Deux policiers du SPVM condamnés à verser 15 000 $ à un activiste

Un juge de la Cour supérieure a condamné les policiers Frédéric Mercier et Georges Lamirande, du SPVM, à payer solidairement 15 000 $ à l’activiste Jaggi Singh, à la suite d’une arrestation survenue en mars 2007, lors d’une manifestation.

Toute cette affaire a débuté le 8 mars 2007 durant une manifestation pour la Journée internationale de la femme. Le SPVM demande aux marcheurs d’emprunter le boulevard de Maisonneuve pour leur sécurité. Or, le groupe décide plutôt d’aller en sens inverse, rue Sainte-Catherine.

Selon les agents du SPVM qui ont témoigné, la foule était hostile à la présence des policiers, tenant des propos injurieux. Le tribunal a reconnu que ces propos n’étaient pas agréables à entendre, mais qu’aucune menace n’avait été proférée.

Durant la manifestation, les policiers Mercier et Lamirande ont remarqué la présence de Jaggi Singh, un activiste montréalais bien connu.

M. Singh, en raison d’une condamnation antérieure, était tenu, entre autres, de « ne pas se trouver sur les lieux d’une manifestation qui n’est pas paisible ».

 

Il a été arrêté pour non-respect de condition.

L’activiste, qui a passé cinq jours en détention, a toujours clamé qu’il avait le droit de participer à la manifestation parce qu’elle était paisible.

M. Singh a intenté une poursuite contre la Ville de Montréal après le retrait des chefs d’accusation qui pesaient contre lui, suite à son arrestation.

Après 8 ans de procédures judiciaires, le tribunal, en accordant 15 000 $ à M. Singh, a ainsi partiellement consenti à la demande de l’activiste, qui réclamait au départ 25 000 $ pour cinq jours de détention illégale, 12 000 $ à titre de dommages moraux et de dommages pour atteinte à ses droits garantis par les chartes, et 45 000 $ à titre de dommages exemplaires.

La décision est ici : http://citoyens.soquij.qc.ca/php/decision.php?g-recaptcha-response=03AOmkcwLtb6EdiO4aluvgbGsmx608iyUQUn64_tKaKKNzX-NFwTtig81vNY5AgiWalbADLlkm9WssFxVRxnduk9mn78ioEzIqyCp5fTJ9DikY9sneXog5XfVMLwu19Eq7bZ_urBGx3NihTUQto8ocrdwrdZ9hu8EjMEAzUwTbsXIUvd7Zup3Rm-HJ-sxjikDWb8oz29B5gbTz843ftOe-W9uULTIZ7Y8tX3z8t1zTgbo4l73UGAZauRMZ1sKFN_lyNE7S-sm5ou81Vtu1MJQv6G7UK4NDka8b0v2vqrLkaH7nJ04NeBO1xD3lWLzNiuqCK3bBZ5l1gmdRqpbmVRzbu4bxkWEwPFrZ1w&ID=46631F17E53904FFAE03464F48229BD1#

 

Face à la répression, la solidarité est notre arme!

 

 

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/735802/jugement-jaggi-singh-policiers-amendes-manifestation-spvm-merci-lamirande

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Une murale autochtone vandalisée dans Saint-Henri

Une murale réalisée par une artiste autochtone a été vandalisée dans le quartier Saint-Henri, à Montréal, quelques jours seulement après son inauguration.

 

L’œuvre de l’artiste américano-colombienne Jessica Sabogal, baptisée « White supremacy is killing me » (la suprématie blanche me tue), a été réalisée dans le cadre des Voix insoumises, une biennale d’artistes de rue autochtones « queer » et racisées qui se déroulait du 13 au 21 août.

Le ou les vandales ont utilisé de la peinture rouge en aérosol pour inscrire « Anti-White » (anti-Blanc) sur la murale située en face de la statue de Louis-Cyr, à l’intersection des rues Saint-Jacques et Saint-Antoine.

Sur la page Facebook « St. Henri », un forum de discussion pour les résidents du quartier, des citoyens expriment leur colère. Certains résidents, dont le conseiller du Sud-Ouest Craig Sauvé, se proposent même de contribuer pour acheter de la peinture pour recouvrir l’inscription.

