UNsettling Canada 150 Webinar

iTraduction

Le #UNsettleCanada150 sera modéré par Kanahus Manuel avec des présentations et des discussions des défenseurs des terres Ellen Gabriel, Russell Diabo et Beatrice Hunter.

Le webinaire aura lieu le dimanche 18 juin à 15h – 17h CST

À la suite de la Journée nationale d’action du N ° UNsettleCanada150 du 1er juillet, ce webinaire célébrera nos droits autochtones à l’autodétermination, à nos terres, territoires et ressources. Il éduquera également les Canadiens au sujet de l’impact de la création de l’État canadien et 150 ans de colonisation des colons blancs.

Pour plus d’informations sur la Journée nationale d’action du 1er juillet: http://www.idlenomore.ca/unsettling_150_a_call_to_action
Le lien pour ce webinaire sera affiché sur cette page une heure avant le début du webinaire.

Warrior Publications

NoCanada unsettling idle no moreThe #UNsettleCanada150 Webinar will be moderated by Kanahus Manuel with presentations and discussions from land defenders Ellen Gabriel, Russell Diabo and Beatrice Hunter.  

The Webinar will be held on Sunday, June 18 at 3 PM5 PM CST

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Six Indigenous scholars share their views of Canada at 150

iTraduction

Par MOIRA MACDONALD, Affaires universitaires, 7 juin 2017

La Confédération a été décrite comme un tournant pour le pire dans la vie des Premières nations, des Inuits et des Métis au Canada. Les droits autochtones établis par la Proclamation royale britannique de 1763 et les traités subséquents n’ont pas été confirmés, il a été bien plaidé. Il y a eu une forte baisse de la vitalité des cultures et des langues autochtones, et dans le bien-être des gens, en particulier après la loi sur les Indiens de 1876.

La Commission de la vérité et de la réconciliation du pays, examinant l’héritage et les abus du système des pensionnats indiens pour les enfants autochtones, a écrit dans son rapport de 2015 que «la réconciliation nationale est le cadre le plus approprié pour guider la commémoration» du 150e anniversaire du Canada, l’appelant «une opportunité Pour que les Canadiens puissent faire le bilan du passé, célébrer les réalisations du pays sans se soustraire à ses échecs. »Voici des réflexions de six chercheurs autochtones dans les universités canadiennes sur leur vision d’un« Canada réconcilié ».

Warrior Publications

Idle No More edmonton no justice signMost of them won’t be celebrating.

By MOIRA MACDONALD, University Affairs, June 7, 2017
Confederation has been described as a turning point for the worse in the lives of First Nations, Inuit and Métis peoples in Canada. Indigenous rights established through Britain’s Royal Proclamation of 1763 and subsequent treaties were not upheld, it’s been well-argued. There was a steep decline in the vitality of Indigenous cultures and languages, and in people’s well-being, particularly after the Indian Act of 1876.

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Des documents de la CIA confirment que l’Opération Condor a cherché à «liquider» les défenseurs des Droits de l’Homme

On le savait, du moins les gens de ma génération ne pouvait l’ignorer s’ils avaient un peu fréquenté les milieux de l’exil et pas seulement latino-américains (je pense à l’assassinat de Dulcie September) c’était de Wahington que venaient les ordres des terribles dictatures latino-américaines. L’armée française on le sait avait fourni des tortionnaires formés durant la guerre d’Algérie. Et les exilés devaient se protéger en exil, leurs organisations étaient infiltrées par des gens qui se prétendaient de gauche. Cela a donné une grande prudence aux gens de ma génération, à leur capacité à « sentir » le flic y compris dans l’excès. Je me souviens de Fournial, un des meilleurs connaisseurs de l’Amérique latine et de la méfiance qui était la sienne. L’hégémonie du PS non seulement a signifié la fin de cette méfiance mais la vague atlantiste qui niait cette réalité au profit de la dénonciation des « crimes communistes » (note et traduction de Danielle Bleitrach)
La Maison Blanche a déclassifié plus de 500 documents confidentiels, à la demande d’une ONG, ces documents  montrent comment la CIA et le Département d’Etat ont  collaboré avec l’Opération Condor dans les dictatures du Cône Sud (Argentine , Chili, Uruguay) pour achever les défenseurs DD.HH. liés à la gauche .

