Prisoner Correspondence Project/Projet de Correspondance pour prisonniÈr.e.s

En soutien à la lutte pour le droit à la différence des genres LGBT, Queer et al., nous publions le lien web d’un  groupe qui a pour projet de défendre les prisonnierÉs des différents genres victimes d’oppression et de répression en raison de leur identité sexuelle et qui croupissent dans les prisons du Canada et des États-Unis.

 

 

Le Projet de Correspondance pour prisonniÈr.e.s est un projet de solidarité pour les prisonniÈr.e.s gais, lesbiennes, transexuel.le.s, transgenres, non-binaires, bispirituel.le.s, intersexes, bisexuel.le.s et queers du Canada et des États-Unis, les jumelant avec des personnes de leur communauté, vivant en dehors de la prison.

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The Prisoner Correspondence Project is a solidarity project for gay, lesbian, transsexual, transgender, gendervariant, two-spirit, intersex, bisexual and queer prisoners in Canada and the United States, linking them with people a part of these same communities outside of prison.

Source : https://prisonercorrespondenceproject.com/

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Déclaration d’appui à Jaggi Singh, arrêté à Montréal pour avoir « supposé la personne » de Michel Goulet à Québec

L’activiste antifa, Jaggi Singh

 

Affiché sur 29 août 2017 parMarina

Montréal, le 29 août 2017 — Ce matin, le militant montréalais Jaggi Singh a été arrêté et accusé d’avoir résisté à son arrestation et assumé l’identité d’une tierce personne après s’être identifié en blague auprès de la police de Québec comme Michel Goulet, un ancien joueur des Nordiques. Il sera transféré à Québec, où il devra comparaître en cour municipale demain à 9 h.

Cette arrestation survient dans le contexte d’une campagne haineuse menée par l’extrême droite contre la personne de Jaggi, dont une pétition mise de l’avant par le groupe raciste La Meute exigeant son arrestation. Cette campagne de salissage a été reprise par des politiciens de droite et certains journalistes au cours de la dernière semaine.

Plus particulièrement, ces accusations découlent de la participation de Jaggi à la manifestation antiraciste qui a eu lieu à Québec le 20 août dernier, où il a été brièvement détenu. Ce jour-là, près d’un millier de personnes sont descendues dans les rues de Québec pour dénoncer une manifestation anti-immigration organisée par le groupe d’extrême droite La Meute. Jaggi a passé l’entièreté de la contre-manifestation à parler dans un mégaphone, à faire jouer de la musique et à jouer avec des enfants devant la ligne de police. À un certain point, la police l’a placé en état d’arrestation, mais l’a relâché une demi-heure plus tard. Jaggi a émis une déclaration publique suite à son arrestation.

Bien qu’il ait été la seule personne arrêtée ce jour-là, Jaggi n’était pas l’organisateur de la contre-manifestation du 20 août et n’y occupait aucun rôle officiel de leadership.

Qu’à cela ne tienne, l’extrême droite au Québec considère Jaggi comme le chef d’un gigantesque complot ourdi par les antifascistes, le gouvernement fédéral et de nébuleuses élites mondialistes. Dans les médias sociaux, des fascistes et théoriciens du complot partagent des mèmes où Jaggi devient un personnage plus grand que nature, une espèce de grand manipulateur qui tire les ficelles d’absolument tout ce que fait l’extrême gauche à Montréal. Dans cet ordre d’idée tordu, il est accusé d’être le grand responsable de la contre-manifestation du 20 août, où La Meute a subi l’humiliation d’être confinée à un garage sous-terrain pendant plusieurs heures, ainsi que de tous les incidents violents qui ont eu lieu ce jour-là. Une pétition en ligne demandant que Jaggi soit arrêté et accusé de différents délits a été lancée et diffusée par des membres de l’extrême droite, dont certains membres de La Meute, du Front patriotique du Québec, de Storm Alliance et du Mouvement républicain du Québec.

