Lettre de prison de Cesare Battisti

Publié le 13 février 2019 par le PCF

 

Bonjour Gérard, Comme c’est bon d’écouter la voix de cette inoubliable France qui fait chaud au cœur (excuse le mauvais français, j’ai un peu oublié depuis !). Je suis heureux de l’initiative des vieux camarades polardeux, il n’y a pas de mot pour vous remercier tous.

Je trouve précieuse cette aide à caractère international, sans compter que ma petite famille est toujours parisienne. Vous pourriez peut-être élargir votre pétition à des auteurs italiens en passant par le camarade Valerio Evangelisti de Bologne ou aussi la faire arriver au Brésil en l’envoyant au mail suivant, à l’attention de Magno de Carvalho : sintusp@sintusp.org.br.

Je dois vous expliquer un peu ce qui s’est passé après que Fux, le ministre de la Cour suprême fédérale, s’est honteusement vendu au fasciste Bolsonaro, autorisant ainsi mon extradition. Étant avisé de cette possibilité par avance, j’ai pris contact avec le gouvernement bolivien avant de passer la frontière vers ce pays. Là j’ai été accueilli par du personnel de la chancellerie et logé dans un local appartenant au gouvernement, en attendant que ma demande de refuge (d’asile ? GS) soit discutée par le CONARE (Comité national des réfugiés).

Quatre semaines ont passé pendant lesquelles, aujourd’hui c’est une évidence, l’Italie et le Brésil faisaient pression sur le gouvernement bolivien en agitant surtout la question économique et ses conséquences sur le pays. Bref, samedi 13 (12 ? GS), j’ai été enlevé manu militari, me privant ainsi d’être jugé régulièrement par un procès d’extradition selon les lois boliviennes (procès que j’aurais gagné puisque en prescription depuis 15 ans). On m’a amené de pure force à l’embarquement.

Et voilà où les bandits du gouvernement d’extrême droite italien exécutent leur sale jeu : il y avait sur la piste un avion brésilien qui aurait dû me transporter jusqu’à Brasilia et, de là, m’embarquer dans un avion italien pour Rome. J’étais en train de monter dans l’avion brésilien lorsqu’un contre-ordre nous a fait faire demi-tour.

Et voici que commence une discussion animée entre les autorités des trois pays en question. Finalement c’est l’Italie qui gagne le tour et on m’embarque dans leur propre avion dans un vol sans escale jusqu’à Rome. Pourquoi ? Simple : les salauds ont évité le Brésil pour ne pas appliquer l’accord d’extradition brésilien qui interdit la perpète et oblige l’Italie à la concession de remise de peine. Résultat : un enlèvement pur et proprement criminel pour m’infliger en toute illégalité une peine cruelle exclue par le traité d’extradition.

Je ne sais pas si j’ai été clair. C’était pour vous donner quelques éléments en plus. Bien sûr les avocats sont en train de faire tomber les effets de cette action mercenaire mais, comme vous le savez, toute aide dans le sens de l’info est de vitale importance.

Je vous embrasse.

Cesare

PS : Avez-vous des nouvelles de Fred Vargas ?

 

Source: http://www.pcf.fr/lettre_de_prison_de_cesare_battisti

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Déclaration Georges Abdallah – 2 février 2019

 

Cher«e»s Camarades, Cher«e»s ami«e»s,
Vous savoir tenir ce meeting aujourd’hui même, me remplit de force et me réchauffe le cœur aussi. Certainement c’est grâce à l’effort déployé tout au long de ces années passées et à travers les multiples initiatives que vous avez su développer dans la diversité de l’expression solidaire sur le terrain de la lutte anticapitaliste et anti-impérialiste que l’on arrive aujourd’hui à faire bouger quelque peu les lignes.

D’une manière générale Camarades, c’est toujours en fonction de cette mobilisation solidaire sur le terrain de la lutte en cours que se construit et s’affirme le rapport de force dont on a besoin pour arracher les camarades aux griffes de leurs geôliers.

Bien entendu c’est d’une importance capitale de savoir – et surtout de pouvoir – inscrire la démarche solidaire dans la dynamique globale des luttes en cours aussi bien ici qu’ailleurs dans la région de l’autre bord de la Méditerranée.

