Georges Ibrahim Abdallah à la fête de Rouge Midi ce 8 juillet 2018

Georges Abdallah était à l’honneur, dimanche 8 Juillet, à la Fête de Rouge Midi organisée par Rouges Vifs/ANC 13.

➣ Stands : BDS, FUIQP, ex-Fralib, entre autres participants…
➣ Débats : luttes passées et actuelles, syndicalisme et politique…
➣ Jeux, musique et restauration…

A l’issue de cette fête, un message de Georges Abdallah https://sd-5b.archive-host.com/membres/up/29b72e7b8387d2014690b4aea20c293508c66477/docs/GA_Rouges_Vifs_080718.pdf a été lu par une camarade du FUIQP :

Cher-e-s Camarades, cher-e-s ami-e-s,

Me permettre de participer aux activités proposées aujourd’hui à la faveur de la fête de « Rouges Vifs » m’honore au plus haut degré et m’apporte beaucoup de votre enthousiasme et votre détermination.

Bien entendu Camarades, par le temps qui court, les diverses expressions de la lutte et les espoirs et les problèmes qui leur sont inhérents imprègnent l’ambiance générale de toutes nos festivités…

Ainsi, nous ne pouvons pas être indifférents, mais plutôt plus qu’admiratifs à l’endroit de nos camarades cheminots qui s’opposent avec détermination au gouvernement qui veut leur infliger une défaite historique. Depuis plus de trois 3 mois, ils mettent en jeu à travers leur grève le rapport de force entre les classes sociales dans ce pays…

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit des masses populaires palestiniennes et les combattants de la Résistance qui s’opposent courageusement à la barbarie de la soldatesque sioniste et les hordes des colons dans des conditions particulièrement difficiles.

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit de ces masses populaires du Rif qui font face à la répression du gouvernement marocain à travers ce « Hirak » revendicatif et solidement ancré dans le tissu populaire…

Nous ne pouvons pas être indifférents à l’endroit de nos camarades communistes et nos camarades Kurdes qui font face au régime fascisant en Turquie…

Nous ne pouvons pas être indifférents face aux massacres orchestrés par les impérialistes à travers les potentats de l’Arabie Saoudite et du Golfe au Yémen…

Bien entendu Camarades, la liste est loin d’être exhaustive et on peut l’allonger encore et encore ; il suffit de jeter un coup d’oeil rapide sur la situation en Afrique pour se rendre compte de la destruction généralisée imposée par les diverses interventions impérialistes à tout un continent.

Des milliers d’hommes et de femmes, dont les conditions existentielles les poussent à se jeter à la mer dans l’espoir de trouver un quelconque avenir différent de celui que le système capitaliste réellement existant leur a réservé dans leurs divers pays.

Camarades,

Ne pas être indifférents aux divers processus de lutte susmentionnés, c’est à priori, ne pas faire abstraction de la dynamique globale qui structure et façonne les rapports entre les forces sociales protagonistes de tous ces processus.

Certainement ce n’est pas le moment ni le lieu les mieux appropriés pour développer ces propos. Seulement peut-être serait-il utile de se rappeler que de nos jours, nous vivons tous sous l’hégémonie du capital mondialisé. Aucun pays ne peut échapper complètement au mécanisme destructeur de cette hégémonie. C’est ce « capitalisme mondialisé » à savoir le capitalisme réellement existant, qui est en crise. Les processus des luttes susmentionnés s’inscrivent dans cette crise. C’est contre ce capitalisme que les communistes et tous les protagonistes révolutionnaires devront vaincre pour vaincre la barbarie… et c’est bien pourquoi on ne pas faire abstraction de la dynamique globale qui structure et façonne les rapports entre les forces sociales protagonistes de tous ces processus de lutte, aussi bien en France qu’en Afrique que dans les diverses entités du monde arabe.

La crise du capitalisme moribond dans sa phase de putréfaction avancée est la crise du capitalisme mondialisé. Bien entendu, encore faut-il aller plus loin que le simple constat de ses manifestations immédiates, et mettre en évidence les causes profondes de cette crise insurmontable du capitalisme, et par là même démasquer l’inanité des différentes propositions réformistes qui fleurissent ces jours-ci en France ou ailleurs en Europe dans les milieux de la gauche social-démocrate et surtout électoraliste… Pas de sortie de crise dans le cadre du capitalisme. On ne le répète jamais assez : le capitalisme mondialisé est le capitalisme réellement existant aujourd’hui, et l’agonie de son monde ne s’achèvera que dans le dépassement du capitalisme vers le communisme et certainement pas à travers des compromis dits historiques et autres illusoires tentatives de sauvegarder les acquis d’un soi-disant capitalisme démocratique à visage humain, mais plutôt à travers la lutte implacable de « classe contre classe ».

Les démocrates réformateurs nous promettent des mesures étatiques qui opéreraient contre les exigences du capital mondialisé… et oui rien que ça ! L’État ne serait plus le fondé de pouvoir du capital ! Il ne serait plus le « fonctionnaire du capital » ; par enchantement il va favoriser les intérêts des masses populaires contre le capital !
Camarades, certainement il y a place pour d’autres futurs que la soumission aux diktats impérialistes dont on voit, à longueur de journées, les néfastes conséquences de leur mise en oeuvre sous forme de destructions de villes entières et de dépeçage des États quelque peu contestataires avec les cortèges de morts, de déplacés et autres migrants.

« … les communistes ne se distinguent des autres partis prolétariens qu’en ce que, d’une part, dans les différentes luttes nationales des prolétaires, ils soulignent et font valoir les intérêts communs à l’ensemble du prolétariat, indépendamment de la nationalité et que, d’autre part, dans les différentes phases du développement que traverse la lutte entre prolétariat et bourgeoisie, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité. »
« … les propositions théoriques des communistes ne reposent nullement sur des idées, des principes inventés ou découverts par tel ou tel réformateur utopiste. Elles ne sont que l’expression générale des rapports réels issue d’une lutte de classes existante, d’un mouvement historique qui s’opère sous nos yeux. »

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie, en Grèce, aux Philippines et ailleurs de par le monde !

La solidarité, toute la solidarité avec les cheminots et les jeunes prolétaires des quartiers populaires !

Le capitalisme n’est plus que barbarie, honneur à tous ceux et celles qui s’y opposent dans la diversité de leurs expressions !

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !

À vous tous et toutes mes plus chaleureuses salutations
Votre Camarade Georges Abdallah
dimanche 8 juillet 2018

 

Abattre le capitalisme

Construire le solidarité

 

Source: http://liberonsgeorges.samizdat.net/g/georges-abdallah-a-la-fete-de-rouge-midi/

Publicités

Israel is arming neo-nazis in Ukraine and Canada is an accomplice

A complete file which revealed the links between neo-nazis with Israel and Canada

Israel is arming neo-Nazis in Ukraine

https://electronicintifada.net/content/israel-arming-neo-nazis-ukraine/24876
The Electronic Intifada ​ ​4 July 2018Israel is arming neo-Nazis in Ukraine Asa Winstanley *

The Azov Battalion uses the Nazi Wolfsangel

<https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Wolfsangel&oldid=842806141> symbol
as its logo. Its founder Andriy Biletsky (center) has moved to ban “race mixing” in the Ukranian parliament.
(Azov/Twitter
<https://twitter.com/Polk_Azov/status/992866632577028097>)

Israeli arms are being sent to a heavily armed neo-Nazi militia in Ukraine,
The Electronic Intifada has learned.

Azov Battalion online propaganda shows Israeli-licensed Tavor rifles in the
fascist group’s hands, while Israeli human rights activists have protested
arms sales to Ukraine on the basis that weapons might end up with
anti-Semitic militias.

In a letter “about licenses for Ukraine” obtained by The Electronic
Intifada, the Israeli defense ministry’s arms export agency says they are
“careful to grant licenses” to arms exporters “in full coordination with
the Ministry of Foreign Affairs and other government entities.”

The 26 June letter was sent in reply to Israeli lawyer Eitay Mack
<https://electronicintifada.net/tags/eitay-mack> who had written a detailed
request demanding Israel end all military aid to the country.

Azov’s official status in the Ukrainian armed forces means it cannot be
verified that “Israeli weapons and training” are not being used “by
anti-Semitic or neo-Nazi soldiers,” Mack and 35 other human rights
activists wrote.

They had written that Ukrainian armed forces use rifles made in Israel “and
are trained by Israelis,” according to reports in the country.

The head of the Israeli arms export agency declined to deny the reports, or
to even discuss cancellation of the weapons licenses, citing “security”
concerns.

But Racheli Chen, the head of the agency, confirmed to Mack she had “carefully read your letter,” which detailed the fascist nature of Azov and the reports of Israeli arms and training.

Both the defense ministry letter and Mack’s original request can be read in
the original Hebrew below. Israeli rifles in Ukraine

The fact that Israeli arms are going to Ukrainian neo-Nazis is supported by Azov’s own online propaganda.

On its YouTube channel, Azov posted a video “review” of locally produced
copies of two Israeli Tavor rifles <https://iwi.net/tavor/tavor-tar-integral/> – seen in this video:

Azov-lesson | A review of the assault rifle « Fort 221 », machine gun
« Fort-224 ». <https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=QopTJkI3_Fs>

A photo on Azov’s website <http://azov.org.ua/zvernennya-komandyra-2-ho-batalyonu-polku-azov/> also
shows a Tavor in the hands of one of the militia’s officers.