Que l’extrême droite blâme une personne de couleur pour l’ensemble de l’opposition qu’elle rencontre n’a rien de surprenant. Toutefois, la situation a été exacerbée quelques jours à peine après la déconfiture de La Meute, lorsque le maire de Québec, Régis Labaume, a publiquement blâmé « la gang de Singh » et a affirmé aux médias qu’il déteste Jaggi Singh, pour ensuite le déclarer persona non grata dans la capitale provinciale. Le Journal de Montréal a enchaîné avec une chronique assassine sous la plume de Richard Martineau, intitulée « Jaggi Singh Superstar ». L’ancien ministre péquiste Bernard Drainville a ensuite invité Jaggi à son émission de radio pour exiger de lui qu’il condamne la violence qui s’est produite à Québec le 20 août. Drainville s’est théâtralement offusqué lorsque Jaggi a expliqué qu’il n’était qu’un participant à la contre-manifestation et n’était pas en position de formuler une condamnation générale.

C’est le contexte toxique dans lequel Jaggi a été arrêté ce matin. Ça n’est pas la première fois que des politiciens, des journalistes et des militants d’extrême droite collaborent pour développer un récit sensationnel qui entraîne de graves conséquences dans la vie des individus. C’est un scénario qui s’est répété à maintes reprises depuis la crise des accommodements raisonnables et n’a fait que s’intensifier sous l’effet des médias sociaux, en particulier dans le contexte actuel du passage de réfugiés au Canada. Même si Jaggi Singh n’est qu’une seule personne, et d’aucune façon le chef de qui que ce soit, il est important de condamner cette diabolisation pour ce qu’elle est et a toujours été, soit un moyen de nuire aux mouvements sociaux et aux personnes opprimées que ces mouvements soutiennent.

Nous demandons aux allié-e-s progressistes, aux antifascistes et à tous ceux et toutes celles qui ont à cœur les libertés civiles, de soutenir Jaggi et toutes les autres personnes qui seraient ciblées dans la foulée de la contre-manifestation du 20 août et harcelées par l’extrême droite de façon générale. Une manière de montrer votre appui est de vous présenter à la cour municipale de Québec demain matin à 9 h. Du covoiturage est organisé à partir de Montréal.

 

Le joueur de hockey des Nordiques de Québec, Michel Goulet

 

-30-

alerta-mtl@antifa.zone

 

Source : http://montreal-antifasciste.info/fr/2017/08/29/declaration-dappui-a-jaggi-singh-arrete-a-montreal-pour-avoir-assume-lidentite-de-michel-goulet-a-quebec/

 

La Meute, groupe d’extrême-droite, fait sa manif sous protection policière alors que la manif antifa et antiraciste fut déclarée illégale

Un membre du groupe La Meute

 

On attendait la manifestation de La Meute en début d’après-midi dimanche à Québec. C’est plutôt celle contre le racisme qui a retenu l’attention. Elle été déclarée illégale en raison d’affrontements avec les forces de la répression.

Avec environ de quatre heures de retard, les membres de La Meute ont finalement défilé dans les rues de Québec en début de soirée sous protection policière.

La marche du groupe raciste et xénophobe «La Meute»  s’est déroulée dans le silence. Ils étaient environ 600, selon le porte-parole du groupe, Sylvain Brouillette.

Les membres du groupe La Meute ont été longuement confinés dans un stationnement du centre-ville à la demande du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

 

Les membres du groupe La Meute confinés dans un des sous-sol d’un édifice du gouvernement du Québec

Des heurts entre quelques dizaines de manifestants contre le racisme majoritairement cagoulés et le SPVQ ont rapidement dégénéré au cours de l’après-midi.

Des bombes fumigènes, des chaises et des bouteilles de verre ont notamment été lancées près du parc de la Francophonie. Des feux ont aussi été allumés dans des conteneurs.

Le militant Jaggi Singh a pour sa part été arrêté, sous les protestations de la foule.

L’arrestation de JaggiSingh

 

La manifestation en faveur de l’immigration a été déclarée illégale à 14 h 15 par le SPVQ.

Puis, la police de Québec a lancé un avis de dispersion vers 16 h aux 300 personnes réunies devant le lieu de rassemblement de La Meute.