Sans se bercer de douces illusions Camarades, quant à ma situation, il y a encore « beaucoup » à faire pour favoriser une issue favorable. Comme vous savez, il ne suffit pas que l’État du Liban « exige » ou plutôt « demande » ma libération, il faut encore que le rapport de force réellement existant puisse faire comprendre aux représentants de l’impérialisme français que mon incarcération commence à peser réellement plus lourd que les possibles menaces inhérentes à ma libération. C’est seulement dans ce cas que l’ordre de mon expulsion vers le Liban ne trouvera plus alors d’opposition.

C’est pourquoi, chers Camarades, la solidarité la plus appropriée que l’on peut apporter à tout protagoniste révolutionnaire incarcéré, c’est de la développer toujours plus sur le terrain de la lutte contre le système d’exploitation et de la domination.

Chers Camarades, la cause palestinienne traverse un moment très difficile. La principale composante de la bourgeoisie arabe, en particulier celle de l’Arabie et celle du Golfe, s’est rangée sans fard dans le camp de l’ennemi sioniste sous la direction de l’impérialisme. Les masses populaires palestiniennes payent au quotidien un lourd tribut de sang et de privation de tout genre. La Résistance globale la plus résolue est plus que jamais incarnée dans ces milliers de Résistants qui font face à leurs geôliers dans des conditions particulièrement difficiles. Il y a lieu de s’attendre à ce que les sionistes fassent tout ce qu’ils peuvent pour détruire cette citadelle de la révolution. Certainement il est de notre devoir de faire le nécessaire pour être aux côtés de nos Camarades, et chacun dans le rôle qui lui revient, faire le nécessaire pour les libérer.

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur de la Palestine et de sa prometteuse Résistance !

La solidarité, toute la solidarité avec les Résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce et aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité toute la solidarité  avec les militants révolutionnaires du Yémen !

La solidarité toute la solidarité avec les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

La solidarité toute la solidarité avec les prolétaires en lutte !

Honneur aux Martyrs et aux masses populaires en lutte !

À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et autres réactionnaires arabes !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous Camarades et ami«e»s mes plus chaleureuses salutations révolutionnaires.

Votre camarade Georges Abdallah

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/g/declaration-georges-abdallah-2-fevrier-2019/

MUMIA : MERCREDI 6 FÉVRIER, RASSEMBLEMENT À PARIS POUR SA LIBÉRATION

RASSEMBLEMENT MERCREDI 6 FÉVRIER (18 HEURES)

à proximité de l’ambassade des États-Unis PLACE DE LA CONCORDE A PARIS – angle jardin des Tuileries / rue de Rivoli –

Sous la pression des étudiants de la Yale Low School (Cambridge-Connecticut), les organisateurs de la conférence célébrant les 25 ans d’existence de la célèbre université américaine ont annulé l’invitation faite au Procureur de Philadelphie, Larry Krasner. Cette décision fait suite au recours en contestation de ce dernier contre le droit d’appel validé par le juge Leon Tucker pour que Mumia puisse enfin bénéficier d’un nouveau procès. Les organisateurs ont finalement décidé que leur invité d’honneur serait Mumia Abu-Jamal !

Des étudiants en droit et des avocats de Harvard avaient pris l’initiative de saisir les organisateurs de la Conférence pour leur dire que les procureurs de Philadelphie ne pouvaient être comptés dans la tradition des avocats rebelles. Dans leur lettre, ils précisaient que « le soi-disant progressiste Larry Krasner bloquait le processus d’appel de Mumia alors qu’il avait été élu par la classe populaire noire de Philadelphie ». Et de constater aujourd’hui, « qu’il soutenait des décisions prises par des juges racistes et sous la pression de l’une des polices les plus corrompues et meurtrières des États-Unis ».

Dans son commentaire, Anneke Dunbar-Gronke, étudiante en droit à Harvard, a déclaré : « Krasner restera dans l’histoire le procureur « progressiste et bien intentionné » qui s’est opposé à la justice dans le cas du Nelson Mandela de notre temps ».