The rifles <https://iwi.net/tavor/> are produced Under <http://www.israeldefense.co.il/en/node/34369> licence
<http://euromaidanpress.com/2015/05/26/ukrainian-weapons-what-local-factories-are-producing-for-the-army/>
from Israel Weapon Industries, and as such would have been authorized by the Israeli government.

IWI markets the Tavor <https://www.youtube.com/watch?v=MywW6mOquSk> as the “primary weapon” of the Israeli special forces.

It has been used in recent massacres <https://electronicintifada.net/blogs/david-cronin/france-promotes-rifles-used-gaza-massacres> of unarmed Palestinians taking part in Great March of Return protests in
Gaza.

Fort, the Ukrainian state-owned arms company that produces the rifles under license, has a page about the Tavor <http://fort.vn.ua/28-tavor-21/> on its website.

The Israel Weapon Industries logo also appears on its website, including on the “Our Partners” page <http://www.fort.vn.ua/en/partners/>.

Starting as a gang of fascist street thugs

<https://grayzoneproject.com/2018/04/07/the-us-is-arming-and-assisting-neo-nazis-in-ukraine-while-congress-debates-prohibition/>, the Azov Battalion is one of several far-right militias that have now been
integrated as units of Ukraine’s National Guard.

Staunchly anti-Russian, Azov fought riot police during the 2013 US <https://www.cbsnews.com/news/us-victoria-nuland-wades-into-ukraine-turmoil-over-yanukovich/> and EU-supported <https://en.interfax.com.ua/news/general/180376.html> “Euromaidan” protests in the capital Kiev.

The protests and riots laid the ground for the 2014 coup
<https://www.counterpunch.org/2014/03/05/chronology-of-the-ukrainian-coup/> which removed
<https://truthout.org/articles/the-ukraine-mess-that-nuland-made/> the pro-Russian president Viktor Yanukovych.

This photo from Azov’s website <http://azov.org.ua/zvernennya-komandyra-2-ho-batalyonu-polku-azov/> shows
an officer of the neo-Nazi militia armed with a version of Israel’s Tavor rifle. The Tavor is made under license from Israel by Ukraine’s national arms maker Fort.

When the civil war began in eastern Ukraine against Russian-backed separatists, the new western-backed government began to arm Azov. The militia soon fell under the jurisdiction of the Ukrainian interior
ministry, and saw some of the most intense frontline combat against the separatists.

The group stands accused in United Nations
<https://www.ohchr.org/Documents/Countries/UA/Ukraine_13th_HRMMU_Report_3March2016.pdf>
and Human Rights Watch
<https://www.hrw.org/report/2016/07/21/you-dont-exist/arbitrary-detentions-enforced-disappearances-and-torture-eastern> reports of committing war crimes against pro-Russian separatists during
the ongoing civil war in the eastern Donbass region, including torture, sexual violence <https://www.ohchr.org/Documents/Countries/UA/ReportCRSV_EN.pdf> and targeting of civilian homes.

Today, Azov is run by Arsen Avakov, Ukraine’s interior minister. According to the BBC, he pays its fighters, and has appointed one of its military commanders, Vadym Troyan, as his deputy – with control over the police.

Avakov last year met
<https://avakov.com/arsen-avakov-politsiya-ukrainyi-i-izrailya-sovmestno-budut-obespechivat-poryadok-vo-vremya-palomnichestva-hasidov-v-uman.html>
with
<http://mvs.gov.ua/en/news/11193_Arsen_Avakov_The_State_of_Israel_is_a_long_standing_partner_of_the_Ministry_of_Internal_Affairs_of_Ukraine_in_developing_a_safe_environment_PHOTOS.htm>
the Israeli interior minister Aryeh Deri to discuss “fruitful cooperation.”

Azov’s young founder and first military commander Andriy Biletsky is today
a lawmaker in the Ukrainian parliament.

As journalist Max Blumenthal
<https://electronicintifada.net/tags/max-blumenthal> explained on *The Real News* in February
<https://therealnews.com/stories/max-blumenthal-us-is-arming-neo-nazis-in-ukraine>,
Biletsky has “pledged to restore the honor of the white race” and has
advanced laws forbidding “race mixing.

According to *The Telegraph*
<https://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/Europe/ukraine/11025137/Ukraine-crisis-the-neo-Nazi-brigade-fighting-pro-Russian-separatists.html>,
Biletsky in 2014 wrote that “the historic mission of our nation in this
critical moment is to lead the white races of the world in a final crusade
for their survival. A crusade against the Semite-led untermenschen.”

At a military training camp for children last year, *The Guardian* noticed
that several Azov instructors

<https://www.youtube.com/watch?v=jiBXmbkwiSw&feature=youtu.be&t=9m28s> had
Nazi and other racist tattoos, including a swastika, the SS skull symbol and one that read “White Pride.”

One Azov soldier explained to
<https://www.theguardian.com/world/2014/sep/10/azov-far-right-fighters-ukraine-neo-nazis>
*The Guardian* that he fights Russia because “Putin’s a Jew.”

Speaking to *The Telegraph*, another praised Adolf Hitler, said
homosexuality is a “mental illness” and that the scale of the Holocaust “is
a big question.”

An Azov drill sergeant once told *USA Today*
<https://eu.usatoday.com/story/news/world/2015/03/10/ukraine-azov-brigade-nazis-abuses-separatists/24664937/> “with a laugh” that “no more than half his comrades are fellow Nazis.”

An Azov spokesperson played that down, claiming that “only 10-20 percent” of the group’s members were Nazis.

Nonetheless, the sergeant “vowed that when the war ends, his comrades will march on the capital, Kiev, to oust a government they consider corrupt.”

After Azov’s founder Andriy Biletsky entered parliament, he threatened to
dissolve it <https://www.youtube.com/watch?v=meWM4lChqy4&feature=youtu.be&t=3m14s>.
“Take my word for it,” he said, “we have gathered here to begin the fight for power.”

Those promises were made in 2014, but there are early signs of them being fulfilled today.

This year the battalion has founded a new “National Militia” to bring the war home.

This well-organized gang is at the forefront of a growing wave of racist
<https://grayzoneproject.com/2018/07/02/video-congress-welcomes-an-actual-fascist-as-nazi-violence-rages-in-ukraine/>and anti-Semitic violence in Ukraine
<https://forward.com/opinion/401518/violent-anti-semitism-is-gripping-ukraine-and-the-government-is-standing/>
.

Led by its military veterans, it specializes in pogroms and thuggish enforcement of its political agenda.

Earlier this month, clad in balaclavas and wielding axes and baseball bats,
members of the group destroyed a Romany camp

<https://www.rferl.org/a/ukraine-far-right-vigilantes-destroy-another-romany-camp-in-kyiv/29280336.html>
in Kiev. In a YouTube video, apparently shot by the Azov thugs themselves, police turn up towards the end of the camp’s destruction.

They look on doing nothing, while the thugs cry, “Glory to the nation!
Death to enemies!”

Israeli defense minister Avigdor Lieberman (left) met with the Ukranian
prime minister
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/publish/article?art_id=249985540&cat_id=244314975>
last year to discuss deeper military ties. (Ukranian Government Portal
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/photogallery/gallery?galleryId=249982380>

Israel’s military aid to Ukraine and its neo-Nazis emulates similarprograms by the United States and other NATO countries including the UK
<https://electronicintifada.net/researchbriefings.files.parliament.uk/documents/SN07135/SN07135.pdf>
and Canada.

So obsessed are they with defeating a perceived threat from Russia that they seem happy to aid even openly Nazi militias – as long as they fight on their side.

This is also a throwback to the early Cold War, when the CIA supported
fascists and Hitlerites

<https://electronicintifada.net/content/balfour-declarations-many-questions/22216>
to infiltrate from Austria into Hungary in 1956, where they began slaughtering Hungarian communist Jews and Hungarian Jews as “communists.”

Recent postings
<http://nackor.org/ukr/komanduvannya-polku-azov-zustrilosya-iz-kanads-kimi-diplomatami>
on Azov websites
<http://azov.org.ua/komanduvannia-polku-azov-zustrilosia-iz-kanadskymy-dyplomatamy/>
document a June meeting with the Canadian military attaché
<http://canadainternational.gc.ca/ukraine/bilateral_relations_bilaterales/defence-relations-defense.aspx?lang=eng>,
Colonel Brian Irwin.

According to Azov, the Canadians concluded the briefing by expressing “their hopes for further fruitful cooperation.”

Irwin acknowledged receipt of an email from The Electronic Intifada, but did not answer questions about his meeting with the fascist militia.

A spokesperson for the Canadian defense department later sent a statement claiming that their “training of Ukrainian Armed Forces through Operation Unifier incorporates strong human rights elements.”

They said Canada is “strongly opposed to the glorification of Nazism and all forms of racism” but that “every country must come to grips with difficult periods in its past.”

The spokesperson, who did not provide a name, wrote that Canadian training “includes ongoing dialogue on the development of a diverse, and inclusive Ukraine.”