Graffiti à Buenos Aires exigeant la justice pour les victimes de la sale guerre. Soman / wikipedia.org

L’Assassinat des exilés des dictatures sanglantes du Cône Sud faisait partie de l’Opération Condor, ont confirmé les documents déclassifiés de la CIA et du Département d’Etat.
Il s’agit de plus de 500 documents contenant une information qui révèle comment les USA ont collaboré avec les régimes dictatoriaux en Argentine, au Chili et en Uruguay, pour « liquider » les dirigeants syndicalistes et politiques de gauche, non seulement dans leur pays d’origine, mais en Europe, où beaucoup étaient exilés et où ils étaient  engagés dans la défense des droits humains.
 » certains dirigeants d’Amnesty ont été mentionnés comme cibles ,  » dévoile l’un des rapports de la CIA, en date de mai 1977.
Le portail de la politique argentine donne des  détails sur le fait que certains des responsables de meurtres ont été formés à Buenos Aires, ils ont voyagé en Europe déguisés en hommes d’affaires et ont eu la tâche d’infiltrer les organisations de défense des droits DD.HH. « en feignant des connexions marxistes et socialistes » .
Un autre des documents confidentiels, cité par La Jornada, rapporte que les pays du réseau Condor avaient prévu d’anéantir les Latino-Américains vivant en France : «Avec la publication  de cette documentation révélatrice, le président Obama a fait avancer la cause des droits de l’homme en Argentine et ailleurs ,  » a déclaré Carlos Osorio, directeur de la documentation du projet Southern Cone.
Les documents ont été rendus publics sous la pression de plusieurs organisations non-gouvernementales dédiées à la recherche de la vérité des crimes de la dictature militaire en Argentine, comme CELS et les Mères de la Plaza de Mayo, désigne RFI . En mars de cette année, après sa visite à Buenos Aires, le président américain, Barack Obama, a promis de divulguer des informations qui ont confirmé ce que nous savions déjà: la main de Washington dans la répression brutale du Cône Sud.
Selon les déclarations faites par le conseiller à la sécurité de la politique étrangère d’Obama elle-même, Susan Rice, il y aurait plus de 4000 documents secrets qui seraient portés à à la lumière « à la demande du gouvernement argentin. » On estime qu’il y avait plus de 30.000 disparus seulement dans ce pays.

Nazareth Balbás

histoireetsociete

Publié le 17 décembre 2016

On le savait, du moins les gens de ma génération ne pouvait l’ignorer s’ils avaient un peu fréquenté les milieux de l’exil et pas seulement latino-américains (je pense à l’assassinat de Dulcie September) c’était de Wahington que venaient les ordres des terribles dictatures latino-américaines. L’armée française on le sait avait fourni des tortionnaires formés durant la guerre d’Algérie. Et les exilés devaient se protéger en exil, leurs organisations étaient infiltrées par des gens qui se prétendaient de gauche. Cela a donné une grande prudence aux gens de ma génération, à leur capacité à « sentir » le flic y compris dans l’excès. Je me souviens de Fournial, un des meilleurs connaisseurs de l’Amérique latine et de la méfiance qui était la sienne. L’hégémonie du PS non seulement a signifié la fin de cette méfiance mais la vague atlantiste qui niait cette réalité au profit de la dénonciation…

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The Trump effect and the normalization of hate in Quebec

En raison de la qualité de l’article, nous le relayons intégralement, simplement.

an article by Catherine Solyom, Montreal Gazette

 

There was a time when Daniel Gallant would get up in the morning looking for his first fight.

“I decided to show my dedication to the movement by committing an assault every day for a year,” said the former white supremacist, listing off his weapons of choice: his fists, a beer stein, a car door, billy clubs, a hockey stick.

There was a time when Daniel Gallant got up in the morning looking for his first fight. "I decided to commit one assault a day, to show allegiance to my group," said the former white supremacist, listing off his weapons of choice: his fists, a hockey stick, a car door, a beer stein, steel-toed boots.
There was a time when Daniel Gallant got up in the morning looking for his first fight. “I decided to commit one assault a day, to show allegiance to my group,” said the former white supremacist, listing off his weapons of choice: his fists, a hockey stick, a car door, a beer stein, steel-toed boots. extremedialogue.com / –

Now Gallant, 41, who has turned the Swastika tattoo on his stomach into a raven, is trying to prevent others from following in his steel-toed boot steps down the same violent path.

His job just got tougher with the election of Donald Trump, he says.

