Georges Ibrahim Abdallah à la fête de Rouge Midi ce 8 juillet 2018

Georges Abdallah était à l’honneur, dimanche 8 Juillet, à la Fête de Rouge Midi organisée par Rouges Vifs/ANC 13.

➣ Stands : BDS, FUIQP, ex-Fralib, entre autres participants…
➣ Débats : luttes passées et actuelles, syndicalisme et politique…
➣ Jeux, musique et restauration…

A l’issue de cette fête, un message de Georges Abdallah https://sd-5b.archive-host.com/membres/up/29b72e7b8387d2014690b4aea20c293508c66477/docs/GA_Rouges_Vifs_080718.pdf a été lu par une camarade du FUIQP :

Cher-e-s Camarades, cher-e-s ami-e-s,

Me permettre de participer aux activités proposées aujourd’hui à la faveur de la fête de « Rouges Vifs » m’honore au plus haut degré et m’apporte beaucoup de votre enthousiasme et votre détermination.

Bien entendu Camarades, par le temps qui court, les diverses expressions de la lutte et les espoirs et les problèmes qui leur sont inhérents imprègnent l’ambiance générale de toutes nos festivités…

Ainsi, nous ne pouvons pas être indifférents, mais plutôt plus qu’admiratifs à l’endroit de nos camarades cheminots qui s’opposent avec détermination au gouvernement qui veut leur infliger une défaite historique. Depuis plus de trois 3 mois, ils mettent en jeu à travers leur grève le rapport de force entre les classes sociales dans ce pays…

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit des masses populaires palestiniennes et les combattants de la Résistance qui s’opposent courageusement à la barbarie de la soldatesque sioniste et les hordes des colons dans des conditions particulièrement difficiles.

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit de ces masses populaires du Rif qui font face à la répression du gouvernement marocain à travers ce « Hirak » revendicatif et solidement ancré dans le tissu populaire…

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit de nos camarades communistes et nos camarades Kurdes qui font face au régime fascisant en Turquie…

Nous ne pouvons pas être indifférents face aux massacres orchestrés par les impérialistes à travers les potentats de l’Arabie Saoudite et du Golfe au Yémen…

Bien entendu Camarades, la liste est loin d’être exhaustive et on peut l’allonger encore et encore ; il suffit de jeter un coup d’oeil rapide sur la situation en Afrique pour se rendre compte de la destruction généralisée imposée par les diverses interventions impérialistes à tout un continent.

Des milliers d’hommes et de femmes, dont les conditions existentielles les poussent à se jeter à la mer dans l’espoir de trouver un quelconque avenir différent de celui que le système capitaliste réellement existant leur a réservé dans leurs divers pays.

Camarades,

Ne pas être indifférents aux divers processus de lutte susmentionnés, c’est à priori, ne pas faire abstraction de la dynamique globale qui structure et façonne les rapports entre les forces sociales protagonistes de tous ces processus.

Certainement ce n’est pas le moment ni le lieu les mieux appropriés pour développer ces propos. Seulement peut-être serait-il utile de se rappeler que de nos jours, nous vivons tous sous l’hégémonie du capital mondialisé. Aucun pays ne peut échapper complètement au mécanisme destructeur de cette hégémonie. C’est ce « capitalisme mondialisé » à savoir le capitalisme réellement existant, qui est en crise. Les processus des luttes susmentionnés s’inscrivent dans cette crise. C’est contre ce capitalisme que les communistes et tous les protagonistes révolutionnaires devront vaincre pour vaincre la barbarie… et c’est bien pourquoi on ne pas faire abstraction de la dynamique globale qui structure et façonne les rapports entre les forces sociales protagonistes de tous ces processus de lutte, aussi bien en France qu’en Afrique que dans les diverses entités du monde arabe.

La crise du capitalisme moribond dans sa phase de putréfaction avancée est la crise du capitalisme mondialisé. Bien entendu, encore faut-il aller plus loin que le simple constat de ses manifestations immédiates, et mettre en évidence les causes profondes de cette crise insurmontable du capitalisme, et par là même démasquer l’inanité des différentes propositions réformistes qui fleurissent ces jours-ci en France ou ailleurs en Europe dans les milieux de la gauche social-démocrate et surtout électoraliste… Pas de sortie de crise dans le cadre du capitalisme. On ne le répète jamais assez : le capitalisme mondialisé est le capitalisme réellement existant aujourd’hui, et l’agonie de son monde ne s’achèvera que dans le dépassement du capitalisme vers le communisme et certainement pas à travers des compromis dits historiques et autres illusoires tentatives de sauvegarder les acquis d’un soi-disant capitalisme démocratique à visage humain, mais plutôt à travers la lutte implacable de « classe contre classe ».

Les démocrates réformateurs nous promettent des mesures étatiques qui opéreraient contre les exigences du capital mondialisé… et oui rien que ça ! L’État ne serait plus le fondé de pouvoir du capital ! Il ne serait plus le « fonctionnaire du capital » ; par enchantement il va favoriser les intérêts des masses populaires contre le capital !
Camarades, certainement il y a place pour d’autres futurs que la soumission aux diktats impérialistes dont on voit, à longueur de journées, les néfastes conséquences de leur mise en oeuvre sous forme de destructions de villes entières et de dépeçage des États quelque peu contestataires avec les cortèges de morts, de déplacés et autres migrants.