The statement said nothing about how alleged Canadian diversity training goes down with the Azov Battalion.

Also part of Colonel Irwin’s meeting was the head of Azov’s officer training academy <http://azov.org.ua/military-school/>, an institution named after right-wing Ukrainian nationalist Yevhen Konovalets.

Konovalets is one of the group’s idols, whose portrait
<http://reconquista-europe.tumblr.com/post/151156227386/in-kyiv-graduated-the-1st-course-of-nco-military>
frequently adorns its military iconography.

Konovalets was the founder of the Organization of Ukrainian Nationalists (OUN), which later allied itself to Nazi Germany during its invasion of the Soviet Union.

The OUN took part in the notorious 1941 Lviv massacre
<https://www.independent.co.uk/voices/commentators/to-see-what-ukraines-future-may-be-just-look-at-lvivs-shameful-past-9178968.html>, when the Nazis invaded Soviet territory.

During the pogrom, thousands of Jews were massacred in the now-Ukrainian
city.
US aid to Nazis.

Canada is of course not the only NATO “ally” to be sending arms to Ukraine.

As Max Blumenthal has extensively reported
<https://grayzoneproject.com/2018/04/07/the-us-is-arming-and-assisting-neo-nazis-in-ukraine-while-congress-debates-prohibition/>, US weapons, including rocket-propelled grenades, and training have been
provided to Azov.

Under pressure from the Pentagon, a clause in the annually renewed defense bill banning US aid to Ukraine from going to the Azov Battalion was repeatedly stripped out.

This went on for three straight years
<http://thehill.com/policy/defense/380483-congress-bans-arms-to-controversial-ukrainian-militia-linked-to-neo-nazis> before Democratic lawmaker Ro Khanna and others pushed it through earlier this year.

For his trouble Khanna was smeared in Washington
<http://thehill.com/opinion/international/381873-when-we-cant-agree-to-fight-against-neo-nazis-weve-reached-a-new-low> as a “K Street sellout” who was “holding Putin’s dirty laundry.”

Despite the ban finally passing, Azov’s status as an official unit of the Ukrainian armed forces leaves it unclear how US aid can be separated out.

In 2014, the Israel lobby groups ADL
<https://electronicintifada.net/tags/adl> and the Simon Wiesenthal Center
<https://electronicintifada.net/tags/simon-wiesenthal-center> refused to help a previous attempt <https://www.alternet.org/world/how-israel-lobby-protected-ukrainian-neo-nazis> to bar US aid to neo-Nazi groups in Ukraine.

A now-deleted photo from an Azov website showed US-licensed RPGs were going to the neo-Nazi militia.

The ADL argued that “the focus should be on Russia,” while the Wiesenthal Center pointed to the fact that other far-right leaders had met at the Israeli embassy in Ukraine – as if that somehow absolved their anti-Semitic views.

Attempts by some in Congress to bar US military aid to Nazis in Ukraine may explain military aid from Israel.

Israel’s “deepening military-technical cooperation” with Ukraine
<http://old.kmu.gov.ua/kmu/control/en/publish/article?art_id=249985540&cat_id=244314975>
and its fascist militias is likely a way to help its partner in the White House, and is another facet of the growing Zionist-White Supremacist alliance <https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/zionist-white-supremacist-alliance-trumps-white-house>.

Israel has historically acted as a useful route through which US présidents and the CIA can circumvent congressional restrictions on aid to various unsavory groups and governments around the world.

Manifestations antiracistes et antifa à Montréal

Près de 300 membres des groupes La Meute et Storm Alliance ont manifesté dimanche après-midi au centre-ville de Montréal contre ce qu’ils nomment« l’immigration irrégulière ». Au même moment, environ 200 militant.e.s de « gauche » qui s’étaient rassemblé.e.s à la Place Valois dans le quartier Hochelaga se joignent au point de rassemblement du centre-ville de Montréal des groupes d’extrême-droite pour dénoncer cette prise de position qu’ils qualifient de «discours haineux» et essaient de confronter les racistes.

Ils sont cependant restés à l’écart, alors qu’une importante surveillance policière est sur place pour ériger des périmètres de sécurité et empêcher que les deux manifestations en viennent à s’affronter directement.

Peu après 14 h, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) indiquait que la manifestation se déroulait bien, qu’elle maîtrisait la situation : pas de casse ni de débordements. Le SPVM n’a pas voulu préciser le nombre d’agents sur place pour surveiller l’événement.

La Ville de Montréal « très préoccupée »

Du côté de la Ville de Montréal, le conseiller Alex Norris, qui est aussi président de la Commission de la sécurité publique, indiquait mardi que « même l’extrême droite a le droit de s’exprimer, pourvu que ça ne sombre pas dans la promotion de la haine et des crimes haineux ».

Au cours de cette même réunion publique, la responsable de la sécurité au sein de l’administration de Valérie Plante, Nathalie Goulet, s’est quant à elle dite « très préoccupée par les manifestations d’extrême droite qu’on voit arriver à Montréal ».

« Mettre dos à dos l’idéologie raciste, homophobe, sexiste des groupes d’extrême droite et les antifascistes, ce n’est pas une solution. Ce n’est pas du tout la même chose », a-t-elle déclaré.

« Vouloir protéger les deux groupes, pour moi, ce n’est pas une stratégie de contrôle de foule qui est possible à terme », a-t-elle ajouté.

Une caravane de bienvenue

Des militant.e.s soutenant les demandeurs d’asile étaient à la tête d’une caravane, dimanche, à la frontière canadienne à Saint-Bernard-de-Lacolle. Celle-ci sera présente durant trois jours, dans le but d’indiquer aux migrants qu’ils sont les bienvenus au Canada. Les militants de la caravane comptent également sensibiliser les citoyens des municipalités des alentours à la réalité de ces personnes à la recherche d’une terre d’accueil.

 

Contre-manifestation « antiraciste »

Romina Hernandez, membre de Solidarité sans frontières, explique pourquoi elle participe à cette manifestation. « Nous, je pense qu’on n’est pas intolérants. En fait, ce qu’on dit, c’est qu’on soulève la question qu’il y a du racisme, du racisme systémique évidemment. Mais aussi avec les regroupements comme La Meute, c’est un racisme qui est direct et concret. »

« Nos ancêtres ont combattu les gens qui avaient des idées fascistes, racistes et je dirais même nationalistes. Je pense qu’aujourd’hui c’est notre devoir d’arrêter les gens qui vont avoir un discours [haineux] », affirme un manifestant pro-tolérance et inclusion.

Une autre marche « antiraciste » est aussi attendue à la tombée de la nuit, à 21 h, avec comme point de départ la place Émilie-Gamelin.

 

Abattre le capitalisme

Construire la solidarité

60e anniversaire de NORAD: Démanteler le NORAD est plus urgent que jamais !

Un dossier du PCC (ml): Faire du Canada une zone de paix!

Cette année marque le 60e anniversaire de l’Accord sur la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) signé le 12 mai 1958. C’est par cet accord, avec l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) fondée en 1948, que les forces armées canadiennes sont intégrées à celles des États-Unis et placées sous commandement américain.

L’adhésion du Canada à l’OTAN et au NORAD a entraîné le Canada dans les guerres d’agression des États-Unis contre la volonté des Canadiens et l’exigence que le Canada accepte en sol canadien le déploiement et les essais de missiles américains, y compris des missiles nucléaires. Les Canadiens s’opposent largement à l’OTAN et au NORAD et exigent que le Canada se retire de ces pactes agressifs et leur démantèlement. Ces traités sont incompatibles avec les aspirations du peuple à une conception moderne et humaine de la sécurité fondée sur la défense des droits de tous, à une politique étrangère indépendante fondée sur faire du Canada une zone de paix et sur l’édification nationale moderne. L’intégration du Canada à la Forteresse Amérique du Nord au service des objectifs de guerre des oligopoles impliqués dans la production de guerre est plus grande aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été.

La lutte de ces oligopoles pour établir leur domination sur les ressources énergétiques et les autres ressources mondiales et les zones d’influence stratégiques augmente chaque jour la menace d’une guerre mondiale cataclysmique.

C’est cette question que le gouvernement du Canada a ignorée lors de ses célébrations du 60e anniversaire de la création du NORAD. Malgré le fait que, par l’entremise du NORAD, le commandant en chef des États-Unis soit effectivement le commandant des forces armées canadiennes, le premier ministre Trudeau a qualifié le NORAD de « commandement militaire binational unique ». Il a qualifié le NORAD de « symbole constant du partenariat important qui unit le Canada et les États-Unis, une relation essentielle à nos deux pays. Ils ont décidé de se confier la défense et la sécurité de leurs pays et de leurs citoyens », a-t-il déclaré. « La clé du succès du NORAD réside dans sa capacité à évoluer et à relever les nouveaux défis ainsi qu’à saisir les nouvelles opportunités. Nous pouvons être certains qu’il continuera de s’adapter aux besoins qui se présenteront à l’avenir. »

Ces besoins sont révélés par l’histoire de l’implication du Canada dans le NORAD, qui montre que tous les changements qui ont eu lieu au cours des 60 dernières années visaient à établir un contrôle plus complet des États-Unis sur les forces armées canadiennes, à déployer des armes de destruction massive en sol canadien et, plus récemment, à poster de forces spéciales américaines sur le territoire canadien et à militariser la culture pour déformer les objectifs de la guerre et ce qui constitue l’intérêt national.