David Duke, the former “imperial wizard” of the Ku Klux Klan who was running for the senate in Louisiana, was among the first to congratulate Trump on his election night victory, claiming some of the credit for his campaign.

Duke himself lost, but hours later, the KKK marched on the streets of North Carolina. They are planning a “victory parade” Dec. 3.

If anyone thought Trump, now elected, would distance himself from his more extreme backers, they will have to think again: Trump just named his campaign chief Steve Bannon –  the founder of the alt-right website Breitbart, and widely seen as racist, misogynist and anti-semitic – as his chief strategist and “senior counsellor.”

Then came Front National Leader Marine Le Pen, up for election in France next year, proclaiming with Trump’s election a “new world order.”

Trump’s promises to ban Muslims from the U.S. and build a wall to keep out Mexicans, among other anti-immigrant proposals, have been cheered by far-right groups across Europe.

In Canada, while ultranationalist groups also revel in Trump’s win, Gallant and others are warning police and governments to start paying more attention — a lot more attention — to the Trump effect moving north, and the signs that far-right ideology is becoming part of the new normal here, too.

Hate crimes on the rise in Quebec and Montreal

At first glance the presence of white nationalist groups in Quebec seems almost farcical. A dozen white men in matching black T-shirts marching with Quebec flags onto the Plains of Abraham in Quebec City recently to declare “Terroristes à mort, Islam dehors” (Death to terrorists, Islam out!)

The Montreal outing in February of PEGIDA Quebec, a group inspired by its much more popular namesake in Europe (PEGIDA is the German acronym for the European Patriots Against the Islamization of the West), was shouted down by anti-racists within minutes.

But what little research has been done on far right-groups in Quebec and Canada suggests they are more prevalent than we think, and seem to be growing.

A study released in February by academics Barbara Perry, of the University of Ontario Institute of Technology, and Ryan Scrivens, from Simon Fraser University, notes that these groups are constantly changing, splintering and reforming under new leadership, making it difficult to keep track of them.

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It’s a moving target,” says Perry, a professor in the Faculty of Social Science and Humanities at UOIT, who enlisted police forces across the country to participate in the research, as well as current and former members of far right groups.

“But especially in the last couple of years we believe there is both change and growth — law enforcement and former members with their ears to the ground suggest there are more groups and larger groups, in hot spots across the country.”

There are now an estimated 100 groups across Canada, including 20 to 25 in Quebec — each with 15 to 100 members.

Perry says the neo-Nazi skinhead movement in particular is thriving in Quebec, as opposed to elsewhere in Canada, largely thanks to the skinhead music scene.

Aurélie Campana, a professor at Université Laval, has also written about the variety of skinhead groups in the province, which include political parties, music bands, forums and websites, and of their motivations: from the preservation of Quebec identity to the promotion of violence toward immigrants.

1111-city-hate-gr3One of the more prominent ultranationalist groups is the Fédération des québécois de souche, whose founder, Maxime Fiset, was convicted for disseminating hate propaganda in 2009. Fiset has since renounced the far-right, but those who took his place welcomed Trump’s election.

“After the Brexit, here’s the election of Donald Trump,” read one post on the FSQ website. “With such a wave, we can hope for the election of Marine Le Pen in 2017!”

Perry says the groups are thriving under an “enabling climate” — with the divisive discourse of the Charter of Values in Quebec, and some of the policies of former Prime Minister Stephen Harper nationally, especially after the terrorist attacks on Parliament Hill and in St-Jean-sur-Richelieu. She cited the government’s focus during the last federal election campaign on banning niqabs from citizenship ceremonies, and using rhetoric that links immigration and terrorism.

“There’s a correlation,” she said. “In (far-right) blogs, Tweets and Facebook sites, we see the comments made that are favourable (to these policies), shining a light on (former Parti Québécois leader) Pauline Marois, the Charter and even Harper. The perception among white supremacists is that they’re on their side.”

There’s also a correlation with the spike in reported hate crimes, Perry said, particularly with Islamophobic and anti-Semitic violence in Montreal and Toronto.

Data from the Quebec Public Safety Department and the Montreal police show the number of hate crimes has been rising significantly since May 2013, when the Charter was introduced.

By May 2015, hate crimes in the province had increased by 47 per cent. In Montreal, they had increased by 39 per cent.