« … les communistes ne se distinguent des autres partis prolétariens qu’en ce que, d’une part, dans les différentes luttes nationales des prolétaires, ils soulignent et font valoir les intérêts communs à l’ensemble du prolétariat, indépendamment de la nationalité et que, d’autre part, dans les différentes phases du développement que traverse la lutte entre prolétariat et bourgeoisie, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité. »
« … les propositions théoriques des communistes ne reposent nullement sur des idées, des principes inventés ou découverts par tel ou tel réformateur utopiste. Elles ne sont que l’expression générale des rapports réels issue d’une lutte de classes existante, d’un mouvement historique qui s’opère sous nos yeux. »

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité, toute la solidarité avec les cheminots et les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous et toutes mes plus chaleureuses salutations
Votre Camarade Georges Abdallah
dimanche 8 juillet 2018

 

Abattre le capitalisme

Construire le solidarité

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/g/georges-abdallah-a-la-fete-de-rouge-midi/

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Appel international pour la libération de Khalida Jarrar, féministe et parlementaire palestinienne !

Plus de 220 organisations se sont unies pour demander la libération immédiate de Khalida Jarrar, féministe palestinienne et parlementaire de gauche emprisonnée. Jarrar, l’un des principaux défenseurs des droits des prisonniers palestiniens, a été emprisonnée sans inculpation ni jugement sous le régime de la détention administrative israélienne pendant près d’un an.

 

Les organisations qui ont exprimé leur soutien à la liberté de Jarrar comprennent des partis politiques, des groupes féministes, des groupes de solidarité avec la Palestine et de la communauté palestinienne, pour la justice indigène, pour l’abolition des prisons, des organisations de défense des droits de l’homme etc. de plus de 20 pays.
Jarrar a été emprisonnée depuis le 2 juillet 2017, lorsqu’elle a été arrêtée lors d’une descente de nuit à son domicile à El-Bireh par les forces d’occupation israéliennes. Le 14 juin 2018, elle a été informée que sa détention serait prolongée de quatre mois supplémentaires, une peine qui devrait être confirmée par un tribunal militaire israélien le 2 juillet 2018.

Nous appelons à des journées d’action pour la libération de Khalida Jarrar entre le 30 juin et le 2 juillet. Il est plus important que jamais que nos voix soient entendues et que nos actions soient visibles. Des manifestations sont déjà organisées à New York et ailleurs dans le monde. Vous pouvez télécharger des dépliants, du matériel et des pétitions pour rejoindre la campagne ici: http://samidoun.net/2018/06/take-action-to-free-khalida-jarrar-june-30-july-2-organize-for -liberté/
Vous êtes invités à ajouter le nom de votre organisation à la déclaration suivante pour demander la libération de la dirigeante palestinienne emprisonnée Khalida Jarrar ! Nous continuerons de mettre à jour cette déclaration et de la rediffuser avec d’autres signataires. Pour la signer, veuillez utiliser le formulaire ou envoyer un courriel à samidoun@samidoun.net avec le nom de votre groupe.

L’appel en anglais et en arabe sur le site de Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network

Liberté pour Khalida Jarrar !
Arrêt de la détention administrative !

Nous, les organisations signataires, nous nous associons afin de réclamer la mise en liberté de la dirigeante politique palestinienne Khalida Jarrar, personnalité de gauche, féministe, avocate des droits des prisonniers et membre du Conseil législatif palestinien. Elle est emprisonnée sans accusation ni procès depuis juillet 2017 – et, cette fois, l’occupation militaire israélienne vient de décider que sa détention serait prolongée de quatre mois supplémentaires.
Le 2 juillet 2017, avant l’aube, les militaires de l’occupation israélienne ont fait irruption au domicile de Khalida Jarrar. Peu après, elle a fait l’objet d’une ordonnance de détention administrative, c’est-à-dire d’un emprisonnement sans accusation ni procès. Khalida Jarrar est l’une des quelque 450 Palestiniens emprisonnés en détention administrative, un vestige du Mandat colonial britannique repris par l’occupation israélienne pour incarcérer des milliers de membres et de dirigeants politiques de la communauté palestinienne. Actuellement, quelque 6 100 Palestiniens dont détenus dans les prisons israéliennes.

En décembre 2017, sa détention a été prolongée de six nouveaux mois. Et, cette fois, une autre ordonnance militaire déclare qu’elle sera emprisonnée durant quatre mois supplémentaires. Les ordonnances de détention administrative peuvent être émises pour six mois à la fois et elles sont renouvelables à l’infini. Sous le coup de ces ordonnances, des Palestiniens peuvent passer des années en prison d’un seul tenant et ils ignorent quand ils pourraient être libérés, en admettant qu’ils le soient un jour.

Comme le fait remarquer Addameer, « cette pratique de la détention arbitraire constitue une violation grave des lois internationales et des normes des droits de l’homme, tout particulièrement des articles 78 et 72 de la Quatrième Convention de Genève, qui stipule que toute personne accusée a le droit de se défendre. Cette pratique enfreint également l’article 66 de cette même Quatrième Convention de Genève ainsi que les règles fondamentales d’un procès équitable ».

Le 2 juillet, une session du tribunal militaire israélien est prévue afin d’approuver l’ordonnance de détention. Jarrar, à l’instar de tous les détenus administratifs, a boycotté ces séances depuis février, puisqu’elles ne sont que des sessions d’approbation utilisées comme façades pour « cautionner » l’emprisonnement arbitraire des Palestiniens.
Khalida Jarrar est une dirigeante politique palestinienne représentant le Bloc Abu Ali Mustafa, allié au Front populaire (de gauche) de libération de la Palestine au sein du Conseil législatif palestinien. Elle dirige fréquemment et activement des manifestations et des actions populaires pour la liberté de la Palestine, en sa qualité d’avocate de longue date des prisonniers palestiniens et d’ancienne directrice exécutive d’Addameer (association de soutien aux prisonniers et des droits de l’homme), au sein de laquelle elle fait toujours partie du conseil de direction. Elle est également présidente du Comité des prisonniers du Conseil législatif palestinien.