Le contexte

Les premières mesures vers l’intégration des forces armées du Canada et des États-Unis sous le commandement des États-Unis ont été prises pendant la Deuxième Guerre mondiale avec la signature des accords d’Ogdensburg et de Hyde Park sur la défense et la coopération conjointes. Dans le cadre des mesures antisoviétiques, des militaires américains ont été déployés au Canada pour mettre en place un réseau de stations radar dans le nord. À peine la guerre terminée, les États-Unis ont déclenché la soi-disant guerre froide pour provoquer la contrerévolution en Union soviétique et endiguer le communisme dans le monde entier. En 1946, le Comité de coopération militaire a été formé pour formuler les « plans de défense conjoints » du Canada avec les États-Unis. La même année, les États-Unis et le Canada ont convenu d’établir une « défense aérienne conjointe ». En 1948, le Canada a adhéré à l’alliance militaire de l’OTAN dominée par l’impérialisme américain.

Dans les années qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale, et surtout dans les années 1950 et 1960, l’impérialisme américain, sorti de la guerre considérablement renforcé, a pris rapidement de l’expansion à l’échelle mondiale. Le capital financier américain a inondé le Canada et est parvenu à dominer les secteurs clés de l’économie canadienne et à exercer une domination multiforme sur les sphères politique, militaire, sociale et culturelle.

De 1958, année de la création du NORAD, à 2006, l’accord a été renouvelé tous les cinq ans. Lors de la visite de Ronald Reagan à Ottawa en 1981, le nom de « Commandement de la défense aérienne » a été changé pour « Commandement de la défense aérospatiale » afin de tenir compte des « responsabilités élargies de surveillance et d’alerte antimissile » de l’alliance. En 2006, sous l’ère Harper, l’accord du NORAD a été rendu permanent, sous réserve d’un examen tous les quatre ans ou « à la demande de l’une ou l’autre partie ». La mission du NORAD a également été étendue afin d’y inclure une fonction d’alerte maritime, mais il est affirmé que les forces navales des deux pays conservent des commandements distincts.

Les responsabilités déclarées du NORAD sont de donner l’alerte en cas d’attaque aérospatiale lancée contre l’Amérique du Nord et de diriger les opérations de défense aérienne du Canada et des États-Unis. En fait, comme pour l’OTAN, l’adhésion du Canada au NORAD a entraîné le Canada dans les guerres d’agression américaines et le Canada subit la pression des demandes répétées des États-Unis pour que le Canada accepte le déploiement des armes de destruction massive des États-Unis sur son territoire.

Le NORAD est également un instrument de la stratégie militaire nucléaire des États-Unis. C’est dans le cadre du NORAD que se déroulent les exercices militaires américains comme ceux de la série « Global Shield » au cours desquels des bombardiers B-52 équipés d’armes nucléaires survolent le Canada. Dans le cadre du NORAD, les militaires américains participent régulièrement à des exercices militaires au Canada dans des endroits comme les champs de tir aérien de Cold Lake en Alberta et dans l’Arctique.

Le traité NORAD prévoit un système de direction unifiée des opérations de « défense » de l’Amérique du Nord. Le NORAD a son quartier général à Colorado Springs, au Colorado, avec un commandant des États-Unis, un commandant suppléant canadien et un personnel provenant des forces armées des États-Unis et des forces armées du Canada. La direction unifiée relève des autorités supérieures de la défense du Pentagone et du quartier général de la Défense nationale et est sous le commandement d’un général américain.

La base des Forces canadiennes North Bay, en Ontario, est le centre des opérations du NORAD au Canada, sous le commandement de la Région canadienne du NORAD de Winnipeg. Des militaires américains appartenant au Detachment 2, First Air Force de la US Air Force (USAF) oeuvrent au centre des opérations aériennes de North Bay.

En vertu de l’accord du NORAD, les impérialistes américains ont construit le « réseau d’alerte avancée (réseau DEW) », une chaîne de stations radar dans le nord, ainsi que la ligne « Pine Tree », plus au sud, démantelée depuis.

La domination des États-Unis sur le Canada dans le domaine militaire par l’entremise du NORAD a été illustrée très concrètement à plusieurs reprises. Lorsque les États-Unis ont décrété illégalement le blocus de Cuba en octobre 1962, John F. Kennedy a exigé que les forces canadiennes soient mises en état d’alerte. Le premier ministre canadien, John Diefenbaker, a insisté pour consulter le Cabinet, mais le personnel canadien du NORAD a été mis en état d’alerte avant que l’autorisation du Cabinet ne soit donnée. Au cours de la guerre d’agression israélienne de 1973, le commandant américain du NORAD a mis les forces canadiennes en état d’alerte sans même avertir le ministre de la Défense du Canada.

L’opposition au déploiement des missiles Bomarc en sol canadien


Une manifestation sur la rue Sparks à Ottawa, vers 1963, pour s’opposer à l’accord du gouvernement libéral de Pearson visant à autoriser les missiles nucléaires américains
en sol canadien.

L’une des premières décisions découlant de l’accord du NORAD a été le déploiement des missiles antiaériens Bomarc à la base de North Bay, en Ontario, et à La Macaza, au Québec, sous la haute direction du commandant en chef américain. Le premier ministre John Diefenbaker a conclu l’entente sous la pression des États-Unis, mais il était contre l’armement des missiles avec des ogives nucléaires, car ce n’était pas conforme à la politique du Canada de ne pas participer directement à la course aux armements nucléaires. Les États-Unis ont exercé une grande pression sur le Canada, affirmant que les missiles Bomarc armés d’ogives nucléaires étaient essentiels au système de « défense » nord-américain. Il y avait une large opposition parmi les Canadiens aux armes nucléaires en sol canadien et des rassemblements et des manifestations ont eu lieu partout au pays. Le chef de l’opposition, Lester B. Pearson, a fait volte-face et a déclaré qu’il était maintenant en faveur du déploiement des armes nucléaires au Canada. Les États-Unis ont alors commencé à travailler ouvertement pour influencer l’élection et provoquer la défaite de Diefenbaker. En janvier 1963, le commandant suprême de l’OTAN, à la veille de sa retraite, a donné une conférence de presse à Ottawa au cours de laquelle il accusait le Canada de ne pas respecter ses engagements envers le NORAD. Le Département d’État américain a publié un communiqué de presse disant que le gouvernement canadien « n’a proposé aucune solution pratique pour contribuer efficacement à la défense nord-américaine ». L’ambassadeur des États-Unis a donné des notes à la presse, et Kennedy a envoyé des conseillers pour aider Pearson et les libéraux à gagner les élections. Les libéraux ont formé un gouvernement minoritaire et ont accepté rapidement le déploiement des ogives nucléaires.


Les manifestants tiennent un sit-in à l’entrée de la base de missiles Bomarc, à La Macaza, Québec, le 9 septembre 1964.

En 1969, le gouvernement libéral du premier ministre Pierre-Elliott Trudeau, annonce que le Canada retire à ses forces armées leur capacité nucléaire et dès 1971, les missiles Bomarc sont abandonnés.


Manifestation à Toronto contre le renouvellement de l’accord du NORAD par le Canada, 1968.

Les Canadiens disent Non ! aux essais de missiles de croisière


Manifestation à Toronto contre les essais de missiles de croisière au Canada, 1983

En 1982, les Canadiens ont découvert que le gouvernement négociait en catimini un accord avec les États-Unis pour des essais de missiles de croisière au Canada. Les missiles de croisière sont considérés comme une arme de première frappe et peuvent être armés d’ogives conventionnelles ou nucléaires et lancés du sol, de la mer ou de l’air. La raison pour laquelle les États-Unis ont choisi le Canada était qu’ils voulaient tenir les essais du missile dans des régions semblables aux régions septentrionales de l’Union soviétique, ce qui indique clairement que les États-Unis envisageaient d’utiliser le missile pour lancer des frappes « préventives ». Le gouvernement canadien a également soutenu que des essais étaient nécessaires pour permettre au NORAD d’acquérir une capacité antimissile. Les États-Unis ont par la suite utilisé des missiles de croisière pendant la première guerre du Golfe.


Manifestation contre les essais de missiles de croisière et l’adhésion du Canada à l’OTAN et
au NORAD, lors d’une conférence sur la sécurité à l’Université de Guelph, à laquelle le
premier ministre Trudeau a assisté le 28 octobre 1983

La participation du Canada à la guerre du Golfe et à la guerre en Irak


Manifestation à Halifax contre la première guerre du Golfe et la participation du Canada à cette guerre sous le gouvernement conservateur de Mulroney, en 1991.

La guerre du Golfe et la guerre en Irak ont brutalement mis en évidence que l’adhésion à l’OTAN et au NORAD porte atteinte à la souveraineté canadienne et au droit des Canadiens de décider de la politique étrangère et de la politique défense. Plus de 4 000 membres des Forces armées canadiennes ont servi dans la région du golfe en 1990-1991 dans le cadre de la « coalition des volontaires » des États-Unis. Le Canada a participé au blocus de l’Irak, qui a été responsable de la mort de plus de 500 000 enfants irakiens.