Un autre étudiant en droit de Harvard, Felipe Hernández, constate que « dans l’esprit d’un procureur progressiste, la justice est rendue de manière sélective et seulement quand il n’y a pas de risque politique. Heureusement, les participants à la conférence entendront la voix de Mumia, un véritable avocat, celui qui incarne la rébellion contre l’injustice ».

COMMENTAIRES SOULIGNANT LA GRAVITÉ DE LA DÉCISION DU PROCUREUR LARRY KRASNER

Noelle Hanrahan, la directrice de Prison Radio qui donne la parole à Mumia sur son antenne depuis des décennies (résumé) :
« Des événements récents ont fait naître l’espoir que la libération de Mumia approchait, le juge Tucker lui accordant un droit d’appel. Auparavant, le Procureur de Philadelphie avait annoncé la découverte de 6 boîtes inédites provenant du procès initial de Mumia en 1982 qui ne contenaient rien d’important selon lui. Quelques jours plus tard, le Procureur révélait que l’unité de stockage avait en fait retrouvé plus de 100 boîtes supplémentaires. Ces boîtes n’ont pas encore été inventoriées et pourraient contenir des preuves clés pour de nombreux autres condamnés. Les avocats de Mumia n’ont eu accès qu’à la première série de 6 boîtes.
Dans le même temps, le Procureur Larry Krasner annonçait qu’il faisait appel de la décision du juge qui ouvrait la porte au soulagement, non seulement pour Mumia, mais pour des centaines d’autres prisonniers. En s’opposant à cette décision, Krasner espère donc bloquer un grand nombre d’affaires … » Lire l’intégralité des commentaires de Noelle Hanrahan

 Bret Grote, avocat abolitionniste et défenseur de Mumia (résumé) :
« Il est particulièrement important pour ceux qui ont offert un soutien critique à Krasner de s’élever contre sa décision. On ne peut en effet se taire lorsqu’un soi-disant « progressiste » se range du côté d’une police réactionnaire et raciste pour poursuivre une machination ignoble. Le fait qu’il ait mis en œuvre des changements positifs rend d’autant plus incroyable qu’il n’entende pas que sa décision est inacceptable et que cette affaire ne sera pas finie tant que Mumia ne sera pas libre ».

 

Henry Chapier, soutien à Mumia, vient de nous quitter … Lire l’article du journal l’Humanité rappelant son engagement de longue date en faveur du journaliste afro-américain.

 

Source: https://mumiabujamal.com/v2/mumia-mercredi-6-fevrier-rassemblement-a-paris-pour-sa-liberation/

Salutations du Secours Rouge International à tous les prisonniers et prisonnières politiques en lutte!

À Zurich, les membres du Secours Rouge International ont assisté à la conférence de travail annuelle. Des groupes venus de Belgique, Allemagne, Italie, Turquie/Kurdistan et Suisse ont participé.

Un point important de la conférence a été le débat sur la solidarité avec le projet révolutionnaire au Rojava. Un échange a eu lieu au sujet du rôle, du caractère et de l’interaction entre le travail de solidarité local et la solidarité internationale. Les expériences concrètes des dernières années dans le contexte de la campagne unitaire “Solidarité révolutionnaire avec le Rojava” ont été évaluées. Avec les pansements hémostatiques Celox nous apportons un soutien pratique aux internationalistes combattant.e.s et aux camarades qui défendent la révolution du Rojava au péril de leur vie. Vu le rôle central des femmes qui ont pris les armes au Moyen-Orient et s’organisent en unités de femmes pour combattre sur les lignes de front pour la révolution et contre la barbarie, n’oublions pas notre campagne dirigée par des femmes “Solidarité révolutionnaire avec les combattantes du Rojava, de Raqqa, Shengal et Afrin”. Au vu de la situation militaire changeante, la question se pose de savoir comment la solidarité révolutionnaire internationale peut réagir.

Nous saluons tout.e.s ceux et celles qui combattent pour la révolution du Rojava.

