EN FINIR AVEC UNE RÈGLE ANTIDÉMOCRATIQUE Gilets Jaunes. D’où vient l’obligation de déclarer les manifestations ?

Le mouvement des Gilets Jaunes est en train de remettre en cause une tradition antidémocratique en France : l’obligation de déclarer les manifestations en préfecture. Il est temps de reprendre notre droit inconditionnel de manifester.

 

 

L’une des « polémiques » autour du mouvement Gilets Jaunes ces derniers jours c’est la manifestation à Paris ce 24 novembre. Alors que les Gilets Jaunes prétendent manifester près de la zone du palais de l’Élysée, le ministère de l’Intérieur déclare que ce ne sera en aucun cas possible. Finalement on leur aura proposé de manifester sur le Champs de Mars. Or, les représentants du mouvement refusent d’accepter cette imposition.

« Nous ne manifesterons pas au Champ-de-Mars parce que le lieu nous a été imposé (…) Il ne s’agit pas de créer des blocages ou des actions inattendus. Il s’agit juste de prendre notre droit de manifester comme nous l’entendons. Ce n’est plus au gouvernement de décider où est ce que nous allons manifester puisque le gouvernement est déjà incapable de répondre à nos premières préoccupations. Nous allons arpenter la ville de Paris là où notre cœur nous emmènera au fil de la Seine, des centres commerciaux… », déclarait l’une des représentantes du mouvement sur BFM.

En effet, depuis le début ce mouvement se caractérise par une grande spontanéité, avec divers et nombreux points de mobilisation, des actions imprévues… Le tout évidemment sans aucune « autorisation » d’une quelconque autorité, comme habituellement cela se fait. Et ce caractère insolent est complètement revendiqué par les manifestants ; pour eux « cela va de soi » de manifester où et quand on veut.

Il s’agit d’un aspect qui délégitime en quelque sorte l’autorité du gouvernement mais aussi de l’État. Mais d’où vient cette « tradition » antidémocratique de devoir demander l’autorisation pour manifester ?

De l’agitation sociale des années 1930 au besoin de limiter l’activité des travailleurs

Pour trouver l’origine de cette obligation de déclarer les manifestations au préalable à la préfecture de police, il faut remonter à la grande agitation et polarisation sociale des années 1930.

En effet, en France la crise économique mondiale, commencée en 1929, ne fait sentir ses effets que deux ans plus tard. Les faillites d’entreprises suivent aux faillites des banques, le chômage explose en même temps que l’on impose des rythmes de travail infernaux au reste des salariés pour faire augmenter la productivité. Le secteur industriel et le commerce extérieur s’effondrent. Sur le plan politique, cette dégradation économique a aussi des répercussions. Le régime parlementaire de la III République est en pleine crise : entre 1932 et 1934 se produisent cinq changements ministériels.

La polarisation sociale est aussi une autre caractéristique de l’époque. Dans un premier temps, ce n’est pas du côté des syndicats et des partis ouvriers, le Parti Communiste (PCF) et la SFIO (social-démocratie, ancêtre du PS), qui vient la pression sur le gouvernement. C’est plutôt du côté de la réaction fascisante que part l’offensive.

En effet, encouragés par la victoire d’Hitler en Allemagne et la stabilisation des régimes fascistes au Portugal et en Italie, le 6 février 1934 des groupes d’extrême-droite français, profitant d’un scandale de corruption qui éclate au grand jour impliquant des membres des « partis traditionnels », organisent une manifestation qui devient une émeute anti-gouvernementale. Résultat : le gouvernement démissionne.

Dans ce cadre de mobilisation massive de la contre-révolution incarnée par des groupes, des militants et des dirigeants ouvertement fascistes (mêlés à des monarchistes et à des secteurs ultra conservateurs notamment de la bourgeoisie comme les cimentiers Lafarge, Louis Renault ou Eugène Schueller, fondateur de L’Oréal, ou son gendre André Bettencourt), il y aura une réponse du mouvement ouvrier : plusieurs grèves, manifestations massives et meetings de rue ont lieu très rapidement. La pression des bases est tellement forte qu’elles imposent l’unité dans les rues de la SFIO et du PCF, jusque là fortement divisés.

