Pour une Campagne unitaire pour la Libération de Georges I. Abdallah

Le Parti Communiste Maoïste se joint à la campagne internationale pour exiger la libération immédiate du prisonnier révolutionnaire Georges I. Abdallah

 

 

Georges Ibrahim Abdallah entrera le 24 octobre dans sa 34e année de détention !

Arrêté en 1984, puis condamné à perpétuité pour complicité dans des actes de résistance revendiqués par les FARL, alors que son pays était occupé par les troupes sionistes, notre camarade Georges Ibrahim Abdallah, âgé de 33 ans lors de son arrestation, aura passé autant d’années dedans que dehors, sans jamais renier son engagement politique.

Que toutes celles et ceux qui comme nous, sont aux côtés des peuples en lutte, au côté de la résistance palestinienne, qui combattent le capitalisme, l’impérialisme, le sionisme, le colonialisme, se joignent à nous dans l’exigence de sa libération.

Venez nombreux et nombreuses samedi prochain, devant la prison de Lannemezan (Hautes Pyrénées).

La manifestation partira de la gare à 14h pour aller devant la prison.

Cars et covoiturage partiront de Paris, Toulouse, Marseille, Pau, Tarbes…et d’autres villes encore.

A Paris, rendez-vous vendredi 20 octobre, à 21h, au pied de la statue de la République, pour un départ en car à 22h. Retour à Paris dimanche vers 6h.

Vous n’avez pas encore réservé votre place ? Faites-le vite !

Contact : campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com

Le texte fondateur de la Campagne unitaire pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah :

LIBERTÉ POUR GEORGES ABDALLAH !

IL EST DE NOS LUTTES ! NOUS SOMMES DE SON COMBAT !

L’année 2015 a été une année où la population civile en France métropolitaine a subi des attentats massacres. L’État français s’est servi de cette situation particulière pour amplifier son système répressif sur le plan intérieur et guerrier sur le plan extérieur.

Notre réponse à cette situation extraordinaire doit être la convergence des résistances qu’elle implique : combat contre l’impérialisme et le terrorisme d’Etat (notamment celui de l’Etat sioniste) ; contre la violence d’État (militaire, policière, administrative), le racisme d’État, la répression et la fascisation de l’État en général, dirigées contre les peuples et les classes populaires des quartiers en particulier ; combat pour le droit juste et légitime à la révolte et à l’émancipation ; combat pour la libération des prisonniers politiques révolutionnaires.

Georges Abdallah – militant communiste libanais combattant pour la lutte de libération nationale de la Palestine, incarcéré dans les geôles de l’État français depuis plus de 31 ans – concentre en lui-même l’ensemble de ces luttes politiques. C’est en cela que nous disons qu’il est de nos luttes et que nous sommes de son combat, et que s’il est un état d’urgence à décréter, c’est bien celui pour la libération d’Abdallah !

ABDALLAH : TOUTE UNE VIE DE COMBAT

Contre l’impérialisme

Le 13 novembre 2015 restera la date, sur le plan de la politique extérieure de la France, de l’aval donné aux forces militaires françaises pour intensifier les bombardements et les attaques menés en Syrie et dans la région. L’impérialisme français sous couvert de la lutte contre le terrorisme déploie tout son arsenal de guerre pour asseoir son hégémonie et préserver ses intérêts. Les populations civiles massacrées, déplacées et niées dans leurs droits les plus essentiels ne sont pour les fauteurs de guerre que des dommages collatéraux. Ce chaos et cette terreur sont imposés aux peuples aux seuls bénéfices d’intérêts stratégiques et de guerres de pillage de l’impérialisme. Georges Abdallah durant toute sa vie a lutté et lutte encore contre l’impérialisme et les guerres faites aux peuples, et en cela il est pleinement de nos luttes.

Pour la Palestine

Le combat de Georges Abdallah est aussi celui de la résistance armée – celle à laquelle il a participé activement pour défendre le Liban contre l’agression sioniste et pour la lutte de libération nationale de la Palestine. Cette lutte reste au cœur de l’actualité. Le peuple Palestinien ne cesse de résister et de combattre, s’engageant aujourd’hui dans la voie d’une troisième intifada et appelant la résistance populaire à développer ses attaques contre l’occupant sioniste sous toutes les formes de lutte possibles. La résistance armée populaire est l’une de ces formes de lutte, pour la libération de toute la Palestine.

