Georges Ibrahim Abdallah à la fête de Rouge Midi ce 8 juillet 2018

Georges Abdallah était à l’honneur, dimanche 8 Juillet, à la Fête de Rouge Midi organisée par Rouges Vifs/ANC 13.

➣ Stands : BDS, FUIQP, ex-Fralib, entre autres participants…
➣ Débats : luttes passées et actuelles, syndicalisme et politique…
➣ Jeux, musique et restauration…

A l’issue de cette fête, un message de Georges Abdallah https://sd-5b.archive-host.com/membres/up/29b72e7b8387d2014690b4aea20c293508c66477/docs/GA_Rouges_Vifs_080718.pdf a été lu par une camarade du FUIQP :

Cher-e-s Camarades, cher-e-s ami-e-s,

Me permettre de participer aux activités proposées aujourd’hui à la faveur de la fête de « Rouges Vifs » m’honore au plus haut degré et m’apporte beaucoup de votre enthousiasme et votre détermination.

Bien entendu Camarades, par le temps qui court, les diverses expressions de la lutte et les espoirs et les problèmes qui leur sont inhérents imprègnent l’ambiance générale de toutes nos festivités…

Ainsi, nous ne pouvons pas être indifférents, mais plutôt plus qu’admiratifs à l’endroit de nos camarades cheminots qui s’opposent avec détermination au gouvernement qui veut leur infliger une défaite historique. Depuis plus de trois 3 mois, ils mettent en jeu à travers leur grève le rapport de force entre les classes sociales dans ce pays…

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit des masses populaires palestiniennes et les combattants de la Résistance qui s’opposent courageusement à la barbarie de la soldatesque sioniste et les hordes des colons dans des conditions particulièrement difficiles.

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit de ces masses populaires du Rif qui font face à la répression du gouvernement marocain à travers ce « Hirak » revendicatif et solidement ancré dans le tissu populaire…

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit de nos camarades communistes et nos camarades Kurdes qui font face au régime fascisant en Turquie…

Nous ne pouvons pas être indifférents face aux massacres orchestrés par les impérialistes à travers les potentats de l’Arabie Saoudite et du Golfe au Yémen…

Bien entendu Camarades, la liste est loin d’être exhaustive et on peut l’allonger encore et encore ; il suffit de jeter un coup d’oeil rapide sur la situation en Afrique pour se rendre compte de la destruction généralisée imposée par les diverses interventions impérialistes à tout un continent.

Des milliers d’hommes et de femmes, dont les conditions existentielles les poussent à se jeter à la mer dans l’espoir de trouver un quelconque avenir différent de celui que le système capitaliste réellement existant leur a réservé dans leurs divers pays.

Camarades,

Ne pas être indifférents aux divers processus de lutte susmentionnés, c’est à priori, ne pas faire abstraction de la dynamique globale qui structure et façonne les rapports entre les forces sociales protagonistes de tous ces processus.

Certainement ce n’est pas le moment ni le lieu les mieux appropriés pour développer ces propos. Seulement peut-être serait-il utile de se rappeler que de nos jours, nous vivons tous sous l’hégémonie du capital mondialisé. Aucun pays ne peut échapper complètement au mécanisme destructeur de cette hégémonie. C’est ce « capitalisme mondialisé » à savoir le capitalisme réellement existant, qui est en crise. Les processus des luttes susmentionnés s’inscrivent dans cette crise. C’est contre ce capitalisme que les communistes et tous les protagonistes révolutionnaires devront vaincre pour vaincre la barbarie… et c’est bien pourquoi on ne pas faire abstraction de la dynamique globale qui structure et façonne les rapports entre les forces sociales protagonistes de tous ces processus de lutte, aussi bien en France qu’en Afrique que dans les diverses entités du monde arabe.

La crise du capitalisme moribond dans sa phase de putréfaction avancée est la crise du capitalisme mondialisé. Bien entendu, encore faut-il aller plus loin que le simple constat de ses manifestations immédiates, et mettre en évidence les causes profondes de cette crise insurmontable du capitalisme, et par là même démasquer l’inanité des différentes propositions réformistes qui fleurissent ces jours-ci en France ou ailleurs en Europe dans les milieux de la gauche social-démocrate et surtout électoraliste… Pas de sortie de crise dans le cadre du capitalisme. On ne le répète jamais assez : le capitalisme mondialisé est le capitalisme réellement existant aujourd’hui, et l’agonie de son monde ne s’achèvera que dans le dépassement du capitalisme vers le communisme et certainement pas à travers des compromis dits historiques et autres illusoires tentatives de sauvegarder les acquis d’un soi-disant capitalisme démocratique à visage humain, mais plutôt à travers la lutte implacable de « classe contre classe ».

Les démocrates réformateurs nous promettent des mesures étatiques qui opéreraient contre les exigences du capital mondialisé… et oui rien que ça ! L’État ne serait plus le fondé de pouvoir du capital ! Il ne serait plus le « fonctionnaire du capital » ; par enchantement il va favoriser les intérêts des masses populaires contre le capital !
Camarades, certainement il y a place pour d’autres futurs que la soumission aux diktats impérialistes dont on voit, à longueur de journées, les néfastes conséquences de leur mise en oeuvre sous forme de destructions de villes entières et de dépeçage des États quelque peu contestataires avec les cortèges de morts, de déplacés et autres migrants.

« … les communistes ne se distinguent des autres partis prolétariens qu’en ce que, d’une part, dans les différentes luttes nationales des prolétaires, ils soulignent et font valoir les intérêts communs à l’ensemble du prolétariat, indépendamment de la nationalité et que, d’autre part, dans les différentes phases du développement que traverse la lutte entre prolétariat et bourgeoisie, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité. »
« … les propositions théoriques des communistes ne reposent nullement sur des idées, des principes inventés ou découverts par tel ou tel réformateur utopiste. Elles ne sont que l’expression générale des rapports réels issue d’une lutte de classes existante, d’un mouvement historique qui s’opère sous nos yeux. »

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité, toute la solidarité avec les cheminots et les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous et toutes mes plus chaleureuses salutations
Votre Camarade Georges Abdallah
dimanche 8 juillet 2018

 

Abattre le capitalisme

Construire le solidarité

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/g/georges-abdallah-a-la-fete-de-rouge-midi/

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Israel is arming neo-nazis in Ukraine and Canada is an accomplice

A complete file which revealed the links between neo-nazis with Israel and Canada

Israel is arming neo-Nazis in Ukraine

https://electronicintifada.net/content/israel-arming-neo-nazis-ukraine/24876
The Electronic Intifada ​ ​4 July 2018Israel is arming neo-Nazis in Ukraine Asa Winstanley *

The Azov Battalion uses the Nazi Wolfsangel

<https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Wolfsangel&oldid=842806141> symbol
as its logo. Its founder Andriy Biletsky (center) has moved to ban “race mixing” in the Ukranian parliament.
(Azov/Twitter
<https://twitter.com/Polk_Azov/status/992866632577028097>)

Israeli arms are being sent to a heavily armed neo-Nazi militia in Ukraine,
The Electronic Intifada has learned.