Des manifestations massives ont lieu le 12 février 1934 et le 14 juillet 1935, des énormes rassemblements aussi. Les campagnes électorales pour les élections municipales de 1935 et les législatives de 1936 sont marquées par d’immenses cortèges, meetings, rassemblements populaires et ouvriers. C’est dans ce contexte que le gouvernement décide par un décret d’octobre 1935 d’imposer la déclaration préalable des manifestants. Sous le prétexte de préserver l’ordre public, il cherchait en réalité à contrôler et limiter le mouvement ouvrier en pleine ébullition.

Cependant, malgré ces décrets antidémocratiques, le gouvernement sera incapable d’éviter la vague formidable de grèves de juin-juillet 1936, des millions d’ouvriers et d’ouvrières en grève, mobilisés, occupant des usines, dans le mouvement de grève le plus important de la France jusqu’à cette époque ; un mouvement gréviste qui a ébranlé l’Etat français, réussissant à arracher des concessions très importantes au patronat, même s’il aurait pu aller bien plus loin si les différentes bureaucraties syndicales, du PCF et de la SFIO ne l’avaient bloqué.

Reprendre notre droit inconditionnel de manifester

L’ensemble des gouvernements qui ont suivi depuis cette époque, de droite comme de « gauche », n’ont jamais remis en cause ce dispositif complètement antidémocratique. Et les directions syndicales s’y sont bien adaptées. Combien de militants ou simples manifestants ont été condamnés sous prétexte de participer à une « manifestation non-autorisée » ?

Il est inacceptable de normaliser le fait que les exploités et les opprimés doivent demander l’autorisation à leur « bourreaux » pour exprimer leur mécontentement. Avec le mouvement des Gilets Jaunes qui prend de plus en plus la forme d’une révolte contre l’ensemble des injustices sociales, avec la force et l’insolence des masses qui se réveillent à la politique, peut-être assistera-t-on à la remise en cause totale de cette « tradition » réactionnaire.

Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? C’est de l’exemple des grèves de juin 1936 qu’il faut s’inspirer, de Mai 68, et aller plus loin ! On assiste aujourd’hui en France à une situation qui pose de loin des bases pour une grève générale qui impose une défaite cinglante au gouvernement Macron-Philippe et au patronat. Les organisations du mouvement ouvrier devraient urgemment travailler en ce sens.

 

Source: https://www.revolutionpermanente.fr/Gilets-Jaunes-D-ou-vient-l-obligation-de-declarer-les-manifestations?fbclid=IwAR1bUbm1wJPpqCymMb5pybEs-_IQcAvDvYoRGU5MT9dzMYGNH1n0lKAw9jI

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Le Débat Munk avec le raciste Steve Bannon perturbé

Douze personnes qui protestaient contre la participation du stratège politique américain d’extrême-droite et ancien conseiller de Donald Trump à la Maison-Blanche, Steve Bannon, à un débat ont été arrêtées, vendredi soir, par la police de Toronto. Deux policiers ont également subi des blessures mineures.

 

Le rassemblement, qui a attiré environ 500 personnes, a retardé le début de l’événement. Les manifestants ont scandé, hué et moqué ceux qui faisaient la queue et brandi des pancartes avec des slogans du type « les réfugiés sont les bienvenus » et « les droits de l’homme ne font pas l’objet d’un débat ».

La police a utilisé le poivre de Cayenne pour maîtriser certains manifestants.

L’autre participant au débat, le commentateur conservateur David Frum, a déclaré que le nouveau populisme mis de l’avant par Bannon était une « arnaque » et un mensonge, affirmant que de nombreux dirigeants populistes dans le monde, y compris Donald Trump, étaient des « escrocs ».

