraciste.

Des gaz lacrymogènes ont été lancés contre les manifestantEs antifa

 

Une manifestation de racistes et fascistes de Québec était prévu pour 14h00 HNE. Une contre-manifestation antifa et antiraciste s’était organisée pour bloquer celle de « La Meute », un groupe identitaire prônant des idées racistes et islamophobes.  Les manifestants de « La Meute » qui sont estimés à six-cents (600) ont longuement été sous la protection de la police de Québec, de nombreuses heures,  dans un garage/stationnement autour du Parlement de Québec.

« Vous êtes pas écoeurés d’être racistes »

Les membres du groupe « La Meute » réfléchissent à la possibilité d’annuler leur manifestation. Leur porte-parole affirme à qui veut l’entendre que « La Meute » est un groupe populiste et identitaire pacifique où la violence n’est pas tolérée.

 

Patrick Beaudry, un des fondateurs de La Meute

 

À 14h15, la manifestation antifa en faveur de l’immigration a été déclarée illégale par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Puis, le SPVQ a lancé un avis de dispersion vers 16 h aux trois cents (300) personnes réunies devant le lieu de rassemblement de La Meute.

Le militant Jaggi Singh a d’ailleurs été arrêté sous les protestations de la foule.

Arrestation de Jaggi Singh

 

D’un côté, La Meute avait organisé une manifestation pour dénoncer la façon dont le gouvernement fédéral gère la situation des demandeurs d’asile. De l’autre, l’Action citoyenne contre la discrimination voulait faire contrepoids à ce discours raciste et prôner l’ouverture. Des altercations entre les deux groupes sont survenues.

 

 

«Nos familles, nos amis sont des immigrants. Nous ne sommes pas que des racistes dans la ville de Québec. On ne tolère pas les discours qui nous rejettent et qui nous nient.»

  – Pablo Roy-Rojas, porte-parole des contre-manifestants antifas

Pablo Roy-Rojas, porte-parole des manifestants antiracistes à Québec Photo : Radio-Canada
  

Face à la répression, la solidarité est notre arme.

Abattre le capitalisme,

construire la solidarité!

Un appel à la mobilisation pour stopper les fascistes et néo-nazis du Québec

En soutien à la lutte antifasciste, nous relayons ce post des antifas du Québec.

 

(Veuillez diffuser largement; si vous le pouvez, rendez vous à Québec avant 13 h ce dimanche; des autobus partiront de Montréal; veuillez réserver votre place d’ici vendredi, 13 h)

Le groupe anti-immigration La Meute, lié par certains de ses membres à des manifestants néonazis de Charlottesville (Virginie), organise une manifestation à Québec ce dimanche.

Des groupes antiracistes et antifascistes mobilisent de leur côté pour s’opposer à La Meute et aux manifestations d’extrême droite en Amérique du Nord cette fin de semaine.

Réservez votre place à bord des autobus de Montréal vers Québec (Renseignements ci-dessous). 

Le 12 août 2017 — Montréal Antifasciste, un réseau antifasciste et antiraciste local, encourage les personnes et groupes antifascistes à se mobiliser à Québec contre La Meute ce dimanche et tient à signaler au public le fait qu’au moins un membre influent de La Meute a fièrement participé aux manifestations des suprématistes blancs à Charlottesville, en Virginie, la semaine dernière.

À partir du travail de fond mené par des militant-e-s antifascistes, la présence de racistes québécois a été clairement exposée dans les médias grand public :

-> La Presse : Charlottesville : des Québécois parmi les radicaux
http://www.lapresse.ca/actualites/201708/16/01-5125207-charlottesville-des-quebecois-parmi-les-radicaux.php
-> Montréal Gazette : Fallout from Charlottesville protests comes home to Quebec
http://montrealgazette.com/news/quebec/fallout-from-chalottesville-protests-comes-home-to-quebec

Au moins un membre haut classé (depuis peu « ex-membre ») de La Meute était présent parmi les racistes d’extrême droite à Charlottesville. Ce n’est pas surprenant, puisque La Meute est effectivement un groupe anti-immigration d’extrême droite qui, malgré tous ses démentis, compte d’innombrables racistes parmi ses membres. Ici au Québec, le groupe a collaboré étroitement avec les Soldats d’Odin (un groupe fondé par des néonazis en Finlande), le regroupement anti-immigration Storm Alliance, et le Mouvement républicain du Québec, dont le « chef » (et apparemment seul et unique membre) est un fervent adepte de théories du complot antisémites concernant un supposé « génocide blanc ».