Cette décision a convaincu La Meute de retarder sa sortie du stationnement afin de faciliter le travail des policiers.

 

Face à la répression, la solidarité est notre arme

 

Abattre le capitalisme

Construire le solidarité!

Une contre-manifestation antifa lors d’un rassemblement de suprémacistes blancs et néo-nazis aux USA: au moins trois (3) mortEs et 35 blesséeEs

Vous trouverez ci-après le reportage intégral  du mass média Radio-Canada, d’où vous pouvez y visionner au moins deux (2) vidéos.

 

Le gouverneur de la Virginie, Terry McAuliffe, a fait état de trois morts dans le cadre du rassemblement suprémaciste qui a fait sombrer la ville étudiante de Charlottesville dans le chaos, samedi.

Un véhicule de marque Dodge Challenger a d’abord foncé de manière apparemment délibérée dans une foule composée, selon des témoins, de contre-manifestants hostiles au rassemblement d’extrême droite.
Une femme de 32 ans a péri.

Le conducteur a été identifié comme étant James Alex Fields Jr., un homme de 20 ans originaire de l’Ohio. Il a été arrêté et devrait faire face à une accusation de meurtre au deuxième degré.

Puis, en début de soirée, un pilote et son passager ont été tués dans l’écrasement d’un hélicoptère de la police d’État dans un secteur boisé situé à quelques kilomètres de Charlottesville.

La police de l’État a lié l’accident au rassemblement sans l’expliquer. Une enquête a été ouverte par le Bureau national de la sécurité des transports.

« Nous avons des gens qui sont venus ici pour provoquer la confusion, le chaos et le trouble, lesquels ont provoqué trois décès », a déclaré Maurice Jones, directeur municipal de Charlottesville, au cours d’une conférence de presse.

Trump lance un appel au calme

En conférence de presse au New Jersey, le président Donald Trump a condamné cette « démonstration odieuse de haine, de sectarisme et de violence ». Il a cependant tenu à souligner que « plusieurs camps » en sont responsables.

« Peu importe notre couleur, notre credo, notre religion ou notre parti politique, nous sommes tous Américains d’abord. »

  • Donald Trump, président des États-Unis

Le président américain a déjà prêté le flanc à la critique pour avoir mis du temps à condamner des actes haineux commis en son nom. Le maire de Charlottesville, Michael Signer, le met d’ailleurs en cause pour avoir ravivé les préjugés racistes lors de sa campagne présidentielle.

 

Plus tôt dans la journée, suprémacistes et contre-manifestants se sont échangé des coups de poing, se sont lancé des bouteilles d’eau et se sont pris les uns les autres pour cible avec des pulvérisateurs de produits chimiques. Des hommes vêtus d’uniformes de miliciens portaient aussi des armes à feu, mais aucun coup de feu n’a été tiré.
Le gouverneur McAuliffe a déclaré l’état d’urgence pour faciliter « la réponse de l’État à la violence ». Des policiers en tenue antiémeute ont ensuite ordonné à la foule de circuler.

Le dernier bilan de ces affrontements fait état de 35 blessés.

Le blogueur de droite Jason Kessler avait organisé ce rassemblement pour dénoncer la décision de la ville de retirer la statue du général Robert E. Lee, le dirigeant des forces des États confédérés lors de la guerre de Sécession.

Le blogueur a toutefois invité les participants à quitter la ville lorsque les autorités ont déclaré le rassemblement illégal.

La police disait s’attendre au déferlement de jusqu’à 6000 manifestants dans les rues de Charlottesville cette semaine.

Parmi eux devaient figurer des membres du KKK, des miliciens et des militants qui se réclament de l’« alt-right » – une idéologie qui incorpore généralement racisme, « nationalisme blanc » et populisme.

La Maison-Blanche a gardé le silence pendant de longues heures, samedi, à l’exception de la publication sur Twitter de la première dame, qui a déclaré qu’il faut « communiquer sans haine dans nos coeurs », même si « les États-Unis encouragent la liberté d’expression ».

En mai, un groupe de manifestants, torches à la main, s’étaient réunis autour de la statue en présence du proéminent « nationaliste blanc » Richard Spencer.