La politique populiste pose « le défi le plus important et le plus dangereux auquel les institutions démocratiques libérales sont confrontées depuis la chute du communisme », a-t-il dit.

Inutile de rappeler que Steve Bannon fut un des idéologues de mouvements nazis aux États-Unis avant d’être nommé conseiller spécial à Donald Trump à la Maison-Blanche et que cet individu se déclare ouvertement et publiquement raciste.

Des opposants avaient pressé les organisateurs d’annuler l’événement. Ils accusaient M. Bannon d’attiser par ses propos la haine contre les minorités.

Les responsables ont maintenu l’invitation, au nom de la liberté d’expression.

Environ 2800 personnes avait acheté un billet pour assister au débat, qui était retransmis en direct sur le web et sur Facebook.

Manifestations antiracistes et antifa à Montréal

Près de 300 membres des groupes La Meute et Storm Alliance ont manifesté dimanche après-midi au centre-ville de Montréal contre ce qu’ils nomment« l’immigration irrégulière ». Au même moment, environ 200 militant.e.s de « gauche » qui s’étaient rassemblé.e.s à la Place Valois dans le quartier Hochelaga se joignent au point de rassemblement du centre-ville de Montréal des groupes d’extrême-droite pour dénoncer cette prise de position qu’ils qualifient de «discours haineux» et essaient de confronter les racistes.

Ils sont cependant restés à l’écart, alors qu’une importante surveillance policière est sur place pour ériger des périmètres de sécurité et empêcher que les deux manifestations en viennent à s’affronter directement.

Peu après 14 h, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) indiquait que la manifestation se déroulait bien, qu’elle maîtrisait la situation : pas de casse ni de débordements. Le SPVM n’a pas voulu préciser le nombre d’agents sur place pour surveiller l’événement.

La Ville de Montréal « très préoccupée »

Du côté de la Ville de Montréal, le conseiller Alex Norris, qui est aussi président de la Commission de la sécurité publique, indiquait mardi que « même l’extrême droite a le droit de s’exprimer, pourvu que ça ne sombre pas dans la promotion de la haine et des crimes haineux ».

Au cours de cette même réunion publique, la responsable de la sécurité au sein de l’administration de Valérie Plante, Nathalie Goulet, s’est quant à elle dite « très préoccupée par les manifestations d’extrême droite qu’on voit arriver à Montréal ».

« Mettre dos à dos l’idéologie raciste, homophobe, sexiste des groupes d’extrême droite et les antifascistes, ce n’est pas une solution. Ce n’est pas du tout la même chose », a-t-elle déclaré.

« Vouloir protéger les deux groupes, pour moi, ce n’est pas une stratégie de contrôle de foule qui est possible à terme », a-t-elle ajouté.

Une caravane de bienvenue

Des militant.e.s soutenant les demandeurs d’asile étaient à la tête d’une caravane, dimanche, à la frontière canadienne à Saint-Bernard-de-Lacolle. Celle-ci sera présente durant trois jours, dans le but d’indiquer aux migrants qu’ils sont les bienvenus au Canada. Les militants de la caravane comptent également sensibiliser les citoyens des municipalités des alentours à la réalité de ces personnes à la recherche d’une terre d’accueil.

 

Contre-manifestation « antiraciste »

Romina Hernandez, membre de Solidarité sans frontières, explique pourquoi elle participe à cette manifestation. « Nous, je pense qu’on n’est pas intolérants. En fait, ce qu’on dit, c’est qu’on soulève la question qu’il y a du racisme, du racisme systémique évidemment. Mais aussi avec les regroupements comme La Meute, c’est un racisme qui est direct et concret. »

« Nos ancêtres ont combattu les gens qui avaient des idées fascistes, racistes et je dirais même nationalistes. Je pense qu’aujourd’hui c’est notre devoir d’arrêter les gens qui vont avoir un discours [haineux] », affirme un manifestant pro-tolérance et inclusion.

