Sommet du G7: Un État policier au Québec ?

Y a-t-il un état policier au Québec ? En tout cas, c’est un sentiment légitime que l’on peut avoir avec le déploiement des forces de l’ordre auquel nous assistons à Québec pour le Sommet du G7. On peut également se poser légitimement la question si on a vraiment le droit  de manifester librement au Québec.

À peine quelques centaines de manifestanTEs ont osé défier l’important, imposant et intimidant dispositif policier antiémeute.

Selon le bilan officiel du Groupe intégré de la sécurité (GIS), trois personnes ont été arrêtées sur le terrain en lien avec cette manifestation.

Un homme de 32 ans a été appréhendé pour possession d’arme et bris de condition. Un suspect de 24 ans a pour sa part été arrêté pour possession de matière incendiaire et bris de condition.

Puis, un homme de 36 ans a été interpellé pour avoir proféré des menaces sur Internet. L’homme a rapidement été identifié par l’équipe de la cybercriminalité de la Sûreté du Québec (SQ).

« Les policiers du Service de Police de la Ville de Québec (SPVQ) ont ensuite été en mesure de cibler rapidement l’individu sur le terrain lors de la manifestation et ainsi procéder à son arrestation », a-t-on précisé.

Les trois hommes sont détenus et doivent comparaître aujourd’hui par voie de vidéo-comparution.

Aucun méfait sur la propriété n’a été rapporté et les manifestantEs ont suivi l’itinéraire prévu.

La marche anti-G7 était organisée par 45 groupes communautaires, dont le Regroupement en éducation populaire et action communautaire de Québec et Chaudière-Appalaches.

Les manifestantEs de tous âges, munis de pancartes et de porte-voix, ont scandé de nombreux slogans : « Le G7 ne nous représente pas », « Les groupes communautaires contre le G7 ».

Les participantEs s’étaient rassembléEs pour dénoncer ce qu’ils qualifient de caractère antidémocratique et de manque de transparence du Sommet, de même que les sommes qui y sont investies.

« On est contre cette rencontre. On croit que ces sommes exorbitantes, 600 millions, qui ont été investies auraient dû être investies ailleurs, notamment dans les services publics, les programmes sociaux, et les impacts auraient été bien meilleurs », dit Alice-Anne Simard, coorganisatrice de la manifestation.

La marche s’est tenue tout au long sous haute surveillance policière. L’escouade antiémeute accompagnait pas à pas les manifestants.

Sans préciser le nombre d’agents sur place, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a mentionné que le corps policier était constitué de 1000 personnes.

 

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Tous unis contre le G7! Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la régression et à la guerre!

Unis contre le G7! Tous contre le G7!

Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la

régression et à la guerre! 

Actions contre le G7 à Québec
 


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CALENDRIER D’ÉVÉNEMENTS

UNIS CONTRE LE G7!

 

Le Canada est l’hôte du Sommet du G7 qui aura lieu au luxueux Fairmount Manoir Richelieu à La Malbaie, dans la région de Charlevoix au Québec. Le sommet est précédé de rencontres ministérielles.

La Malbaie est une petite municipalité de 8000 habitants située à 150 kilomètres au nord-est de Québec. Les environs du sommet ont été entourés d’une clôture de 3,7 kilomètres de long et de 3,5 mètres de haut, ancrée dans des poteaux de ciment enfoncés 46 centimètres dans le sol. La clôture a coûté 3,8 millions $. Une prison temporaire sera établie près de l’aréna de Clermont, une municipalité voisine, au coût de 1 million $, selon la station de radio locale CIHO. Le budget pour les événements du G7 sera de 600 millions $, soit : 259 millions $ pour la sécurité, plus de 35 millions $ pour la Défense nationale, 2 millions $ pour le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et 1 million $ pour l’Agence des services frontaliers du Canada.

Ainsi, ce Sommet du G7, comme celui du G8 à Huntsville en 2010 et du Sommet du G20 de Toronto qui l’a suivi, les médias et la police essaient de créer de la peur et de l’incertitude par rapport aux manifestations afin de démobiliser le peuple et justifier la répression des droits au nom de la sécurité publique. Ils agissent ainsi en dépit du fait que ce sont les politiques néolibérales antisociales et antinationales des pays du G7 qui répandent la destruction dans le monde au moyen de l’agression économique et militaire.