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Montreal police Commander Carolyn Cournoyer, responsible for the hate crimes and incidents unit established in May, points out that this increase may reflect Montrealers’ greater awareness of hate crimes, and greater trust in police to do something about them, rather than a huge spike in incidents.

“With more media attention paid to these kinds of crimes, people want to denounce them and get police to intervene,” Cournoyer said. “In 2017, we’ll be able to see whether there is more reporting or whether international events are really having an impact here.”

Muslim groups, however, have said these crimes are still under-reported.

Perry said the Sûreté du Québec has also been more proactive in dealing with far-right extremists, and encouraging the Muslim community to report more incidents.

“The SQ were among the most forthcoming and in tune to the idea that there was a right-wing extremist threat in the country and in Quebec,” Perry said. “They are more likely to be proactive and take it seriously when it occurs.”

But she also pointed out that hate crimes — including the vandalism of places of worship or attacks on veiled women on public transit, for example — are often perpetrated by individuals, not groups.

That’s what can make far-right extremism so unpredictable, and hence worrisome, she said.

“You don’t know when it’s coming or where it’s coming from,” Perry said. “That’s what we hear from the communities most often targeted. Many live in constant fear. And in communities where there’s an awareness of hate group activity — in Montreal or London, Ont. or Calgary, people are even more fearful.”

Gallant, who is now based in Kamloops, B.C., and is involved in anti-radicalization efforts, says another factor that may explain the increase in hate crimes is how “normal” the ideology has become.

It was normal for him, growing up in Alberta. There is still Canadian legislation in force — like the Indian Act, for example — that is reflective of white supremacist ideology, he says.

“In retrospect, I understand a lot of people believe all sorts of crazy things. That’s not necessarily abnormal. That’s real. What’s abnormal is the propensity for violence,” said Gallant who spent a decade with Neo-Nazi groups before an adoptive grandmother helped him change his ways. “I feel shame about what I fell into. But I don’t think I would have if it wasn’t so normal.”

The rise of the so-called “alt-right” in the U.S. — which has toned down the symbols and rhetoric of white supremacy to make it more mainstream, is also making it more appealing in Canada, he says.

The Soldiers of Odin, for example — founded in Finland with the express motive of creating fear in the Muslim community — have set up at least 12 new chapters in Western Canada in the last eight months, Gallant said. The Quebec chapter, les Soldats d’Odin, were among several anti-immigrant groups who marched in Quebec City last month.

“They are garnering huge public support by watering down the message and casting a wide net to allow as many people as possible into the organization.”

“The far right has gained a foothold in the public discourse, and now attacks the opposition as being politically correct “keyboard warriors” against freedom of expression … We’re creating a situation of normalizing it further and it will birth a whole new generation of the violent right wing.”

Countering far-right extremism

Gallant, who has a master’s in social work and is now finishing his law degree, says Section 13 of the Canadian Human Rights Act, repealed by the Harper government in 2013 in the name of freedom of expression, should be re-enacted.

Known as the hate speech provision, it allowed complaints to the federal Human Rights Commission for “the communication of hate messages by telephone or on the Internet.”

Victims could seek compensation through Section 13, but the provision also helped sideline neo-Nazis from the Internet, given the risk of having to pay compensation or end up in court.

The Federal Appeal Court found Section 13 to be constitutional, six months after it was repealed. In Quebec, an attempt to enact hate speech legislation last year also fizzled because of concerns for freedom of expression.

Gallant and Perry also want to see federal and provincial governments place more emphasis on terrorism of all kinds — jihadist and ultra right-wing.

Gallant was a witness in the trial of Peter Anthony Houston, who was convicted of planting a bomb in a First Nations reserve in B.C., but never charged with terrorism.

“If you’re not from the mainstream culture you’re a terrorist, but if you’re white it’s OK,” Gallant said. “So we have white privilege even for terrorism.”

Perry brought up the case of Justin Bourque, who in 2014, following his own anti-government ideology, killed three RCMP officers in Moncton, New Brunswick, sparking a two-day manhunt.

“They said it was terror but he wasn’t a terrorist,” Perry said. “The RCMP and CSIS think people like Bourque are not a threat to National Security,” Perry said. “But what stronger emblem of Canada is there than the RCMP?”

The reality is that law enforcement is not paying enough attention to this kind of threat, she says, even if there are far more incidents of right-wing extremism than Islamist extremism in Canada.