Khalida Jarrar est également active au sein du mouvement des femmes palestiniennes depuis l’époque où elle était étudiante à l’université et où, en compagnie d’autres étudiantes, elle organisait l’opposition à l’occupation. Elle est également une organisatrice en vue des événements de la Journée internationale des femmes en Palestine, en étroite coordination avec d’autres organisations des femmes palestiniennes. « Les femmes palestiniennes sont des partenaires à part entière de la lutte palestinienne », insiste-t-elle.

Khalida Jarrar est profondément engagée dans le combat visant à réclamer devant la Cour pénale internationale des comptes aux dirigeants israéliens responsables de crimes de guerre. Elle est membre d’une commission palestinienne chargée de transmettre à la cour internationale plaintes et dossiers sur les incessants crimes israéliens contre le peuple palestinien, depuis les attaques contre Gaza, la confiscation de terres, la construction de colonies illégales, jusqu’aux arrestations et emprisonnements de masse.

Depuis 1998, il lui est interdit de voyager en dehors de la Palestine occupée. En 2010, lorsqu’elle a eu besoin d’un traitement médical en Jordanie, elle a dû lutter pendant des mois dans une campagne publique avant de recevoir enfin une autorisation de sortie. En 2014, l’occupation israélienne a tenté de la chasser de force de son domicile à Jéricho et, en 2015, elle a été arrêtée et emprisonnée pendant 14 mois en raison de ses activités politiques.
La prolongation de la détention administrative de Khalida Jarrar constitue une tentative d’éliminer une dirigeante efficace et populaire du mouvement national palestinien. Particulièrement en ce moment, alors que les gens descendent dans les rues un peu partout en Palestine occupée et que des milliers d’entre eux manifestent à Gaza dans le cadre de la Grande Marche du Retour, les dirigeants de son calibre sont les cibles des arrestations et des emprisonnements dans une tentative de désamorcer le combat palestinien.

Khalida Jarrar est visée en tant que dirigeante palestinienne, en tant que voix palestinienne pour la justice et en tant que femme palestinienne active. Son emprisonnement constitue une attaque de plus de l’État colonial israélien contre le peuple palestinien en lutte pour la liberté, et la détention administrative ainsi que l’emprisonnement massif de Palestiniens sont deux des armes utilisées par Israël dans ses tentatives de briser le mouvement palestinien de libération.

Nous nous associons aujourd’hui pour réclamer la libération immédiate de Khalida Jarrar, la fin de la politique et pratique de la détention administrative, et la libération des prisonniers politiques palestiniens détenus en Israël. Nous nous engageons à lutter pour la justice au cours de manifestations, d’actions, en organisant et en intensifiant les actions BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre Israël, dans l’esprit de résistance même de Khalida Jarrar.

 

Formulaire de signatures en soutien à l’Appel internationalehttps://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccPrkKQFwbmwPB-2bQiIO-yuJNScnWOqvOtSU6d5g7GhSHUA/viewform

 

Source: http://www.couppourcoup31.com/2018/06/appel-international-pour-la-liberation-de-khalida-jarrar-deputee-palestinienne-et-feministe.html

 

Version originale anglaise et arabe sur le site de Samidoun Palestinian Prisonnier Solidarity Netwworkhttp://samidoun.net/2018/06/180-groups-demand-israel-free-khalida-jarrar-jailed-a-year-without-charge-or-trial/

 

Abattre le capitalisme

Construire la solidarité

Déclaration de Georges Abdallah – 23 juin 2018

À l’occasion d’une manif unitaire parisienne pour exiger sa libération immédiate, Georges I. Abdallah a fait cette Déclaration

 

Cher«e»s camarades, Cher«e»s ami«e»s,

Vous savez, quand on est dans ces sinistres lieux depuis une « petite éternité », on est submergé par une émotion considérable lors des initiatives solidaires…Ceci étant, à vous tous mes plus chaleureuses salutations au début de cette courte prise de parole…

Par ce temps de grandes luttes Camarades, vous savoir rassemblés aujourd’hui à Paris, me remplit de force et me réchauffe le cœur et surtout me conforte dans la conviction que c’est en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste / anti-impérialiste que l’on apporte le soutien le plus significatif à ceux et à celles qui résistent depuis des décennies derrière les abominables murs.

Certainement Camarades, ce n’est pas en cherchant des astuces judiciaires ici et là que l’on arrive à faire face à l’acharnement criminel « des fondés de pouvoir du capital » dont font l’objet les résistants en captivité, mais plutôt en affirmant la détermination inébranlable dans la lutte contre leur criminel système moribond. Nous savons tous camarades, qu’en dernière instance, c’est en fonction d’un certain rapport de forces que l’on arrive à arracher nos camarades aux griffes de l’ennemi. Ce dernier ne consent à lâcher prise que quand il se rend à l’évidence que le maintien en captivité de ces protagonistes révolutionnaires pèse plus lourd dans le processus de la lutte en cours que la menace inhérente à leur libération. Il ne s’agit pas de faire comme si nous ne savions pas, que la dite justice est toujours une justice de classe au service d’une politique de classe inscrite dans la dynamique globale d’une guerre de classe à l’échelle nationale et internationale. Certes, il y a les acquis sociaux qui nous permettent de mener des batailles sur le terrain judiciaire et inutile de rappeler qu’il faut les mener à bout ces batailles ; il n’en demeure pas moins Camarades, il arrive un moment où l’on doit se rendre compte, que la dite « raison d’État » fait toujours que la bourgeoisie s’assoit sur ses propres lois quand ses intérêts semblent l’exiger. Ceci dit toute démarche qui pourrait laisser supposer que l’on a intérêt à faire semblant est carrément contre-productive même si elle est animée de toutes les bonnes intentions.  Certainement, après tant d’années de captivité, il y a et il y aura toujours, dans nos rangs des ami«e»s et des camarades qui appellent à ce qu’on fasse encore quelque chose de judiciaire et que peut-être cette fois-ci etc. etc…