Les systèmes du NORAD ont fourni un soutien en matière de surveillance et de communication pendant la guerre de 1991 en Irak ainsi que pendant l’invasion de l’Irak en 2003. Anciens Combattants Canada indique sur son site Web que : « À partir des bases canadiennes ‘Canada Dry’, situées au Qatar, des escadrons de chasseurs à réaction CF-18, avec à leur bord environ 500 militaires, exécutaient des missions de surveillance aérienne, d’escorte et de reconnaissance au combat. Pour la première fois depuis la guerre de Corée, les Forces canadiennes se sont engagées dans des opérations de combat air-sol lors d’un conflit. »

Les Canadiens ont exprimé massivement leur opposition à la guerre en Irak de 2003 et, officiellement, le gouvernement Chrétien ne s’est pas joint à la « coalition des volontaires » parce qu’elle n’avait pas la sanction du Conseil de sécurité de l’ONU. Cela a ramené au premier plan la question que l’adhésion à l’OTAN et au NORAD signifiait que le Canada était entraîné dans des guerres d’agression américaines sans le consentement des Canadiens, sans même qu’ils en soient informés. Même le Parlement n’a pas un mot à dire sur les questions de guerre et de paix qui sont des questions de prérogative du pouvoir exécutif. En réalité, le Canada a participé à la guerre en Irak : des pilotes de la Force aérienne du Canada déployés par le NORAD ont effectué des missions de combat à bord des E-3 Sentry de l’US Air Force et des officiers d’échange ont combattu dans des unités américaines. Des pilotes canadiens ont également piloté des Boeing C-17 en Irak pour « former et entraîner » les équipages canadiens.


Manifestation contre la deuxième guerre en Irak, à Windsor, le 25 octobre 2003

L’intégration militaire après le 11 septembre

Après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis, le 21 novembre 2001, le ministre de la Défense du Canada, Art Eggleton, a participé à une rencontre avec le secrétaire à la Défense des États-Unis, Donald Rumsfeld, au cours de laquelle le Canada a accepté d’entamer des pourparlers sur le « niveau d’intégration militaire le plus large possible » entre les États-Unis et le Canada. Les Canadiens n’ont pas été informés que le Canada participait à ces rencontres qui établissaient des précédents, alors que se produisaient des transformations fondamentales. Traditionnellement, l’armée américaine n’était pas utilisée à des fins de sécurité intérieure, mais cela a changé après le 11 septembre 2011. Le National Post a indiqué que l’examen entrepris portait sur « les plus de 80 accords ayant valeur de traité en matière de défense et plus de 250 protocoles d’entente qui régissent à l’heure actuelle les relations de sécurité entre le Canada et les États-Unis ». Le journal a également rapporté que « M. Eggleton avait laissé entendre que le Canada et les États-Unis envisageaient la pleine intégration de bataillons de l’armée ou de groupes opérationnels. »

L’année suivante, le département de la Défense des États-Unis a annoncé son plan de commandement unifié (PCU) de 2002. Le PCU a établi une zone militaire du Commandement Nord à qui était confié la responsabilité du commandement des forces interarmées pour la « défense du territoire ». Sa zone d’opérations est les États-Unis, le Canada, le Mexique, certaines parties des Caraïbes, y compris Cuba et Porto Rico, ainsi que les eaux périphériques dans les océans Atlantique et Pacifique.

Le NORTHCOM rassemble le NORAD et la Force opérationnelle interarmées pour le soutien civil qui relève actuellement du Commandement des forces interarmées, responsable devant les autorités civiles des événements chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et d’explosifs conventionnels majeurs.

Le fait que le NORTHCOM réunissait le NORAD et la sécurité intérieure des États-Unis a eu des conséquences immédiates pour les forces armées canadiennes. Le fait que le quartier général du NORTHCOM et celui du NORAD sont tous les deux à la base de Cheyenne Mountain, au Colorado, et qu’ils ont le même général américain a de profondes implications pour la souveraineté du Canada et le contrôle de ses forces armées. Malgré cela, le ministre de la Défense Eggleton a prétendu que NORTHCOM « n’est qu’une structure interne de l’armée américaine »

L’amendement à l’accord du NORAD de 2004

En 2004, le gouvernement canadien a annoncé qu’il avait amendé l’accord du NORAD avec les États-Unis. Cet amendement permet au NORAD de rendre sa fonction d’alerte antimissile disponible pour les commandements américains chargés de la défense antimissile balistique. Le gouvernement a déclaré que l’amendement « sauvegarde et soutient le NORAD indépendamment de la décision qui sera éventuellement prise par le gouvernement du Canada sur la défense antimissile balistique. » Dans son communiqué, le gouvernement a déclaré que : « Depuis près d’un demi-siècle, le NORAD a évolué et s’est adapté aux nouvelles menaces. »

Les Canadiens ont tenu des manifestations partout au Canada contre le bouclier antimissile américain, connu sous le nom de « guerre des étoiles ». Leurs actions ont montré une fois de plus le niveau d’inquiétude que suscitent les négociations tenues à huis clos qui ont des conséquences si graves pour la guerre et la paix. Des gens de tous les milieux, y compris des travailleurs et leurs syndicats, ainsi que des jeunes et des étudiants, ont exprimé leur opposition et la revendication des Canadiens d’exercer un contrôle souverain sur leur pays et sa politique étrangère. Les gens ont souligné que loin d’assurer la sécurité du Canada, le « bouclier antimissile » mènerait à une escalade de la course aux armements et menacerait donc la sécurité des Canadiens en intensifiant les préparatifs de guerre. « Nous avons dit non à la guerre de Bush contre l’Irak et nous voulons que vous disiez non à la guerre des étoiles de Bush », ont déclaré les Canadiens au gouvernement.

Dans la lutte contre le bouclier antimissile, les Canadiens ont appris l’existence d’initiatives comme le Plan d’action sur la frontière intelligente, les amendements à l’accord du NORAD et la réorganisation des forces armées canadiennes que le gouvernement mettait en oeuvre pour intégrer le Canada aux États-Unis sous prétexte que le Canada doit être un « digne partenaire ». La véritable nature de la « défense antimissile » en tant qu’outil d’agression et de frappe préventive est également devenue plus claire.

Une intégration plus poussée sous Stephen Harper


Manifestation à Calgary contre l’intégration du Canada aux États-Unis par l’entremise du Partenariat pour la sécurité et la prospérité, le 19 août 2007

Durant l’ère Harper, de 2006 à 2015, de nouvelles mesures ont été prises pour rendre permanent le déploiement de l’armée et des organismes de sécurité américains en sol canadien, ainsi que pour intégrer le commandement de l’armée canadienne à celui des États-Unis. Ces mesures comprenaient l’intégration de l’armée canadienne à de soi-disant agences civiles qui relèvent des structures de commandement conjointes. Ces mesures ont été et continuent d’être mises en place au nom de la « sécurité », y compris des mesures pour que l’armée assure la sécurité et l’économie de l’Amérique du Nord.

Un document intitulé « Cadre de coopération militaire renforcée entre le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, le Commandement du Nord des États-Unis et le Commandement Canada » a été publié le 25 novembre 2010. Le document traite des problèmes qui doivent être résolus pour mettre complètement les forces canadiennes sous le NORTHCOM par l’entremise du NORAD. Le document a été préparé par le général américain Victor Rencart, commandant du NORAD et du NORTHCOM, et le vice-amiral Bruce Donaldson, commandant du Commandement Canada.

Le document expose l’étendue de l’infiltration des forces armées canadiennes par l’armée américaine au plus haut niveau de commandement, non seulement en plaçant des officiers militaires américains au Canada, mais aussi en intégrant des commandants militaires canadiens dans l’appareil militaire américain.

Partant de la définition de la sécurité contenue dans ce document, il est expliqué comment les forces militaires canadiennes et américaines doivent travailler plus étroitement afin de « sécuriser » la « patrie nord-américaine ». La « sécurité » est définie comme « l’utilisation de l’armée à la demande des autorités civiles à l’appui de la sécurité publique, des urgences intérieures, de l’application de la loi et d’autres activités. »

Conformément à cette définition, le document-cadre décrit comment des événements comme le sommet du G8 de juin 2010, les Jeux olympiques de Vancouver et les sommets des dirigeants nord-américains étaient utilisés pour élaborer un commandement militaire unifié « homogène ». Cette « homogénéité » est assurée par les lois et des règlements principalement au Canada dans des domaines comme le partage d’information, la « surveillance civile » et la structure militaire que les États-Unis veulent modifier, supprimer ou introduire.

Dans le chapitre Opérations, le document-cadre explique les problèmes qui ont surgi lors de grands événements politiques au Canada. Il est proposé que l’option privilégiée à l’avenir soit un commandement unique, probablement du NORAD, c’est-à-dire un commandement américain, afin de surmonter les « différences dans les pouvoirs ».