À propos du membre de La Meute aperçu à Charlottesville, selon La Presse : « Shawn Beauvais-MacDonald, membre important du groupe La Meute (…) était modérateur de la page anglophone du groupe sur Facebook. Les nouvelles recrues devaient lui envoyer une demande formelle pour rejoindre la page privée de l’organisation. »

Suite au lien clair établi dans les médias entre ce membre en vue de La Meute et des néonazis violents, La Meute a décidé de « suspendre » Beauvais-MacDonald pour essayer de soigner son image publique.

Malgré le meurtre d’une manifestante antiraciste à Charlottesville, à laquelle a participé au moins un membre de La Meute, celle-ci tente quand même de manifester à Québec ce dimanche (le lieu exact est toujours gardé secret au moment d’écrire ces lignes). Rappelons que c’est à Québec qu’il y a moins de sept mois, un homme a massacré six personnes à l’intérieur d’une mosquée, dans un climat intense de peur et d’islamophobie encouragé par des groupes comme La Meute.

La Meute s’oppose à l’arrivée de migrant-e-s (principalement haïtien-e-s) au Québec et au Canada, en souscrivant à un discours de panique raciste au sujet des migrant-e-s qui quittent le climat xénophobe prévalant dans l’Amérique de Donald Trump. Leur manifestation a lieu durant la même fin de semaine où des groupes américains d’extrême droite et de suprémacistes blancs organisent des manifestations aux États-Unis (source : www.cnn.com/2017/08/15/us/white-nationalists-protests-tally-trnd/index.html). La manifestation de La Meute s’inscrit clairement dans une résurgence des idées et organisations racistes et d’extrême droite partout en Amérique du Nord.

Nous encourageons donc fortement les antiracistes et antifascistes à se mobiliser à Québec dimanche (arrivez tôt : avant 13 h, si possible).

-> Des groupes locaux de Québec organisent une contre-manifestation; info: www.facebook.com/events/183025858906169

-> Des antifascistes de Montréal y assisteront et organisent le transport; info: www.facebook.com/events/412186305844166

Source: Montréal Antifasciste: Uni contre le racisme, le patriarcat et le colonialisme

alerta-mtl@antifa.zone

Plus de contexte :

Beauvais-Macdonald, l’« ancien » membre gradé de La Meute, a publié un statut Facebook enragé pour dénoncer l’attention médiatique qu’il reçoit actuellement. « Ces gens sont des idiots qui mettent de l’avant le discours des médias mondialistes visant à réduire au silence tous ceux qui sont à droite du centre. Si tu crois que ton sympathique fasciste est un Nazi, je suggère que tu rentres dans un four et que je sois la dernière chose à laquelle tu penses. Mais enlèves-moi de ta liste d’amis avant. »

Au sujet de Charlottesville, il a justifié de cette manière sa présence à un rassemblement truffés ne néonazis : « Le message du rassemblement était plus important que ça. C’est avant tout une manifestation de la liberté d’expression, que nous n’avons plus dans cet État orwellien, puis c’est ensuite une manifestation contre l’effacement de la civilisation occidentale, de sa déconstruction par l’université infectée par l’École de Frankfort jusqu’au retrait physique de monument historiques en passant par la culture de honte qu’on cherche à nous imposer. »

Beauvais-MacDonald n’est que la pointe de l’iceberg. La Meute elle-même est une organisation raciste qui est contente de collaborer avec des éléments plus extrêmes depuis le massacre à la mosquée de Québec en janvier dernier. Quelques jours seulement après le massacre, La Meute mettait de l’avant une ligne voulant que l’assassin était un « tireur fou », et que le vrai problème était que les meurtres seraient utilisés pour supprimer la liberté d’expression et l’activité politique au Québec. Les conséquences de ce positionnement ce sont immédiatement fait sentir, sous la forme de skinheads racistes faisant des salut hitlériens et des sympathisant de la « droite alternative » traitant les contremanifestants de « traitres à la race » lors de la manifestation organisée par la Meute contre le projet de loi 103, le 4 mars dernier. Cette tendance s’est poursuivie lors de la manifestation du 23 avril organisée par le Front patriotique du Québec et par le biais d’une collaboration de La Meute avec le Mouvement républicain du Québec. Lorsque Rémi Tremblay, du groupe ouvertement fasciste et suprémaciste la Fédération des Québécois de souche, a interviewé Sylvain Brouillette du conseil de leadership de La Meute l’été dernier, pour ensuite publier leur entretien dans le magazine français d’extrême droite Présent, la même tendance lourde qui se confirmait.