Bien entendu Camarades, ce ne sont pas les bonnes intentions qui manquent ; seulement en dépit de toute les souffrances de la longue captivité, il n’y a pas et il n’y aura pas de possibilité d’échapper à l’effort nécessaire au changement de rapport de forces, si l’on désire ardemment (comme le disent certains de mes proches) libérer nos camarades. Développons la solidarité en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste / anti-impérialiste et « notre vieille amie…» cette « vieille taupe qui sait si bien travailler sous terre » ne sera pas indifférente à nos efforts. C’est justement pourquoi Camarades, c’est d’une importance capitale de savoir et de pouvoir inscrire la démarche solidaire dans la dynamique globale de la lutte en cours.

La crise du capitalisme moribond dans sa phase de putréfaction avancée est déjà là devant nos yeux au niveau planétaire, aussi bien dans les centres du système que dans ses périphéries… Ce qui se passe ces jours-ci dans le monde arabe en général, et en Palestine en particulier (au Yémen au Bahreïn, en Syrie et en Libye aussi…), est plus qu’emblématique à ce propos. Les forces impérialistes de tous bords se livrent à une guerre pluridimensionnelle, reflétant d’un côté les contradictions inter-impérialistes et de l’autre côté une guerre impérialiste de pillage et de destruction. La bourgeoisie arabe dans sa plus grande majorité a choisi son camp sans fard… La Palestine au quotidien nous donne à nous tous des leçons d’abnégation et de courage d’une exceptionnelle portée. Plus que jamais les masses populaires palestiniennes, en dépit de toutes les traîtrises de la bourgeoisie, assument leur rôle de véritable garant de la défense des intérêts du peuple. Les martyrs jeunes et moins jeunes tombent par centaines, même les mains nues. Les impérialistes de tous poils ne s’offusquent même pas devant leur ami Bibi, l’hôte distingué de l’Élysée.

Il n’en demeure pas moins, traîtrise de la bourgeoisie ou pas, interventions impérialistes   directes ou indirectes, la Résistance continue et certainement elle continuera aussi longtemps que l’occupation durera. Tout naturellement les masses populaires palestiniennes ainsi que leurs avant-gardes combattantes en captivité, peuvent compter plus que jamais sur votre solidarité active.

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur de la Palestine et de sa prometteuse Résistance.

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité, toute la solidarité avec les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

La solidarité, toute la solidarité avec les cheminots et autres prolétaires en lutte !

Honneur aux Martyrs et aux masses populaires en lutte !

À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et autres réactionnaires arabes !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et toutes celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous Camarades et ami«e»s mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires.

Votre camarade Georges Abdallah

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/g/declaration-de-georges-abdallah-23-juin-2018/

Nuovo – Partito comunista italiano on ETA dissolution.

 

Basque Country

An army who learns from his own defeats is meant to win!

June 15, 2018

We circulate an article for our English-speaker correspondents by Comrade Ulisse, Secretary of the CC of the (n)PCI, published on the June issue of Resistenza, paper and online (www.carc.it) monthly of the CARC Party (Support Committees of the Resistance – for Communism) – Italy. We trust that this will be useful both to improve mutual knowledge between organizations working on the rebirth of the communist movement and to develop an analytic evaluation of the first wave of the proletarian revolution.

The Delegation of the CC of the (n)PCI

 

 

 

Basque Country

An army who learns from his own defeats is meant to win!

 

Between mid-April and early May of this year, ETA’s executives and militants (Euskadi Ta Askatasuna – Basque Country and Freedom) declared the organization dissolved and the struggle to make the Basque country (currently about 2.5 million of people in Spain and about half a million in France, over an area of about 20 thousand square kilometres) an independent and socialist country as ended. This was a struggle that ETA had begun in 1958, gathering the legacy of the centuries-old Basque resistance to the assimilation of their country imposed by the Spanish and French states.

In Italy and in other imperialist countries numerous exponents and groups of the bourgeois left took advantage of the declaration of dissolution to start making sermons on defeatism, liquidationism and wait-and-see attitude: « the world is bad but establishing socialism is an old-fashion idea and however impossible, or something of a distant and vague future in the best-case scenario; meanwhile, let’s see what happens and try to live as well as possible; we’ll adjust what we can. » To these words and to this dull, depressed spirited people, to this servile and resigned attitude, it is useless to oppose words. We must counteract their influence with action and not to trust their theses even in the fields where the bourgeoisie endorses them as experts: a dull person sees little and badly even when they try to see!

Actually, the declaration of dissolution of the organization propagated by ETA between April and May is the conclusion of a path that ETA undertook since 2009 with the cessation of the attacks, the relinquishment of guns and finally now with the dissolution of the organization. However, there are still many criminal proceedings ongoing in Spain and France, more than 600 prisoners (taking into account the population, the number is equivalent to 12,000 prisoners in Italy) in about 70 Spanish and French prisons and a large number of wanted, illegal immigrants or in exile: about 3 thousand people took part in the discussion of dissolution, and of the 1,335 (among active, prisoners and exiles) recognized as having the right to vote, 1,077 voted, of which 997 in favour. More important, the issue of class oppression and environmental destruction remains unsolved as well as the question of national self-determination: this is a problem that in the Basque Country (the country of Guernica) is still a concern, and today in a more serious way than it is in Catalonia, Corsica and Brittany. This issue is now combined with the growing intolerance in all European countries for the abolition of national sovereignty and the intolerance against bourgeois democracy itself, in order to subordinate the countries to the political institutions of the financial oligarchy: European Union, European Central Bank  and NATO. As for class oppression and the social and environmental chaos, they are well known in Italy as in the Basque Country.