 

Source: http://beta.radio-canada.ca/nouvelle/1050026/manifestation-racisme-immigration-etats-unis-ku-klux-klan-charlottesville

Pour une commission d’enquête publique partagée sur la surveillance policière des journalistes ET des activistes politiques

Déclaration commune diffusée à l’initiative de Pascal Dominique-Legault, candidat au doctorat au département de sociologie de l’Université Laval

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Face à la répression, la solidarité est notre arme!

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Pour une commission d’enquête publique partagée sur la surveillance policière des journalistes et des activistes politiques

 

Québec, le 16 novembre 2016

ATTENDU QUE la Charte des droits et libertés de la personne et le Code de déontologie policière du Québec interdisent, chacun à sa façon, les actes fondés sur des convictions politiques;

ATTENDU QU’en juillet 2015, La Presse et Le Devoir révélaient que des documents internes de prise de décision problématiques du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) contenaient des détails qui laissaient croire à du profilage politique dans la mise en place de son projet GAMMA (Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes);

ATTENDU QU’une étude parue et une seconde étude à paraître de ces documents internes, concluent notamment que malgré qu’on ait légitimé GAMMA comme s’attaquant seulement à des « crimes » au SPVM, sa mise en place et ses moyens policiers ont également été fondées sur une problématisation de convictions politiques spécifiques (comme le positionnement antiautoritaire de groupes);

ATTENDU QUE d’autres documents internes du SPVM obtenus, révélés le 4 novembre dernier, par Le Devoir, démontrent que la haute direction du SPVM (son comité de direction de la Direction des opérations) a cautionné et autorisé le projet GAMMA en avril 2010 à partir de ces mêmes documents problématiques, et ce, à un point tel de décider d’y affecter des ressources d’enquête et de gendarmerie;

ATTENDU QUE cinq ans après la révélation publique de l’existence de GAMMA, au moins quatre plaintes officielles ont été déposées à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et au Commissaire à la déontologie policière et que celles-ci n’ont jamais atteint le stade du déclenchement d’une seule enquête;

ATTENDU QUE la présente crise de confiance envers la police est alimentée par l’inaction des autorités politiques qui ne sont pas intervenues jusqu’à présent pour gérer ces sérieuses allégations de profilage politique;

ATTENDU QUE le gouvernement du Québec a annoncé, le 3 novembre dernier, qu’il instituera une commission d’enquête publique sur la liberté de la presse, y compris la protection des sources journalistiques, et l’indépendance des pouvoirs politiques, policiers et médiatiques;

ATTENDU QUE le Journal de Montréal révélait, le 1er novembre, qu’un membre de l’état-major du SPVM s’est adressé à une cinquantaine de hauts gradés du SPVM en avril dernier en lançant à ses collègues le mot d’ordre sans équivoque de la nécessité de « briser la culture du coulage » au SPVM. Et, le lendemain, La Presse révélait, dans l’affaire de la surveillance des journalistes par les policiers de la Sûreté du Québec, que l’ancien ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, avait demandé au Directeur général de la SQ de l’époque, Mario Laprise, des comptes sur les fuites de l’enquête « Diligence ». Et que, le 7 novembre, La Presse révélait, dans l’affaire de la surveillance policière du journaliste Patrick Lagacé, que ce dernier aurait été enquêté et surveillé par la police suite à une fuite concernant un constat d’infraction impliquant l’actuel maire de Montréal, Denis Coderre, qui aurait communiqué directement avec le chef de police de l’époque, Marc Parent;

ATTENDU QUE ces événements posent, tout comme l’affaire GAMMA (sanctionnée par la haute direction du SPVM), la question commune de l’autorisation ou du cautionnement (plus ou moins actif et formel) de cibles de surveillance inappropriées, vraisemblablement illégales, discriminatoires et dérogatoires (allant des journalistes, aux mouvements marginaux et anarchistes), et ce, aux plus hautes instances des corps policiers québécois et, dans certains cas, des instances politiques;