Contre la répression et pour le droit à la révolte

La violence et la répression d’État ne cessent de se renforcer, se militarisant même sous couvert de l’état d’urgence – véritable arme coloniale utilisée durant la guerre contre le peuple Algérien, contre le peuple Kanak et plus récemment (en temps de paix !) en 2005 contre les quartiers populaires. Perquisitions à toute heure, assignations à résidence, répression préventive, mise en garde à vue en masse d’opposants politiques, fichage et flicage à tout va, amplification des violences policières, utilisation immédiate et sans contrôle du droit à tuer donné aux forces de répression, contrôles au faciès institutionnalisés et généralisés : tout cela est devenu la normalité qu’ils imposent et que nous combattons.

Un des objectifs des gouvernants est de faire régner sous couvert d’une haute tension sécuritaire un climat de peur toujours plus intense, en utilisant notamment l’arme de l’islamophobie pour orienter le mécontentement populaire contre les étrangers, les immigrés, les sans-papiers, et en fin de compte diviser les exploités alors qu’ils ont tout intérêt à s’unir. Ce harcèlement et cette répression sont principalement dirigés contre les habitants des quartiers populaires et en particulier contre leur jeunesse discriminée et contre les militants. La fascisation du pouvoir s’appuie sur le racisme d’État et le chômage de masse organisé ; il s’agit de diviser pour mieux opprimer et exploiter. La criminalisation de l’action sociale et syndicale – comme les lourdes peines infligées dernièrement aux syndicalistes d’Air France et de Good Year – va aussi dans ce sens. Face à un tel État répressif et liberticide, un seul mot d’ordre se doit d’être opposé : celui du droit juste et légitime à se révolter. C’est ce terreau qui unit aussi nos luttes à celle de Georges Abdallah.

Pour la libération des prisonniers politiques révolutionnaires

Le combat de Georges Abdallah est celui d’un combattant communiste en prison, arrêté et détenu pour la lutte politique qui a été la sienne, pour les idées et les idéaux qu’il n’a eu de cesse de proclamer et de ne jamais renier. Sa résistance s’inscrit pleinement dans celle de tous ceux qui combattent aujourd’hui le système et rejettent sa domination sur la société et sur les peuples. C’est pour ses idées d’émancipation que Georges Abdallah s’est engagé dans la lutte. Ce sont pour elles et son combat révolutionnaire qu’il est encore détenu aujourd’hui. Pour cela nous exigeons sa libération immédiate et inconditionnelle.

Georges Abdallah s’est battu et continue de se battre en prison, pour la lutte émancipatrice du prolétariat et des peuples du monde. Il se bat pour un monde débarrassé du système capitaliste et de l’impérialisme et des rapports de domination qu’ils engagent et qui sont responsables de la misère de milliards d’hommes. Georges Abdallah se bat en tant que combattant communiste.

Lutter pour la révolution, c’est poursuivre le combat de Georges Abdallah ! Luttons pour exiger sa libération et luttons ainsi pour notre propre liberté, pour notre propre émancipation.

LIBERTÉ IMMÉDIATE ET SANS CONDITION DE GEORGES ABDALLAH !

VIVE LA RÉSISTANCE LIBANAISE ET PALESTINIENNE !

VIVE L’INTIFADHA !

PALESTINE VIVRA ! PALESTINE VAINCRA !

A BAS L’IMPÉRIALISME, LE SIONISME ET LES ÉTATS RÉACTIONNAIRES ARABES !

Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah

 

Source: http://www.pcmaoiste.org/actunationale/georges-abdallah-toutes-et-tous-a-lannemezan-samedi-21-octobre/

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Rapport de la manifestation au poste frontière de Lacolle entre le Québec et les États-Unis

RAPPORT: Bienvenue aux migrant.es et aux réfugié.es!

Ouvrez les frontières!

Oubliez le racisme!

 

 

Samedi 30 septembre de 10h à 17h

À la frontière à Lacolle, au sud de Montréal

 

Le MER-Concordia a pu assister à la contre-manifestation en soutien aux réfugié.es et aux migrant.es entrant au Canada, tout en prenant position contre la Storm Alliance, un groupe raciste et anti-immigrant.