The organs of the imperialist bourgeoisie and their parrots in the bourgeois left spread the rumour that, by dissolving the organization, the members of ETA apologized to all the victims of the attacks, including the torturers of state hit by ETA and the tyrants like Carrero Blanco, the designated successor of Franco whom ETA blew up in 1973. This is false. On May 19th, Sortu, the legal organization of the Basque left that in February 2013 took the place of Batasuna, outlawed by the Spanish government in 2003, held an assembly in the large stadium of Miribilla (Bilbao). More than four thousand people paid public tribute to the fallen and to the prisoners of ETA and indicated to the people their disdain for the torturers and oppressors, including those that ETA hit with the attacks carried out from the 60’s until 2009.

For the communist movement (intended as a movement of emancipation of the oppressed classes which wants to end the division of humanity into social classes) of European countries and of all the imperialist countries in general, the dissolution of ETA is the (perhaps definitive) end of a particular story within the movement’s general history. A general history marked by the difficulty encountered by the communists of the countries where the bourgeois society is older, to free themselves from the roots of the influence of the bourgeois society: trust in bourgeois democracy, economism (reduce the struggle of the oppressed classes to a struggle for economic demands), militarism (overvaluation of the role of weapons in class struggle). A question to which the Caravan of the (n)PCI, ((nuovo) Partito Comunista Italiano – new Italian Communist Party) and the P.CARC (Partito dei Comitati d’Appoggio alla Resistenza per il Comunismo – Party of the support committees of the resistance for communism) with it, has given an answer based on science and experience: obviously it is still missing definitive sanction, but we are with all our forces committed to give (and we must give) the definitive sanction of practical victory with the establishment of socialism. A question to which all those who want to put an end to the catastrophic course of things imposed on humanity by the imperialist bourgeoisie will have to answer: mobilizing and guiding humanity to make the epochal turn that is not only possible but indispensable for survival.

Which is the particularity in the history of ETA?

ETA formed and began its struggle when the first wave of the world proletarian revolution raised by the victory of Lenin and Stalin’s party in 1917 was at its peak. Khrushchev and the modern revisionists had only recently imposed the decisive turning-point towards the exhaustion of this wave with the XX Congress of the CPSU in 1956. The struggle begun by ETA was inserted in the struggle of the communist movement of all the peoples of Spain against the fascist regime that the Catholic Church and the armed forces headed by Francisco Franco and in various ways supported by all the imperialist, Nazi-fascist and democratic powers (France, Britain and the USA at the head) had imposed against the Popular Front. This had taken the head of the government of the Spanish Republic with the general elections of 1936. The civil war unleashed by the Church and by the coup leaders was ended in 1939 with the defeat of the communist movement. In 1945 in all Europe the fight against Nazi-fascism ended with the victory of the communist movement headed by the Soviet Union of Stalin, but this victory was not enough to revive the counter-offensive of the communist movement in Spain, confirming the limits of the Spanish communist movement for which it had lost the war in 1939. ETA was born in the Basque Country in the context of the lack of counter-offensive of the communist movement in Spain and the revolutionary impotence shown by the communist movement in France and Italy in the years after 1945.

ETA has been the most heroic and determined organization in Europe in pursuing national independence and the establishment of socialism, but it has not exceeded the above-mentioned limits of the European communist movement. It is no coincidence that today’s dissolution, like the turn of 2009, is not accompanied by an analytic evaluation of the first wave of the proletarian revolution and proposals for the history to come. Every militant is invited to return as he  sees fit between the people. Even among the 47 militants who voted against dissolution, it is not yet clear to us if someone has acted on the basis of an evaluation or a proposal for the future to come.

It’s valuable for us as an evaluation of the history of ETA what the comrade Giuseppe Maj wrote many years ago in the article La lotta per il diritto all’autodeterminazione nazionale nei paesi imperialisti (The struggle for the right to national self-determination in the imperialist countries) published in n. 34 (January 2004) of the magazine Rapporti Sociali: « The movements for national self-determination of small nations are facing a crossroads. One way is that of the leadership of the popular masses in the hands of the national bourgeoisie, the church and other local notables: these in their turn are linked by a thousand interests to the imperialist bourgeoisie of the dominant nation or of other countries. It is the path that leads the independence movement to submit to the manoeuvres and intrigues of the imperialist groups and states. The other way is that of the leadership of the working class that involves the rest of the proletariat and popular masses and also obliges the national bourgeoisie, the clergy and local notables to drag themselves along with the independence movement in order not to lose the support of the popular masses from which they draw their contractual strength whit the imperialist bourgeoisie. The leadership of the working class in the movement for the right to self-determination also implies a close relationship with the revolutionary movement of the popular masses of the dominant nation.

In the current situation of weakness of the communist movement, it also implies the help of the movements for independence to the development of the revolutionary movement of the popular masses of the dominant nation: a task that today almost all the independence movements of Western Europe do not yet pursue. In general, the development of the revolutionary movement of the popular masses of the dominant nation is also a necessary condition for the victory of the national movement. Indeed, it is difficult, though not impossible, that national movements such as those of the Basque, Breton, etc. peoples can win against the imperialist states of France, Spain, etc. if these are not also targets of the revolutionary movement of the French, Spanish, etc. » (1)

But the history of the communist movement has just begun (we celebrate this year the bicentenary of Marx’s birth) and the rebirth from the exhaustion of the first wave is underway. Humanity needs it and we Communists are at work.