ATTENDU QU’il n’existe toujours pas une volonté des autorités qui contrôlent les opérations policières d’acquérir la connaissance et l’information sur la nature des opérations justement nécessaires pour un contrôle efficace des opérations policières (Rapport Keable, 1981);

ATTENDU QU’il n’existe toujours pas de mécanismes de contrôle des opérations policières québécoises indépendants et continus qui permettent d’efficacement surveiller les opérations policières, en temps réel et opportun, dans les domaines où les citoyens sont le plus susceptibles d’être lésés (les enquêtes policières, le renseignement, la lutte antisubversive, les mesures d’urgence, le contrôle des foules, etc.) (Rapport Keable, 1981);

ATTENDU QUE nous dénonçons toute criminalisation et stigmatisation de la dissidence et de nos opinions, comme nous dénonçons toute forme de profilage politique, social et racial;

Nous, soussignés, demandons au gouvernement du Québec :

D’élargir le mandat de la commission d’enquête publique qui sera instituée sur la surveillance policière des journalistes au Québec afin qu’il porte également sur la surveillance des activités politiques des mouvements perçus marginaux et anarchistes sur la base des moyens policiers adoptés dans le cadre de la problématisation de convictions politiques cautionnée et autorisée par la haute direction dans le projet GAMMA;

De s’assurer qu’un volet de la commission d’enquête publique aborde les processus plus larges de cautionnement et d’autorisation de ces cibles inappropriées et, vraisemblablement illégales, discriminatoires et dérogatoires (des journalistes jusqu’aux mouvements marginaux et anarchistes), et ce, aux plus hautes sphères;

De s’assurer qu’un volet de la commission d’enquête publique aborde et recommande des mécanismes de contrôle des opérations policières québécoises indépendants et continus, pour protéger les citoyens qui sont le plus susceptibles d’être lésés par les opérations policières québécoises, et ce, tant les journalistes, les activistes politiques, les mouvements marginaux et anarchistes, que les gens susceptibles d’être victimes de profilage ponctuel ou systémique;

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Cosignataires de la déclaration

 

Organisations

Association des juristes progressistes (AJP)

Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP)

Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC-Montréal)

Fédération de la CSN-Construction

Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)

Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE)

Secours Rouge du Canada (section Québec)

Table régionale des organismes communautaires de la Montérégie (TROC-M)

 

Individus

André C. Drainville, professeur de sociologie à l’Université Laval

Céline Bellot, professeure de service social à l’Université de Montréal, Directrice de l’Observatoire sur les profilages racial, social et politique

Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique à l’UQAM, membre de l’Observatoire sur les profilages.

Marco De Fabrizio, président du C.A, L’En-Droit de Laval

Marcos Ancelovici, professeur de sociologie à l’UQAM, Chaire du Canada de recherche en sociologie des conflits sociaux. 

Marie-Hélène Arruda, coordonnatrice du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE)

Michel Seymour, professeur de philosophie, Université de Montréal.

Pascale Dufour, professeure de science politique à l’Université de Montréal, membre de l’Observatoire sur les profilages.

Rémi Bachand, professeur de sciences juridiques, UQAM.

Samir Shaheen-Hussain, MD CM, FRCPC, professeur de médecine, Université McGill, clinicien, Division of Pediatric Emergency Medicine,  Hôpital de Montréal pour enfants.

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Déclaration commune diffusée à l’initiative de Pascal Dominique-Legault, candidat au doctorat au département de sociologie de l’Université Laval

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Secours Rouge Québec

Face à la répression, la solidarité est notre arme!

 

Source: https://profilages.info/2016/11/16/pour-une-commission-denquete-publique-partagee-sur-la-surveillance-policiere-des-journalistes-et-des-activistes-politiques/

INDIA: Press Release January 2nd 2016 FREE SAIBABA!