Le document décrit les différences dans les structures de commandement des États-Unis et du Canada, avec l’implication que les forces armées canadiennes doivent être réorganisées pour s’aligner sur les États-Unis. Le rapport indique : « Les différences de concepts rendent difficile pour USNORTHCOM et Commandement Canada de maintenir leur rapport habituel au niveau tactique/opérationnel parce que les participants du côté américain varieront en fonction de la situation et que les participants du côté canadien varieront selon leur emplacement. »

La politique publique d’infiltration actuelle des forces militaires américaines au Canada et l’objectif de faire en sorte que le Canada se conforme aux exigences militaires américaines sont également abordés dans ce document. Il est indiqué : « Il y a actuellement deux officiers de liaison de l’USNORTHCOM affectés au Commandement Canada, ces officiers de liaison offrent des avantages significatifs à tous les commandements. » Le rapport préconise ensuite une plus grande « interaction » entre les responsables militaires.

En 2012, le Canada a annoncé qu’un partenariat à long terme avait été établi avec le Département de la Défense des États-Unis concernant le programme de surveillance de l’espace (SSA). En vertu de l’entente, les données du satellite Sapphire du ministère de la Défense nationale du Canada sont intégrées au réseau de surveillance de l’espace des États-Unis. Le gouvernement a affirmé que le but de cette intégration était « d’éviter les collisions entre satellites ou avec des débris spatiaux ». Ce partenariat fait suite à des ententes semblables dans le cadre desquelles le Canada est intégré aux dispositifs américains de militarisation de l’espace.

Par exemple, en novembre 2011, il a été annoncé que le Canada dépensait 477 millions $ pour se joindre au système mondial de communications par satellite à large bande (WGS) du Département de la Défense des États-Unis. Le système est conçu pour les « combattants américains, alliés et partenaires de la coalition à tous les niveaux de conflit, à part une guerre nucléaire ».

Le programme actuel du NORAD et la participation du Canada à la défense antimissile américaine

Le gouvernement de Justin Trudeau a pris un certain nombre d’initiatives en vue d’étendre le contrôle des États-Unis sur l’espace aérien et le territoire du Canada par l’entremise du NORAD et a accepté de céder le territoire canadien aux États-Unis pour qu’ils y installent leurs missiles et leurs capteurs au nom de la « protection du Canada ».

Le gouvernement a recruté Derek Burney, ancien chef de cabinet de Brian Mulroney, pour « ouvrir des portes » à Washington. Burney a affirmé que les actions du Canada le 11 septembre 2001 étaient « quelque chose de spontané et de volontaires » et que cela n’est pas suffisant.

Cependant, le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a précisé que ce n’était pas le cas lorsqu’il a répondu à plusieurs questions détaillées à la Chambre des communes. Le NORAD a en fait « pris le contrôle » de l’espace aérien canadien le 11 septembre, a-t-il dit. Les remarques de Burney indiquent donc que le Canada, qui est déjà à 100 % sous commandement américain, doit être utilisé d’une manière que les Canadiens désapprouvent. Burney a également déclaré que le Canada devrait envisager de se joindre au système continental américain de défense antimissile et que cela constituerait un « terrain d’entente » permettant au Canada d’être « plus présent à la table ».

Soulevant la fausse affirmation que la République populaire démocratique de Corée (RPDC) est une menace pour le Canada, Burney a déclaré : « La Corée du Nord possède la capacité de lancer un missile aussi loin qu’en Amérique du Nord, a-t-il dit. Pourquoi ne pas au moins nous asseoir à la table et au moins explorer la possibilité de nous joindre aux Américains ; pourquoi ne pas rénover le NORAD avec quelque chose qui va nous protéger contre les menaces du XXIe siècle de la même manière que le NORAD nous a aidés pour notre défense au XXe siècle ? »

En 2004 et en 2005, les Canadiens ont clairement fait savoir qu’ils s’opposaient à la participation du Canada au programme américain de défense antimissile balistique, tout comme au programme de « guerre des étoiles » de Ronald Reagan. Malgré cela, les libéraux ont préparé le terrain depuis plusieurs années pour relancer ce débat dangereux que les Canadiens considéraient comme clos en 2005. L’examen de la politique de défense du gouvernement publié en 2016 demandait si « étant donné l’évolution des technologies et des menaces changeantes », le Canada devrait revoir sa décision de ne pas participer au système de défense antimissile balistique des États-Unis. C’était un autre pas dans cette direction.

L’examen de la politique de défense a été effectué par un groupe consultatif ministériel composé de quatre personnes, dont Bill Graham, ministre de la Défense, sous le gouvernement libéral de Paul Martin. Graham était le plus grand défenseur de la défense antimissile à l’époque et a exprimé son regret que le gouvernement se soit retiré du programme de défense antimissile en 2005 sous la pression de l’opposition des Canadiens. M. Graham a déclaré à un comité sénatorial en 2014 que c’était l’opinion négative des Canadiens à l’égard de George W. Bush qui avait forcé le gouvernement à rester en dehors de ce programme.

Pendant les réunions du comité de la défense avant la publication de l’examen de la défense, les députés libéraux ont posé des questions aux militaires canadiens qui envisageaient des scénarios cauchemardesques de missiles d’origine inconnue se dirigeant vers des villes canadiennes et ont demandé ce que le Canada pouvait faire devant une telle situation. Selon les libéraux et ces experts militaires, une fois qu’un missile est identifié, la décision de l’intercepter au moyen du système de défense antimissile appartiendrait uniquement aux États-Unis.

C’est une propagande intéressée calculée pour présenter tout opposant aux préparatifs de guerre comme une menace à la sécurité nationale et aux intérêts nationaux.

Le gouvernement libéral de Trudeau a ensuite dévoilé sa nouvelle politique de défense en juin 2017. Le document intitulé « Protection, Sécurité, Engagement : La politique de défense du Canada » a laissé ouverte la décision de se joindre au système américain de défense antimissile balistique (BMD). Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a déclaré : « Notre politique ne change pas concernant le bouclier antimissile. Nous allons examiner toutes ces menaces, des airs, des mers et sous-marines. »

Au nom de la « modernisation », la politique affirmait que le Canada compte « accroître sa capacité à respecter ses engagements en vertu du NORAD en améliorant sa capacité de surveillance et de réaction dans les domaines aérospatial et maritime et en améliorant sa capacité de satellite. Nous allons également nous munir de chasseurs perfectionnés et nous assurer de demeurer interopérables avec nos alliés américains. »

Le NORAD et le programme de défense antimissile sont présentés comme étant purement destinés à la défense, niant la réalité du long passé de guerre agressive et de frappe préventive des États-Unis. Les doctrines de Bush et d’Obama affirmaient le « droit » de mener des frappes préventives et le bombardement des villes et la doctrine a été réaffirmée par Trump avec ses menaces contre la RPDC. Les frappes préventives et la destruction massive des villes ont été une caractéristique des guerres américaines depuis l’incendie de Tokyo la nuit du 9 au 10 mars 1945, qui a fait 100 000 morts parmi les civils et détruit 14 km carrés de la ville, laissant un million de personnes sans abri. Cet acte criminel a étés uivi cinq mois plus part par les bombardements nucléaires américains des villes d’Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945, qui ont fait 4 millions de morts et le massacre sans précédent de plus d’un million de Japonais puis, en 1950-53 de la destruction de 78 villes de la RPDC pendant la guerre de Corée et le massacre de quatre millions de personnes.

Sortons le Canada de toutes les alliances militaires impérialistes!
Faisons du Canada une zone pour la paix!

Le 60e anniversaire du NORAD est l’occasion de tirer les conclusions qui s’imposent sur la nature de l’alliance militaire. Le NORAD est toujours décrit comme ayant la responsabilité de la défense de l’Amérique du Nord. Le NORAD a été conçu et mis en place pendant la guerre froide, qui a pris fin depuis longtemps. Sa continuation est maintenant justifiée en prétendant que le danger vient des « États voyous ». Cependant, le NORAD, comme l’OTAN, est une alliance militaire agressive.

Depuis la création du NORAD, les Canadiens se sont opposés à toutes les étapes à l’annexion du Canada dans la Forteresse Amérique du Nord et à ce que les ressources et le territoire du Canada soient mis au service des préparatifs de guerre des impérialistes américains. L’adhésion à l’OTAN et au NORAD est incompatible avec la position des Canadiens de faire du Canada une zone de paix qui exige le retrait de toutes les alliances militaires agressives. Cette position est conforme au rôle de maintien de la paix que les Canadiens veulent que le Canada joue et ils l’ont défendue pendant les 60 années au cours desquelles le Canada a été mis sous commandement américain par l’entremise du NORAD.

Soixante ans plus tard, l’opposition entre la conception de la « sécurité » du gouvernement et celle des Canadiens est devenue très forte. Les mots d’ordre du gouvernement de « défense de l’Amérique du Nord » et « sécurité partagée » ont comme objectif d’accélérer les préparatifs de guerre et l’insécurité des peuples du monde. La prémisse qui soustend tous les appels à l’intégration complète des forces armées canadiennes à la machine de guerre américaine est que la sécurité signifie « sécuriser » la « patrie » nord-américaine pour la garder « libre et prospère », contre toute menace à la domination des oligopoles. Elle rejette toute conception de sécurité moderne et centrée sur l’humain.

Cette poussée belliciste se heurte à la conception moderne et centrée sur l’humain de la sécurité qui est intégralement liée à la défense des droits de tous, ici et à l’étranger. Les Canadiens doivent continuer de s’unir aux peuples du monde pour défendre leur indépendance, leur souveraineté et la paix.