A study of the terrorism and extremism incident database, maintained by the Canadian Network for Research on Terrorism, Security, and Society, calculated that five people had been killed in 49 white supremacist incidents in Canada between 2001 and 2015, at least seven of them in Quebec.

“One officer told us ‘we know they’re here but until something happens we won’t do anything,’ ” Perry said. “They’re waiting for someone to be hurt or a mosque to be burned down.”

In the meantime, Gallant, through a non-profit group he started called Exit Canada, is doing prevention work with families, and trying to de-radicalize individuals, as is done with those at risk of joining Islamist groups.

More of that needs to be done, he says, off-line and online, especially as the alt-right in the U.S. and Canada has gained new legitimacy with Trump’s victory.

Perry and Scrivens’ study now seems prescient: “In a word, hate is increasingly “mainstream,” and thus increasingly legitimate,” they wrote. “In part, this has been accomplished by toning down the rhetoric, and doing away with the white robes and brown shirts. But it has also been accomplished by forging links with the ultimate authority: the state.”

Incidents of right-wing extremism in Quebec, 2000 to 2010

(adapted from Barbara Perry and Ryan Scrivens’ 2016 study Right Wing Extremism in Canada)

2000, Montreal, Qc: Neo-Nazi Sacha Montreuil beat Christian Thomas, 39, to death and was convicted of second degree murder. Adam Guerbuez was also arrested and charged with assault but was acquitted by a jury. ”

Aylin Otano-Garcia at age 15.
Aylin Otano-Garcia at age 15. The Garcia Family

2000, Chatham, QC: Two boys murdered 15-year old Aylin Otano-Garcia. The two classmates were charged with first-degree murder after they lured Otano-Garcia to a secluded sandpit and bludgeoned her to death. One of the boys responsible for planning the murder was fascinated by Adolf Hitler, claiming that he murdered the girl because he did not like immigrants.

2001, Montreal, QC: Neo-Nazi Steve Legault pleaded guilt to attacking an anti-racist at a courthouse during proceedings against his friend, who was facing charges for the beating death of Christian Thomas. Legault also attempted to attack an anti-racist in a separate case outside the Montreal courthouse in 1998.

Evens Marseille displays the wound he suffered when he was stabbed by two neo-nazis in eastend Montreal in 2002.
Evens Marseille displays the wound he suffered when he was stabbed by two neo-nazis in eastend Montreal in 2002. John Kenney / Montreal Gazette

2002, Montreal, QC: Evens Marseille, a 26-year-old Haitian man, was beaten and stabbed by two neo-Nazis outside of a bar. Daniel Laverdière and Remi Chabot-Brideault were responsible for the attack. Laverdière was on probation for mischief during the time of the incident, and was described in court as a “hard-core neo-Nazi extremist.” He was also a member of the Vinland Front Skinheads, whose members came to the trial to support him. Laverdiere was sentenced to four years for aggravated assault, and was ordered by the Quebec Human Rights Tribunal to pay Marseille $35,000 in moral damages and $10,000 in punitive damages. Chabot-Brideault was given a one-year conditional sentence, which was served at home, and he was forbidden from associating with “skinheads” for three years.

2003, Montreal, QC: Jean-Sébastian Pressault, a notorious white supremacist, was arrested and charged in 2003 with wilfully promoting hatred through a racist website that he built and managed. While on bail, he threatened to kill the judge who was presiding over his case if he was given an exemplary sentence. Police searched Pressault’s home and discovered a loaded gun, and he was charged with threatening the judge and procuring a firearm.

2006, Île Perrot, QC: 18-year-old Renaud Emard, known as “necro99” on Stormfront, was arrested on weapons charges after being investigated for making racist threats on the Internet and posting pictures of himself posing with guns. After police raided his home, 20 firearms and other weapons were uncovered. Hate literature, an ethnic cleansing manual, and a hit list featuring the names of schoolmates were also discovered. Emard pleaded guilty to possession of a prohibited weapon and five counts of careless storage of firearms.

2008, Montreal, QC: Neo-Nazi Julien-Alexandre LeClerc, 20, and a male youth attacked several people in a series of racially motivated assaults. Initially, a group of seven young Arab men were confronted by the pair, in which racial insults were directed at them. Two Arab men were then stabbed, and one required multiple blood transfusions and 50 stitches in his head. The perpetrators fled in a cab, and hurled racist slurs at the Haitian cab driver. They also punched him, and smashed his windshield. They later attacked a second cab driver who was of Arab origin. Both LeClerc and the minor were sentenced to two years in closed custody for aggravated assault, assault and possession of a weapon for the purpose of dangerous to public peace.