Nous saluons également les internationalistes espagnols qui ont combattu au Rojava dans l’esprit de la tradition d’internationalisme prolétarien et de l’histoire des Brigades Internationales, et qui ont été traînés aux bancs de la justice de classe à leur retour. Nous sommes solidaires avec eux et nous condamnons l’attaque de l’État espagnol envers la solidarité révolutionnaire internationale.

Pour nous révolutionnaires, il ne s’agit pas seulement de solidarité avec nos frères et sœurs au Rojava, mais également de combattre pour la révolution et contre la réaction, ici dans la métropole. C’est pourquoi le Secours Rouge International s’est mobilisé à l’occasion de la visite d’Erdogan à Berlin et y a envoyé une délégation.

Car la solidarité ne devrait pas être vécue uniquement à travers les moments collectifs dans les rues, nous saluons les prisonniers du G20.

Nous envoyons également nos salutations aux prisons grecques, où Nikos Maziotis et Pola Roupa de Lutte Révolutionnaire se préparent à une nouvelle confrontation avec l’État bourgeois face à la justice de classe.

Nous saluons également la camarade Nadia Lioce des BR-PCC, qui défend son identité politique et lutte contre un régime d’isolement et de torture extrêmement dur, le 41bis. Le 28 septembre, plusieurs camarades se sont déplacé.e.s à l’Aquilla pour montrer leur solidarité avec les militant.e.s.

Eux, elles et d’autres prisonnièr.e.s politiques en lutte sont d’une importance particulière pour le mouvement révolutionnaire puisqu’ils et elles refusent de capituler et marquent ainsi une ligne de fracture claire avec l’État bourgeois. Ils dirigent la confrontation politique avec le système de justice de classe et représentent donc un point de référence positif et progressiste.

Nous continuons donc à saluer le camarade Georges Ibrahim Abdallah qui a récemment entamé sa 35e année dans les prisons françaises. Lui, qui a lutté par les armes contre l’impérialisme, pour une Palestine libre et pour la révolution, continue aujourd’hui à tenir haut le drapeau rouge, tant que les murs épais de la prison ne l’empêchent pas d’intervenir et de faire partie de nos luttes.

Défendons les prisonnièr.e.s révolutionnaires et leurs projets politiques. Transformons notre solidarité internationale en arme. Nous saluons tou.te.s les prisonnièr.e.s politiques en lutte avec une chaleur révolutionnaire et internationaliste.

Abattons le capitalisme
Construisons la solidarité internationale de classe.

Secours Rouge International
Zürich, 11 novembre 2018

 

Source:  http://www.rhi-sri.org

Un groupe d’extrême-droite a parlé de la mise en scène d’une « fausse » attaque terroriste pour effrayer les Québécois

iTraduction d’un article du journal « The Gazette » sur l’extrême-droite au Québec

 

 

De nombreuses actions sont à venir « , explique le journal dans un journal de discussion privé obtenu par la Gazette de Montréal. La police a été alertée.

Un homme ayant des liens avec les groupes d’extrême droite québécois a discuté de la mise en scène d’un faux attentat terroriste pour «réveiller» les habitants de la province et a encouragé ses pairs à commencer à s’entraîner avec des armes à feu.

Dans un journal de bord privé obtenu par la Gazette de Montréal, un homme qui s’appelait Phénix le Patriote écrivait qu ‘«il devrait y avoir une fausse tentative terroriste» pour «effrayer les Québécois».

 

Il a suivi le post en ajoutant: « Ne vous inquiétez pas… de nombreuses actions sont à venir. »

Phénix a également partagé une image de cibles sur lesquelles il avait tiré avec un pistolet de 9 mm et de calibre .22 dans un champ de tir à Joliette. A côté de l’image, datée du 22 janvier 2018, il a ajouté la légende: «Faites comme mes frères. »

Ce commentaire a reçu la réponse suivante: «Excellent travail, Patriote. Gardez votre objectif vrai »d’un autre membre du chat privé.

 

Les grumes appartiennent à un groupe d’extrême droite qui s’appelle Patriotes du Québec et comprend des membres de Storm Alliance, Le Front Patriotique du Québec et Atalante Québec.

L’activiste qui a découvert les journaux de conversation en ligne les a partagés avec la Sûreté du Québec en janvier dernier, ainsi que des preuves suggérant que Phénix pourrait être un membre du groupe de droite La Meute.