Une autre marche « antiraciste » est aussi attendue à la tombée de la nuit, à 21 h, avec comme point de départ la place Émilie-Gamelin.

 

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Sommet du G7: Un État policier au Québec ?

Y a-t-il un état policier au Québec ? En tout cas, c’est un sentiment légitime que l’on peut avoir avec le déploiement des forces de l’ordre auquel nous assistons à Québec pour le Sommet du G7. On peut également se poser légitimement la question si on a vraiment le droit  de manifester librement au Québec.

À peine quelques centaines de manifestanTEs ont osé défier l’important, imposant et intimidant dispositif policier antiémeute.

Selon le bilan officiel du Groupe intégré de la sécurité (GIS), trois personnes ont été arrêtées sur le terrain en lien avec cette manifestation.

Un homme de 32 ans a été appréhendé pour possession d’arme et bris de condition. Un suspect de 24 ans a pour sa part été arrêté pour possession de matière incendiaire et bris de condition.

Puis, un homme de 36 ans a été interpellé pour avoir proféré des menaces sur Internet. L’homme a rapidement été identifié par l’équipe de la cybercriminalité de la Sûreté du Québec (SQ).

« Les policiers du Service de Police de la Ville de Québec (SPVQ) ont ensuite été en mesure de cibler rapidement l’individu sur le terrain lors de la manifestation et ainsi procéder à son arrestation », a-t-on précisé.

Les trois hommes sont détenus et doivent comparaître aujourd’hui par voie de vidéo-comparution.

Aucun méfait sur la propriété n’a été rapporté et les manifestantEs ont suivi l’itinéraire prévu.

La marche anti-G7 était organisée par 45 groupes communautaires, dont le Regroupement en éducation populaire et action communautaire de Québec et Chaudière-Appalaches.

Les manifestantEs de tous âges, munis de pancartes et de porte-voix, ont scandé de nombreux slogans : « Le G7 ne nous représente pas », « Les groupes communautaires contre le G7 ».

Les participantEs s’étaient rassembléEs pour dénoncer ce qu’ils qualifient de caractère antidémocratique et de manque de transparence du Sommet, de même que les sommes qui y sont investies.

« On est contre cette rencontre. On croit que ces sommes exorbitantes, 600 millions, qui ont été investies auraient dû être investies ailleurs, notamment dans les services publics, les programmes sociaux, et les impacts auraient été bien meilleurs », dit Alice-Anne Simard, coorganisatrice de la manifestation.

La marche s’est tenue tout au long sous haute surveillance policière. L’escouade antiémeute accompagnait pas à pas les manifestants.

Sans préciser le nombre d’agents sur place, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a mentionné que le corps policier était constitué de 1000 personnes.

 

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Tous unis contre le G7! Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la régression et à la guerre!

Unis contre le G7! Tous contre le G7!

Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la

régression et à la guerre! 

Actions contre le G7 à Québec
 


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CALENDRIER D’ÉVÉNEMENTS

UNIS CONTRE LE G7!

 

Le Canada est l’hôte du Sommet du G7 qui aura lieu au luxueux Fairmount Manoir Richelieu à La Malbaie, dans la région de Charlevoix au Québec. Le sommet est précédé de rencontres ministérielles.

La Malbaie est une petite municipalité de 8000 habitants située à 150 kilomètres au nord-est de Québec. Les environs du sommet ont été entourés d’une clôture de 3,7 kilomètres de long et de 3,5 mètres de haut, ancrée dans des poteaux de ciment enfoncés 46 centimètres dans le sol. La clôture a coûté 3,8 millions $. Une prison temporaire sera établie près de l’aréna de Clermont, une municipalité voisine, au coût de 1 million $, selon la station de radio locale CIHO. Le budget pour les événements du G7 sera de 600 millions $, soit : 259 millions $ pour la sécurité, plus de 35 millions $ pour la Défense nationale, 2 millions $ pour le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et 1 million $ pour l’Agence des services frontaliers du Canada.