Dr Saibaba

Press Release
January 2nd 2016

The Committee for the Defence and Release of Dr. GN Saibaba with Delhi University Teachers Association (DUTA) held a united protest in association with more than 40 organisations from all over Delhi and other states condemning the re-arrest of Dr. GN Saibaba and the charge of contempt of court on Arundhati Roy. Dr. Saibaba is a professor of English in Ram Lal Anand College of Delhi University and a democratic rights activist who has spoken for the rights of dalits, adivasis and oppressed masses for over twenty years and led a campaign against the state sponsored war codenamed Operation Green Hunt in Central India. He is also a man with 90% physical disability and moves in a wheelchair. Despite this, the Maharashtra Police has charged him under various sections of UAPA, declared him a “dreaded Maoist”, held him in the ‘anda’ cell of the Nagpur Central Prison for 14 months. During this time it has not been able to prove any of charges made against him. He was released on interim bail by the Bombay High Court in May 2015 on medical grounds as his health deteriorated rapidly inside jail, the muscle degenerated and he developed paralysis in his left hand and the prison condition aggravated his heart and spinal problems while adding to complications in his kidney. However, while he was undergoing treatment for life threatening ailments, the court order of 23rd December 2015 of the Nagpur Bench of the Bombay High Court cancelled his bail and alleged a ‘conspiracy’ to establish medical grounds. He was remanded back to Nagpur Central Jail within 48 hours, incidentally when the courts were on Winter Vacation, so that he would not be able to file against the order. This Single Bench Judgment also charged writer and activist Arundhati Roy with contempt of court for writing an article titled ‘Professor, P.O.W.’ in Outlook magazine in May 2015 seeking the release of Dr. GN Saibaba. This united protest in Jantar Mantar on the 2nd of January (Saturday) from 12 noon onwards saw the participation of parliamentarians, intellectuals, professors, students, cultural activists, workers, advocates, filmmakers and democratic rights activists from across political orientations.

The united protest was chaired by DUTA President Nandita Narain. She condemned the treatment meted out to Dr. Saibaba and as a member of the Committee for the Defence and Release of Dr. GN Saibaba, she urged all democratic voices to unite and assert the right to dissent. The protest meeting was addressed by D. Raja, Member of Parliament from Communist Party of India, who has been taking up the issue in parliament and vowed to continue doing so. He demanded the unconditional release of Dr. GN Saibaba and said, “We are not here to beg mercy from this state machinery. Dr. Saibaba has the legal right to be released. Holding him in prison amounts to subjecting him to torture.” He found the charge of conspiracy to release Dr. Saibaba on medical grounds made by the Nagpur Bench of the Bombay High Court highly deplorable and asserted that the judiciary doesn’t have the right to decide if people should speak or not. Ashok Bharti of NACDOR (National Confederation of Dalit Organisations) expressed his solidarity with Dr. Saibaba’s struggle and saw this as an attack on the dalits, adivasis and the most oppressed people of this country. He said, “The manner in which the State, the police and the judiciary is conspiring to keep him (Dr. Saibaba) in jail shows that the judiciary like all other state apparatuses is not representative of the vast majority of people.” Dr. Mrigank of CPIML (New Democracy) reiterated this point and said, “The illusion that the judiciary is independent has broken.” He found the treatment meted out to Dr. Saibaba by the Maharashtra police to be criminal. Filmmaker Sanjay Kak highlighted the case of Dr. Binayak Sen along with that of Dr. GN Saibaba. He found that, “It is clear that the state is afraid of all such voices like that of Binayak Sen and GN Saibaba who have relentlessly worked to expose the anti-people activities of the State in Central India before all of us.” He urged everyone to continue speaking out on the issues that the State hoped to suppress by arresting Dr. Saibaba. Vasantha, Dr. GN Saibaba’s partner, expressed the prolonged torment of living under the gaze of the police and media and the pain of watching Dr. Saibaba’s health deteriorate over the last three years. She said, “Despite the conditions in which we have had to struggle for speaking up against injustice in a country that calls itself a democracy, the solidarity of people from across the country keeps us strong.”
Ex-DUTA President and leader of DTF Shaswati Majumdar saw the arrest of Dr. Saibaba as an attack on democracy and conveyed the need for a united struggle for democratic rights. JNUSU President Kanhaiya Kumar expressed his solidarity with the campaign for the release of Dr. Saibaba and remarked at the motive behind arresting people like him. He found that “The State doesn’t want people who pose a mirror against their definition of nationhood and development to speak, be it with guns or with pens. And, attacking the intellectual contribution of people like Dr. Saibaba and Arundhati Roy is done with the motive of scaring all such voices that have been speaking out. Arjun Prasad Singh of PDFI found that whenever people raise their voice and lead struggles for the rights of the oppressed, the ruling establishment tries to crush such voices. He emphasised on the need for a united struggle as the only way forward to establish the right for democratic dissent. Leaders of workers unions spoke of the judgment on the Pricol case as well as the Maruti Suzuki struggle and marked the difference in the way the judiciary treats those who raise their voice against injustices to marginalised sections and those from affluent and powerful sections inflicting injustices. Several speakers from teachers unions in DU, JNU and AUD spoke in solidarity with Dr. Saibaba and demanded his immediate release. Student activists, cultural performers, and writers from Progressive Writers Association also expressed their solidarity and urged the need to carry the struggle forward.
All the participants in the united protest signed a joint statement demanding the immediate release of Dr. GN Saibaba and the quashing of the charge of contempt of court against Arundhati Roy. Meetings in solidarity with Dr. GN Saibaba and Arundhati Roy have taken place all over the country, especially in Andhra and Telangana, in Hyderabad, and his hometown Amalapuram. The Committee for the Defence and Release of Dr. GN Saibaba and all the organisations who have come together in solidarity vow to continue the struggle for the release of Dr. Saibaba and for the right to democratic dissent.