 

Les hostilités ont commencé avant que les contre-manifestant.es ne quittent même la frontière, alors que David LeBlanc, un membre connu des Soldats d’Odin (un autre groupe raciste fondé par des néo-nazis en Europe) a vandalisé un des autobus. Il a été arrêté, avec un autre complice, et les camarades ont rapidement pris des mesures pour nettoyer l’autobus.

 

 

Alors que les manifestant.es marchaient, nous avons remarqué les différents policiers perchés sur les bâtiments voisins prenaient des photos. Une fois que le groupe est arrivé à la frontière, la police a rapidement arrêté un homme pour avoir écrit « ouvrez les frontières » à la craie sur un mur, mais il a été libéré plus tard avec des excuses et avec une amende symbolique d’un dollar.

 

Le MER-Concordia a pu se réunir brièvement avec les camarades du MER de Québec.

 

Alors que nous attendions l’arrivée des fachos, la police a divisé la foule, mettant en souricière une trentaine de personnes près de la frontière. Cela a finalement été résolu car ceux et celles qui ont été capturé.es ont pu passer et rejoindre le groupe principal.

 

À 12h20, la première vague des SA est arrivée, et la police a effectivement séparé les contre-manifestant.es des fascistes. Une version intelligente de «Fuck You» de Cee Lo Green a été chantée en solidarité avec les migrant.es et les réfugié.es et contre les fascistes.

 

Au fur et à mesure que le nombre de fascistes augmentait alors que leurs retardataires arrivaient, la police a envoyé leur escouade anti-émeute vers 13 h 25 pour séparer les Antifas et les fascistes. Les anti-émeutes ont essayé de repousser les contre-manifestant.es plus loin, sans succès. Alors qu’on célébrait avec de la musique et des chansons, la Storm Alliance a augmenté ses forces à 200 personnes. En dépit de leur surnombre, cependant, ils n’ont jamais pu nous franchir, et à 14 h 45, les fascistes ont reculé. La police nous a empêché de partir jusqu’à 15h30.

 

Grâce à l’effort collectif de la foule, le message était clair: No pasaran! Nous souhaitons remercier Solidarity Across Borders pour avoir organisé une contre-manif réussie et nous nous efforcerons d’aider les efforts anti-fascistes à l’avenir.

 

 Abattre le capitalisme, construire la solidarité!

 

 

Face à la répression, la solidarité est notre arme !

 

 

 

N.B.: Le rapport, et la traduction française du rapport, est une gracieuseté du MER-Concordia, membre du PCR-RCP du Canada.

 

 

Face-à-face tendu sur l’immigration au poste frontière de Lacolle

 

Des militants de la droite identitaire ont tenu des manifestations samedi contre les politiques d’immigration dans plusieurs villes du pays. Des contre-manifestants antifascistes ont aussi décidé de se faire entendre.

Au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle, au sud de Montréal, une centaine de manifestants antifascistes étaient présents, ainsi qu’environ 200 manifestants anti-immigration.

Ce poste, le plus important poste frontalier au Québec, a été temporairement fermé et les voyageurs redirigés vers d’autres postes près d’Hemmingford.

Dave Tregget, président fondateur de Storm Alliance, affirme que la manifestation à laquelle il a appelé n’est pas contre l’immigration. « On est ici pour dénoncer et les politiques de Justin Trudeau, des libéraux qu’elles soient économiques, sociales ou les inquiétudes qu’ont les gens envers l’immigration ». « Quand on parle des inquiétudes de l’immigration, c’est le manque de ressources que M. Trudeau met en place pour aider les immigrants une fois rendus ici », insiste-t-il.

Ils essayent de faire passer dans le discours populaire l’idée que « c’est correct d’être raciste, en étant sympathique », rétorque Anas Bouslikhane de Solidarité sans frontières

Le militant de gauche Jaggi Singh ainsi que des groupes citoyens pro-immigration, comme Solidarité sans frontières, ont investi tôt les lieux où manifestent Storm Alliance, un groupe associé à l’extrême droite, et ses partisans.