Azov Battalion online propaganda shows Israeli-licensed Tavor rifles in the
fascist group’s hands, while Israeli human rights activists have protested
arms sales to Ukraine on the basis that weapons might end up with
anti-Semitic militias.

In a letter “about licenses for Ukraine” obtained by The Electronic
Intifada, the Israeli defense ministry’s arms export agency says they are
“careful to grant licenses” to arms exporters “in full coordination with
the Ministry of Foreign Affairs and other government entities.”

The 26 June letter was sent in reply to Israeli lawyer Eitay Mack
<https://electronicintifada.net/tags/eitay-mack> who had written a detailed
request demanding Israel end all military aid to the country.

Azov’s official status in the Ukrainian armed forces means it cannot be
verified that “Israeli weapons and training” are not being used “by
anti-Semitic or neo-Nazi soldiers,” Mack and 35 other human rights
activists wrote.

They had written that Ukrainian armed forces use rifles made in Israel “and
are trained by Israelis,” according to reports in the country.

The head of the Israeli arms export agency declined to deny the reports, or
to even discuss cancellation of the weapons licenses, citing “security”
concerns.

But Racheli Chen, the head of the agency, confirmed to Mack she had “carefully read your letter,” which detailed the fascist nature of Azov and the reports of Israeli arms and training.

Both the defense ministry letter and Mack’s original request can be read in
the original Hebrew below. Israeli rifles in Ukraine

The fact that Israeli arms are going to Ukrainian neo-Nazis is supported by Azov’s own online propaganda.

On its YouTube channel, Azov posted a video “review” of locally produced
copies of two Israeli Tavor rifles <https://iwi.net/tavor/tavor-tar-integral/> – seen in this video:

Azov-lesson | A review of the assault rifle « Fort 221 », machine gun
« Fort-224 ». <https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=QopTJkI3_Fs>

A photo on Azov’s website <http://azov.org.ua/zvernennya-komandyra-2-ho-batalyonu-polku-azov/> also
shows a Tavor in the hands of one of the militia’s officers.

The rifles <https://iwi.net/tavor/> are produced Under <http://www.israeldefense.co.il/en/node/34369> licence
<http://euromaidanpress.com/2015/05/26/ukrainian-weapons-what-local-factories-are-producing-for-the-army/>
from Israel Weapon Industries, and as such would have been authorized by the Israeli government.

IWI markets the Tavor <https://www.youtube.com/watch?v=MywW6mOquSk> as the “primary weapon” of the Israeli special forces.

It has been used in recent massacres <https://electronicintifada.net/blogs/david-cronin/france-promotes-rifles-used-gaza-massacres> of unarmed Palestinians taking part in Great March of Return protests in
Gaza.

Fort, the Ukrainian state-owned arms company that produces the rifles under license, has a page about the Tavor <http://fort.vn.ua/28-tavor-21/> on its website.

The Israel Weapon Industries logo also appears on its website, including on the “Our Partners” page <http://www.fort.vn.ua/en/partners/>.

Starting as a gang of fascist street thugs

<https://grayzoneproject.com/2018/04/07/the-us-is-arming-and-assisting-neo-nazis-in-ukraine-while-congress-debates-prohibition/>, the Azov Battalion is one of several far-right militias that have now been
integrated as units of Ukraine’s National Guard.

Staunchly anti-Russian, Azov fought riot police during the 2013 US <https://www.cbsnews.com/news/us-victoria-nuland-wades-into-ukraine-turmoil-over-yanukovich/> and EU-supported <https://en.interfax.com.ua/news/general/180376.html> “Euromaidan” protests in the capital Kiev.

The protests and riots laid the ground for the 2014 coup
<https://www.counterpunch.org/2014/03/05/chronology-of-the-ukrainian-coup/> which removed
<https://truthout.org/articles/the-ukraine-mess-that-nuland-made/> the pro-Russian president Viktor Yanukovych.

This photo from Azov’s website <http://azov.org.ua/zvernennya-komandyra-2-ho-batalyonu-polku-azov/> shows
an officer of the neo-Nazi militia armed with a version of Israel’s Tavor rifle. The Tavor is made under license from Israel by Ukraine’s national arms maker Fort.

When the civil war began in eastern Ukraine against Russian-backed separatists, the new western-backed government began to arm Azov. The militia soon fell under the jurisdiction of the Ukrainian interior
ministry, and saw some of the most intense frontline combat against the separatists.

The group stands accused in United Nations
<https://www.ohchr.org/Documents/Countries/UA/Ukraine_13th_HRMMU_Report_3March2016.pdf>
and Human Rights Watch
<https://www.hrw.org/report/2016/07/21/you-dont-exist/arbitrary-detentions-enforced-disappearances-and-torture-eastern> reports of committing war crimes against pro-Russian separatists during
the ongoing civil war in the eastern Donbass region, including torture, sexual violence <https://www.ohchr.org/Documents/Countries/UA/ReportCRSV_EN.pdf> and targeting of civilian homes.

Today, Azov is run by Arsen Avakov, Ukraine’s interior minister. According to the BBC, he pays its fighters, and has appointed one of its military commanders, Vadym Troyan, as his deputy – with control over the police.

Avakov last year met
<https://avakov.com/arsen-avakov-politsiya-ukrainyi-i-izrailya-sovmestno-budut-obespechivat-poryadok-vo-vremya-palomnichestva-hasidov-v-uman.html>
with
<http://mvs.gov.ua/en/news/11193_Arsen_Avakov_The_State_of_Israel_is_a_long_standing_partner_of_the_Ministry_of_Internal_Affairs_of_Ukraine_in_developing_a_safe_environment_PHOTOS.htm>
the Israeli interior minister Aryeh Deri to discuss “fruitful cooperation.”

Azov’s young founder and first military commander Andriy Biletsky is today
a lawmaker in the Ukrainian parliament.