Abattre le capitalisme,

Construire la solidarité!

 

Source: http://montreal-antifasciste.info/fr/2017/08/17/le-groupe-anti-immigration-la-meute-lie-par-certains-de-ses-membres-a-des-manifestants-neonazis-de-charlottesville-virginie-organise-une-manifestation-a-quebec-ce-dimanche/ 

Une contre-manifestation antifa lors d’un rassemblement de suprémacistes blancs et néo-nazis aux USA: au moins trois (3) mortEs et 35 blesséeEs

Vous trouverez ci-après le reportage intégral  du mass média Radio-Canada, d’où vous pouvez y visionner au moins deux (2) vidéos.

 

Le gouverneur de la Virginie, Terry McAuliffe, a fait état de trois morts dans le cadre du rassemblement suprémaciste qui a fait sombrer la ville étudiante de Charlottesville dans le chaos, samedi.

Un véhicule de marque Dodge Challenger a d’abord foncé de manière apparemment délibérée dans une foule composée, selon des témoins, de contre-manifestants hostiles au rassemblement d’extrême droite.
Une femme de 32 ans a péri.

Le conducteur a été identifié comme étant James Alex Fields Jr., un homme de 20 ans originaire de l’Ohio. Il a été arrêté et devrait faire face à une accusation de meurtre au deuxième degré.

Puis, en début de soirée, un pilote et son passager ont été tués dans l’écrasement d’un hélicoptère de la police d’État dans un secteur boisé situé à quelques kilomètres de Charlottesville.

La police de l’État a lié l’accident au rassemblement sans l’expliquer. Une enquête a été ouverte par le Bureau national de la sécurité des transports.

« Nous avons des gens qui sont venus ici pour provoquer la confusion, le chaos et le trouble, lesquels ont provoqué trois décès », a déclaré Maurice Jones, directeur municipal de Charlottesville, au cours d’une conférence de presse.

Trump lance un appel au calme

En conférence de presse au New Jersey, le président Donald Trump a condamné cette « démonstration odieuse de haine, de sectarisme et de violence ». Il a cependant tenu à souligner que « plusieurs camps » en sont responsables.

« Peu importe notre couleur, notre credo, notre religion ou notre parti politique, nous sommes tous Américains d’abord. »

  • Donald Trump, président des États-Unis

Le président américain a déjà prêté le flanc à la critique pour avoir mis du temps à condamner des actes haineux commis en son nom. Le maire de Charlottesville, Michael Signer, le met d’ailleurs en cause pour avoir ravivé les préjugés racistes lors de sa campagne présidentielle.

 

Plus tôt dans la journée, suprémacistes et contre-manifestants se sont échangé des coups de poing, se sont lancé des bouteilles d’eau et se sont pris les uns les autres pour cible avec des pulvérisateurs de produits chimiques. Des hommes vêtus d’uniformes de miliciens portaient aussi des armes à feu, mais aucun coup de feu n’a été tiré.
Le gouverneur McAuliffe a déclaré l’état d’urgence pour faciliter « la réponse de l’État à la violence ». Des policiers en tenue antiémeute ont ensuite ordonné à la foule de circuler.

Le dernier bilan de ces affrontements fait état de 35 blessés.

Le blogueur de droite Jason Kessler avait organisé ce rassemblement pour dénoncer la décision de la ville de retirer la statue du général Robert E. Lee, le dirigeant des forces des États confédérés lors de la guerre de Sécession.

Le blogueur a toutefois invité les participants à quitter la ville lorsque les autorités ont déclaré le rassemblement illégal.

La police disait s’attendre au déferlement de jusqu’à 6000 manifestants dans les rues de Charlottesville cette semaine.

Parmi eux devaient figurer des membres du KKK, des miliciens et des militants qui se réclament de l’« alt-right » – une idéologie qui incorpore généralement racisme, « nationalisme blanc » et populisme.

La Maison-Blanche a gardé le silence pendant de longues heures, samedi, à l’exception de la publication sur Twitter de la première dame, qui a déclaré qu’il faut « communiquer sans haine dans nos coeurs », même si « les États-Unis encouragent la liberté d’expression ».

En mai, un groupe de manifestants, torches à la main, s’étaient réunis autour de la statue en présence du proéminent « nationaliste blanc » Richard Spencer.

 

Source: http://beta.radio-canada.ca/nouvelle/1050026/manifestation-racisme-immigration-etats-unis-ku-klux-klan-charlottesville