Ainsi, ce Sommet du G7, comme celui du G8 à Huntsville en 2010 et du Sommet du G20 de Toronto qui l’a suivi, les médias et la police essaient de créer de la peur et de l’incertitude par rapport aux manifestations afin de démobiliser le peuple et justifier la répression des droits au nom de la sécurité publique. Ils agissent ainsi en dépit du fait que ce sont les politiques néolibérales antisociales et antinationales des pays du G7 qui répandent la destruction dans le monde au moyen de l’agression économique et militaire.


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Le réseau cellulaire de Bell a aussi été amélioré dans la région pour satisfaire aux besoins de l’organisation des sommets. La fibre optique a aussi fait son apparition à La Malbaie qui possède maintenant une connexion internet plus rapide.


Carte montrant la distance entre la « zone de libre expression » et le site du sommet

La GRC a confirmé qu’une soi-disant « zone de libre expression » sera établie dans un « terrain vacant » derrière le Musée de Charlevoix qui est situé à près de deux kilomètres de l’hôtel où le sommet aura lieu. Pendant ce temps, pour détourner l’attention de ce qu’est le G7 et de l’opposition des Canadiens à l’offensive néolibérale antisociale que ces sommets mettent de l’avant, les médias parlent de possibles confrontations violentes. Les organisations qui se sont engagées dans l’organisation d’actions d’opposition ont bien fait savoir qu’elles vont s’exprimer contre le G7 et fournir de l’information sur les alternatives à son ordre du jour. [1]

L’exclusion du peuple de la prise de décision est partout présente dans le programme officiel du G7. La réalité contredit les prétentions du premier ministre Justin Trudeau qui afforme que le Sommet vise à « trouver des solutions concrètes en vue de promouvoir l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes, l’énergie propre et la croissance économique profitable à tous ». Selon Trudeau, « en tant que partenaires du G7, nous avons la responsabilité commune de nous assurer que tous les citoyens tirent avantage de notre économie mondiale, ainsi que de laisser un monde plus sain, pacifique et sûr à nos enfants et petits-enfants ».[2]

La réalité est que les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres à cause des stratagèmes néolibéraux supranationaux pour payer les riches, et le Canada et les autres pays du G7 essaient de détourner l’attention de cette réalité en parlant d’une « relance économique » prochaine et autres choses du genre. De plus,, les frasques du président américain Donald Trump, qui, à la veille du Sommet, a imposé des tarifs « pour des motifs de sécurité nationale » sur l’acier et sur l’aluminium importés par les États-Unis du Canada, du Mexique et de l’Union européenne, placent son ordre du jour à l’avant-scène et non celui de Trudeau.

« Les guerres commerciales sont en train d’usurper un sommet qui devait initialement être une occasion de vanter les succès de la reprise économique mondiale et elles testent sévèrement la résilience de l’alliance économique occidentale représentée par le G7, écrit l’agence Bloomberg News. Le FMI prévoit que l’économie mondiale va croître cette année et l’an prochain à son rythme le plus rapide depuis 2011. » Le président Trump vient détourner l’attention de tout cela en faveur des oligopoles de la sphère d’influence de l’impérialisme américain.

Quel que soit le thème central de la rencontre du G7, cela ne change rien au fait qu’il est inacceptable que le petit nombre de pays qui comprennent le G7 décident du sort des peuples du monde. Même un coup d’oeil rapide sur le site Web du sommet montre quels procédés régressifs suivent ces sommets internationaux pour priver de pouvoir les peuples du monde et faire en sorte que leurs préoccupations et revendications soient bloquées. À cet égard, la préoccupation première des peuples est que ces sommets se tiennent dans leur dos. Les décisions antisociales et antinationales qui seront prises au détriment des peuples vont être condamnées vigoureusement et les peuples du monde vont poursuivre leurs efforts pour changer la situation en leur faveur.

