Manifestations antiracistes et antifa à Montréal

Près de 300 membres des groupes La Meute et Storm Alliance ont manifesté dimanche après-midi au centre-ville de Montréal contre ce qu’ils nomment« l’immigration irrégulière ». Au même moment, environ 200 militant.e.s de « gauche » qui s’étaient rassemblé.e.s à la Place Valois dans le quartier Hochelaga se joignent au point de rassemblement du centre-ville de Montréal des groupes d’extrême-droite pour dénoncer cette prise de position qu’ils qualifient de «discours haineux» et essaient de confronter les racistes.

Ils sont cependant restés à l’écart, alors qu’une importante surveillance policière est sur place pour ériger des périmètres de sécurité et empêcher que les deux manifestations en viennent à s’affronter directement.

Peu après 14 h, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) indiquait que la manifestation se déroulait bien, qu’elle maîtrisait la situation : pas de casse ni de débordements. Le SPVM n’a pas voulu préciser le nombre d’agents sur place pour surveiller l’événement.

La Ville de Montréal « très préoccupée »

Du côté de la Ville de Montréal, le conseiller Alex Norris, qui est aussi président de la Commission de la sécurité publique, indiquait mardi que « même l’extrême droite a le droit de s’exprimer, pourvu que ça ne sombre pas dans la promotion de la haine et des crimes haineux ».

Au cours de cette même réunion publique, la responsable de la sécurité au sein de l’administration de Valérie Plante, Nathalie Goulet, s’est quant à elle dite « très préoccupée par les manifestations d’extrême droite qu’on voit arriver à Montréal ».

« Mettre dos à dos l’idéologie raciste, homophobe, sexiste des groupes d’extrême droite et les antifascistes, ce n’est pas une solution. Ce n’est pas du tout la même chose », a-t-elle déclaré.

« Vouloir protéger les deux groupes, pour moi, ce n’est pas une stratégie de contrôle de foule qui est possible à terme », a-t-elle ajouté.

Une caravane de bienvenue

Des militant.e.s soutenant les demandeurs d’asile étaient à la tête d’une caravane, dimanche, à la frontière canadienne à Saint-Bernard-de-Lacolle. Celle-ci sera présente durant trois jours, dans le but d’indiquer aux migrants qu’ils sont les bienvenus au Canada. Les militants de la caravane comptent également sensibiliser les citoyens des municipalités des alentours à la réalité de ces personnes à la recherche d’une terre d’accueil.

 

Contre-manifestation « antiraciste »

Romina Hernandez, membre de Solidarité sans frontières, explique pourquoi elle participe à cette manifestation. « Nous, je pense qu’on n’est pas intolérants. En fait, ce qu’on dit, c’est qu’on soulève la question qu’il y a du racisme, du racisme systémique évidemment. Mais aussi avec les regroupements comme La Meute, c’est un racisme qui est direct et concret. »

« Nos ancêtres ont combattu les gens qui avaient des idées fascistes, racistes et je dirais même nationalistes. Je pense qu’aujourd’hui c’est notre devoir d’arrêter les gens qui vont avoir un discours [haineux] », affirme un manifestant pro-tolérance et inclusion.

Une autre marche « antiraciste » est aussi attendue à la tombée de la nuit, à 21 h, avec comme point de départ la place Émilie-Gamelin.

 

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