«Phénix n’est pas le type de personne que nous recherchons en tant que membre, a déclaré le porte-parole de La Meute, Sylvain Brouillette. «Les Patriotes (groupe en ligne) n’ont rien à voir avec La Meute. Il y a vraiment une tension entre nous.  »

Un représentant de Storm Alliance a nié avoir eu connaissance du groupe de discussion.

La SQ a reçu la plainte l’hiver dernier et a transmis l’information à une unité d’enquête sur les groupes de haine, selon une source policière.

« Nous ne pouvons commenter ce groupe en particulier, mais nous surveillons l’extrémisme de tous les côtés pour activité criminelle », a déclaré le lieutenant Hugo Fournier de la SQ. « Mais encore une fois, nous ne pouvons rien confirmer ou nier à propos de ce groupe. »

Un inspecteur de la police de Montréal a déclaré que les gens devraient signaler ces types d’incidents aux forces de l’ordre.

«C’est un acte criminel d’encourager les autres à commettre des actes de violence», a déclaré Line Lemay, lieutenant-détective du groupe de travail du département sur les crimes motivés par la haine. «Vous ne voulez pas que quelque chose de terrible se produise et, après coup, vous entendez dire à quel point tous ces signes étaient présents.

«Le simple fait de signaler une personne ne signifie pas que nous la traiterons comme un criminel. Souvent, il suffit de contacter la personne et de lui faire savoir que ses paroles ont des conséquences.  »

Un expert en matière de lutte contre la radicalisation a déclaré à la Gazette qu’il était «extrêmement préoccupé» par les messages de Phénix.

«Quelqu’un qui dit ces choses – en public ou en privé – est clairement dans un état d’esprit dangereux», a déclaré Maxime Fiset, coordinateur de projet du Centre pour la prévention de la radicalisation menant à la violence. « Les gens autour de lui devraient appeler la police pour s’assurer que ces mots ne sont pas accompagnés d’action. »

Bien qu’il soit difficile d’évaluer la gravité des messages, M. Fiset explique que les images de la pratique de la cible utilisée par Phénix suggèrent qu’il peut avoir les moyens de commettre un acte violent. Il a ajouté qu’il est troublant de ne voir aucun des autres membres du groupe le défier pour ses idées extrémistes.

«Lorsque personne ne vous décourage, lorsque les échanges ne font que s’intensifier, l’idée de la violence dans le monde réel se normalise», a déclaré Fiset. « Et il devient possible pour lui de commettre un acte violent. »

L’un des associés de Phénix, dans les discussions, porte le nom d’utilisateur Heinrich Himmler – une référence au commandant nazi qui a dirigé le meurtre de 6 millions de Juifs pendant l’Holocauste.

Les personnes qui publient des commentaires haineux ou extrémistes en ligne sont souvent isolées, en colère et souffrent de maladie mentale, selon Lemay.

«Ils prennent souvent la colère à propos de tout ce qui ne va pas dans leur vie et ils ciblent les immigrants ou un groupe de personnes avec cette colère», a-t-elle déclaré. «Notre travail consiste à évaluer la gravité de la menace et parfois simplement à mettre les personnes en contact avec des services de santé mentale, une clinique locale et tout simplement à la racine du problème. »

Lorsque la police intervient, elle peut saisir le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence.

 

Source: https://montrealgazette.com/news/local-news/far-right-group-spoke-of-staging-fake-terrorist-attack-in-quebec

 

EN FINIR AVEC UNE RÈGLE ANTIDÉMOCRATIQUE Gilets Jaunes. D’où vient l’obligation de déclarer les manifestations ?

Le mouvement des Gilets Jaunes est en train de remettre en cause une tradition antidémocratique en France : l’obligation de déclarer les manifestations en préfecture. Il est temps de reprendre notre droit inconditionnel de manifester.

 

 

L’une des « polémiques » autour du mouvement Gilets Jaunes ces derniers jours c’est la manifestation à Paris ce 24 novembre. Alors que les Gilets Jaunes prétendent manifester près de la zone du palais de l’Élysée, le ministère de l’Intérieur déclare que ce ne sera en aucun cas possible. Finalement on leur aura proposé de manifester sur le Champs de Mars. Or, les représentants du mouvement refusent d’accepter cette imposition.