Tout en oeuvre pour dénoncer le G7 !
Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la régression et à la guerre !

Notes

1. Le Conseil des Canadiens soutient que « l’ensemble du Canada devrait être une ‘zone de libre d’expression’ et que c’est une violation des droits démocratiques que de garder les personnes qui veulent protester et s’exprimer sur les questions essentielles à l’ordre du jour hors de vue des dirigeants qui prennent des décisions touchant leur vie (à souligner que les décisions du G7 entourant les changements climatiques nous affectent tous et toutes) ».

Le Conseil informe qu’au 9 mai, 23 097 personnes avaient signé sa pétition contre la présence du président américain Donald Trump au Canada pour participer au sommet du G7.

Plusieurs groupes de la société civile appellent les organisations et le public à se mobiliser pour s’opposer aux politiques des dirigeants des sept pays les plus riches de la planète. Les activités organisées comprennent des rassemblements et des activités d’éducation populaire à Charlevoix. Une manifestation contre le G7 et pour l’ouverture des frontières aura lieu au Parc des Braves à Québec le jeudi 7 juin à 18 h ; il y aura d’autres actions le vendredi 8 juin à partir de 7 h 30 et le samedi 9 juin il y aura une marche, un forum alternatif et un spectacle, le tout dans la région de Québec. Le samedi 9 juin, le forum se déroulera de 10 h à 22 h, dans le parc de la fontaine de Tourny devant l’Assemblée nationale. Une manifestation est prévue à compter de 15 h à partir de ce point de ralliement.

« Nous lançons un appel à participer à cette mobilisation avec comme objectif d’exprimer une vision du développement économique et social respectueux des peuples et de la planète. Nous voulons présenter à la population une alternative au système que nous proposent les représentants des pays les mieux nantis », explique Christian Page, représentant de la Coalition pour un forum alternatif au G7.

« Le G7 fait partie du problème en favorisant la concentration du pouvoir et de la richesse entre les mains d’une élite économique de plus en plus restreinte. Pendant que les dirigeants se pavanent devant les caméras, les véritables problèmes que les États devraient régler sont mis de côté et c’est la population qui en souffre », affirme Marie-Ève Duchesne, porte-parole des groupes de Québec mobilisés contre le G7.

La coalition souligne les impacts négatifs des politiques néolibérales qui selon elle s’accentuent avec l’élection de Donald Trump à la présidence américaine. « Ce que propose Trump, c’est d’établir une nouvelle phase de l’offensive néolibérale. Sa poli tique est basée sur plus d’exploitation des énergies fossiles, plus de guerres commerciales et moins de réglementation pour les entreprises, et les positions du gouvernement Trudeau ne constituent pas une alternative valable à celles de Trump sur ce plan », dit Page.

« Nos revendications sont claires. Il faut s’attaquer à la crise climatique et à la perte de la biodiversité, lutter contre l’accaparement de la richesse et atteindre la justice sociale, interdire les paradis fiscaux et poursuivre les entreprises et les individus qui y ont recours, combattre l’exclusion des populations racisées et enrayer les courants racistes et d’extrême-droite, en plus de reconnaître le droit à l’autodétermination des peuples autochtones », déclare Duchesne.

2. Les thèmes principaux du gouvernement Trudeau pour le sommet du G7 sont :

– Investir dans la croissance économique qui profite à tout le monde
– Se préparer aux emplois de l’avenir
– Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
– Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre
– Construire un monde plus pacifique et plus sûr

 

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Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2018/Q48022.HTM#1

Sommet du G7 : aménagement temporaire d’un centre opérationnel de détention provisoire à Québec

Les personnes arrêtées lors des manifestations organisées à Québec en marge du Sommet du G7 seront détenues dans la cour de la centrale de police du parc Victoria.