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Le réseau cellulaire de Bell a aussi été amélioré dans la région pour satisfaire aux besoins de l’organisation des sommets. La fibre optique a aussi fait son apparition à La Malbaie qui possède maintenant une connexion internet plus rapide.


Carte montrant la distance entre la « zone de libre expression » et le site du sommet

La GRC a confirmé qu’une soi-disant « zone de libre expression » sera établie dans un « terrain vacant » derrière le Musée de Charlevoix qui est situé à près de deux kilomètres de l’hôtel où le sommet aura lieu. Pendant ce temps, pour détourner l’attention de ce qu’est le G7 et de l’opposition des Canadiens à l’offensive néolibérale antisociale que ces sommets mettent de l’avant, les médias parlent de possibles confrontations violentes. Les organisations qui se sont engagées dans l’organisation d’actions d’opposition ont bien fait savoir qu’elles vont s’exprimer contre le G7 et fournir de l’information sur les alternatives à son ordre du jour. [1]

L’exclusion du peuple de la prise de décision est partout présente dans le programme officiel du G7. La réalité contredit les prétentions du premier ministre Justin Trudeau qui afforme que le Sommet vise à « trouver des solutions concrètes en vue de promouvoir l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes, l’énergie propre et la croissance économique profitable à tous ». Selon Trudeau, « en tant que partenaires du G7, nous avons la responsabilité commune de nous assurer que tous les citoyens tirent avantage de notre économie mondiale, ainsi que de laisser un monde plus sain, pacifique et sûr à nos enfants et petits-enfants ».[2]

La réalité est que les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres à cause des stratagèmes néolibéraux supranationaux pour payer les riches, et le Canada et les autres pays du G7 essaient de détourner l’attention de cette réalité en parlant d’une « relance économique » prochaine et autres choses du genre. De plus,, les frasques du président américain Donald Trump, qui, à la veille du Sommet, a imposé des tarifs « pour des motifs de sécurité nationale » sur l’acier et sur l’aluminium importés par les États-Unis du Canada, du Mexique et de l’Union européenne, placent son ordre du jour à l’avant-scène et non celui de Trudeau.

« Les guerres commerciales sont en train d’usurper un sommet qui devait initialement être une occasion de vanter les succès de la reprise économique mondiale et elles testent sévèrement la résilience de l’alliance économique occidentale représentée par le G7, écrit l’agence Bloomberg News. Le FMI prévoit que l’économie mondiale va croître cette année et l’an prochain à son rythme le plus rapide depuis 2011. » Le président Trump vient détourner l’attention de tout cela en faveur des oligopoles de la sphère d’influence de l’impérialisme américain.

Quel que soit le thème central de la rencontre du G7, cela ne change rien au fait qu’il est inacceptable que le petit nombre de pays qui comprennent le G7 décident du sort des peuples du monde. Même un coup d’oeil rapide sur le site Web du sommet montre quels procédés régressifs suivent ces sommets internationaux pour priver de pouvoir les peuples du monde et faire en sorte que leurs préoccupations et revendications soient bloquées. À cet égard, la préoccupation première des peuples est que ces sommets se tiennent dans leur dos. Les décisions antisociales et antinationales qui seront prises au détriment des peuples vont être condamnées vigoureusement et les peuples du monde vont poursuivre leurs efforts pour changer la situation en leur faveur.

Tout en oeuvre pour dénoncer le G7 !
Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la régression et à la guerre !

Notes

1. Le Conseil des Canadiens soutient que « l’ensemble du Canada devrait être une ‘zone de libre d’expression’ et que c’est une violation des droits démocratiques que de garder les personnes qui veulent protester et s’exprimer sur les questions essentielles à l’ordre du jour hors de vue des dirigeants qui prennent des décisions touchant leur vie (à souligner que les décisions du G7 entourant les changements climatiques nous affectent tous et toutes) ».

Le Conseil informe qu’au 9 mai, 23 097 personnes avaient signé sa pétition contre la présence du président américain Donald Trump au Canada pour participer au sommet du G7.

Plusieurs groupes de la société civile appellent les organisations et le public à se mobiliser pour s’opposer aux politiques des dirigeants des sept pays les plus riches de la planète. Les activités organisées comprennent des rassemblements et des activités d’éducation populaire à Charlevoix. Une manifestation contre le G7 et pour l’ouverture des frontières aura lieu au Parc des Braves à Québec le jeudi 7 juin à 18 h ; il y aura d’autres actions le vendredi 8 juin à partir de 7 h 30 et le samedi 9 juin il y aura une marche, un forum alternatif et un spectacle, le tout dans la région de Québec. Le samedi 9 juin, le forum se déroulera de 10 h à 22 h, dans le parc de la fontaine de Tourny devant l’Assemblée nationale. Une manifestation est prévue à compter de 15 h à partir de ce point de ralliement.