As journalist Max Blumenthal
<https://electronicintifada.net/tags/max-blumenthal> explained on *The Real News* in February
<https://therealnews.com/stories/max-blumenthal-us-is-arming-neo-nazis-in-ukraine>,
Biletsky has “pledged to restore the honor of the white race” and has
advanced laws forbidding “race mixing.

According to *The Telegraph*
<https://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/Europe/ukraine/11025137/Ukraine-crisis-the-neo-Nazi-brigade-fighting-pro-Russian-separatists.html>,
Biletsky in 2014 wrote that “the historic mission of our nation in this
critical moment is to lead the white races of the world in a final crusade
for their survival. A crusade against the Semite-led untermenschen.”

At a military training camp for children last year, *The Guardian* noticed
that several Azov instructors

<https://www.youtube.com/watch?v=jiBXmbkwiSw&feature=youtu.be&t=9m28s> had
Nazi and other racist tattoos, including a swastika, the SS skull symbol and one that read “White Pride.”

One Azov soldier explained to
<https://www.theguardian.com/world/2014/sep/10/azov-far-right-fighters-ukraine-neo-nazis>
*The Guardian* that he fights Russia because “Putin’s a Jew.”

Speaking to *The Telegraph*, another praised Adolf Hitler, said
homosexuality is a “mental illness” and that the scale of the Holocaust “is
a big question.”

An Azov drill sergeant once told *USA Today*
<https://eu.usatoday.com/story/news/world/2015/03/10/ukraine-azov-brigade-nazis-abuses-separatists/24664937/> “with a laugh” that “no more than half his comrades are fellow Nazis.”

An Azov spokesperson played that down, claiming that “only 10-20 percent” of the group’s members were Nazis.

Nonetheless, the sergeant “vowed that when the war ends, his comrades will march on the capital, Kiev, to oust a government they consider corrupt.”

After Azov’s founder Andriy Biletsky entered parliament, he threatened to
dissolve it <https://www.youtube.com/watch?v=meWM4lChqy4&feature=youtu.be&t=3m14s>.
“Take my word for it,” he said, “we have gathered here to begin the fight for power.”

Those promises were made in 2014, but there are early signs of them being fulfilled today.

This year the battalion has founded a new “National Militia” to bring the war home.

This well-organized gang is at the forefront of a growing wave of racist
<https://grayzoneproject.com/2018/07/02/video-congress-welcomes-an-actual-fascist-as-nazi-violence-rages-in-ukraine/>and anti-Semitic violence in Ukraine
<https://forward.com/opinion/401518/violent-anti-semitism-is-gripping-ukraine-and-the-government-is-standing/>
.

Led by its military veterans, it specializes in pogroms and thuggish enforcement of its political agenda.

Earlier this month, clad in balaclavas and wielding axes and baseball bats,
members of the group destroyed a Romany camp

<https://www.rferl.org/a/ukraine-far-right-vigilantes-destroy-another-romany-camp-in-kyiv/29280336.html>
in Kiev. In a YouTube video, apparently shot by the Azov thugs themselves, police turn up towards the end of the camp’s destruction.

They look on doing nothing, while the thugs cry, “Glory to the nation!
Death to enemies!”

Israeli defense minister Avigdor Lieberman (left) met with the Ukranian
prime minister
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/publish/article?art_id=249985540&cat_id=244314975>
last year to discuss deeper military ties. (Ukranian Government Portal
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/photogallery/gallery?galleryId=249982380>

Israel’s military aid to Ukraine and its neo-Nazis emulates similarprograms by the United States and other NATO countries including the UK
<https://electronicintifada.net/researchbriefings.files.parliament.uk/documents/SN07135/SN07135.pdf>
and Canada.

So obsessed are they with defeating a perceived threat from Russia that they seem happy to aid even openly Nazi militias – as long as they fight on their side.

This is also a throwback to the early Cold War, when the CIA supported
fascists and Hitlerites

<https://electronicintifada.net/content/balfour-declarations-many-questions/22216>
to infiltrate from Austria into Hungary in 1956, where they began slaughtering Hungarian communist Jews and Hungarian Jews as “communists.”

Recent postings
<http://nackor.org/ukr/komanduvannya-polku-azov-zustrilosya-iz-kanads-kimi-diplomatami>
on Azov websites
<http://azov.org.ua/komanduvannia-polku-azov-zustrilosia-iz-kanadskymy-dyplomatamy/>
document a June meeting with the Canadian military attaché
<http://canadainternational.gc.ca/ukraine/bilateral_relations_bilaterales/defence-relations-defense.aspx?lang=eng>,
Colonel Brian Irwin.

According to Azov, the Canadians concluded the briefing by expressing “their hopes for further fruitful cooperation.”

Irwin acknowledged receipt of an email from The Electronic Intifada, but did not answer questions about his meeting with the fascist militia.

A spokesperson for the Canadian defense department later sent a statement claiming that their “training of Ukrainian Armed Forces through Operation Unifier incorporates strong human rights elements.”

They said Canada is “strongly opposed to the glorification of Nazism and all forms of racism” but that “every country must come to grips with difficult periods in its past.”

The spokesperson, who did not provide a name, wrote that Canadian training “includes ongoing dialogue on the development of a diverse, and inclusive Ukraine.”

The statement said nothing about how alleged Canadian diversity training goes down with the Azov Battalion.

Also part of Colonel Irwin’s meeting was the head of Azov’s officer training academy <http://azov.org.ua/military-school/>, an institution named after right-wing Ukrainian nationalist Yevhen Konovalets.

Konovalets is one of the group’s idols, whose portrait
<http://reconquista-europe.tumblr.com/post/151156227386/in-kyiv-graduated-the-1st-course-of-nco-military>
frequently adorns its military iconography.

Konovalets was the founder of the Organization of Ukrainian Nationalists (OUN), which later allied itself to Nazi Germany during its invasion of the Soviet Union.

The OUN took part in the notorious 1941 Lviv massacre
<https://www.independent.co.uk/voices/commentators/to-see-what-ukraines-future-may-be-just-look-at-lvivs-shameful-past-9178968.html>, when the Nazis invaded Soviet territory.

During the pogrom, thousands of Jews were massacred in the now-Ukrainian
city.
US aid to Nazis.

Canada is of course not the only NATO “ally” to be sending arms to Ukraine.

As Max Blumenthal has extensively reported
<https://grayzoneproject.com/2018/04/07/the-us-is-arming-and-assisting-neo-nazis-in-ukraine-while-congress-debates-prohibition/>, US weapons, including rocket-propelled grenades, and training have been
provided to Azov.

Under pressure from the Pentagon, a clause in the annually renewed defense bill banning US aid to Ukraine from going to the Azov Battalion was repeatedly stripped out.