 

Comrade Ulisse, General Secretary of the Central Committee of the (n)PCI

 

1. The full text (in Italian)

La lotta per il diritto all’autodeterminazione nazionale nei paesi imperialisti

by Giuseppe Maj is available at

http://www.nuovopci.it/scritti/RS/RS_34_01.2004/Supplemento/autodeterminazione_nazionale.html

 

Abattre le capitalisme

construire la solidarité

Source: http://nuovopci.it/eile/en/com2018/nPCI_statement_06.2018_ETA-dissolution.html

Déclaration finale d’ETA au Peuple Basque

 

Déclaration finale d’ETA au Peuple Basque 

ETA, organisation socialiste révolutionnaire basque de libération nationale, souhaite informer le Peuple Basque de la fin de sa trajectoire, après la ratification par ses militants de la proposition de mettre un terme au cycle historique et à la fonction de l’Organisation. En conséquence de cette décision

–         ETA a entièrement défait l’ensemble de ses structures.

–         ETA a mis un terme à toute son activité politique. Elle ne sera plus un acteur qui exprime des positions politiques, engage des initiatives ou interpelle d’autres acteurs.

–         Les ex militants et militantes d’ETA poursuivront la lutte en faveur d’un Pays Basque reunifié, indépendant, socialiste, euskaldun et non patriarcal dans d’autres champs, chacun dans le domaine qu’il considère le plus opportun, avec la responsabilité et l’honnêteté de toujours.

ETA est née alors que le Pays Basque agonisait, étouffé par les serres du franquisme et assimilé par l’État jacobin, et maintenant, 60 ans plus tard, un peuple vivant existe et veut décider de son avenir, grâce au travail réalisé dans différents domaines et la lutte menée par plusieurs générations.

ETA veut mettre un terme à un cycle dans le conflit qui oppose le Pays Basque aux Etats, caractérisé par l’usage de la violence politique. Malgré cela, les États s’entêtent à perpétuer ce cycle, conscients de leur faiblesse dans la confrontation strictement politique et craignant la situation qu’engendrerait la résolution complète du conflit. En revanche, ETA n’a pas du tout peur de ce scénario démocratique, et c’est la raison pour laquelle elle a pris cette décision historique, pour que le processus en faveur de la liberté et de la paix continue à travers d’autres voies. C’est la conséquence logique de la décision adoptée en 2011 d’abandonner définitivement la lutte armée.

Dorénavant, le principal défi sera celui de construire en tant que peuple un processus axé sur l’accumulation des forces, la mobilisation populaire et les accords entre différents acteurs, tant pour aborder les conséquences du conflit que ses causes politiques et historiques. La concrétisation du droit de décider afin d’obtenir la reconnaissance nationale sera l’élément clé. L’indépendantisme de gauche va œuvrer pour que cela ouvre la voie à la constitution de l’État Basque.

Cette ultime décision, nous l’avons adoptée pour favoriser une nouvelle phase historique. ETA est née du peuple et, à présent, elle se dissout en lui.

GORA EUSKAL HERRIA ASKATUTA! GORA EUSKAL HERRIA SOZIALISTA! JO TA KE INDEPENDENTZIA ETA SOZIALISMOA LORTU ARTE!

Pays Basque, 3 mai 2018

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Euskadi Ta Askatasuna       E.T.A.

COMMUNIQUÉ ‎DU PARTI COMMUNISTE RÉVOLUTIONNAIRE – PCR À L’OCCASION DE LA MANIF DU 1ER MAI RÉVOLUTIONNAIRE 2018

 

★COMMUNIQUÉ ‎★ 1ER MAI RÉVOLUTIONNAIRE 2018 ‎★

 

Hier soir, environ 200 manifestantEs ont répondu à l’appel du PCR et ont déferlé dans les rues du centre-ville de Montréal à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses. Un peu avant le départ de la manifestation, un impressionnant dispositif policier – plus imposant qu’à l’ordinaire – s’est mis en place autour du Square Phillips. Les forces de l’ordre nous attendaient de pied ferme et comptaient bien nous barrer le chemin, ce qui ne nous a pas empêché de prendre la rue. Les manifestantEs ont descendu la côte du Beaver Hall jusqu’à l’avenue Viger, pour ensuite remonter le boulevard Robert-Bourrassa. Au coin du boulevard René-Lévesque, un groupe provenant de la manifestation de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) s’est greffé au cortège révolutionnaire. Nous avons alors poursuivi notre marche vers l’est pour ensuite emprunter la rue Peel vers le nord en cherchant à regagner le coeur du Golden Square Mile. La police, n’entendant pas nous laisser pénétrer dans ce secteur, s’est lourdement déployée à l’angle des rues du Square Dorchester et Metcalfe. RésoluEs, nous avons chargé l’épais cordon de policiers qui nous bloquait la route. Une confrontation musclée entre les manifestantEs et les forces de l’ordre s’en est suivie. De multiples projectiles ont été lancés sur les ennemis du peuple qui ont riposté par des tirs de balles de caoutchouc et de gaz lacrymogène. Un affrontement au corps à corps a eu lieu et de durs coups de drapeaux et de matraques ont été donné de part et d’autre. Des grenades fumigènes et des nuages de fumée d’extincteurs ont été dirigés vers le camp adverse pour couvrir la fuite. Trois camarades ont été immobliséEs au sol. L’un d’entre eux a finalement été relâché sur place tandis que les deux autres ont été mis en état d’arrestation. Au moins l’un d’entre eux fait face à des accusations criminelles. Quelques blessures mineures sont à déclarer dans notre camp. Du côté des forces policières, il semblerait que nous ayons envoyé au moins un des leurs à l’hôpital.