« Nous lançons un appel à participer à cette mobilisation avec comme objectif d’exprimer une vision du développement économique et social respectueux des peuples et de la planète. Nous voulons présenter à la population une alternative au système que nous proposent les représentants des pays les mieux nantis », explique Christian Page, représentant de la Coalition pour un forum alternatif au G7.

« Le G7 fait partie du problème en favorisant la concentration du pouvoir et de la richesse entre les mains d’une élite économique de plus en plus restreinte. Pendant que les dirigeants se pavanent devant les caméras, les véritables problèmes que les États devraient régler sont mis de côté et c’est la population qui en souffre », affirme Marie-Ève Duchesne, porte-parole des groupes de Québec mobilisés contre le G7.

La coalition souligne les impacts négatifs des politiques néolibérales qui selon elle s’accentuent avec l’élection de Donald Trump à la présidence américaine. « Ce que propose Trump, c’est d’établir une nouvelle phase de l’offensive néolibérale. Sa poli tique est basée sur plus d’exploitation des énergies fossiles, plus de guerres commerciales et moins de réglementation pour les entreprises, et les positions du gouvernement Trudeau ne constituent pas une alternative valable à celles de Trump sur ce plan », dit Page.

« Nos revendications sont claires. Il faut s’attaquer à la crise climatique et à la perte de la biodiversité, lutter contre l’accaparement de la richesse et atteindre la justice sociale, interdire les paradis fiscaux et poursuivre les entreprises et les individus qui y ont recours, combattre l’exclusion des populations racisées et enrayer les courants racistes et d’extrême-droite, en plus de reconnaître le droit à l’autodétermination des peuples autochtones », déclare Duchesne.

2. Les thèmes principaux du gouvernement Trudeau pour le sommet du G7 sont :

– Investir dans la croissance économique qui profite à tout le monde
– Se préparer aux emplois de l’avenir
– Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
– Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre
– Construire un monde plus pacifique et plus sûr

 

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Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2018/Q48022.HTM#1

Communiqué de presse – La résistance au G7 est en marche

– Pour diffusion immédiate ~

Montréal, le 2 avril 2018

Les 8 et 9 juin prochains, aura lieu le Sommet du G7, lequel réunira les représentants des sept pays les plus puissants du monde au Manoir Richelieu, à La Malbaie. Les leaders mondiaux disent vouloir s’entretenir de croissance économique, de création d’emplois, d’égalité des sexes, de changements climatiques et de politiques étrangères… Mais nous savons qu’en réalité, les rencontres du G7 sont déterminantes pour l’organisation mondiale de l’économie capitaliste en fonction des intérêts des banques, des industries pétrolières, agroalimentaires, pharmaceutiques, technologiques, de l’armement et autres grands conglomérats. C’est pour dénoncer cette hypocrisie flagrante ‒ propagée par les discours mensongers du premier ministre du Canada à saveur progressiste, démocratique et inclusive ‒ que nous avons fondé le Réseau de résistance anti-G7 (RRAG7). « Parler de la place des femmes dans le monde avec Donald Trump autour de la table pourrait faire l’objet d’une caricature et non d’une considération sérieuse et cohérente des principes mis de l’avant dans la promotion du G7 », affirme Anna, l’une des membres du RRAG7.

Le G7 s’avère être l’un des symboles phares des États néolibéraux qui légitiment le 1% le plus riche de la population mondiale en créant et maintenant les inégalités sociales et économiques. Partout à travers le monde, les travailleurs et travailleuses, les sans-emploi, les sans-statut ainsi que tous les exploitéEs et laisséEs pour compte du système capitaliste s’indignent de cette mise en scène qui coûtera plusieurs centaines de millions de dollars et refusent qu’elle soit légitimée par ceux qui en profitent.

« Nous croyons qu’il est temps de se réunir et de s’indigner vis-à-vis cette absurdité, afin de faire entendre notre voix. Il est temps de se mobiliser, de manifester et de résister face à cette mécanique orchestrée par les privilégiés ! » lance Patrick, un militant actif du réseau. Le capitalisme est une mort lente pour les droits des peuples, de même que pour les ressources naturelles qui sont décimées au profit du maintien des dynamiques de pouvoir actuelles. Nous invitons la population à se joindre aux efforts de mobilisation pour exprimer leur refus de ce système qui perpétue l’impérialisme des pays du G7 et continue de répandre un peu plus chaque jour la misère humaine et la destruction écologique aux quatre coins de la planète!