This went on for three straight years
<http://thehill.com/policy/defense/380483-congress-bans-arms-to-controversial-ukrainian-militia-linked-to-neo-nazis> before Democratic lawmaker Ro Khanna and others pushed it through earlier this year.

For his trouble Khanna was smeared in Washington
<http://thehill.com/opinion/international/381873-when-we-cant-agree-to-fight-against-neo-nazis-weve-reached-a-new-low> as a “K Street sellout” who was “holding Putin’s dirty laundry.”

Despite the ban finally passing, Azov’s status as an official unit of the Ukrainian armed forces leaves it unclear how US aid can be separated out.

In 2014, the Israel lobby groups ADL
<https://electronicintifada.net/tags/adl> and the Simon Wiesenthal Center
<https://electronicintifada.net/tags/simon-wiesenthal-center> refused to help a previous attempt <https://www.alternet.org/world/how-israel-lobby-protected-ukrainian-neo-nazis> to bar US aid to neo-Nazi groups in Ukraine.

A now-deleted photo from an Azov website showed US-licensed RPGs were going to the neo-Nazi militia.

The ADL argued that “the focus should be on Russia,” while the Wiesenthal Center pointed to the fact that other far-right leaders had met at the Israeli embassy in Ukraine – as if that somehow absolved their anti-Semitic views.

Attempts by some in Congress to bar US military aid to Nazis in Ukraine may explain military aid from Israel.

Israel’s “deepening military-technical cooperation” with Ukraine
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/publish/article?art_id=249985540&cat_id=244314975>
and its fascist militias is likely a way to help its partner in the White House, and is another facet of the growing Zionist-White Supremacist alliance <https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/zionist-white-supremacist-alliance-trumps-white-house>.

Israel has historically acted as a useful route through which US présidents and the CIA can circumvent congressional restrictions on aid to various unsavory groups and governments around the world.

En Ukraine, Israël (et le Canada) arme des Nazis!

9 juillet 2018

En Ukraine, Israël (et le Canada) arme des Nazis

Des citoyens israéliens indignés demandent l’arrêt des exportations d’armes à destination de l’Ukraine, où elles sont fièrement brandies par des troupes se réclamant du nazisme !


(Un néo-nazi ukrainien et son fusil israélien modèle « Tavor »)

Rien de neuf sous les nuages ? Certes, depuis sa création il y a 70 ans, l’Etat d’Israël a fondé une part essentielle de son économie sur les industries de guerre, sans chercher à savoir si ses clients étrangers étaient plus féroces, ou moins, qu’il ne l’est lui-même avec le peuple palestinien.

La liste des collaborations militaires d’Israël avec les dictatures les plus sanguinaires de la planète est en effet interminable : rappelons, entre autres, l’alliance avec l’Afrique du Sud de l’apartheid, la liquidation au pistolet-mitrailleur israélien Uzi de plusieurs milliers de juifs argentins, nombreux parmi les opposants à la dictature militaire dans les années 1976-82, ou encore les ventes à l’armée birmane en plein nettoyage ethnique de la minorité Rohynga.

Les millions de Palestiniens vivant sous la botte de l’occupation constituent d’autre part une « matière première » de choix permettant aux marchands de mort d’expérimenter sur cibles vivantes leurs dernières trouvailles technologiques. Le slogan publicitaire « Testé en conditions réelles » constitue d’ailleurs l’argument de vente privilégié des firmes israéliennes dans les foires aux armes, comme ce fut le cas à Eurosatory (Paris) le mois dernier par exemple.

Avec l’Ukraine, Israël franchit un nouveau cap dans l’ignominie : car les fusils israéliens Tavor, fabriqués sous licence dans le pays, équipent bel et bien des gens revendiquant ouvertement « l’héritage » d’Adolf Hitler et de ses collaborateurs locaux qui avaient largement contribué à l’extermination de plus d’un million de juifs entre 1941 et 1944.

C’est le cas, en particulier, des hommes du « bataillon Azov », une milice de mercenaires engagée dans le combat contre les régions séparatistes russophones dans l’est du pays, depuis 2014, où elle s’est fait connaître pour ses multiples exactions (viols, torture, exécutions sommaires …) Le bataillon Azov, qui est aujourd’hui pleinement intégré dans la garde nationale ukrainienne, a pour marque de fabrique une xénophobie débridée, la promotion de la « suprématie de l’homme blanc », et un antisémitisme à toute épreuve.



(le logo de la tristement célèbre division Das Reich)

Ce n’est pas pour rien qu’il a pris pour symbole celui de la division SS Das Reich, coupable de milliers de massacres, principalement en Europe de l’Est (Ukraine comprise), mais aussi en France (Tulle, Oradour-sur-Glane) vers la fin de la Deuxième Guerre Mondiale.

« Les membres du bataillon se font entre eux le salut nazi, ils arborent aussi des croix gammées et autres insignes SS. Une partie d’entre eux reconnaissent volontiers leurs sympathies pour le national-socialisme et nient la réalité du génocide des juifs. L’un d’entre eux, dans une interview, a déclaré qu’il se battait contre la Russie parce que Poutine est lui-même juif », rapporte le quotidien israélien Haaretz.

Le fondateur de la milice, Andriy Biletsky est aujourd’hui député au parlement ukrainien. « Nous livrons la bataille finale pour la survie de la race blanche, une marche contre les sous-hommes dirigés par la race sémitique », a notamment déclaré ce brave homme, toujours cité dans le Haaretz.

(Azov-Otan, même combat ! Qu’en dit BHL ?)

Sans surprise, le développement du bataillon Azov, qui compterait aujourd’hui 3.000 engagés, s’est accompagné d’une multiplication des incidents anti-juifs et plus généralement des attaques contre d’autres groupes minoritaires, Roms et homosexuels notamment.

Au mois de mai, ces nervis ont défilé sans problème dans la ville portuaire d’Odessa, haut-lieu du génocide, en hurlant que la ville appartenait aux Ukrainiens, et qu’ils ne tarderaient pas à s’occuper des juifs. Le mois dernier, c’est le procureur général de l’armée, Anatoli Matios, qui a accusé « les juifs » de vouloir « noyer les Slaves dans le sang ».