(Archives du LML, Centre de ressources Hardial Bains, L’Encyclopédie canadienne, CBC, Globe and Mail)

Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2018/Q48022S.HTM

Tous unis contre le G7! Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la régression et à la guerre!

Unis contre le G7! Tous contre le G7!

Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la

régression et à la guerre! 

Actions contre le G7 à Québec
 


Cliquer pour agrandir

CALENDRIER D’ÉVÉNEMENTS

UNIS CONTRE LE G7!

 

Le Canada est l’hôte du Sommet du G7 qui aura lieu au luxueux Fairmount Manoir Richelieu à La Malbaie, dans la région de Charlevoix au Québec. Le sommet est précédé de rencontres ministérielles.

La Malbaie est une petite municipalité de 8000 habitants située à 150 kilomètres au nord-est de Québec. Les environs du sommet ont été entourés d’une clôture de 3,7 kilomètres de long et de 3,5 mètres de haut, ancrée dans des poteaux de ciment enfoncés 46 centimètres dans le sol. La clôture a coûté 3,8 millions $. Une prison temporaire sera établie près de l’aréna de Clermont, une municipalité voisine, au coût de 1 million $, selon la station de radio locale CIHO. Le budget pour les événements du G7 sera de 600 millions $, soit : 259 millions $ pour la sécurité, plus de 35 millions $ pour la Défense nationale, 2 millions $ pour le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et 1 million $ pour l’Agence des services frontaliers du Canada.

Ainsi, ce Sommet du G7, comme celui du G8 à Huntsville en 2010 et du Sommet du G20 de Toronto qui l’a suivi, les médias et la police essaient de créer de la peur et de l’incertitude par rapport aux manifestations afin de démobiliser le peuple et justifier la répression des droits au nom de la sécurité publique. Ils agissent ainsi en dépit du fait que ce sont les politiques néolibérales antisociales et antinationales des pays du G7 qui répandent la destruction dans le monde au moyen de l’agression économique et militaire.


Cliquer sur la carte pour agrandir

Le réseau cellulaire de Bell a aussi été amélioré dans la région pour satisfaire aux besoins de l’organisation des sommets. La fibre optique a aussi fait son apparition à La Malbaie qui possède maintenant une connexion internet plus rapide.


Carte montrant la distance entre la « zone de libre expression » et le site du sommet

La GRC a confirmé qu’une soi-disant « zone de libre expression » sera établie dans un « terrain vacant » derrière le Musée de Charlevoix qui est situé à près de deux kilomètres de l’hôtel où le sommet aura lieu. Pendant ce temps, pour détourner l’attention de ce qu’est le G7 et de l’opposition des Canadiens à l’offensive néolibérale antisociale que ces sommets mettent de l’avant, les médias parlent de possibles confrontations violentes. Les organisations qui se sont engagées dans l’organisation d’actions d’opposition ont bien fait savoir qu’elles vont s’exprimer contre le G7 et fournir de l’information sur les alternatives à son ordre du jour. [1]

L’exclusion du peuple de la prise de décision est partout présente dans le programme officiel du G7. La réalité contredit les prétentions du premier ministre Justin Trudeau qui afforme que le Sommet vise à « trouver des solutions concrètes en vue de promouvoir l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes, l’énergie propre et la croissance économique profitable à tous ». Selon Trudeau, « en tant que partenaires du G7, nous avons la responsabilité commune de nous assurer que tous les citoyens tirent avantage de notre économie mondiale, ainsi que de laisser un monde plus sain, pacifique et sûr à nos enfants et petits-enfants ».[2]

La réalité est que les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres à cause des stratagèmes néolibéraux supranationaux pour payer les riches, et le Canada et les autres pays du G7 essaient de détourner l’attention de cette réalité en parlant d’une « relance économique » prochaine et autres choses du genre. De plus,, les frasques du président américain Donald Trump, qui, à la veille du Sommet, a imposé des tarifs « pour des motifs de sécurité nationale » sur l’acier et sur l’aluminium importés par les États-Unis du Canada, du Mexique et de l’Union européenne, placent son ordre du jour à l’avant-scène et non celui de Trudeau.

« Les guerres commerciales sont en train d’usurper un sommet qui devait initialement être une occasion de vanter les succès de la reprise économique mondiale et elles testent sévèrement la résilience de l’alliance économique occidentale représentée par le G7, écrit l’agence Bloomberg News. Le FMI prévoit que l’économie mondiale va croître cette année et l’an prochain à son rythme le plus rapide depuis 2011. » Le président Trump vient détourner l’attention de tout cela en faveur des oligopoles de la sphère d’influence de l’impérialisme américain.

Quel que soit le thème central de la rencontre du G7, cela ne change rien au fait qu’il est inacceptable que le petit nombre de pays qui comprennent le G7 décident du sort des peuples du monde. Même un coup d’oeil rapide sur le site Web du sommet montre quels procédés régressifs suivent ces sommets internationaux pour priver de pouvoir les peuples du monde et faire en sorte que leurs préoccupations et revendications soient bloquées. À cet égard, la préoccupation première des peuples est que ces sommets se tiennent dans leur dos. Les décisions antisociales et antinationales qui seront prises au détriment des peuples vont être condamnées vigoureusement et les peuples du monde vont poursuivre leurs efforts pour changer la situation en leur faveur.

Tout en oeuvre pour dénoncer le G7 !
Non à l’offensive néolibérale antisociale, à la régression et à la guerre !

Notes

1. Le Conseil des Canadiens soutient que « l’ensemble du Canada devrait être une ‘zone de libre d’expression’ et que c’est une violation des droits démocratiques que de garder les personnes qui veulent protester et s’exprimer sur les questions essentielles à l’ordre du jour hors de vue des dirigeants qui prennent des décisions touchant leur vie (à souligner que les décisions du G7 entourant les changements climatiques nous affectent tous et toutes) ».

Le Conseil informe qu’au 9 mai, 23 097 personnes avaient signé sa pétition contre la présence du président américain Donald Trump au Canada pour participer au sommet du G7.

Plusieurs groupes de la société civile appellent les organisations et le public à se mobiliser pour s’opposer aux politiques des dirigeants des sept pays les plus riches de la planète. Les activités organisées comprennent des rassemblements et des activités d’éducation populaire à Charlevoix. Une manifestation contre le G7 et pour l’ouverture des frontières aura lieu au Parc des Braves à Québec le jeudi 7 juin à 18 h ; il y aura d’autres actions le vendredi 8 juin à partir de 7 h 30 et le samedi 9 juin il y aura une marche, un forum alternatif et un spectacle, le tout dans la région de Québec. Le samedi 9 juin, le forum se déroulera de 10 h à 22 h, dans le parc de la fontaine de Tourny devant l’Assemblée nationale. Une manifestation est prévue à compter de 15 h à partir de ce point de ralliement.

« Nous lançons un appel à participer à cette mobilisation avec comme objectif d’exprimer une vision du développement économique et social respectueux des peuples et de la planète. Nous voulons présenter à la population une alternative au système que nous proposent les représentants des pays les mieux nantis », explique Christian Page, représentant de la Coalition pour un forum alternatif au G7.

« Le G7 fait partie du problème en favorisant la concentration du pouvoir et de la richesse entre les mains d’une élite économique de plus en plus restreinte. Pendant que les dirigeants se pavanent devant les caméras, les véritables problèmes que les États devraient régler sont mis de côté et c’est la population qui en souffre », affirme Marie-Ève Duchesne, porte-parole des groupes de Québec mobilisés contre le G7.

La coalition souligne les impacts négatifs des politiques néolibérales qui selon elle s’accentuent avec l’élection de Donald Trump à la présidence américaine. « Ce que propose Trump, c’est d’établir une nouvelle phase de l’offensive néolibérale. Sa poli tique est basée sur plus d’exploitation des énergies fossiles, plus de guerres commerciales et moins de réglementation pour les entreprises, et les positions du gouvernement Trudeau ne constituent pas une alternative valable à celles de Trump sur ce plan », dit Page.

« Nos revendications sont claires. Il faut s’attaquer à la crise climatique et à la perte de la biodiversité, lutter contre l’accaparement de la richesse et atteindre la justice sociale, interdire les paradis fiscaux et poursuivre les entreprises et les individus qui y ont recours, combattre l’exclusion des populations racisées et enrayer les courants racistes et d’extrême-droite, en plus de reconnaître le droit à l’autodétermination des peuples autochtones », déclare Duchesne.