« Nous ne manifesterons pas au Champ-de-Mars parce que le lieu nous a été imposé (…) Il ne s’agit pas de créer des blocages ou des actions inattendus. Il s’agit juste de prendre notre droit de manifester comme nous l’entendons. Ce n’est plus au gouvernement de décider où est ce que nous allons manifester puisque le gouvernement est déjà incapable de répondre à nos premières préoccupations. Nous allons arpenter la ville de Paris là où notre cœur nous emmènera au fil de la Seine, des centres commerciaux… », déclarait l’une des représentantes du mouvement sur BFM.

En effet, depuis le début ce mouvement se caractérise par une grande spontanéité, avec divers et nombreux points de mobilisation, des actions imprévues… Le tout évidemment sans aucune « autorisation » d’une quelconque autorité, comme habituellement cela se fait. Et ce caractère insolent est complètement revendiqué par les manifestants ; pour eux « cela va de soi » de manifester où et quand on veut.

Il s’agit d’un aspect qui délégitime en quelque sorte l’autorité du gouvernement mais aussi de l’État. Mais d’où vient cette « tradition » antidémocratique de devoir demander l’autorisation pour manifester ?

De l’agitation sociale des années 1930 au besoin de limiter l’activité des travailleurs

Pour trouver l’origine de cette obligation de déclarer les manifestations au préalable à la préfecture de police, il faut remonter à la grande agitation et polarisation sociale des années 1930.

En effet, en France la crise économique mondiale, commencée en 1929, ne fait sentir ses effets que deux ans plus tard. Les faillites d’entreprises suivent aux faillites des banques, le chômage explose en même temps que l’on impose des rythmes de travail infernaux au reste des salariés pour faire augmenter la productivité. Le secteur industriel et le commerce extérieur s’effondrent. Sur le plan politique, cette dégradation économique a aussi des répercussions. Le régime parlementaire de la III République est en pleine crise : entre 1932 et 1934 se produisent cinq changements ministériels.

La polarisation sociale est aussi une autre caractéristique de l’époque. Dans un premier temps, ce n’est pas du côté des syndicats et des partis ouvriers, le Parti Communiste (PCF) et la SFIO (social-démocratie, ancêtre du PS), qui vient la pression sur le gouvernement. C’est plutôt du côté de la réaction fascisante que part l’offensive.

En effet, encouragés par la victoire d’Hitler en Allemagne et la stabilisation des régimes fascistes au Portugal et en Italie, le 6 février 1934 des groupes d’extrême-droite français, profitant d’un scandale de corruption qui éclate au grand jour impliquant des membres des « partis traditionnels », organisent une manifestation qui devient une émeute anti-gouvernementale. Résultat : le gouvernement démissionne.

Dans ce cadre de mobilisation massive de la contre-révolution incarnée par des groupes, des militants et des dirigeants ouvertement fascistes (mêlés à des monarchistes et à des secteurs ultra conservateurs notamment de la bourgeoisie comme les cimentiers Lafarge, Louis Renault ou Eugène Schueller, fondateur de L’Oréal, ou son gendre André Bettencourt), il y aura une réponse du mouvement ouvrier : plusieurs grèves, manifestations massives et meetings de rue ont lieu très rapidement. La pression des bases est tellement forte qu’elles imposent l’unité dans les rues de la SFIO et du PCF, jusque là fortement divisés.

Des manifestations massives ont lieu le 12 février 1934 et le 14 juillet 1935, des énormes rassemblements aussi. Les campagnes électorales pour les élections municipales de 1935 et les législatives de 1936 sont marquées par d’immenses cortèges, meetings, rassemblements populaires et ouvriers. C’est dans ce contexte que le gouvernement décide par un décret d’octobre 1935 d’imposer la déclaration préalable des manifestants. Sous le prétexte de préserver l’ordre public, il cherchait en réalité à contrôler et limiter le mouvement ouvrier en pleine ébullition.