Une brève échauffourée a opposé un militant antifasciste à deux membres de Storm Alliance. Ceux-ci lui ont assené quelques coups avant que les policiers n’interviennent.

Cette altercation a poussé l’escouade antiémeute à se déployer entre les deux groupes.

Selon le journaliste de Radio-Canada Vincent Champagne, les responsables de Storm Alliance ont d’ailleurs expressément demandé à leurs membres de garder leur calme.

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1058914/manifestation-droite-gauche-frontiere-lacolle

Une milice armée d’extrême droite s’implante au Québec

Des membres présumés de la milice du III % du Québec Photo : Facebook/Tirée de la page Canadian Three Percenters

La milice armée d’extrême droite du III % (milice du trois pour cent) s’implante actuellement dans plusieurs régions du Québec. Pour devenir membres du mouvement des « threepers », les aspirants doivent notamment détenir un permis de possession d’arme à feu.

Un reportage de Maxime Corneau

Radio-Canada a observé pendant plusieurs mois les échanges entre les membres de ce regroupement sur les réseaux sociaux. La milice se définit comme un rassemblement de « patriotes » assurant la « résistance » aux abus des gouvernements en place.

Barbara Perry, professeure à la Faculté de sciences sociales de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario, connaît bien ce mouvement. Elle souligne qu’il est apparu aux États-Unis il y a une dizaine d’années.

« Ils idéalisent un Québec francophone, blanc et sans immigration [traduction] », résume Mme Perry en parlant des factions québécoises du groupe fondées depuis environ un an.

Bien que les membres affirment être pacifistes sur les réseaux sociaux, ils font tout de même une apologie de l’armement.

 


Lors du processus d’accès au groupe, un questionnaire demande aux candidats s’ils sont propriétaires d’armes à feu. Photo : Facebook/Tirée de la page III% Québec

Depuis peu, pour devenir membres des différentes cellules des III % au Québec, les candidats doivent confirmer être détenteurs d’un permis de possession d’arme à feu.

Sur une page Facebook du mouvement au Canada anglais, des images d’entraînement paramilitaire de membres québécois ont été publiées. On y voit une dizaine d’individus anonymes qui s’exercent aux techniques militaires en milieu forestier.

Pourquoi III %?

Le mouvement est nommé ainsi, car la croyance propagée par les fondateurs du groupe aux États-Unis veut que seulement 3 % des colons américains aient combattu l’armée britannique lors de la guerre de l’Indépendance américaine.

Membres présumés de la milice III % du Québec lors d’un exercice Photo : Facebook/Tirée de la page Canadian Three Percenters

 

Les membres du groupe publient d’ailleurs souvent des images de leurs armes et de leurs équipements de combat.

 

Un mouvement d’extrême droite 

 

Un membre présente son équipement tactique sur les réseaux sociaux. Photo : Facebook/Tirée de la page III% Québec

Maxime Fiset, un agent de prévention au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, voit sortir de l’ombre ce mouvement venu de nos voisins du sud. « Il existe quelques chapitres des III % au Québec », précise-t-il.

Il explique qu’il est très difficile de quantifier le phénomène puisque les activités officielles du groupe se font généralement entre membres en règle qui ne cherchent pas la publicité.

« C’est un mouvement d’extrême droite, c’est d’ailleurs l’un des mouvements qui est le plus à surveiller en termes de potentiel de violence. Les membres ne sont peut-être pas violents dans l’immédiat et ne le seront peut-être jamais, mais ils sont équipés et entraînés. »

Pour M. Fiset, il ne fait aucun doute que le mouvement du III % est une milice qui fonctionne sous forme de petites cellules autonomes. « C’est une milice! […] Ils s’entraînent, avec des armes, pour le combat dans divers scénarios. Pour eux, un individu qui n’est pas armé et prêt à se défendre par la violence n’est pas un membre qui vaut la peine d’être recruté. »

Policiers au fait du phénomène

Tant du côté de la Sûreté du Québec que de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), on affirme être au fait de l’existence de ce mouvement, sans toutefois préciser si des enquêtes sont en cours.