CORRECTION: An earlier version of this report listed Adam Guerbuez as one of three people responsible for beating Christian Thomas to death in 2000. In fact, Guerbuez was arrested and charged with assault causing bodily harm, but was acquitted by a jury.

csolyom@postmedia.com

Twitter.com/csolyom

Source: http://montrealgazette.com/news/national/the-trump-effect-and-the-normalization-of-hate

[Lettre d’opinion] Un nécessaire virage éthique dans les pratiques policières — Observatoire sur les profilages (OSP)

Texte par Céline Bellot, professeure École de travail social, Université de Montréal et directrice de l’Observatoire des profilages, en réponse à l’article « La haute direction du SPVM a cautionné Gamma » paru dans Le Devoir le 4 novembre 2016. Voir l’article original : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/483805/sc-gamma — « L’affaire Lagacé » comme il est désormais convenu de l’appeler […]

via [Lettre d’opinion] Un nécessaire virage éthique dans les pratiques policières — Observatoire sur les profilages (OSP)

Pour une commission d’enquête publique partagée sur la surveillance policière des journalistes ET des activistes politiques

Déclaration commune diffusée à l’initiative de Pascal Dominique-Legault, candidat au doctorat au département de sociologie de l’Université Laval

***

Face à la répression, la solidarité est notre arme!

declaration-commune-commission-denquete

Pour une commission d’enquête publique partagée sur la surveillance policière des journalistes et des activistes politiques

 

Québec, le 16 novembre 2016

ATTENDU QUE la Charte des droits et libertés de la personne et le Code de déontologie policière du Québec interdisent, chacun à sa façon, les actes fondés sur des convictions politiques;

ATTENDU QU’en juillet 2015, La Presse et Le Devoir révélaient que des documents internes de prise de décision problématiques du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) contenaient des détails qui laissaient croire à du profilage politique dans la mise en place de son projet GAMMA (Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes);

ATTENDU QU’une étude parue et une seconde étude à paraître de ces documents internes, concluent notamment que malgré qu’on ait légitimé GAMMA comme s’attaquant seulement à des « crimes » au SPVM, sa mise en place et ses moyens policiers ont également été fondées sur une problématisation de convictions politiques spécifiques (comme le positionnement antiautoritaire de groupes);

ATTENDU QUE d’autres documents internes du SPVM obtenus, révélés le 4 novembre dernier, par Le Devoir, démontrent que la haute direction du SPVM (son comité de direction de la Direction des opérations) a cautionné et autorisé le projet GAMMA en avril 2010 à partir de ces mêmes documents problématiques, et ce, à un point tel de décider d’y affecter des ressources d’enquête et de gendarmerie;

ATTENDU QUE cinq ans après la révélation publique de l’existence de GAMMA, au moins quatre plaintes officielles ont été déposées à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et au Commissaire à la déontologie policière et que celles-ci n’ont jamais atteint le stade du déclenchement d’une seule enquête;

ATTENDU QUE la présente crise de confiance envers la police est alimentée par l’inaction des autorités politiques qui ne sont pas intervenues jusqu’à présent pour gérer ces sérieuses allégations de profilage politique;

ATTENDU QUE le gouvernement du Québec a annoncé, le 3 novembre dernier, qu’il instituera une commission d’enquête publique sur la liberté de la presse, y compris la protection des sources journalistiques, et l’indépendance des pouvoirs politiques, policiers et médiatiques;

ATTENDU QUE le Journal de Montréal révélait, le 1er novembre, qu’un membre de l’état-major du SPVM s’est adressé à une cinquantaine de hauts gradés du SPVM en avril dernier en lançant à ses collègues le mot d’ordre sans équivoque de la nécessité de « briser la culture du coulage » au SPVM. Et, le lendemain, La Presse révélait, dans l’affaire de la surveillance des journalistes par les policiers de la Sûreté du Québec, que l’ancien ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, avait demandé au Directeur général de la SQ de l’époque, Mario Laprise, des comptes sur les fuites de l’enquête « Diligence ». Et que, le 7 novembre, La Presse révélait, dans l’affaire de la surveillance policière du journaliste Patrick Lagacé, que ce dernier aurait été enquêté et surveillé par la police suite à une fuite concernant un constat d’infraction impliquant l’actuel maire de Montréal, Denis Coderre, qui aurait communiqué directement avec le chef de police de l’époque, Marc Parent;