2. Les thèmes principaux du gouvernement Trudeau pour le sommet du G7 sont :

– Investir dans la croissance économique qui profite à tout le monde
– Se préparer aux emplois de l’avenir
– Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
– Travailler ensemble à l’égard des changements climatiques, des océans et de l’énergie propre
– Construire un monde plus pacifique et plus sûr

 

Abattre le capitalisme

Construire la solidarité

 

Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2018/Q48022.HTM#1

Communiqué de presse – La résistance au G7 est en marche

– Pour diffusion immédiate ~

Montréal, le 2 avril 2018

Les 8 et 9 juin prochains, aura lieu le Sommet du G7, lequel réunira les représentants des sept pays les plus puissants du monde au Manoir Richelieu, à La Malbaie. Les leaders mondiaux disent vouloir s’entretenir de croissance économique, de création d’emplois, d’égalité des sexes, de changements climatiques et de politiques étrangères… Mais nous savons qu’en réalité, les rencontres du G7 sont déterminantes pour l’organisation mondiale de l’économie capitaliste en fonction des intérêts des banques, des industries pétrolières, agroalimentaires, pharmaceutiques, technologiques, de l’armement et autres grands conglomérats. C’est pour dénoncer cette hypocrisie flagrante ‒ propagée par les discours mensongers du premier ministre du Canada à saveur progressiste, démocratique et inclusive ‒ que nous avons fondé le Réseau de résistance anti-G7 (RRAG7). « Parler de la place des femmes dans le monde avec Donald Trump autour de la table pourrait faire l’objet d’une caricature et non d’une considération sérieuse et cohérente des principes mis de l’avant dans la promotion du G7 », affirme Anna, l’une des membres du RRAG7.

Le G7 s’avère être l’un des symboles phares des États néolibéraux qui légitiment le 1% le plus riche de la population mondiale en créant et maintenant les inégalités sociales et économiques. Partout à travers le monde, les travailleurs et travailleuses, les sans-emploi, les sans-statut ainsi que tous les exploitéEs et laisséEs pour compte du système capitaliste s’indignent de cette mise en scène qui coûtera plusieurs centaines de millions de dollars et refusent qu’elle soit légitimée par ceux qui en profitent.

« Nous croyons qu’il est temps de se réunir et de s’indigner vis-à-vis cette absurdité, afin de faire entendre notre voix. Il est temps de se mobiliser, de manifester et de résister face à cette mécanique orchestrée par les privilégiés ! » lance Patrick, un militant actif du réseau. Le capitalisme est une mort lente pour les droits des peuples, de même que pour les ressources naturelles qui sont décimées au profit du maintien des dynamiques de pouvoir actuelles. Nous invitons la population à se joindre aux efforts de mobilisation pour exprimer leur refus de ce système qui perpétue l’impérialisme des pays du G7 et continue de répandre un peu plus chaque jour la misère humaine et la destruction écologique aux quatre coins de la planète!

Le RRAG7 tiendra une marche unitaire festive contre le G7,  contre l’extractivisme et contre les frontières le jeudi 7 juin en soirée à Québec. Ce sera l’occasion de mettre de l’avant nos valeurs et nos luttes anti-impérialistes, anticolonialistes, antiracistes, antipatriarcales et anticapitalistes. Le RRAG7 appelle également à une journée de perturbation des activités du sommet du G7 le vendredi 8 juin dans la région de Québec.

info@antig7.org

Pour le moment, aucune entrevue ne sera accordée. Merci de votre compréhension.

Source: https://antig7.org/fr/node/86

Discussion with/avec Rojava representative Sinam Mohamed

(La version française suit)

 

The Rojava Montréal collective & the Democratic Kurdish Federation of Canada invites you:
MEET AND DISCUSS WITH SINAM MOHAMED, ROJAVA’S FOREIGN REPRESENTATIVE
TOPIC: « A NEW SOCIETY IN THE MIDDLE EAST: CITIZEN REVOLUTION AND FEMINISM IN THE NORTH OF SYRIA »

Thursday, April 19, 2018
6pm: Snacks Served
7pm: Talk and Discussion
Alternatives, 3720 Ave du Parc (to be confirmed)

There will also be a talk at the Montreal Kurdish community centre (in Kurdish with whispered translation), Sunday April 15, 12pm, (2170 ave Charland, Jarry), as well as an event at Ottawa Central Library on Monday April 16, 6pm.

Facebook event:
https://www.facebook.com/events/189505711834253/

Since the outbreak of the Syrian Revolution, in Kurdish-majority northern Syria (also known as Rojava), diverse local populations have embarked on an extraordinary social project: they are overturning 5000 years of patriarchy and creating a grassroots democratic society beyond the nation-state. Their system of ‘democratic confederalism’ is based on gender empowerment, participatory democracy, ethnic harmony, ecology, and transformative justice and it is a model to inspire the whole Middle East and the world.
Administered by the Democratic Federation of Northern Syria (DFNS), Rojava has been the safest and most peaceful region in the country in spite of the terrible civil war. At the same time, the Syrian Democratic Forces (SDF), led by the Kurdish majority YPG, have been the most reliable fighters against Daesh. However, their proposals for a feminist grassroots democracy in Syria and beyond have been blocked by the other actors in the war. And the world shut its eyes at Turkey’s brutal invasion of the Afrin canton, which has employed former Daesh fighters and involved ethnic cleansing and sexual violence. There are grave concerns for another Turkish invasion and Genocide Watch has recently placed the Kurds on a genocide warning list. And after seven years of war, with an alleged new chemical attack on Douma, tensions seem only to be violently mounting across Syria between between the Assad government and the rebel militias, between the US and Russia, and between Israel, and Iran and Hezbollah. Could the new society being created in Rojava be a model of hope for Syria and the broader Middle East… and for ourselves?
The honourable SINAM MOHAMED is the foreign envoy of the DFNS administration of Rojava. She has previously served as the co-president of the People’s Council of Rojava, the main political body of Rojava that was founded in 2011 during the Syrian Revolution. Ms. Mohamed is also a member of the Kurdish Supreme Committee in Rojava, part of the leadership of the Democratic Society Movement and is involved in the administration of the Star Union of Women. She holds a degree in English Literature from the University of Aleppo.

The talk will be in English with whispered translation into French and a bilingual discussion. Childcare will be provided.

 

For all questions, please contact: rojavamontreal@protonmail.com; 514-561-4656.

Sinam Mohamed: « Once We Beat ISIS, Don’t Abandon Us, » New York Times Op-Ed piecehttps://www.nytimes.com/…/once-syrian-kurds-beat-isis-dont-…
—————————————–

Le collectif Rojava Montréal et la communauté kurde vous invitent :
DISCUSSION AVEC SINAM MOHAMED, RÉPRESENTANTE À L’ÉTRANGER DU ROJAVA
« UNE NOUVELLE SOCIÉTÉ DANS LE MOYEN-ORIENT : LA RÉVOLUTION CITOYENNE ET FÉMINISTE EN LA SYRIE DU NORD »

Jeudi 19 avril 2018
18h: collations servies
19h: conférence et discussion
Alternatives 3720 Ave du Parc (à confirmer)

Il y aura aussi une conférence au Centre communautaire kurde (en kurde avec traduction chuchotée), le dimanche 15 avril, à 12h, 2170 ave Charland, Jarry, ainsi qu’un un événement à Ottawa lundi soir le 16 avril à 18h.

Événement Facebook:
https://www.facebook.com/events/189505711834253/

Depuis le déclenchement de la révolution syrienne, dans le nord de la Syrie à majorité kurde (également connu sous le nom de Rojava), diverses populations locales se sont lancées dans un projet social extraordinaire: elles renversent 5000 ans de patriarcat et créent une société démocratique au-delà de l’État-nation. Leur système de «confédéralisme démocratique» est basé sur l’émancipation féminine, la démocratie participative, l’harmonie ethnique, l’écologie et la justice transformatrice et c’est un modèle pour inspirer tout le Moyen-Orient et le monde.

Administré par la Fédération Démocratique de la Syrie du Nord (FDSN), le Rojava a été la région la plus sûre et la plus paisible du pays malgré la terrible guerre civile. Dans un même temps, les Forces démocratiques syriennes (SDF), dirigées par la majorité kurde (YPG), ont été les combattants les plus fiables contre Daesh. Cependant, leurs propositions pour une démocratie populaire féministe en Syrie et au-delà ont été bloquées par les autres acteurs de la guerre. Le monde a fermé les yeux sur l’invasion brutale du canton d’Afrin par la Turquie, qui a employé d’anciens combattants de Daech et qui implique un nettoyage ethnique et des violence sexuelle. Il y a de graves inquiétudes pour une autre invasion turque et Genocide Watch a récemment placé les Kurdes sur une liste d’avertissement pour un risque de génocide. Et après sept années de guerre, avec une nouvelle attaque chimique présumée contre Douma, les tensions semblent monter violemment à travers la Syrie. La nouvelle société en cours de création à Rojava pourrait-elle être un modèle d’espoir pour la Syrie et le Moyen-Orient en général … et pour nous-mêmes?

L’honorable SINAM MOHAMED, représentante à l’étranger de l’administration de la FDSN. Elle a précédemment été co-présidente du Conseil Populaire du Rojava, le principal organe politique du Rojava fondé en 2011 pendant la révolution syrienne. Mohamed est également membre du Comité suprême kurde du Rojava, une partie de la direction du Mouvement pour une Société Démocratique et est impliqué dans l’administration de la Star Union of Women. Elle est titulaire d’un diplôme en littérature anglaise de l’Université d’Alep.

La conférence se déroulera en anglais avec une traduction chuchotée en français et une discussion bilingue. Un service de garde est offert pour les enfants.

 

Pour tous renseignements : rojavamontreal@protonmail.com; 514-561-4656.

Sinam Mohamed: « Once We Beat ISIS, Don’t Abandon Us, » New York Times
https://www.nytimes.com/…/once-syrian-kurds-beat-isis-dont-…