Une publication sur la page des III % Photo : Facebook/Tirée de la page III% Québec

Annie Delisle, de la GRC, rappelle que la Gendarmerie royale du Canada « n’enquête pas sur des mouvements ou des idéologies, mais plutôt sur les activités criminelles perpétuées par des individus portant une menace à la sécurité des Canadiens ».

Cette réponse est similaire à celle donnée par la Sûreté du Québec.

Anti-immigration

Lors de l’observation des activités du groupe sur Internet, Radio-Canada a relevé des commentaires anti-immigration et islamophobes.

L’actuel premier ministre du Canada, Justin Trudeau, est d’ailleurs souvent représenté comme une menace à la sécurité nationale, principalement en ce qui a trait à ses positions sur l’immigration.

Des membres des III % de l’Ontario ont participé à un rassemblement anti-immigration du groupe d’extrême droite Pegida à London le 26 août dernier. Les membres de la milice, munis d’équipements de protection militaires, assuraient la sécurité.

Barbara Perry confirme que les membres des milices III % partagent l’idéologie de plusieurs groupes d’extrême droite, ce qui l’inquiète.

« C’est ce qui me terrifie avec ces groupes. C’est un mélange d’idéologie, d’hostilité envers certaines communautés, d’armement et d’entraînement tactique. »

 

Des membres du groupe III % de l’Ontario lors d’une manifestation à London Photo : Radio-Canada/Amanda Margison

Maxime Fiset affirme avoir vu lors de la manifestation de La Meute à Québec des individus arborant des symboles du groupe en marge du rassemblement.

Les membres des groupes québécois du III % contactés par Radio-Canada ont tous décliné nos demandes d’entrevue.

 

Source: http://beta.radio-canada.ca/nouvelle/1054852/une-milice-armee-dextreme-droite-simplante-au-quebec

Une murale autochtone vandalisée dans Saint-Henri

Une murale réalisée par une artiste autochtone a été vandalisée dans le quartier Saint-Henri, à Montréal, quelques jours seulement après son inauguration.

 

L’œuvre de l’artiste américano-colombienne Jessica Sabogal, baptisée « White supremacy is killing me » (la suprématie blanche me tue), a été réalisée dans le cadre des Voix insoumises, une biennale d’artistes de rue autochtones « queer » et racisées qui se déroulait du 13 au 21 août.

Le ou les vandales ont utilisé de la peinture rouge en aérosol pour inscrire « Anti-White » (anti-Blanc) sur la murale située en face de la statue de Louis-Cyr, à l’intersection des rues Saint-Jacques et Saint-Antoine.

Sur la page Facebook « St. Henri », un forum de discussion pour les résidents du quartier, des citoyens expriment leur colère. Certains résidents, dont le conseiller du Sud-Ouest Craig Sauvé, se proposent même de contribuer pour acheter de la peinture pour recouvrir l’inscription.

En entrevue à Radio-Canada, le conseiller de Projet Montréal a condamné « un vandalisme raciste ». « Le Sud-Ouest est un arrondissement ouvert, on est pacifique. Cet acte individuel ne nous représente pas », a-t-il indiqué.
Les Voix insoumises en est à sa troisième édition. Outre l’œuvre de Mme Sabogal, six autres murales et installations ont été réalisées dans le quartier Saint-Henri.

 

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1052851/murale-autochtone-vandalisee-saint-henri-montreal-queer-voix-insoumises?fromBeta=true

Le président du Centre culturel islamique de Québec victime d’un incendie criminel à caractère haineux

Mohamed Labidi

http://ici.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7774584/?seektime=0

 

Le véhicule du président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi, a été incendié dans la nuit du 6 au 7 août, alors qu’il était garé tout près de sa résidence.

L’incident s’est produit un peu avant 1 h 30 le dimanche matin. Les pompiers ont mis une trentaine de minutes à éteindre le feu. La police est toujours à la recherche d’un ou de plusieurs suspects. Aucun individu en lien avec l’événement n’a été arrêté jusqu’à ce jour.

Le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) affirme que les autorités ont confirmé la nature criminelle de l’incendie.

« Une enquête policière est en cours et la thèse de l’infraction criminelle est envisagée », affirme le porte-parole du Service de police de la ville de Québec (SPVQ), Étienne Doyon.