ATTENDU QUE ces événements posent, tout comme l’affaire GAMMA (sanctionnée par la haute direction du SPVM), la question commune de l’autorisation ou du cautionnement (plus ou moins actif et formel) de cibles de surveillance inappropriées, vraisemblablement illégales, discriminatoires et dérogatoires (allant des journalistes, aux mouvements marginaux et anarchistes), et ce, aux plus hautes instances des corps policiers québécois et, dans certains cas, des instances politiques;

ATTENDU QU’il n’existe toujours pas une volonté des autorités qui contrôlent les opérations policières d’acquérir la connaissance et l’information sur la nature des opérations justement nécessaires pour un contrôle efficace des opérations policières (Rapport Keable, 1981);

ATTENDU QU’il n’existe toujours pas de mécanismes de contrôle des opérations policières québécoises indépendants et continus qui permettent d’efficacement surveiller les opérations policières, en temps réel et opportun, dans les domaines où les citoyens sont le plus susceptibles d’être lésés (les enquêtes policières, le renseignement, la lutte antisubversive, les mesures d’urgence, le contrôle des foules, etc.) (Rapport Keable, 1981);

ATTENDU QUE nous dénonçons toute criminalisation et stigmatisation de la dissidence et de nos opinions, comme nous dénonçons toute forme de profilage politique, social et racial;

Nous, soussignés, demandons au gouvernement du Québec :

D’élargir le mandat de la commission d’enquête publique qui sera instituée sur la surveillance policière des journalistes au Québec afin qu’il porte également sur la surveillance des activités politiques des mouvements perçus marginaux et anarchistes sur la base des moyens policiers adoptés dans le cadre de la problématisation de convictions politiques cautionnée et autorisée par la haute direction dans le projet GAMMA;

De s’assurer qu’un volet de la commission d’enquête publique aborde les processus plus larges de cautionnement et d’autorisation de ces cibles inappropriées et, vraisemblablement illégales, discriminatoires et dérogatoires (des journalistes jusqu’aux mouvements marginaux et anarchistes), et ce, aux plus hautes sphères;

De s’assurer qu’un volet de la commission d’enquête publique aborde et recommande des mécanismes de contrôle des opérations policières québécoises indépendants et continus, pour protéger les citoyens qui sont le plus susceptibles d’être lésés par les opérations policières québécoises, et ce, tant les journalistes, les activistes politiques, les mouvements marginaux et anarchistes, que les gens susceptibles d’être victimes de profilage ponctuel ou systémique;

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Cosignataires de la déclaration

 

Organisations

Association des juristes progressistes (AJP)

Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP)

Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC-Montréal)

Fédération de la CSN-Construction

Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)

Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE)

Secours Rouge du Canada (section Québec)

Table régionale des organismes communautaires de la Montérégie (TROC-M)

 

Individus

André C. Drainville, professeur de sociologie à l’Université Laval

Céline Bellot, professeure de service social à l’Université de Montréal, Directrice de l’Observatoire sur les profilages racial, social et politique

Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique à l’UQAM, membre de l’Observatoire sur les profilages.

Marco De Fabrizio, président du C.A, L’En-Droit de Laval

Marcos Ancelovici, professeur de sociologie à l’UQAM, Chaire du Canada de recherche en sociologie des conflits sociaux. 

Marie-Hélène Arruda, coordonnatrice du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE)

Michel Seymour, professeur de philosophie, Université de Montréal.

Pascale Dufour, professeure de science politique à l’Université de Montréal, membre de l’Observatoire sur les profilages.

Rémi Bachand, professeur de sciences juridiques, UQAM.

Samir Shaheen-Hussain, MD CM, FRCPC, professeur de médecine, Université McGill, clinicien, Division of Pediatric Emergency Medicine,  Hôpital de Montréal pour enfants.

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Déclaration commune diffusée à l’initiative de Pascal Dominique-Legault, candidat au doctorat au département de sociologie de l’Université Laval

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Secours Rouge Québec

Face à la répression, la solidarité est notre arme!

 

Source: https://profilages.info/2016/11/16/pour-une-commission-denquete-publique-partagee-sur-la-surveillance-policiere-des-journalistes-et-des-activistes-politiques/