 

En somme, plus d’une centaines de drapeaux rouges ont flotté dans les rues du Nouveau Mile Doré – ce repère de bourgeois désormais perturbé à chaque année par la Manifestation du 1er mai révolutionnaire. Nous avons envahi l’un des centres financiers et commerciaux les plus importants au pays et nous n’avons pas laissé passivement la police nous imposer son agenda. Nous pouvons crier victoire!

Nous sommes venuEs rompre l’apparence de tranquillité du monde capitaliste pour révéler la violence de l’exploitation qui pèse sur les prolétaires du monde entier jour après jour. Hier, nous avons démasqué l’ennemi et nous avons frappé dans son ventre. La bourgeoisie ne tolère pas que son manège soit ainsi exposé et c’est pourquoi la répression qu’elle nous adresse est toujours plus forte d’années en années. Plus encore, elle constate que les forces qui contestent sa domination s’organisent de plus en plus et prennent de l’ampleur. La manifestation du 1er mai révolutionnaire dans le Golden Square Mile progresse et devient plus menaçante. Cette année, la bourgeoisie a déployé un arsenal répressif plus imposant que jamais pour étouffer l’élan de combativité qui enflamme cette manifestation annuelle. Le 1er mai 2019 exigera de nous l’intensification des coups que nous porterons et l’accroissement des forces que nous rassemblerons afin de poursuivre la progression entamée et de conserver l’initiative de notre côté.

 

Les masses sont de plus en plus nombreuses à être animées par la volonté de se battre pour en finir avec ce monde injuste. Elles ont une conscience aiguë de l’indécence du capitalisme et c’est un devoir pour touTEs les révolutionnaires dignes de ce nom d’embrasser leur courage et leur héroïsme : soyons à l’avant-garde du mouvement qui cherche à renverser le capitalisme en passant concrètement à l’attaque! Il faut développer une pratique qui soit en correspondance avec les idées révolutionnaires, sans quoi nous versons dans la caricature et nous décevons les attentes de ceux et celles qui aspirent à leur pleine libération.

 

Abattre le capitalisme

Construire la solidarité

Partout au pays, propageons le point de vue révolutionnaire au sein la classe ouvrière et engageons-nous dans l’action en vue du 1er mai 2019!
L’offensive est entamée! Joignez-y vos forces!
Forgeons notre parti pour vaincre notre ennemi!
Vive le 1er mai, jour de touTEs les exploitéEs!

The Kurdish Revolution is Anti-Fascist

Words from an International Volunteer in the YPG

In 2015, I made an important discovery.

A revolution was taking place in the Kurdish territories of Northern Syria known as Rojava.

The Kurds, a stateless ethnic group whose traditional territory stretches through the mountainous regions of Turkey, Syria, Iraq, and Iran, had built a revolution in the middle of the Syrian Civil War. They referred to their revolutionary system as democratic confederalism.

Democratic confederalism is a political alternative that is based on direct democracy, equality for all and ecology. It strives towards the end of ethnic and religion wars, a real equality between men and women, and a society directly managed by the people within it through neighborhood councils.

The Kurds are not looking to create a new country, since that would establish a new nation-state. The Kurds know that this is one of the main causes of conflicts, exploitation, and the rise of nationalism that can lead to fascism. The way that democratic confederalism sees the functioning of its system is through practice in local communities until it becomes the normal way of organizing and the state has been rendered useless. They don’t believe that they need an armed insurrection, but they keep the right to defend themselves against an attacker.

The Kurds started this movement, but through the years of war they gained victories and liberated many villages and cities from the Islamic State, also known as Daesh. In doing so, they gained the trust of non-Kurdish populations. It’s a trust that they earned—after having liberated and secured a city, Kurds remove their troops and let the local population manage it. The Kurds gave residents of liberated cities the choice to join the revolution or not.

Today, a large part of the Syrian Democratic Forces, the Kurdish-led coalition which was the main force behind the defeat of Daesh in Syria, is not Kurdish. In fact, the region known as Rojava goes by a different name, the Democratic Federation of Northern Syria. Rojava is a Kurdish word, and they wanted to remove this association to be more inclusive.

Symbols and acronyms of the Kurdish movement and their opponents in the Syrian Civil war. Graphic Carl Bindman.
What is so impressive about the revolution is that it was established while fighting against the brutality of Daesh, and being submitted to a supply blockade, in one of the most explosive part of the world, and it’s working! If it’s possible there, it’s possible everywhere.

Cities are now managed democratically while ensuring representation of the different ethnic origins of the inhabitants. Parity between men and women is established everywhere, including the army. So now you can go in a municipal meeting and see Arabs, Kurds, and Assyrians working together to achieve a common goal. Half of these assemblies are mandated to be women, as a measure to dismantle patriarchy.

« According to the Turkish regime, we who built and defend this revolution are terrorists. »

***

When I first heard about the revolution in 2015, the Kurds needed volunteers to help to fight against the Daesh, which was attempting to invade Kurdish territory. I was interested—I began to read up on Rojava and tried to get contacts to join them. It took a long time, but I was able to get in touch with some people in the the Kurdish militia known as the People’s Protection Units, or YPG.

By the end of August 2016, I was in Rojava. The day after my arrival, the Turkish army entered into Rojava to fight us. By drawing Kurdish troops away from the fight against Daesh, the Turkish army was supporting Daesh.

When we arrived we had a month-long training. It wasn’t only a combat training—we also learned the theory behind the revolution. Myself and two other foreigners joined a Kurdish unit that was waiting for the assault on Raqqa city, the capital of Daesh territory.