Des roulottes de chantier aménagées en espaces de détention provisoire ont été installées dans le stationnement de la centrale au cours des derniers jours.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) confirme qu’elles serviront à la détention des personnes qui pourraient être arrêtées lors du Sommet du G7. Le corps policier mentionne que le poste du parc Victoria accueillera un Centre opérationnel de traitement des contrevenants.

« Ça va être le lieu où des gens qui seraient arrêtés seraient détenus de façon temporaire jusqu’à leur comparution », explique le porte-parole David Poitras.

Un Centre opérationnel de traitement des contrevenants a également été aménagé à l’aréna de Clermont, dans la région de Charlevoix, afin d’accueillir les personnes arrêtées à La Malbaie, où se réuniront les dirigeants du G7 les 8 et 9 juin.


Vue sur une roulotte de chantier aménagée en espace de détention à l’intérieur de la cour de la centrale de police du parc Victoria. La photo a été prise derrière une clôture en grillage métallique.

Le SPVQ assure que les roulottes permettront de répondre « aux besoins de base » des détenus. Photo : Radio-Canada/Stéphane Lamontagne

Prêt à toute éventualité

Le SPVQ refuse de dévoiler le nombre exact de roulottes qui seront aménagées ainsi que leur capacité d’accueil. Lors du passage de Radio-Canada lundi après-midi, on en dénombrait une vingtaine.

Si le nombre de personnes arrêtées lors du G7 venait à dépasser la capacité d’accueil du centre de détention temporaire, le corps policier affirme qu’il ne serait pas pris au dépourvu.

«La planification du G7 est faite de façon à ce que toute éventualité soit envisagée. Donc, même s’il y avait plusieurs arrestations, plusieurs détentions, on a les ressources et l’équipement nécessaires.»

– David Poitras, porte-parole, Service de police de la Ville de Québec
Deux employés transfèrent du mobilier d’un camion cube à une roulotte.

Une vingtaine de roulottes ont été installées jusqu’ici. 

Séparés des autres détenus

David Poitras précise que les personnes arrêtées lors du Sommet du G7 seront détenues séparément de celles appréhendées pour tout autre délit. Les espaces de détention existants garderont leur usage habituel.

« La ville n’arrête pas de tourner pendant le Sommet du G7, soutient le porte-parole. Donc si, par exemple, une personne était arrêtée dans le secteur de Charlesbourg et qu’il n’y avait aucun lien avec le G7, bien cette personne-là passerait au niveau de la détention de Québec au même titre que les 360 autres jours de l’année. »

Les détenus du G7 auront également leur propre système de vidéo-comparution.

La police de Québec assure que les roulottes permettront de répondre « aux besoins de base » des détenus entre leur arrestation et leur comparution.

« Que ce soit au niveau des toilettes ou que ce soit au niveau de l’hébergement, oui, nos infrastructures permettent ça », indique David Poitras.

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1103642/manifestatns-sommet-g7-detenus-roulottes-chantier-centrale-police-parc-victoria-quebec

COMMUNIQUÉ ‎DU PARTI COMMUNISTE RÉVOLUTIONNAIRE – PCR À L’OCCASION DE LA MANIF DU 1ER MAI RÉVOLUTIONNAIRE 2018

 

★COMMUNIQUÉ ‎★ 1ER MAI RÉVOLUTIONNAIRE 2018 ‎★

 