Les dirigeants israéliens savent tout cela, bien entendu. Mais cela ne les empêche ni de vendre leurs armes, ni d’entretenir des relations carrément cordiales avec leurs homologues nazis. En décembre 2016, une délégation parlementaire israélienne a ainsi rencontré le parrain du groupe Azov, Arsen Avakov,

(le député israélien David Amsellem, main dans la main avec le parrain d’Azov)

Et il n’y a pas que les armes « légères » (les fusils Tavor, Neguev et Galil fabriqués sous licence) dans le deal : le fabricant de missiles Elbit Systems investit en Ukraine, tandis qu’un contrat est en discussion pour la modernisation, par Israël, des forces aériennes du pays.
Des instructeurs israéliens enseignent à l’école militaire de Dniepropetrovsk, dont une partie des élèves sortent des rangs de la milice Azov, et, selon certaines sources, des soldats (ou anciens soldats) de l’armée israélienne participeraient même aux combats à leurs côtés dans l’est du pays.

https://www.haaretz.com/misc/article-print-page/rights-groups-demand-israel-stop-arming-neo-nazis-in-the-ukraine-1.6248727

CAPJPO-EuroPalestine

https://youtu.be/7zyXiLSeUik

https://quebec.huffingtonpost.ca/2017/09/23/le-canada-permettra-lexportation-de-certaines-armes-en-ukraine_a_23220292/

source: http://europalestine.com/spip.php?article14493

Appel international pour la libération de Khalida Jarrar, féministe et parlementaire palestinienne !

Plus de 220 organisations se sont unies pour demander la libération immédiate de Khalida Jarrar, féministe palestinienne et parlementaire de gauche emprisonnée. Jarrar, l’un des principaux défenseurs des droits des prisonniers palestiniens, a été emprisonnée sans inculpation ni jugement sous le régime de la détention administrative israélienne pendant près d’un an.

 

Les organisations qui ont exprimé leur soutien à la liberté de Jarrar comprennent des partis politiques, des groupes féministes, des groupes de solidarité avec la Palestine et de la communauté palestinienne, pour la justice indigène, pour l’abolition des prisons, des organisations de défense des droits de l’homme etc. de plus de 20 pays.
Jarrar a été emprisonnée depuis le 2 juillet 2017, lorsqu’elle a été arrêtée lors d’une descente de nuit à son domicile à El-Bireh par les forces d’occupation israéliennes. Le 14 juin 2018, elle a été informée que sa détention serait prolongée de quatre mois supplémentaires, une peine qui devrait être confirmée par un tribunal militaire israélien le 2 juillet 2018.

Nous appelons à des journées d’action pour la libération de Khalida Jarrar entre le 30 juin et le 2 juillet. Il est plus important que jamais que nos voix soient entendues et que nos actions soient visibles. Des manifestations sont déjà organisées à New York et ailleurs dans le monde. Vous pouvez télécharger des dépliants, du matériel et des pétitions pour rejoindre la campagne ici: http://samidoun.net/2018/06/take-action-to-free-khalida-jarrar-june-30-july-2-organize-for -liberté/
Vous êtes invités à ajouter le nom de votre organisation à la déclaration suivante pour demander la libération de la dirigeante palestinienne emprisonnée Khalida Jarrar ! Nous continuerons de mettre à jour cette déclaration et de la rediffuser avec d’autres signataires. Pour la signer, veuillez utiliser le formulaire ou envoyer un courriel à samidoun@samidoun.net avec le nom de votre groupe.

L’appel en anglais et en arabe sur le site de Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network

Liberté pour Khalida Jarrar !
Arrêt de la détention administrative !

Nous, les organisations signataires, nous nous associons afin de réclamer la mise en liberté de la dirigeante politique palestinienne Khalida Jarrar, personnalité de gauche, féministe, avocate des droits des prisonniers et membre du Conseil législatif palestinien. Elle est emprisonnée sans accusation ni procès depuis juillet 2017 – et, cette fois, l’occupation militaire israélienne vient de décider que sa détention serait prolongée de quatre mois supplémentaires.
Le 2 juillet 2017, avant l’aube, les militaires de l’occupation israélienne ont fait irruption au domicile de Khalida Jarrar. Peu après, elle a fait l’objet d’une ordonnance de détention administrative, c’est-à-dire d’un emprisonnement sans accusation ni procès. Khalida Jarrar est l’une des quelque 450 Palestiniens emprisonnés en détention administrative, un vestige du Mandat colonial britannique repris par l’occupation israélienne pour incarcérer des milliers de membres et de dirigeants politiques de la communauté palestinienne. Actuellement, quelque 6 100 Palestiniens dont détenus dans les prisons israéliennes.

En décembre 2017, sa détention a été prolongée de six nouveaux mois. Et, cette fois, une autre ordonnance militaire déclare qu’elle sera emprisonnée durant quatre mois supplémentaires. Les ordonnances de détention administrative peuvent être émises pour six mois à la fois et elles sont renouvelables à l’infini. Sous le coup de ces ordonnances, des Palestiniens peuvent passer des années en prison d’un seul tenant et ils ignorent quand ils pourraient être libérés, en admettant qu’ils le soient un jour.

Comme le fait remarquer Addameer, « cette pratique de la détention arbitraire constitue une violation grave des lois internationales et des normes des droits de l’homme, tout particulièrement des articles 78 et 72 de la Quatrième Convention de Genève, qui stipule que toute personne accusée a le droit de se défendre. Cette pratique enfreint également l’article 66 de cette même Quatrième Convention de Genève ainsi que les règles fondamentales d’un procès équitable ».

Le 2 juillet, une session du tribunal militaire israélien est prévue afin d’approuver l’ordonnance de détention. Jarrar, à l’instar de tous les détenus administratifs, a boycotté ces séances depuis février, puisqu’elles ne sont que des sessions d’approbation utilisées comme façades pour « cautionner » l’emprisonnement arbitraire des Palestiniens.
Khalida Jarrar est une dirigeante politique palestinienne représentant le Bloc Abu Ali Mustafa, allié au Front populaire (de gauche) de libération de la Palestine au sein du Conseil législatif palestinien. Elle dirige fréquemment et activement des manifestations et des actions populaires pour la liberté de la Palestine, en sa qualité d’avocate de longue date des prisonniers palestiniens et d’ancienne directrice exécutive d’Addameer (association de soutien aux prisonniers et des droits de l’homme), au sein de laquelle elle fait toujours partie du conseil de direction. Elle est également présidente du Comité des prisonniers du Conseil législatif palestinien.

Khalida Jarrar est également active au sein du mouvement des femmes palestiniennes depuis l’époque où elle était étudiante à l’université et où, en compagnie d’autres étudiantes, elle organisait l’opposition à l’occupation. Elle est également une organisatrice en vue des événements de la Journée internationale des femmes en Palestine, en étroite coordination avec d’autres organisations des femmes palestiniennes. « Les femmes palestiniennes sont des partenaires à part entière de la lutte palestinienne », insiste-t-elle.