Cependant, malgré ces décrets antidémocratiques, le gouvernement sera incapable d’éviter la vague formidable de grèves de juin-juillet 1936, des millions d’ouvriers et d’ouvrières en grève, mobilisés, occupant des usines, dans le mouvement de grève le plus important de la France jusqu’à cette époque ; un mouvement gréviste qui a ébranlé l’Etat français, réussissant à arracher des concessions très importantes au patronat, même s’il aurait pu aller bien plus loin si les différentes bureaucraties syndicales, du PCF et de la SFIO ne l’avaient bloqué.

Reprendre notre droit inconditionnel de manifester

L’ensemble des gouvernements qui ont suivi depuis cette époque, de droite comme de « gauche », n’ont jamais remis en cause ce dispositif complètement antidémocratique. Et les directions syndicales s’y sont bien adaptées. Combien de militants ou simples manifestants ont été condamnés sous prétexte de participer à une « manifestation non-autorisée » ?

Il est inacceptable de normaliser le fait que les exploités et les opprimés doivent demander l’autorisation à leur « bourreaux » pour exprimer leur mécontentement. Avec le mouvement des Gilets Jaunes qui prend de plus en plus la forme d’une révolte contre l’ensemble des injustices sociales, avec la force et l’insolence des masses qui se réveillent à la politique, peut-être assistera-t-on à la remise en cause totale de cette « tradition » réactionnaire.

Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? C’est de l’exemple des grèves de juin 1936 qu’il faut s’inspirer, de Mai 68, et aller plus loin ! On assiste aujourd’hui en France à une situation qui pose de loin des bases pour une grève générale qui impose une défaite cinglante au gouvernement Macron-Philippe et au patronat. Les organisations du mouvement ouvrier devraient urgemment travailler en ce sens.

 

Source: https://www.revolutionpermanente.fr/Gilets-Jaunes-D-ou-vient-l-obligation-de-declarer-les-manifestations?fbclid=IwAR1bUbm1wJPpqCymMb5pybEs-_IQcAvDvYoRGU5MT9dzMYGNH1n0lKAw9jI

Action publique politico-artistique à Montréal afin de dénoncer l’assassinat par les forces policières chiliennes du jeune mapuche Camilo Catrillanca

 

Quand : Samedi 24 novembre, 12h00 pm

Où : Parc des Amériques, Boulevard Saint-Laurent coin Rachel Est,
Montréal, Canada

 

Ce samedi, un rassemblement sous forme de performance artistique, en appui au peuple Mapuche aura lieu afin de  dénoncer l’assassinat de Camilo Catrillanca, jeune mapuche de 24 ans, par le Commando Jungla, groupe paramilitaire créé par le Gouvernement du président chilien Sebastian Piñera pour réprimer les Mapuche.

En territoire Mapuche ou Wallmapu, l’État et ses forces spéciales
agissent dans la  répression, la criminalisation et la persécution.
Leurs opérations ont causé plusieurs morts et des dizaines de
prisonnier.ère.s politiques mapuche condamné.e.s injustement et sansfondement par la loi Anti-terroriste, créée par Augusto Pinochet
durant la dictature. Cette loi anti-terroriste, tout comme la Loi sur
les renseignements, sont des outils de répression et de
criminalisation des peuples autochtones se trouvant sur leurs
territoires ancestraux.

 

Camilo Catrillanca a été tué par balles par un commando lourdement armé, alors qu’il se trouvait sur son tracteur etrevenait de ses labeurs agricoles. Les autorités prétendent que ce commando muni d’armes de guerre enquêtait sur des vols de voiture dans la zone.

Les lois répressives qui cherchent à légitimer cette violence
sont en train de détruire un peuple qui a refusé de se soumettre. Les
mapuches continuent dans leur lutte de revendication de leur
territoire, en dépit de la militarisation présente dans toute la
région qui cherche à protéger les intérêts du secteur privé.

Ce rassemblement se fait en solidarité avec la lutte légitime du
peuple Mapuche pour la récupération de leurs territoires ancestraux.

Contact média :

En français : Amelia Orellana (438) 827-0656

 

Abattre le capitalisme

construire la solidarité