Hier soir, environ 200 manifestantEs ont répondu à l’appel du PCR et ont déferlé dans les rues du centre-ville de Montréal à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses. Un peu avant le départ de la manifestation, un impressionnant dispositif policier – plus imposant qu’à l’ordinaire – s’est mis en place autour du Square Phillips. Les forces de l’ordre nous attendaient de pied ferme et comptaient bien nous barrer le chemin, ce qui ne nous a pas empêché de prendre la rue. Les manifestantEs ont descendu la côte du Beaver Hall jusqu’à l’avenue Viger, pour ensuite remonter le boulevard Robert-Bourrassa. Au coin du boulevard René-Lévesque, un groupe provenant de la manifestation de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) s’est greffé au cortège révolutionnaire. Nous avons alors poursuivi notre marche vers l’est pour ensuite emprunter la rue Peel vers le nord en cherchant à regagner le coeur du Golden Square Mile. La police, n’entendant pas nous laisser pénétrer dans ce secteur, s’est lourdement déployée à l’angle des rues du Square Dorchester et Metcalfe. RésoluEs, nous avons chargé l’épais cordon de policiers qui nous bloquait la route. Une confrontation musclée entre les manifestantEs et les forces de l’ordre s’en est suivie. De multiples projectiles ont été lancés sur les ennemis du peuple qui ont riposté par des tirs de balles de caoutchouc et de gaz lacrymogène. Un affrontement au corps à corps a eu lieu et de durs coups de drapeaux et de matraques ont été donné de part et d’autre. Des grenades fumigènes et des nuages de fumée d’extincteurs ont été dirigés vers le camp adverse pour couvrir la fuite. Trois camarades ont été immobliséEs au sol. L’un d’entre eux a finalement été relâché sur place tandis que les deux autres ont été mis en état d’arrestation. Au moins l’un d’entre eux fait face à des accusations criminelles. Quelques blessures mineures sont à déclarer dans notre camp. Du côté des forces policières, il semblerait que nous ayons envoyé au moins un des leurs à l’hôpital.

 

En somme, plus d’une centaines de drapeaux rouges ont flotté dans les rues du Nouveau Mile Doré – ce repère de bourgeois désormais perturbé à chaque année par la Manifestation du 1er mai révolutionnaire. Nous avons envahi l’un des centres financiers et commerciaux les plus importants au pays et nous n’avons pas laissé passivement la police nous imposer son agenda. Nous pouvons crier victoire!

Nous sommes venuEs rompre l’apparence de tranquillité du monde capitaliste pour révéler la violence de l’exploitation qui pèse sur les prolétaires du monde entier jour après jour. Hier, nous avons démasqué l’ennemi et nous avons frappé dans son ventre. La bourgeoisie ne tolère pas que son manège soit ainsi exposé et c’est pourquoi la répression qu’elle nous adresse est toujours plus forte d’années en années. Plus encore, elle constate que les forces qui contestent sa domination s’organisent de plus en plus et prennent de l’ampleur. La manifestation du 1er mai révolutionnaire dans le Golden Square Mile progresse et devient plus menaçante. Cette année, la bourgeoisie a déployé un arsenal répressif plus imposant que jamais pour étouffer l’élan de combativité qui enflamme cette manifestation annuelle. Le 1er mai 2019 exigera de nous l’intensification des coups que nous porterons et l’accroissement des forces que nous rassemblerons afin de poursuivre la progression entamée et de conserver l’initiative de notre côté.

 

Les masses sont de plus en plus nombreuses à être animées par la volonté de se battre pour en finir avec ce monde injuste. Elles ont une conscience aiguë de l’indécence du capitalisme et c’est un devoir pour touTEs les révolutionnaires dignes de ce nom d’embrasser leur courage et leur héroïsme : soyons à l’avant-garde du mouvement qui cherche à renverser le capitalisme en passant concrètement à l’attaque! Il faut développer une pratique qui soit en correspondance avec les idées révolutionnaires, sans quoi nous versons dans la caricature et nous décevons les attentes de ceux et celles qui aspirent à leur pleine libération.

 

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Partout au pays, propageons le point de vue révolutionnaire au sein la classe ouvrière et engageons-nous dans l’action en vue du 1er mai 2019!
L’offensive est entamée! Joignez-y vos forces!
Forgeons notre parti pour vaincre notre ennemi!
Vive le 1er mai, jour de touTEs les exploitéEs!