Khalida Jarrar est profondément engagée dans le combat visant à réclamer devant la Cour pénale internationale des comptes aux dirigeants israéliens responsables de crimes de guerre. Elle est membre d’une commission palestinienne chargée de transmettre à la cour internationale plaintes et dossiers sur les incessants crimes israéliens contre le peuple palestinien, depuis les attaques contre Gaza, la confiscation de terres, la construction de colonies illégales, jusqu’aux arrestations et emprisonnements de masse.

Depuis 1998, il lui est interdit de voyager en dehors de la Palestine occupée. En 2010, lorsqu’elle a eu besoin d’un traitement médical en Jordanie, elle a dû lutter pendant des mois dans une campagne publique avant de recevoir enfin une autorisation de sortie. En 2014, l’occupation israélienne a tenté de la chasser de force de son domicile à Jéricho et, en 2015, elle a été arrêtée et emprisonnée pendant 14 mois en raison de ses activités politiques.
La prolongation de la détention administrative de Khalida Jarrar constitue une tentative d’éliminer une dirigeante efficace et populaire du mouvement national palestinien. Particulièrement en ce moment, alors que les gens descendent dans les rues un peu partout en Palestine occupée et que des milliers d’entre eux manifestent à Gaza dans le cadre de la Grande Marche du Retour, les dirigeants de son calibre sont les cibles des arrestations et des emprisonnements dans une tentative de désamorcer le combat palestinien.

Khalida Jarrar est visée en tant que dirigeante palestinienne, en tant que voix palestinienne pour la justice et en tant que femme palestinienne active. Son emprisonnement constitue une attaque de plus de l’État colonial israélien contre le peuple palestinien en lutte pour la liberté, et la détention administrative ainsi que l’emprisonnement massif de Palestiniens sont deux des armes utilisées par Israël dans ses tentatives de briser le mouvement palestinien de libération.

Nous nous associons aujourd’hui pour réclamer la libération immédiate de Khalida Jarrar, la fin de la politique et pratique de la détention administrative, et la libération des prisonniers politiques palestiniens détenus en Israël. Nous nous engageons à lutter pour la justice au cours de manifestations, d’actions, en organisant et en intensifiant les actions BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre Israël, dans l’esprit de résistance même de Khalida Jarrar.

 

Formulaire de signatures en soutien à l’Appel internationalehttps://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccPrkKQFwbmwPB-2bQiIO-yuJNScnWOqvOtSU6d5g7GhSHUA/viewform

 

Source: http://www.couppourcoup31.com/2018/06/appel-international-pour-la-liberation-de-khalida-jarrar-deputee-palestinienne-et-feministe.html

 

Version originale anglaise et arabe sur le site de Samidoun Palestinian Prisonnier Solidarity Netwworkhttp://samidoun.net/2018/06/180-groups-demand-israel-free-khalida-jarrar-jailed-a-year-without-charge-or-trial/

 

Abattre le capitalisme

Construire la solidarité

Déclaration de Georges Abdallah – 23 juin 2018

À l’occasion d’une manif unitaire parisienne pour exiger sa libération immédiate, Georges I. Abdallah a fait cette Déclaration

 

Cher«e»s camarades, Cher«e»s ami«e»s,

Vous savez, quand on est dans ces sinistres lieux depuis une « petite éternité », on est submergé par une émotion considérable lors des initiatives solidaires…Ceci étant, à vous tous mes plus chaleureuses salutations au début de cette courte prise de parole…

Par ce temps de grandes luttes Camarades, vous savoir rassemblés aujourd’hui à Paris, me remplit de force et me réchauffe le cœur et surtout me conforte dans la conviction que c’est en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste / anti-impérialiste que l’on apporte le soutien le plus significatif à ceux et à celles qui résistent depuis des décennies derrière les abominables murs.

Certainement Camarades, ce n’est pas en cherchant des astuces judiciaires ici et là que l’on arrive à faire face à l’acharnement criminel « des fondés de pouvoir du capital » dont font l’objet les résistants en captivité, mais plutôt en affirmant la détermination inébranlable dans la lutte contre leur criminel système moribond. Nous savons tous camarades, qu’en dernière instance, c’est en fonction d’un certain rapport de forces que l’on arrive à arracher nos camarades aux griffes de l’ennemi. Ce dernier ne consent à lâcher prise que quand il se rend à l’évidence que le maintien en captivité de ces protagonistes révolutionnaires pèse plus lourd dans le processus de la lutte en cours que la menace inhérente à leur libération. Il ne s’agit pas de faire comme si nous ne savions pas, que la dite justice est toujours une justice de classe au service d’une politique de classe inscrite dans la dynamique globale d’une guerre de classe à l’échelle nationale et internationale. Certes, il y a les acquis sociaux qui nous permettent de mener des batailles sur le terrain judiciaire et inutile de rappeler qu’il faut les mener à bout ces batailles ; il n’en demeure pas moins Camarades, il arrive un moment où l’on doit se rendre compte, que la dite « raison d’État » fait toujours que la bourgeoisie s’assoit sur ses propres lois quand ses intérêts semblent l’exiger. Ceci dit toute démarche qui pourrait laisser supposer que l’on a intérêt à faire semblant est carrément contre-productive même si elle est animée de toutes les bonnes intentions.  Certainement, après tant d’années de captivité, il y a et il y aura toujours, dans nos rangs des ami«e»s et des camarades qui appellent à ce qu’on fasse encore quelque chose de judiciaire et que peut-être cette fois-ci etc. etc…

Bien entendu Camarades, ce ne sont pas les bonnes intentions qui manquent ; seulement en dépit de toute les souffrances de la longue captivité, il n’y a pas et il n’y aura pas de possibilité d’échapper à l’effort nécessaire au changement de rapport de forces, si l’on désire ardemment (comme le disent certains de mes proches) libérer nos camarades. Développons la solidarité en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste / anti-impérialiste et « notre vieille amie…» cette « vieille taupe qui sait si bien travailler sous terre » ne sera pas indifférente à nos efforts. C’est justement pourquoi Camarades, c’est d’une importance capitale de savoir et de pouvoir inscrire la démarche solidaire dans la dynamique globale de la lutte en cours.