Le RRAG7 tiendra une marche unitaire festive contre le G7,  contre l’extractivisme et contre les frontières le jeudi 7 juin en soirée à Québec. Ce sera l’occasion de mettre de l’avant nos valeurs et nos luttes anti-impérialistes, anticolonialistes, antiracistes, antipatriarcales et anticapitalistes. Le RRAG7 appelle également à une journée de perturbation des activités du sommet du G7 le vendredi 8 juin dans la région de Québec.

info@antig7.org

Pour le moment, aucune entrevue ne sera accordée. Merci de votre compréhension.

Source: https://antig7.org/fr/node/86

Prisoner Correspondence Project/Projet de Correspondance pour prisonniÈr.e.s

En soutien à la lutte pour le droit à la différence des genres LGBT, Queer et al., nous publions le lien web d’un  groupe qui a pour projet de défendre les prisonnierÉs des différents genres victimes d’oppression et de répression en raison de leur identité sexuelle et qui croupissent dans les prisons du Canada et des États-Unis.

 

 

Le Projet de Correspondance pour prisonniÈr.e.s est un projet de solidarité pour les prisonniÈr.e.s gais, lesbiennes, transexuel.le.s, transgenres, non-binaires, bispirituel.le.s, intersexes, bisexuel.le.s et queers du Canada et des États-Unis, les jumelant avec des personnes de leur communauté, vivant en dehors de la prison.

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The Prisoner Correspondence Project is a solidarity project for gay, lesbian, transsexual, transgender, gendervariant, two-spirit, intersex, bisexual and queer prisoners in Canada and the United States, linking them with people a part of these same communities outside of prison.

Source : https://prisonercorrespondenceproject.com/

Déclaration d’appui à Jaggi Singh, arrêté à Montréal pour avoir « supposé la personne » de Michel Goulet à Québec

L’activiste antifa, Jaggi Singh

 

Affiché sur 29 août 2017 parMarina

Montréal, le 29 août 2017 — Ce matin, le militant montréalais Jaggi Singh a été arrêté et accusé d’avoir résisté à son arrestation et assumé l’identité d’une tierce personne après s’être identifié en blague auprès de la police de Québec comme Michel Goulet, un ancien joueur des Nordiques. Il sera transféré à Québec, où il devra comparaître en cour municipale demain à 9 h.

Cette arrestation survient dans le contexte d’une campagne haineuse menée par l’extrême droite contre la personne de Jaggi, dont une pétition mise de l’avant par le groupe raciste La Meute exigeant son arrestation. Cette campagne de salissage a été reprise par des politiciens de droite et certains journalistes au cours de la dernière semaine.

Plus particulièrement, ces accusations découlent de la participation de Jaggi à la manifestation antiraciste qui a eu lieu à Québec le 20 août dernier, où il a été brièvement détenu. Ce jour-là, près d’un millier de personnes sont descendues dans les rues de Québec pour dénoncer une manifestation anti-immigration organisée par le groupe d’extrême droite La Meute. Jaggi a passé l’entièreté de la contre-manifestation à parler dans un mégaphone, à faire jouer de la musique et à jouer avec des enfants devant la ligne de police. À un certain point, la police l’a placé en état d’arrestation, mais l’a relâché une demi-heure plus tard. Jaggi a émis une déclaration publique suite à son arrestation.

Bien qu’il ait été la seule personne arrêtée ce jour-là, Jaggi n’était pas l’organisateur de la contre-manifestation du 20 août et n’y occupait aucun rôle officiel de leadership.

Qu’à cela ne tienne, l’extrême droite au Québec considère Jaggi comme le chef d’un gigantesque complot ourdi par les antifascistes, le gouvernement fédéral et de nébuleuses élites mondialistes. Dans les médias sociaux, des fascistes et théoriciens du complot partagent des mèmes où Jaggi devient un personnage plus grand que nature, une espèce de grand manipulateur qui tire les ficelles d’absolument tout ce que fait l’extrême gauche à Montréal. Dans cet ordre d’idée tordu, il est accusé d’être le grand responsable de la contre-manifestation du 20 août, où La Meute a subi l’humiliation d’être confinée à un garage sous-terrain pendant plusieurs heures, ainsi que de tous les incidents violents qui ont eu lieu ce jour-là. Une pétition en ligne demandant que Jaggi soit arrêté et accusé de différents délits a été lancée et diffusée par des membres de l’extrême droite, dont certains membres de La Meute, du Front patriotique du Québec, de Storm Alliance et du Mouvement républicain du Québec.