The Raqqa assault wouldn’t starts for many months. After waiting two months, we decided to go on another front so we could be more useful for the time we were in Rojava. While being redeployed, we learned that two of our friends had been killed—not by Daesh, but by the Turkish army. Their names were Robin Agiri and Zana Ciwan, they were two truly awesome people. As the Kurds say, şehid namirin, or martyrs never die.

The two of them had been taking a village controlled by Daesh near Manbij when Turkish airstrikes hit their position. Daesh was warned beforehand, so they fled behind to avoid being hit. And the Turkish government still says we are terrorists.

Shortly after I saw a doctor for an injury I got at the academy while training two months earlier. He told me that I needed to go home to get my knee fixed, it was just getting worse. It’s an awful feeling when they tell you you need to leave, and you just lost your first friends on the front line and you cannot help.

***

According to the Turkish regime, we who built and defend this revolution are terrorists.
Since February 2018, the Turkish regime has been attacking the canton of Afrin, the western part of DFNS. According to the Turkish regime, the YPG, YPJ, and SDF—those I joined—are terrorists. For the rest of the world, the troops I joined are not terrorists, but Daesh is.

This makes sense—it’s Daesh that is bombing civilians, raping women, and enslaving people. It’s Daesh that attempted to commit genocide against the Yazidi people, throws homosexuals off roofs, and drowns people in detergent because they smoked a cigarette. The list could continue for a long time. We were the one that won against Daesh, nearly eliminated them from Syria, and built a democratic confederalist revolution in their place.

Daesh, to be able to get their weapons, money and troops, has strong relations with the Turkish state. Nearly all of Daesh’s oil and cotton was sold to Turkey, a lot of their weapons came from Turkey, and their troops reached Syria by travelling through Turkey.

This all make sense for the Turkish state. It’s an authoritarian regime that wants a “nation” composed only by one people—Turks—negating the existence of minorities such as Kurds, Armenians, and others. Turkey’s current president, Recep Tayyip Erdoğan, abandoned secularism and has brought back an extremist form of Islamism in the state.

Any critique of the regime will put you in jail. Hundreds of journalists are incarcerated by the Turkish state for critical reporting. This repression of dissent, its contributions to the rise of Daesh, and its internal wars against minorities clearly makes the Turkish regime a fascist one. And it’s dangerous—the Turkish army is the second largest army of NATO.

Erdoğan is clearly dreaming of bringing back the days of the Ottoman Empire. Today, Turkey is the fifth largest trading partner of the European Union and a central point for global exchange due to its location between Europe, Africa and Asia.

Some of the international volunteers who have been killed in battle fighting alongside the Kurds. Graphic Aiden Locke.

In Turkey’s attacks on Afrin, hundreds of civilians are dying. It is estimated that over 150,000 people have been displaced by Turkish attacks.

Despite all this, comrades had resisted courageously. We don’t have anything to defend ourselves against Turkish airplanes, and the enemy is much more equipped than us. But our troops were still bravely resisting even if we were losing ground, in the hopes that a country will make a move to stop the fascist Turkish regime assault.

Sadly, this invasion has forced the Kurds to remove 1,700 troops that had previously been fighting against—and nearly eliminated—Daesh, to send them to reinforce Afrin. Again, the Turkish army is helping Daesh, who could now use this situation to counter-attack the Kurds and regain strength. If this happens, it will have been Turkey’s fault—but western governments, including Canada’s, too, since they could stop it simply by enforcing a no-fly zone over Afrin.

Even the Syrian regime, which is far from being our ally, have now joined us in the war against the Turkish invasion. They have done the same with their 1,200 troops that were on the frontlines against Daesh. They know they could be the next.

***

On March 18, 2018, the city of Afrin fell. Turkish airstrikes were so intense that the YPG/YPJ decided to evacuate the city’s civilians and withdraw in order to avoid more civilian deaths. On the last day before the city’s fall, over 100 civilians were killed. It is a terrible loss, but it is not our first one.

The YPG/YPJ are now forced to change their strategy. They are engaged in guerrilla war in an attempt to force the fascist invader to withdraw. They hope that this strategy will render the Turkish air force, its most important tool in the war, useless.

Only months ago, the world was applauding the Kurds and their allies for their brave resistance against Daesh. Now the world is silent as another fascist army is killing those same heroes.

For them it seems the Kurds have filled their role against Daesh, now they are useless. Other countries also don’t want a direct military confrontation against this fascist regime, or to lose their economic relations with Turkey.

Sooner or later, though, it will need to happen. The Turkish regime wont stop after Afrin. The fascist Erdoğan already said he would continue with Kobane and Qamişlo. The Turkish regime has already provoked European countries by threatening that they could take “Germany in three days and France in one hour.”

Maybe the other countries should remind themselves that the cost of inaction against a fascist regime was once the Second World War.

Meanwhile, the YPG-International has called for international solidarity. They are asking the good people of this world to support them and raise awareness of what’s happening there. The hope their initiative is bringing, and the threats their enemies represent, needs to be defended at all cost.

Locally in Montreal, initiatives are being planned and a lot of help will be needed. Get in touch with organizers to get involved, and even to organize some events. Conferences, demonstrations, picket lines, blockades, and more—everything is needed, and it’s needed urgently. I organize with Rojava Solidarity Montreal, and would encourage you to find us and help out.

Yesterday the Kurds spilled their blood to defend human values and get rid of barbarism—not only for them, but for all the world. Now they continue, but they are asking for our support more than ever, let’s not disappoint them.

Biji berxwedana Afrin! Long live Afrin’s resistance!

 

Source: https://thelinknewspaper.ca/article/the-kurdish-revolution-is-anti-fascist