COMMITTEE FOR THE DEFENCE AND RELEASE OF DR. GN SAIBABA & Delhi University Teachers Association (DUTA) along with Aahwan: Ek Sanskritik Muhim, All India Students Association (AISA), All India Students Federation (AISF), Ambedkar University Delhi Faculty Association (AUDFA), Birsa Ambedkar Phule Students Association (BAPSA), Bhor, Bhagat Singh Chhatra Ekta Manch (BSCEM), Collective, Communist Party of India (CPI), CPIML (Liberation), CPIML (New Democracy), CPIML (New Proletariat), Disha, Democratic Students Federation (DSF), Democratic Students Union (DSU), Democratic Teachers Federation (DTF), Indian Federation of Trade Unions (IFTU), Inquilabi Mazdoor Kendra (IMK), Jawaharlal Nehru University Students Union (JNUSU), Jan Sanskritik Manch (JSM), Jamia Teachers Students Association (JTSA), Krantikari Naujawan Sabha (KNS), Krantikari Yuwa Sangathan (KYS), Lok Shikshak Manch (LSM), Marxwadi Vichar Manch, Morcha, New Socialist Initiative (NSI), Nowruz, Parivartankami Chhatra Sangathan (Pachhas), Peoples Democratic Front of India (PDFI), Prawasi Mazdoor Adhikar Parishad (PMAP), Resistance in Brush (RIB), Samajwadi Janparishad, Sangwari, Sanhati, Students Islamic Organisation (SIO-JNU), Students Federation of India (SFI), The New Materialists (TNM) and others.

Palestine : La détention administrative d’Abdul Razeq Farraj renouvelée, Lina Khattab libérée

 

Adbul Razeq Farraj, journaliste, directeur de l’Union des Comités de Travail Agricole et accusé d’être membre du FPLP est emprisonné sans procès ni inculpation depuis le 25 février 2014. C’est la quatrième fois que sa détention administrative est renouvelée par les autorités israéliennes.

De son coté, Lina Khattab, danseuse et étudiante qui avait été arrêtée le 13 décembre 2014 (voir notre précédent article) à l’occasion d’une manifestation de soutien avec les prisonniers politiques palestiniens (à l’occasion du 47ème anniversaire du FPLP) et accusée d’avoir lancé des pierres, a été libérée le 11 juin dernier. Elle a annoncé qu’elle étudiera le droit au lieu du journalisme après avoir vécu elle-même les conditions des prisonniers politiques palestiniens.

La libération de Lina Khattab.

 

linakattab

 

Source : http://www.secoursrouge.org/Palestine-La-detention-administrative-d-Abdul-Razeq-Farraj-renouvelee-Lina