Que l’extrême droite blâme une personne de couleur pour l’ensemble de l’opposition qu’elle rencontre n’a rien de surprenant. Toutefois, la situation a été exacerbée quelques jours à peine après la déconfiture de La Meute, lorsque le maire de Québec, Régis Labaume, a publiquement blâmé « la gang de Singh » et a affirmé aux médias qu’il déteste Jaggi Singh, pour ensuite le déclarer persona non grata dans la capitale provinciale. Le Journal de Montréal a enchaîné avec une chronique assassine sous la plume de Richard Martineau, intitulée « Jaggi Singh Superstar ». L’ancien ministre péquiste Bernard Drainville a ensuite invité Jaggi à son émission de radio pour exiger de lui qu’il condamne la violence qui s’est produite à Québec le 20 août. Drainville s’est théâtralement offusqué lorsque Jaggi a expliqué qu’il n’était qu’un participant à la contre-manifestation et n’était pas en position de formuler une condamnation générale.

C’est le contexte toxique dans lequel Jaggi a été arrêté ce matin. Ça n’est pas la première fois que des politiciens, des journalistes et des militants d’extrême droite collaborent pour développer un récit sensationnel qui entraîne de graves conséquences dans la vie des individus. C’est un scénario qui s’est répété à maintes reprises depuis la crise des accommodements raisonnables et n’a fait que s’intensifier sous l’effet des médias sociaux, en particulier dans le contexte actuel du passage de réfugiés au Canada. Même si Jaggi Singh n’est qu’une seule personne, et d’aucune façon le chef de qui que ce soit, il est important de condamner cette diabolisation pour ce qu’elle est et a toujours été, soit un moyen de nuire aux mouvements sociaux et aux personnes opprimées que ces mouvements soutiennent.

Nous demandons aux allié-e-s progressistes, aux antifascistes et à tous ceux et toutes celles qui ont à cœur les libertés civiles, de soutenir Jaggi et toutes les autres personnes qui seraient ciblées dans la foulée de la contre-manifestation du 20 août et harcelées par l’extrême droite de façon générale. Une manière de montrer votre appui est de vous présenter à la cour municipale de Québec demain matin à 9 h. Du covoiturage est organisé à partir de Montréal.

 

Le joueur de hockey des Nordiques de Québec, Michel Goulet

 

-30-

alerta-mtl@antifa.zone

 

Source : http://montreal-antifasciste.info/fr/2017/08/29/declaration-dappui-a-jaggi-singh-arrete-a-montreal-pour-avoir-assume-lidentite-de-michel-goulet-a-quebec/

 

La Meute, groupe d’extrême-droite, fait sa manif sous protection policière alors que la manif antifa et antiraciste fut déclarée illégale

Un membre du groupe La Meute

 

On attendait la manifestation de La Meute en début d’après-midi dimanche à Québec. C’est plutôt celle contre le racisme qui a retenu l’attention. Elle été déclarée illégale en raison d’affrontements avec les forces de la répression.

Avec environ de quatre heures de retard, les membres de La Meute ont finalement défilé dans les rues de Québec en début de soirée sous protection policière.

La marche du groupe raciste et xénophobe «La Meute»  s’est déroulée dans le silence. Ils étaient environ 600, selon le porte-parole du groupe, Sylvain Brouillette.

Les membres du groupe La Meute ont été longuement confinés dans un stationnement du centre-ville à la demande du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

 

Les membres du groupe La Meute confinés dans un des sous-sol d’un édifice du gouvernement du Québec

Des heurts entre quelques dizaines de manifestants contre le racisme majoritairement cagoulés et le SPVQ ont rapidement dégénéré au cours de l’après-midi.

Des bombes fumigènes, des chaises et des bouteilles de verre ont notamment été lancées près du parc de la Francophonie. Des feux ont aussi été allumés dans des conteneurs.

Le militant Jaggi Singh a pour sa part été arrêté, sous les protestations de la foule.

L’arrestation de JaggiSingh

 

La manifestation en faveur de l’immigration a été déclarée illégale à 14 h 15 par le SPVQ.