La crise du capitalisme moribond dans sa phase de putréfaction avancée est déjà là devant nos yeux au niveau planétaire, aussi bien dans les centres du système que dans ses périphéries… Ce qui se passe ces jours-ci dans le monde arabe en général, et en Palestine en particulier (au Yémen au Bahreïn, en Syrie et en Libye aussi…), est plus qu’emblématique à ce propos. Les forces impérialistes de tous bords se livrent à une guerre pluridimensionnelle, reflétant d’un côté les contradictions inter-impérialistes et de l’autre côté une guerre impérialiste de pillage et de destruction. La bourgeoisie arabe dans sa plus grande majorité a choisi son camp sans fard… La Palestine au quotidien nous donne à nous tous des leçons d’abnégation et de courage d’une exceptionnelle portée. Plus que jamais les masses populaires palestiniennes, en dépit de toutes les traîtrises de la bourgeoisie, assument leur rôle de véritable garant de la défense des intérêts du peuple. Les martyrs jeunes et moins jeunes tombent par centaines, même les mains nues. Les impérialistes de tous poils ne s’offusquent même pas devant leur ami Bibi, l’hôte distingué de l’Élysée.

Il n’en demeure pas moins, traîtrise de la bourgeoisie ou pas, interventions impérialistes   directes ou indirectes, la Résistance continue et certainement elle continuera aussi longtemps que l’occupation durera. Tout naturellement les masses populaires palestiniennes ainsi que leurs avant-gardes combattantes en captivité, peuvent compter plus que jamais sur votre solidarité active.

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur de la Palestine et de sa prometteuse Résistance.

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité, toute la solidarité avec les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

La solidarité, toute la solidarité avec les cheminots et autres prolétaires en lutte !

Honneur aux Martyrs et aux masses populaires en lutte !

À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et autres réactionnaires arabes !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et toutes celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous Camarades et ami«e»s mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires.

Votre camarade Georges Abdallah

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/g/declaration-de-georges-abdallah-23-juin-2018/

Nuovo – Partito comunista italiano on ETA dissolution.

 

Basque Country

An army who learns from his own defeats is meant to win!

June 15, 2018

We circulate an article for our English-speaker correspondents by Comrade Ulisse, Secretary of the CC of the (n)PCI, published on the June issue of Resistenza, paper and online (www.carc.it) monthly of the CARC Party (Support Committees of the Resistance – for Communism) – Italy. We trust that this will be useful both to improve mutual knowledge between organizations working on the rebirth of the communist movement and to develop an analytic evaluation of the first wave of the proletarian revolution.

The Delegation of the CC of the (n)PCI

 

 

 

Basque Country

An army who learns from his own defeats is meant to win!

 

Between mid-April and early May of this year, ETA’s executives and militants (Euskadi Ta Askatasuna – Basque Country and Freedom) declared the organization dissolved and the struggle to make the Basque country (currently about 2.5 million of people in Spain and about half a million in France, over an area of about 20 thousand square kilometres) an independent and socialist country as ended. This was a struggle that ETA had begun in 1958, gathering the legacy of the centuries-old Basque resistance to the assimilation of their country imposed by the Spanish and French states.

In Italy and in other imperialist countries numerous exponents and groups of the bourgeois left took advantage of the declaration of dissolution to start making sermons on defeatism, liquidationism and wait-and-see attitude: « the world is bad but establishing socialism is an old-fashion idea and however impossible, or something of a distant and vague future in the best-case scenario; meanwhile, let’s see what happens and try to live as well as possible; we’ll adjust what we can. » To these words and to this dull, depressed spirited people, to this servile and resigned attitude, it is useless to oppose words. We must counteract their influence with action and not to trust their theses even in the fields where the bourgeoisie endorses them as experts: a dull person sees little and badly even when they try to see!

Actually, the declaration of dissolution of the organization propagated by ETA between April and May is the conclusion of a path that ETA undertook since 2009 with the cessation of the attacks, the relinquishment of guns and finally now with the dissolution of the organization. However, there are still many criminal proceedings ongoing in Spain and France, more than 600 prisoners (taking into account the population, the number is equivalent to 12,000 prisoners in Italy) in about 70 Spanish and French prisons and a large number of wanted, illegal immigrants or in exile: about 3 thousand people took part in the discussion of dissolution, and of the 1,335 (among active, prisoners and exiles) recognized as having the right to vote, 1,077 voted, of which 997 in favour. More important, the issue of class oppression and environmental destruction remains unsolved as well as the question of national self-determination: this is a problem that in the Basque Country (the country of Guernica) is still a concern, and today in a more serious way than it is in Catalonia, Corsica and Brittany. This issue is now combined with the growing intolerance in all European countries for the abolition of national sovereignty and the intolerance against bourgeois democracy itself, in order to subordinate the countries to the political institutions of the financial oligarchy: European Union, European Central Bank  and NATO. As for class oppression and the social and environmental chaos, they are well known in Italy as in the Basque Country.

The organs of the imperialist bourgeoisie and their parrots in the bourgeois left spread the rumour that, by dissolving the organization, the members of ETA apologized to all the victims of the attacks, including the torturers of state hit by ETA and the tyrants like Carrero Blanco, the designated successor of Franco whom ETA blew up in 1973. This is false. On May 19th, Sortu, the legal organization of the Basque left that in February 2013 took the place of Batasuna, outlawed by the Spanish government in 2003, held an assembly in the large stadium of Miribilla (Bilbao). More than four thousand people paid public tribute to the fallen and to the prisoners of ETA and indicated to the people their disdain for the torturers and oppressors, including those that ETA hit with the attacks carried out from the 60’s until 2009.

For the communist movement (intended as a movement of emancipation of the oppressed classes which wants to end the division of humanity into social classes) of European countries and of all the imperialist countries in general, the dissolution of ETA is the (perhaps definitive) end of a particular story within the movement’s general history. A general history marked by the difficulty encountered by the communists of the countries where the bourgeois society is older, to free themselves from the roots of the influence of the bourgeois society: trust in bourgeois democracy, economism (reduce the struggle of the oppressed classes to a struggle for economic demands), militarism (overvaluation of the role of weapons in class struggle). A question to which the Caravan of the (n)PCI, ((nuovo) Partito Comunista Italiano – new Italian Communist Party) and the P.CARC (Partito dei Comitati d’Appoggio alla Resistenza per il Comunismo – Party of the support committees of the resistance for communism) with it, has given an answer based on science and experience: obviously it is still missing definitive sanction, but we are with all our forces committed to give (and we must give) the definitive sanction of practical victory with the establishment of socialism. A question to which all those who want to put an end to the catastrophic course of things imposed on humanity by the imperialist bourgeoisie will have to answer: mobilizing and guiding humanity to make the epochal turn that is not only possible but indispensable for survival.

Which is the particularity in the history of ETA?