L’unité des crimes majeurs pourrait aussi déterminer qu’il s’agit d’un crime haineux. « Lorsqu’on parle d’un crime haineux, il faut qu’il y ait une infraction criminelle qui se retrouve à l’intérieur du Code criminel et il faut que cet acte ait une connotation haineuse envers une communauté particulière, une race particulière », précise M. Doyon.

Cette scène de vandalisme a eu lieu un peu plus de 36 heures après l’annonce de la vente d’un terrain municipal d’une valeur de 270 000 $ au Centre culturel islamique afin de permettre la création d’un cimetière musulman tout près du cimetière Belmont, dans le secteur de Sainte-Foy à Québec.

Un cimetière attendu depuis des années par des citoyens musulmans de la région de Québec. Mohamed Labidi a participé à cette conférence de presse aux côtés du maire Régis Labeaume, à l’hôtel de ville de Québec.

Les membres du Conseil d’administration du CCIQ déclinent toute demande d’entrevue, mais dans un communiqué, ils exhortent le public et les élus à « prêter une attention particulière à la montée de l’extrême droite à Québec ». Ils réclament aussi de l’aide afin de maintenir la pression pour que les moyens soient mis en place afin de lutter contre ces gestes haineux.

Cette communauté-là musulmane a des raisons de se sentir menacée, parce que ce sont des événements qui arrivent à répétition. Ce n’est pas un événement isolé.

Benjamin Ducol, chercheur au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence:

« Je pense qu’il est venu un moment où les gens de Québec doivent faire entendre d’une seule et même voix le fait que ce type d’incidents n’est pas acceptable dans une communauté comme la nôtre. Et ça viendra en soutien à une communauté musulmane qui se sent justement de plus en plus victimisée et de plus en plus peut-être isolée », souligne Benjamin Ducol.

Plusieurs incidents à caractère haineux

Le Centre culturel islamique de Québec ajoute que des excréments ont été laissés devant la porte de la grande mosquée quelques jours après que le véhicule du président a été incendié.

Cet incident s’ajoute à plusieurs autres gestes à caractère haineux perpétrés à l’endroit de la communauté musulmane de Québec au fil des dernières années.

Le 14 juillet dernier, deux jours avant le vote sur le projet de cimetière musulman à Saint-Apollinaire, un Coran déchiqueté avec un couteau accompagné d’un message haineux avait été déposé à la grande mosquée.

Le 19 juin 2016, une tête de porc avait été laissée par le groupuscule Québec identitaire devant l’une des entrées de ce lieu de culte. C’est aussi Québec identitaire qui avait installé des affiches haineuses sur les murs de trois mosquées de Québec en novembre 2014.

Tous ces cas ont été signalés à la police de Québec, mais les enquêtes n’ont pas permis de trouver de suspects pour l’instant.

 

 

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1053031/president-centre-culturel-islamique-quebec-victime-incendie-criminel

Une ex-membre de La Meute dénonce l’autoritarisme du groupe

Un Journal des mass média traditionnel a fait une petite enquête sur l’organisation et le fonctionnement d’une organisation dite identitaire et d’extrême-droite, La Meute, dont nous avons pensé qu’il serait d’intérêt « révolutionnaire » et pédagogique de partager pour mieux connaître les méthodes des groupes fasciste afin de mieux lutter contre la montée du fascisme et leur emprise chez les masses.

 

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(Sherbrooke) Une Sherbrookoise ayant fait partie de «La Meute» tient à mettre en garde les citoyens qui seraient tentés de joindre ce mouvement mis sur pied à l’automne 2015 dans le but de «faire face à l’islam radical». Selon elle, le fonctionnement de «La Meute» s’apparente davantage à «une secte» qu’à un mouvement citoyen puisque une fois au sein de « La Meute», aucune divergence d’opinions n’y est tolérée. Elle décrit le chef de «La Meute «, Éric Corvius, comme «un gourou» colérique devant qui «tous ses acolytes se mettent à genoux».

Âgée de 72 ans, Suzanne Tessier a adhéré à «La Meute» en octobre dernier. Elle dit avoir joint cette organisation parce qu’elle croyait – et croit toujours – que l’objectif premier de «La Meute» (contrer la montée de l’islam radical) est louable. Par contre, elle se dit en total désaccord avec «les façons de faire autoritaires et intransigeantes» de ses dirigeants.