En entrevue à Radio-Canada, le conseiller de Projet Montréal a condamné « un vandalisme raciste ». « Le Sud-Ouest est un arrondissement ouvert, on est pacifique. Cet acte individuel ne nous représente pas », a-t-il indiqué.
Les Voix insoumises en est à sa troisième édition. Outre l’œuvre de Mme Sabogal, six autres murales et installations ont été réalisées dans le quartier Saint-Henri.

 

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1052851/murale-autochtone-vandalisee-saint-henri-montreal-queer-voix-insoumises?fromBeta=true

Le président du Centre culturel islamique de Québec victime d’un incendie criminel à caractère haineux

Mohamed Labidi

http://ici.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7774584/?seektime=0

 

Le véhicule du président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Labidi, a été incendié dans la nuit du 6 au 7 août, alors qu’il était garé tout près de sa résidence.

L’incident s’est produit un peu avant 1 h 30 le dimanche matin. Les pompiers ont mis une trentaine de minutes à éteindre le feu. La police est toujours à la recherche d’un ou de plusieurs suspects. Aucun individu en lien avec l’événement n’a été arrêté jusqu’à ce jour.

Le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) affirme que les autorités ont confirmé la nature criminelle de l’incendie.

« Une enquête policière est en cours et la thèse de l’infraction criminelle est envisagée », affirme le porte-parole du Service de police de la ville de Québec (SPVQ), Étienne Doyon.

L’unité des crimes majeurs pourrait aussi déterminer qu’il s’agit d’un crime haineux. « Lorsqu’on parle d’un crime haineux, il faut qu’il y ait une infraction criminelle qui se retrouve à l’intérieur du Code criminel et il faut que cet acte ait une connotation haineuse envers une communauté particulière, une race particulière », précise M. Doyon.

Cette scène de vandalisme a eu lieu un peu plus de 36 heures après l’annonce de la vente d’un terrain municipal d’une valeur de 270 000 $ au Centre culturel islamique afin de permettre la création d’un cimetière musulman tout près du cimetière Belmont, dans le secteur de Sainte-Foy à Québec.

Un cimetière attendu depuis des années par des citoyens musulmans de la région de Québec. Mohamed Labidi a participé à cette conférence de presse aux côtés du maire Régis Labeaume, à l’hôtel de ville de Québec.

Les membres du Conseil d’administration du CCIQ déclinent toute demande d’entrevue, mais dans un communiqué, ils exhortent le public et les élus à « prêter une attention particulière à la montée de l’extrême droite à Québec ». Ils réclament aussi de l’aide afin de maintenir la pression pour que les moyens soient mis en place afin de lutter contre ces gestes haineux.

Cette communauté-là musulmane a des raisons de se sentir menacée, parce que ce sont des événements qui arrivent à répétition. Ce n’est pas un événement isolé.

Benjamin Ducol, chercheur au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence:

« Je pense qu’il est venu un moment où les gens de Québec doivent faire entendre d’une seule et même voix le fait que ce type d’incidents n’est pas acceptable dans une communauté comme la nôtre. Et ça viendra en soutien à une communauté musulmane qui se sent justement de plus en plus victimisée et de plus en plus peut-être isolée », souligne Benjamin Ducol.

Plusieurs incidents à caractère haineux

Le Centre culturel islamique de Québec ajoute que des excréments ont été laissés devant la porte de la grande mosquée quelques jours après que le véhicule du président a été incendié.

Cet incident s’ajoute à plusieurs autres gestes à caractère haineux perpétrés à l’endroit de la communauté musulmane de Québec au fil des dernières années.

Le 14 juillet dernier, deux jours avant le vote sur le projet de cimetière musulman à Saint-Apollinaire, un Coran déchiqueté avec un couteau accompagné d’un message haineux avait été déposé à la grande mosquée.

Le 19 juin 2016, une tête de porc avait été laissée par le groupuscule Québec identitaire devant l’une des entrées de ce lieu de culte. C’est aussi Québec identitaire qui avait installé des affiches haineuses sur les murs de trois mosquées de Québec en novembre 2014.

Tous ces cas ont été signalés à la police de Québec, mais les enquêtes n’ont pas permis de trouver de suspects pour l’instant.

 

 

Source: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1053031/president-centre-culturel-islamique-quebec-victime-incendie-criminel