Puis, la police de Québec a lancé un avis de dispersion vers 16 h aux 300 personnes réunies devant le lieu de rassemblement de La Meute.

Cette décision a convaincu La Meute de retarder sa sortie du stationnement afin de faciliter le travail des policiers.

 

Face à la répression, la solidarité est notre arme

 

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Une contre-manifestation antifa lors d’un rassemblement de suprémacistes blancs et néo-nazis aux USA: au moins trois (3) mortEs et 35 blesséeEs

Vous trouverez ci-après le reportage intégral  du mass média Radio-Canada, d’où vous pouvez y visionner au moins deux (2) vidéos.

 

Le gouverneur de la Virginie, Terry McAuliffe, a fait état de trois morts dans le cadre du rassemblement suprémaciste qui a fait sombrer la ville étudiante de Charlottesville dans le chaos, samedi.

Un véhicule de marque Dodge Challenger a d’abord foncé de manière apparemment délibérée dans une foule composée, selon des témoins, de contre-manifestants hostiles au rassemblement d’extrême droite.
Une femme de 32 ans a péri.

Le conducteur a été identifié comme étant James Alex Fields Jr., un homme de 20 ans originaire de l’Ohio. Il a été arrêté et devrait faire face à une accusation de meurtre au deuxième degré.

Puis, en début de soirée, un pilote et son passager ont été tués dans l’écrasement d’un hélicoptère de la police d’État dans un secteur boisé situé à quelques kilomètres de Charlottesville.

La police de l’État a lié l’accident au rassemblement sans l’expliquer. Une enquête a été ouverte par le Bureau national de la sécurité des transports.

« Nous avons des gens qui sont venus ici pour provoquer la confusion, le chaos et le trouble, lesquels ont provoqué trois décès », a déclaré Maurice Jones, directeur municipal de Charlottesville, au cours d’une conférence de presse.

Trump lance un appel au calme

En conférence de presse au New Jersey, le président Donald Trump a condamné cette « démonstration odieuse de haine, de sectarisme et de violence ». Il a cependant tenu à souligner que « plusieurs camps » en sont responsables.

« Peu importe notre couleur, notre credo, notre religion ou notre parti politique, nous sommes tous Américains d’abord. »

  • Donald Trump, président des États-Unis

Le président américain a déjà prêté le flanc à la critique pour avoir mis du temps à condamner des actes haineux commis en son nom. Le maire de Charlottesville, Michael Signer, le met d’ailleurs en cause pour avoir ravivé les préjugés racistes lors de sa campagne présidentielle.

 

Plus tôt dans la journée, suprémacistes et contre-manifestants se sont échangé des coups de poing, se sont lancé des bouteilles d’eau et se sont pris les uns les autres pour cible avec des pulvérisateurs de produits chimiques. Des hommes vêtus d’uniformes de miliciens portaient aussi des armes à feu, mais aucun coup de feu n’a été tiré.
Le gouverneur McAuliffe a déclaré l’état d’urgence pour faciliter « la réponse de l’État à la violence ». Des policiers en tenue antiémeute ont ensuite ordonné à la foule de circuler.

Le dernier bilan de ces affrontements fait état de 35 blessés.

Le blogueur de droite Jason Kessler avait organisé ce rassemblement pour dénoncer la décision de la ville de retirer la statue du général Robert E. Lee, le dirigeant des forces des États confédérés lors de la guerre de Sécession.

Le blogueur a toutefois invité les participants à quitter la ville lorsque les autorités ont déclaré le rassemblement illégal.

La police disait s’attendre au déferlement de jusqu’à 6000 manifestants dans les rues de Charlottesville cette semaine.

Parmi eux devaient figurer des membres du KKK, des miliciens et des militants qui se réclament de l’« alt-right » – une idéologie qui incorpore généralement racisme, « nationalisme blanc » et populisme.

La Maison-Blanche a gardé le silence pendant de longues heures, samedi, à l’exception de la publication sur Twitter de la première dame, qui a déclaré qu’il faut « communiquer sans haine dans nos coeurs », même si « les États-Unis encouragent la liberté d’expression ».

En mai, un groupe de manifestants, torches à la main, s’étaient réunis autour de la statue en présence du proéminent « nationaliste blanc » Richard Spencer.

 

Source: http://beta.radio-canada.ca/nouvelle/1050026/manifestation-racisme-immigration-etats-unis-ku-klux-klan-charlottesville