«Je trouve que leur but est extraordinaire. Je suis d’accord avec le fait qu’on ne doit pas laisser les extrémistes musulmans imposer leur vision dans notre pays. On les a accueillis ici de bonne foi, qu’ils respectent nos lois, nos droits, nos valeurs et nos traditions», précise Mme Tessier. Ce qu’elle reproche à «La Meute», c’est son intransigeance face aux opinions divergentes de ses propres membres lorsqu’il est question des moyens visant à contrer la montée de l’islam radical.

«Ils disent qu’ils veulent former une meute de loups capable de défendre nos droits et nos valeurs, mais en réalité, ce qu’ils veulent, c’est que les membres les suivent comme un troupeau de moutons», s’insurge cette diplômée universitaire à la retraite, qui a fondé plusieurs organismes, dont l’Association des familles monoparentales et siégé à diverses organisations à but non lucratif (OBNL).

Mme Tessier a décidé de raconter publiquement son expérience après avoir appris que «La Meute» avait distribué un tract dans les rues de Sherbrooke, le 19 août dernier. Dans ce tract, «La Meute» se décrit comme «un mouvement citoyen qui désire rassembler ceux et celles qui sont inquiets pour l’avenir de nos enfants et de nos terres face à la montée de l’islam radical qui, lui, désire voir la charia avoir préséance sur toutes autres lois.»

«Contre l’envahisseur»

Les auteurs du document ajoutent que les membres de «La Meute» ne sont «pas une milice, une secte, un mouvement de l’extrême droite; ni ne sommes racistes, xénophobes, homophobes, misogynes ou islamophobes». Ce tract invitait ainsi les citoyens à joindre ses rangs afin de lutter «contre l’envahisseur».

Or, tient à prévenir Suzanne Tessier, «sachez dans quoi vous vous embarquez!» dit celle qui ne fait plus partie du mouvement depuis la fin juin. Pour en avoir fait partie et avoir participé à ses activités pendant huit mois, Suzanne Tessier est formelle: «La Meute» a toutes les apparences d’une secte. Une secte dont le chef Éric Corvus, un résidant de Québec, se comporte comme «un gourou narcissique» qui ne tolère aucune remise en question de son autorité.

Suzanne Tessier dit avoir été expulsée de «La Meute» à deux reprises. Une première fois au début juin après que les dirigeants l’eurent confondue avec une autre membre qui avait exprimé une opinion divergente. Puis, une deuxième fois, à la fin de juin après qu’elle eut défendu ouvertement deux femmes, qui avaient osé mettre en question certaines décisions de ces mêmes dirigeants. Selon Mme Tessier, ces deux femmes ont été injustement rabrouées par les dirigeants de «La Meute».

«J’ai été outrée par la façon dont ils ont traité ces femmes, dit-elle. Pour eux, il n’y a aucune présomption d’innocence, aucune nuance. C’est blanc ou c’est noir. Je leur ai dit qu’ils (les dirigeants) étaient misogynes et qu’ils avaient peur des femmes moindrement fortes qui se tiennent debout…», raconte Mme Tessier au sujet des motifs qui ont mené à son expulsion.

Quatre ex-membres de «La Meute», dont les deux femmes qu’a voulu défendre Suzanne Tessier, ont confirmé à La Tribune le caractère «intransigeant» des dirigeants de «La Meute». Tous ont toutefois requis l’anonymat, soit par «peur de réprésailles», soit «pour ne pas nuire à l’objectif» de contrer la montée de l’islam radical.

Mme Tessier dit s’inquiéter également du comportement des dirigeants, de «La Meute» et en particulier de son chef Éric Corvus, qu’elle décrit comme «un être narcissique au dernier degré» qui ne tolère aucune remise en question de ses opinions ou de ses façons de faire.

«Lorsqu’il fait des discours, il lui arrive de faire des montées de lait incroyables, dit-elle. Il a peur de tout, il voit des menaces partout. Il se comporte vraiment comme un gourou. Tout est relié à sa petite personne. Et ses cinq acolytes sont toujours à ses genoux. Personnellement, ça me fait peur…», avoue-t-elle.