ETA formed and began its struggle when the first wave of the world proletarian revolution raised by the victory of Lenin and Stalin’s party in 1917 was at its peak. Khrushchev and the modern revisionists had only recently imposed the decisive turning-point towards the exhaustion of this wave with the XX Congress of the CPSU in 1956. The struggle begun by ETA was inserted in the struggle of the communist movement of all the peoples of Spain against the fascist regime that the Catholic Church and the armed forces headed by Francisco Franco and in various ways supported by all the imperialist, Nazi-fascist and democratic powers (France, Britain and the USA at the head) had imposed against the Popular Front. This had taken the head of the government of the Spanish Republic with the general elections of 1936. The civil war unleashed by the Church and by the coup leaders was ended in 1939 with the defeat of the communist movement. In 1945 in all Europe the fight against Nazi-fascism ended with the victory of the communist movement headed by the Soviet Union of Stalin, but this victory was not enough to revive the counter-offensive of the communist movement in Spain, confirming the limits of the Spanish communist movement for which it had lost the war in 1939. ETA was born in the Basque Country in the context of the lack of counter-offensive of the communist movement in Spain and the revolutionary impotence shown by the communist movement in France and Italy in the years after 1945.

ETA has been the most heroic and determined organization in Europe in pursuing national independence and the establishment of socialism, but it has not exceeded the above-mentioned limits of the European communist movement. It is no coincidence that today’s dissolution, like the turn of 2009, is not accompanied by an analytic evaluation of the first wave of the proletarian revolution and proposals for the history to come. Every militant is invited to return as he  sees fit between the people. Even among the 47 militants who voted against dissolution, it is not yet clear to us if someone has acted on the basis of an evaluation or a proposal for the future to come.

It’s valuable for us as an evaluation of the history of ETA what the comrade Giuseppe Maj wrote many years ago in the article La lotta per il diritto all’autodeterminazione nazionale nei paesi imperialisti (The struggle for the right to national self-determination in the imperialist countries) published in n. 34 (January 2004) of the magazine Rapporti Sociali: « The movements for national self-determination of small nations are facing a crossroads. One way is that of the leadership of the popular masses in the hands of the national bourgeoisie, the church and other local notables: these in their turn are linked by a thousand interests to the imperialist bourgeoisie of the dominant nation or of other countries. It is the path that leads the independence movement to submit to the manoeuvres and intrigues of the imperialist groups and states. The other way is that of the leadership of the working class that involves the rest of the proletariat and popular masses and also obliges the national bourgeoisie, the clergy and local notables to drag themselves along with the independence movement in order not to lose the support of the popular masses from which they draw their contractual strength whit the imperialist bourgeoisie. The leadership of the working class in the movement for the right to self-determination also implies a close relationship with the revolutionary movement of the popular masses of the dominant nation.

In the current situation of weakness of the communist movement, it also implies the help of the movements for independence to the development of the revolutionary movement of the popular masses of the dominant nation: a task that today almost all the independence movements of Western Europe do not yet pursue. In general, the development of the revolutionary movement of the popular masses of the dominant nation is also a necessary condition for the victory of the national movement. Indeed, it is difficult, though not impossible, that national movements such as those of the Basque, Breton, etc. peoples can win against the imperialist states of France, Spain, etc. if these are not also targets of the revolutionary movement of the French, Spanish, etc. » (1)

But the history of the communist movement has just begun (we celebrate this year the bicentenary of Marx’s birth) and the rebirth from the exhaustion of the first wave is underway. Humanity needs it and we Communists are at work.

 

Comrade Ulisse, General Secretary of the Central Committee of the (n)PCI

 

1. The full text (in Italian)

La lotta per il diritto all’autodeterminazione nazionale nei paesi imperialisti

by Giuseppe Maj is available at

http://www.nuovopci.it/scritti/RS/RS_34_01.2004/Supplemento/autodeterminazione_nazionale.html

 

Abattre le capitalisme

construire la solidarité

Source: http://nuovopci.it/eile/en/com2018/nPCI_statement_06.2018_ETA-dissolution.html

Sommet du G7: Un État policier au Québec ?

Y a-t-il un état policier au Québec ? En tout cas, c’est un sentiment légitime que l’on peut avoir avec le déploiement des forces de l’ordre auquel nous assistons à Québec pour le Sommet du G7. On peut également se poser légitimement la question si on a vraiment le droit  de manifester librement au Québec.

À peine quelques centaines de manifestanTEs ont osé défier l’important, imposant et intimidant dispositif policier antiémeute.

Selon le bilan officiel du Groupe intégré de la sécurité (GIS), trois personnes ont été arrêtées sur le terrain en lien avec cette manifestation.

Un homme de 32 ans a été appréhendé pour possession d’arme et bris de condition. Un suspect de 24 ans a pour sa part été arrêté pour possession de matière incendiaire et bris de condition.

Puis, un homme de 36 ans a été interpellé pour avoir proféré des menaces sur Internet. L’homme a rapidement été identifié par l’équipe de la cybercriminalité de la Sûreté du Québec (SQ).

« Les policiers du Service de Police de la Ville de Québec (SPVQ) ont ensuite été en mesure de cibler rapidement l’individu sur le terrain lors de la manifestation et ainsi procéder à son arrestation », a-t-on précisé.

Les trois hommes sont détenus et doivent comparaître aujourd’hui par voie de vidéo-comparution.

Aucun méfait sur la propriété n’a été rapporté et les manifestantEs ont suivi l’itinéraire prévu.

La marche anti-G7 était organisée par 45 groupes communautaires, dont le Regroupement en éducation populaire et action communautaire de Québec et Chaudière-Appalaches.

Les manifestantEs de tous âges, munis de pancartes et de porte-voix, ont scandé de nombreux slogans : « Le G7 ne nous représente pas », « Les groupes communautaires contre le G7 ».

Les participantEs s’étaient rassembléEs pour dénoncer ce qu’ils qualifient de caractère antidémocratique et de manque de transparence du Sommet, de même que les sommes qui y sont investies.

« On est contre cette rencontre. On croit que ces sommes exorbitantes, 600 millions, qui ont été investies auraient dû être investies ailleurs, notamment dans les services publics, les programmes sociaux, et les impacts auraient été bien meilleurs », dit Alice-Anne Simard, coorganisatrice de la manifestation.

La marche s’est tenue tout au long sous haute surveillance policière. L’escouade antiémeute accompagnait pas à pas les manifestants.

Sans préciser le nombre d’agents sur place, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a mentionné que le corps policier était constitué de 1000 personnes.

 

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