Un souper sous haute sécurité…
Durant les quelques mois où elle fut membre de «La Meute», Suzanne Tessier dit avoir été témoin de faits troublants sur la façon dont ce mouvement est dirigé et du caractère violent de certains de ses éléments.

Elle raconte que lors d’un souper spaghetti, tenu le 21 mai dernier, au centre communautaire Charlesbourg de Québec, les mesures de sécurité entourant ce souper ressemblaient à celles que l’on retrouve dans un aéroport…

«Lorsqu’on est arrivé dans la salle, il y avait des membres de la cellule sécurité de «La Meute» qui nous ‘screenaient’ le corps avec des bâtons de détection de métal. Ils avaient même des walkies-talkies, avec un micro dans les manches et des écouteurs dans les oreilles. Ils étaient équipés comme les agents de sécurité qu’on rencontre dans les aéroports…», se rappelle Mme Tessier au sujet de ce souper qui aurait réuni près de 150 personnes. Des mesures de sécurité étaient aussi en place lors du repas cabane à sucre tenu quelques mois plus tôt à Valleyfield, ajoute Mme Tessier.

C’est à ce moment que Suzanne Tessier dit avoir commencé à entretenir des doutes sur la personnalité des dirigeants. «Je me suis dit: ‘Non, mais pour qui ils se prennent, Éric Corvus et compagnie?’ On dirait qu’ils paranoïent tout le temps. C’est correct d’avoir peur, mais il y a une limite à voir des dangers partout, là où il n’y en a pas…».

Violence

Elle dit aussi avoir observé chez certains membres des comportements violents, qui lui font craindre des débordements. «Il y a des gens violents là-dedans, c’est clair. Ce n’est pas la majorité, et ils sont contrôlés, mais je crains que ces éléments puissent être tentés, éventuellement, de former une milice. Ce n’est peut-être pas dans les cartons, mais je crains ça», dit-elle en se basant sur ses observations.

Enfin, Suzanne Tessier croit que «La Meute» fait littéralement fausse route dans sa volonté de contrer «la montée de l’islam radical».

«Selon moi, ils devraient prendre les moyens juridiques et politiques pour défendre leur cause. Qu’ils se se forment un lobby, dit-elle, qu’ils se servent de la Charte (des droits et libertés) et des tribunaux, comme le font les islamistes, pour faire valoir leurs points de vue. Ou encore qu’ils se forment en parti politique. Chose certaine, je ne pourrai jamais être d’accord avec leurs façons de faire actuelles.»

Plusieurs ex-membres de «La Meute» se sont constitués de nouveaux groupes afin de contrer à leur façon la montée de l’islam radical.

L’un d’eux, «les justiciers du peuple», a tenu une première assemblée en août à Drummondville réunissant une cinquantaine de sympathisants. Une autre rencontre est prévue le 17 septembre, toujours à Drummondville, dans un endroit gardé secret.

Selon ce que La Tribune a pu apprendre, «les justiciers du peuple» comptent se servir de cette réunion pour jeter les bases d’une manifestation qui doit avoir lieu à la mi-octobre à Québec devant l’Assemblée natonale.

Pour sa part, «La Meute» n’a pas donné suite à nos demandes d’entrevue.

Qu’est-ce que «La Meute»?
– Fondée sur Facebook en septembre 2015

– Son objectif: «contrer la montée de l’islam radical»

– Son fondateur est Éric Venne, alias Corvus, un ex-militaire ayant combattu en Afghanistan

– Plusieurs militaires et ex-militaires de Val-Cartier font partie de ses administrateurs

– «La Meute» compterait 20 000 «loups». Toutefois, aucune de ses activités n’a attiré plus de 200 personnes

– Un OBNL est en formation pour financer ses activités: Le Club AVAT (aide aux victimes d’actes terroristes) Québec

– L’adhésion se fait sur référence

– Le profil de chaque adhérent est vérifié par un des administrateurs

– Les membres doivent adhérer complètement aux principes de «La Meute»

(Sources: Facebook, Les justiciers du peuple, gappasquad, Le Soleil)

 

Source: http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/201609/02/01-5016762-une-ex-membre-de-la-meute-denonce-lautoritarisme-du-groupe.php